‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 119 sur 221 · tome v · texte numérisé non relu

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«lue supérieurement par une suite d'ecailles transversea ou de tablettes, réunies inférieurement avec une membrane soutenue par un demianneau transverse et delà consistance destégumens supérieurs. Chacune de ces tablettes lonne avec ces parties inférieures un segment complet, dont le nombre est toujours de sept dans les Décapodes à longue queue ou Macroures, mais un peu moindre dans plusieurs de ceux ou cette queue est courte ou les Brachyures , et variant même selon les sexes. Cette différence provient de la réunion de quelques-uns de ces anneaux ; souvent les vestiges des sutures l’annoncent. Le docteur Leaeh s’est servi avec avantage de celle disparité numérique pour diviser la famille des Brachyures. Mais cette méthode est très-artificielle , et c’est ce qu’a judicieusement observé Desmarest à son article MalacostracÉsdu Dictionnaire des sciences naturelles. Ceux qui désireront connaître à fond les principes du naturaliste anglais et avoir une idée exacte de l’état actuel de la science relativement aux Animaux de celteclasse , consulte! ont cet excellent article.

La substance des téguinens est un mélange de Gélatine et de Sulfate de Chaux ; une liqueur d’un beau rouge qui passe par les pores d’une membrane très- mince recouvrant le dessous du test, lui communique , lorsqu’on l’expose au feu ou à l’action du soleil , une teinte analogue , mais ordinairement plus faible et un peu modifiée.

Quoique tous les Crustacés soient généralement carnassiers, il semble cependant que les Décapodes l’emportent à cet égard sur tous les autres, et, sans parler de la complication cl de la force de leur appareil masticateur , les pièces osseuses et dentées , et au nombre de cinq , dont leur gésier est armé intérieurement, décèlent éminemment ce genre d’habitudes. Celui des Squillcs et des Limules offre bien des pièces destinées aux mêmes usages, mais beaucoup plus faibles et ne consistant même

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que dans un assemblage de cils ou <j* spinules

Les yeux sont ordinairement situé!

à l’extrémité d’un pédicule divisé e^i deux articles, inséié sur le test, et s* logeant chacun dans une cavité parti* culière, pratiquée transversalement j son bord antérieur. Dans plusieurs notamment dans les Macroures , l’in* lervalledece test compris entre euxs« prolonge en une poin te sou veu t dentée» qu’on a nommée bec ou rostre ; dan les autres, ce même espace qui ré* pond au iront ou à une portion dv vertex , forme une espèce de chaperon. La longueur des antennes se dû vise naturellement en deux parties le pédoncule et la tige. Le pédoneuh est plus ou moins cylindrique , composé de trois articles. La tige a h forme d’une soie ou d’un fil , et si compose d’une quantité souvent considérable de très-petits articles. Celli des antennes latérales ou extérieure»

est toujours simple; mais à l’égar« des intermédiaires, leur pédoncule st termine par deux ou trois filets; c> n’est cependant que dans les dernier genres de la famille des Macroures où ce nombre s’élève à trois. Dan|i tous les Brachyures , ces deux tige»

terminales sont courtes ou peu allongées et représentent une sorte d pince. Dans divers Branchiopodes elles en font réellement les fonctions et l’analogie nous montre que la mandibules des Aranéides sont leur* analogues. L’on aperçoit sous la bas des antennes latérales un petit coi p en forme de tubercule , logé dans u enfoncement du test , tantôt mero»

braneux en devant, à l’exception d son pourtour (Brachyures), lantd

entièrement pierreux ( Macroures), que l’on considère comme l’organ»

extérieur de l’ouïe; l’espace intérim diaire est ce que nous appelons Epi4 tome. Le premier article des mêm< antennes est quelquefois soudé avt le test et se confond même avec lu c’est ce qui a lieu dans plusieurs c ces Brachyures que l’on nomme vu gairement Araignées de mer. Les at tennes intermédiaires sont presqd

