‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 129 sur 221 · EN DEN · texte numérisé non relu

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substanoo que Bertin (Traité d'Gstéo- pliqué que dans les autres classes logte) cht remplir quelquefois la cavité offrant à la Ibis ce qui est généra qu occupait le germe après la déposi- toutes et ce qui est particulier à ch tion de 1 ivoire terminée; n’avoir pas ’ ~~

quelquefois d’adhérence avec l’ivoire circonscrit, et qui quelquefois, au contraire , fait corps et se continue avec l'ivoire. C’est clans l’Homme que i3er-

que sorte de Dent, évitera ainsi d

répétitions; chez les Mammifères,, sons-nous , le bord dentaire des maxillaires est creusé dans le Ibet

BB d’une raiuurede profondeur variabl.

tin ht ces observations. En 1820, le où s’introduit la membrane qui tapis docteur Em. Rousseau, ex-chirurgien le reste de la bouche. Il n’y a ne des armées, chargé au Muséum d’A- plus à cette époque sur la longueur! na tonne de la préparation de toutes cette rainure aucune cloison transve

les belles pièces de celte collection relatives à la dentition , a renouvelé l’observation de Bertin sur ITIomme et sur plusieurs Animaux (Dissertation sur la première et la seconde dentition , in-4°, 1820, p. a4).

Il a trouvé ce magma cristallisé coexistant avec la pulpe dans une molaire d’ailleurs parfaitement saine , devenue douloureuse sans doute par que les Dents appartiendront^ la pr

la compression qu’exerçait cette con- — — A ■- -1- J — J

Cette

sale qui marque la séparation ult< rieure des alvéoles. Ce n’est que pc à peu que ces cloisons se forment et suite et circonscrivent chaque De dans une cavité propre. Au bord repli de la membrane buccale intn doit dans le sillon dentaire des ma choires s’attachent , par un pédicu étroit et plus ou moins allongé , selc

cretion par son accroissement, substance avait déjà été indiquée comme un obstacle au plombage des Dents. Or, dans toutes les Dents du Morse , moins les incisives, la couche d’ivoire circonscrit un espace conique répondant au tiers environ du volume de la Dent. Cet espace central est rempli par un amas de petits grains ronds placés pêle-mêle dans une sorte de mortier ou de stalagmite ; ou bien encore, c’est comme les cailloux dans la pierre appelée Poudingue. On n’a pas essayé la composition chimique de cette substance. Mais son as-

miere ou à la seconde dentition,

pect diffère au moins autan tde celui de l’ivoire que celui-ci de l’émail, et que l’émail du cément : la ligne de contact et de séparation est tout aussi parfaitement prononcée. lien estdonc de cette quatrième substance intérieure à l’ivoire , par rapport au germe de la Dent, comme du cément extérieur «à l’émail par rapport à la face interne de la membrane capsulaire dont nous allons parler.

Développement des Dents.

Chez les Mammifères dont nous devons nous occuper d’abord, parce que ce développement y étant plus coin-

petits sacs renfermant un liquia mucoso-gélatineux qui constitue alo la pulpe ou germe de la Dent. JLJ membrane qui forme la matière dei taire , dit Em. R.ousseau ( op . cit.), e d’une nature fibreuse. Elle est conf posée par un lacis de vaisseaux qu vus après une injection déliée, pou raient faire croire que cette membre ne n’est qu’un réseau vasculair Mais si on lave une préparation aie injectée , et si ensuite on la laisse u peu macérer , bientôt la membrau prend une couleur à peu près sembl ble à celle de la couche qui se forai sur l’empois blanc nouvellement fai ; Nous avons vérifié cette observatic sur la capsule dentaire des Cyprin L’union du pédicule de cette capsu avec le repli alvéolaire de la membre ne buccale est si intime, que les deu tissus sembleut se confondre , et qui est absolument impossible de les s< parer sans rupture , quelque précai tion qu’on prenne. La membrane ( la capsule est donc une contiuuatiot de la membrane de la bouche. Néai moins il n’est pas possible de trouvci dans ce pédicule , d’orifice de con munication de la cavité du sac ou caj suie avec la bouche. Un dentiste