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.11 jours soudées et repliées sur clleslêmes dans les Brachyures ; mais i- delà elles s’allongent ainsique s deux autres, se redressent et s ai incent aussi en avant. Ces inodificaons s’opèrent conjointement avec lies qu’éprouvent les proportions i test et s’étendent aussi aux pieds aux autres pièces analogues. Aussi sderniers pieds-mâchoires fiuissents par ressembler à des palpes , à des itennes , et sont-ils même transfor- Ktiés en pieds dans la dernière tribu , relie des Schizopodcs. C’est à ce rétréi-ssemcnt progressif de la partie anrieure du corps qu’il faut attribuer une part le changement qui a lieu ans la situation relative des deux villes de la femelle, et celte série de loges ‘.iui, dans la plupart des Macroures , artage le milieu de la cavité inlérieuthoracique , et recevant , selon les loservations de Geoffroy Saint-Hi- (' irè et de Dutrocliet, les cordons méjuuiia ires. Cela n’a pas lieu dans les [ rachynrcs; leurs cavités cotyloïdes ant moins rapprochées longitudinamenl entre elles , le milieu de la u face intérieure du plastron estuni.

Savigny , notre confrère à l’Acadéie des Sciences , a fait une étude f<ès - approfondie , générale et compative des parties de la bouche de ces nimaux , et nous a fourni le moyen 3 reconnaître , dans les classes voisins, leurs analogues. Une pièce , en nrme de cœur, vésiculeuse, complice sur les côtés, carence dans le .dieu dë sa longueur et située en- 'C les mandibules, représente le lai ’e. Elle existe aussi dans les Araéides (languette sternale, Sav. ).

es mandibules sont osseuses , fortts , ansverses , élargies triangulairelent ou en cuiller, tranchantes vers côté interne, rétrécies et en for- |ue de cône allongé à l’autre bout; manière dont elles sont situées ne ur permet point de s’écarter beau- >up Pluie de l’autre. Dans les derniers genres de l’ordre , elles sc réécissent , s’allongent, prennent une rme arquée et se bifurquent même leur extrémité intérieure. Sur leur

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dos est inséré un palpe de trois articles, couché ordinairement sur lui , mais qui, dans quelques-uns de ces derniers genres encore , est relevé.

Le pharynx est situé entre elles et la languette ( labium , Fabr.). Cette partie se compose de deux feuillets ovales , divergens et appliqués sur la face antérieure et inférieure des mandibules. Les mâchoires ressemblent aussi à des feuillets , mais divisés en lanières ciliées ou velues sur leurs bords ; celle delà paire supérieure ( maxilla quarto. , Fabr.) en offre trois , et celle de la paire suivante ( maxilla ler/ia , Fabr.) cinq , mais qu’on pourrait réduire essentiellement à trois, en considérant les deux intérieures comme bifides. Les pièces , au nombre de trois paires qui succèdent, en descendant, aux précédentes et les recouvrent graduellement, sont les piedsmâchoires, ou les mâchoires auxiliaires , dans la nomenclature de Savigny. La forme des deux supérieures (niaxilla seconda , Fabr.) tient lé milieu entre celle des mâchoires et celle des pieds-mâchoires suivans t ce sont en quelque sorte des mâchoircspiecls, qui, dans les Crustacés amphipodes et isopodes, forment une sorte de lèvre inférieure. Elles sont divisées en trois lobes , mais dont l’extérieur ressemble à une petite antenne sétacée ,pluriarticulée, portée sur un pédoncule et faisant un angle avec elle. Fabricius l’a comparé à un fouet ( palpus Jiagelliformis ) , c’est le flagre de Savigny. Les quatre autres piedsmâchoires se partagent dès leur base en deuxtiges, donll’extérieure forme aussi un flagre , et dont l’interne ressemble à un petit pied, composé de •six articles et courbé à son extrémité supérieure. Ceux de la seconde paire ou les deux supérieurs de ces" quatre, sont pour Fabricius, tantôt des palpes intermaxillaires (Brachyures), tantôt des seconds palpes(Macroures), et , à l’égard des deux inférieurs ou derniers , là (Brachyures), il les prend pour une mâchoire extérieure terminée par un palpe, ici (Macroures), pour des palpes extérieurs. Nous

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avons lait abstraction de la division extérieure , qui conserve toujours la dénomination de palpe ou lanière llagellilbrme. Tous ces pieds- mâchoires sont insérés sur les cotés de l'extrémité antérieure. et allant en pointe du plastron sternal, mais dont les divisions ou sutures segmentaires ne sont pas toujours bien distinctes.

D’après les modifications progressives de toutes ces parties , nous pensons que les mâchoires ne sont ellcsmcmes que des pieds-mâchoires ayant changé de forme et s’étendant en largeur [V . les tarses postérieurs des Gyrins). Celles de la seconde paire , dans les Arachnides et les Scolopendres, les deux paires, dans les Jules, sont même transformées en pieds. Nous pourrions aussi citer à cet égard divers Branchiopodes. Les six pieds suivans de ces Animaux, ainsi que ceux des Insectes hexapodes, ne seraient, dans notre opinion , que les analogues des pieds-mâchoires des Crustacés décapodes , .de manière que le thorax des premiers ne répond qu’à l’extrémité antérieure delà partie du corps désignée ainsi dans les derniers. Ces considérations ramènent l’organisation extérieure de ces divers Animaux à un type unique , mais ayant subi des modifications.

Les deux pieds antérieurs , et quelquefois les deux ou quatre suivans , se terminent le plus souvent en manière de tenaille ou de main à deux doigts, dont le supérieur mobile et analogue au dernier article des pieds simples , et dont l’inférieur fixe est formé par un prolongement de l’angle correspondant de la main ou de l’avantdernier article. Ce doigt recevra le nom d’index , et l’autre, ouïe mobile,celui de pouce. 1 /article donnant naissance à la main est le carpe, et celui qui le précède est appelé bras.

Les deux pieds antérieurs sont souvent désignés par l’expression de chelæ ou de serres ; mais Linné ne paraît l’appliquer qu’à la pince proprement dite. Dans les Décapodes nageurs ou pélagiens, le dernier article des deux pieds postérieurs et

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quelquefois même des précédons,!

1 exception des serres , est élargi!

comprimé en manière de lame oval| ou d’espèce de nageoire. Quelquelbi aussi ces deux pieds postérieurs , oi les quatre derniers sont beaucouj plus petits. Les longueurs et les situations respectives de ces organa du mouvement présentent d'autre»

différences.

Les organes fécondateurs des malts ne se montrent en dehors que sou»

l’apparence d’un mamelon percé d’ui trou et situé au premier article dej deux pieds postérieurs.

Le post-abdomen ou la queue esj repliée sous la poitrine (Brachyures es quelques Macroures), ou simplemen courbée en dessous { presque tous le) Macroures ) , et ordinairement ( du moinsdansles Brachyures ) pluslarg!

et plus arrondie dans les femelles, quel quefois même (Portunes) autrement terminée dans les deux sexes. Quel»

quefois encore le nombre des segment dont elle est composée , et qui est ordinairement de sept, varie aussi dam ces deux sortes d’individus. Le des< sous de cette partie du corps présent!

dans toutes les femelles quatre or cinq paires d’appendices , disposé»

sur deux rangs longitudinaux , et qu« l’on peut considérer comme des pied»

abdominaux. Ils se composent, en général, d’un article radical , servant d# support à deux pièces en forme de filets barbus ou de lames foliacées , et dans ce dernier cas ils servent de nageoires. Les œufs sont attachés à ce!

appendices, en agglomérations plu!

ou moins volumineuses et toujours à:

nu. Dans les Brachyures mâles cl qiftîlqucs Macroures , ces pieds abdo* minaux sont, à l’exception (.es pre-r miers , beaucoup plus petits proportionnellement ou même peu visi-j blés. Les deux premiers ont la formé de cornes , mais ne sont point l’orga-l ne sexuel , ainsi que nous l’avion^ dit dans la seconde édition du Nou-4 veau Dictionnaire d’Histoire Naturel-j le. L’anus est placé sous le dernicij segment. L’avant-dernier, dans le^jj Macroures, porte une petite nageoire||

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reposée de deux feuillets insérés à rtrémité d’un article commun et ,-silaire ; ces deux nageoires forment ce le dernier segment une nageoicommune s’épanouissant en façon \ iventail {V. l’article Macroures).

I Le système nerveux des Décapodes i paraît différer essentiellement de ! ! ni des Insectes que par l’encéphale » reposé de quatre ganglions ou tubert: les, au lieu de deux, ou d’un seul et UJobé, non compris une partie centra* 'Servant de point de réunion. L’estoac, ou plutôt le gésier, est soutenu ,r une sorte de squelette cartilagi- :ux , armé à l’intérieur de ces pièces use us es et dentées dont uous avons n rlé plus haut et destinées à la trilution des alimens. On y voit aussi,

■ nsle temps de la mue, qui arrive ’ rs la fin du printemps , deux corps ; Ica ires , arrondis, convexes d’un > té et planes de l’autre , qu’on nomcB vulgairement yeux d’Ecrevisses , disparaissant lorsque la mue est •dievée. Ils semblent fournir la majore propre au nouveau test ou con- : buer à l’augmenter. Nous n 'exposons point ici la manière dont s’oï re cette mue, ni les moyens que la

I ture emploie pour réparer les péris que ces Animaux sont sujets à laide quelques-uns de leurs membres.

;s détails, ainsique tous ceux qui ont ur objet les autres organes inté- ;:urs, doivent trouver place soit à rticle Crustacés, soit plus spécialecent à celui d’EcREVissE, deux espèrs de ce genre , l’Ecrevisse ordinaire 1 le Homard, ayant fourni presque «i clusivement ces diverses observais. Les Crustacés décapodes et ; > Mollusques céphalopodes sont tirtainement à la tête de celte grande 'vision zoologique , que l’on distini ie communément sous le nom d’Ai! maux invertébrés. De quelle manièse rattachent-ils aux derniers Aniaux vertébrés? C’est une question ii , à raison de sa généralité et de

In importance, mérite une attention 1 éciale , d’autant plus que cette stinction a été combattue avec intiment d’art et de talent par l’un

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des plus savans zoolomisles de notre siècle , Geoffroy Saint-Hilaire, et défendue par un autre célèbre anato miste, Meckel , professeur à l’université de Halle. Ce sont aussi les Animaux de la même série les plus remarquables sous le rapport de la grandeur et de la longévité. La plupart sont marins et littoraux. Quelques-uns vivent dans les eaux douces et se tiennent même à une distance assez grande de la mer et dans des lieux élevés, comme dans les lacs situés au sommet des montagnes^. Ocypode, Tourlourou, Grapsé, Thelphuse).

D’autres , pour se procurer leur nourriture ou pour échapper à leurs ennemis, ontdeshabitud.es particulières {V. Dromie, Dorippe, Pinnothère).

Ces Crustacés peuvent, selon les circonstances, marcher de côté ou aller à reculons. 11 en est (Ocypodes) dont la vitesse égale presque celle de nos meilleurs coursiers.

L’on trouve de ces Animaux sous toutes les latitudes ; mais, en général , ils sont plus abondans sous les tropiques, et la plupart des espèces fossiles de nos contrées n’ont d’analogie qu’avec celles qui habitent aujourd’hui exclusivement ces dernières localités. Il en est cependant quelquesunes qui paraissent être bien moins anciennes et se rapprocher de celles qui vivent actuellement dans nos mers. Par son beau travail sur les Crustacés fossiles , Desmarcst s’est acquis de nouveaux droits à la reconnaissance des naturalistes.

La chair des Crustacés décapodes, quoique d’une digestion difficile, est cependant généralement recherchée.

Mais, pour éviter la corruption et les désagrémens qui en résulteraient, il faut avoir la précaution de faire cuire vivans ces Animaux. Les nègres, qui vont à leur chasse , percent d’un tiou chacune de leurs pinces, y font entrer la pointe de l’un de leurs doigts ou de leurs inordans , et ayant ainsi formé avec les pieds antérieurs un cercle , les enfilent dans un bâton.

Pour conserver ces Animaux dans les collections , il faut, après avoir

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enlevé les chairs, les priver, autant que possible, des sels dont ils sont imprégnés , en les mettant à cet elfct dans de l’eau douce , et employer ensuite, comme dessiccatif, une lessive d’eau de Chaux {F. Journ. de phys.

et de chim. Août, 182:2).

Quelques espèces , et particulièrement le Crabe flùviatile d’Italie et du Levant (F. Theuphuze), avaient autrefois une grande réputation en médecine. Mais elle s’est évanouie, ou du moins singulièrement affaiblie avec le temps, puisque çcs Animaux ne sont presque plus employés dans la mafipre médicale.

Les uns ont la queue courte, appliquée sur la poitrine, sans nageoires ou appendices analogues à son extrémité , les branchies solitaires, et l’issue extérieure des organes sexuels féminins située entre les pieds de la troisième paire. Ils constituent la famille des Décapodes à courte queue’ ou celle des Brachyures.

Dans les autres , cette queue est généralement aussi longue ou plus longue que le test , simplement courbée , munie latéralement à son extrémité de deux petites nageoires, en formant une générale et en éventail avec le dernier segment , les branchies rapprochées à leur base par faisceaux, et les vulves situées au premier article de ces mêmes pieds ou de la troisième paire. Ils composeront la famille des Décapodes à longue queue ou celle des Macroures. V .

ces deux articles. (lat.)

* DÉCAPTÉRYGIENS. pois. Seconde classe de la Méthode Ichthyologique de Schneider, caractérisée par le nombre des nageoires. Elle est divisée en trois ordres : les Apodes , les Thorachiques et les Abdominaux.

^.Poissons. (b)

DÉ G A SP ER ME. Decaspermum .

rot. PH AN. Genre de la famille des Myr tacées et de l’Icosandric Monogynie, L., établi par Forster {Généra, 37 ) et adopté par Gacrtner qui en a changé le nom en celui de Nelilris.

Linné fils, dans son Supplément,

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avait fait du genre de Forster une espèce de Goyavier sous le nom de Fsidium Decaspermum. Ce genre, qui doit conserver le nom qui lui a été primitivement imposé par Forster, a pour caractères : un calice globuleux adhérent avec l’ovaire infère et dont le limbe est partagé en quatre ou cinq divisions ; une corolle formée de quatre à cinq pétales; des étamines trèsnombreuses, ayant leurs filets libres et leurs anthères ovoïdes etdidyines.

L’ovaire est à dix loges monospermes et surmonté d’un style et d’un stigmate simples. Le fruit est un nuculaine globuleux couronné par le limbe du calice , et marqué de dix sillons peu profonds; il renferme dix nucules osseux, comprimés latéralement.

Gaertner décrit ce genre comme ayant un fruit à une seule loge renfermant dix graines osseuses. Mais d’après sa figure même, qui est fort bien faite, et surtout d’après le caiaclère tracé par Forster, ce fruit est évidemment à dix loges qui se changent chacune en un noyau monosperme.

Le Decaspermum fruticosum, Forster, ou Nelitris Jambosella , Gaertner, 1 , p. 1 35 , tab. 27, fig. 5 , est un Arbuste originaire de Ceylan , quia des feuilles ovales, acuminées, planes; des fleurs solitaires, pédonculées et munies de deux petites bractées vers le sommet de leur pédoncule, et des fruits charnus de la grosseur d’une Cerise. (a. r.)

DËCASPORE. Decaspora. bot.

l’HAN. Genre de la famille des Epacridées , fondé par R . hrown(Prod/vrn F/or. Nov. -Holland. , p. ’548) qui le caractérise ainsi : calice soutenu par deux bractées 5 corolle campanuléc, dont le limbe estorné de poils épais; étamines saillantes; cinq squamules hypogynes réunies par leur base; ovnb

readix loges, se convertissant en une

baie à dix graines osseuses. Deux espèces constituent ce genre : 1 une avait été placée par Labillardièrc (N ov- Holland. 1, p. 58, tab. 82 ) dans son genre Cyathodes avec le

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:ii spécifique de disticha ,• mais il est te de dire qu’il en avait indiqué la »aration. L’autre a été nommée De- - :pora thymifulia par R. Brown qui trouvée dans la terre deDiémende Nouvelle-Hollande. Labillardière igné la même patrie à l’espèce présente. Ce sont de beaux Arbrisux dont les feuilles sont éparses et | ùolées, les fleurs rouges , disposées épis terminaux et penchées, et les ies violettes. (g..?ï.)

'* DÉCEMFIDE. Decemjidus. bot.

I an. On dit d’un calice ou d’une colle qu’ils sont Décemfides lorsqu’ils ut partagés eu dix lobes peu pro- ,ids par des incisions qui n’attei- . eut pas jusqu’au milieu de la hau , ar de ces organes. (a. r.)

** DÉCEMLOCULAIRE. Decemloiaris. bot. phan . Un ovaire ou un i. ait est Décemlocu taire quand il ’re dix loges ou cavités séminifères.

. Fruit et Ovaire. (a. r.)

* DÉC1DU. Decidui/s. bot. piian.

r:tte expression s’emploie pour exil imer cî’une manière comparative .;poque à laquelle certains organes

s Végétaux se détachent et tomr mt. Ainsi caduc se dit d’un organe îi tombe peu de temps après son i ivcloppement , et Décidu de celui ni ne se détache que plus ou moins jing-temps après son développement.

calice des Pavots , de beaucoup de tenoncules est caduc , parce qu’il imbe aussitôt que la fleur s’épa- ' luit 5 celui des Crucifères est Décidu urce qu’il dure jusqu’à l’époque où i fécondation s’est opérée, (a. r.)

* DECLTEUXIE. DecLieuxia. bot.

man. Genre de la Tétrandrie Monotonie, L., et de la famille des Rubiaf ;cs, section des Cofféacées de Kunlli, t ^abli par ce savant botaniste et ainsi

iractérisé : calice adhérent à l’ovaire «ont le limbe est libre et à q uatre den ts; irolle infundibuliforme , quadrifide ’ l régulière ; les découpures du limbe : talées , réfléchies , et la gorge ornée I e villosités; quatre étamines inséécs à l’entrée de la, corolle et sail-

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fautes , à filets capillaires et à anthères linéaires , introrses et biloculaires ; ovaire infère, presque rond et comprimé; un seul style et un stigmate bifide. Le fruit est une sorte de drupe à deux noyaux didymes , comprimés, couronnés par le limbe du calice persistant. Les noyaux sont monospermes et d’une consistance dç parchemin.

Ce genre a été dédié à la mémoire de l’honorable Declieux, officier delà marine française , qui enrichit les Antilles de la Plante la plus précieuse entre toutes les Rubiacées. On sait que ce navigateur , transportant quelques pieds de Cafeyers du Jardin des Plantes de Paris à la Martinique , manqua d’eau pendant la traversée, et qu’il partagea constamment avec ses chères Plantes, sa ration à peine suffisante pour éteindre la soif ardente qui le dévorait pendant un aussi long voyage dans les climats équatoriaux. Le genre Dcclieuxia a de l’affinité d’un côté avec le Canthium et le Chiococca , et de l’autre avec le Psychotria. Il s’en distingue cependant par la structure du fruit etle nombre des parties ; en outre son stigmate bifide , ses étamines saillantes et un port particulier le différencient suffisamment. La seule espèce qui le constitue croît sur les bords cle l’Orénoque et près du couvent de Caripe dans la Nouvelle-Andalousie. Kunlh l’a .nommée DecLieuxia Chiococcoides et a accompagné sa description d’une bonne figure ( in Humboldt et Bonpl. Nou.

Gener. et Species Plant, œquinoct. , 5, p. 276, tab. 281 ). Willdenow l’ayant reçue du baron de Humboldt et désignée, dans son Herbier , sous le nom de Houstunia fruticosa, il serait très-possible que, sans égard pour l’excellente description dont nous venons de donner un abrégé , des botanistes copiassent le mauvais synonyme de Willdenow. Au reste , c’est un Arbrisseau élevé , à rameaux quadrangulaires , à feuilles opposées , très-entieres , coriaces et munies de stipules entre leurs pétioles. Les

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