| que , à la vérité , un procédé pour nnaître cet oritice : mais Rousi affirme que l’ouverture que l’on ; ent ainsi n’est réellement que t même de l’action du procédé, i qu’il en soit, Rousseau a injecté, le pédicule ainsi ouvert , le sac ou i ipsule dentaire d’une incisive de t; placement chez un enfant de six Ayant ensuite enlevé la tablette érieure de l’alvéole , la capsule i Vit sous la forme d’une Poire d Ani erre, dont la queue était repré- .ée par le pédicule. La capsule 1 1 dilatée par l’injection qui n’avait |üit pénétré dans la pulpe du germe, remarqua avec une forte loupe que ■ ■élites brides maintenaient la pul- ; contre la membrane de la capsule.

• vaisseaux qui se rendent des eaux maxillaires à la base de chaque

isule sont visibles à l’œil nu. Ils se tinuent sur la capsule qui en reaussi des parois de l’alvéole. La nbrane de la capsule présente , s la moitié supérieure de sa face irnc, une couche de petites glan- :s symétriquement disposées , et paraissent destinées à sécréter rail.

érissant ( Académie des Scien- ) avait déjà reconnu qu’il n’enqu’une membrane à feuillet que dans la composition de la ;ule dentaire , et que c’est cette ibrane qui produit l’émail par sa interne. Siondétache avec précau- , dit-il, cette membrane de dessus •uronne , et qu’on en examine au me instant la surface interne avec loupe de trois ou quatre lignes de r, on est sur-le-champ frappé ilmiration à l’aspect d’une mulli- ■ ; infinie de très-petites vésicules , par leur transparence, sont assemblables à celles dont la Plante elée Glaciale est couverte. Elles Il . disposées avec beaucoup d’ordre ! rangées étagées les unes sur les v 'es, et presque parallèles à la base ! a Dent. Ces vésicules contiennent >ord une liqueur claire et limpide, lus tard laiteuse et plus épaisse.

■ t, selon lui, la cristallisation de

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cette humeurqui forme l’émail. Rousseau, qui a vérifié tous les faits vus par Hérissant, pense que l’ivoire se forme après l’émail dans les Mammifères, et que par conséquent l’émail est d’a bord déposé sur la surface inembra neuse du germe, où il se moule sur les creux et les reliefs qui représentent ceux de la Dent. Nos observations personnelles à cet égard ne nous l’ont pas encore démontré ; mais nous pouvons afliivHier que c’est ainsi que cela se passe dans les Dents des Cyprinsdont la couronne est aussi compliquée quecelledela plupartdesRongeurs, tels que les Agoutis et les Castors. Dans ces mêmes Dents, la calotte d’émail est pendant fort long-temps molle et llexible; ce n’est que lentement qu’elle prend de la consistance.

On la voit très-bien se mouler sur les creux et les reliefs du germe qui a dès-lors la forme définitive de la Dent, et qui remplit toute la capsule.

On voit que tous ces faits s’éloignent beaucoup des idées généralement admises sur le mécanisme de la production des Dents. D’après ces idées, le germe ou bulbe de la Dent serait reçu dans le feuillet intérieur de la capsule , rentré lui- même dans le feuillet extérieur , comme la tète est reçue dans un bormet de nuit , et ce serait entre la face externe de ce feuillet rentré et la surface du germe non continu à la capsule que le germe déposerait concentriquement, et le feuillet rentré de la capsule excentriquement, le premier les couches d’ivoire , le second les couches d’émail: Il ne se formerait rien dans la cavité même de la capsule. Or on voit , au contraire , que c’est dans cette cavité même que la Dent se forme , et que la capsule n’a qu’un seul feuillet qui vieut se continuer au pourtour de la base du germe dont les vaisseaux se continuent dans la membrane. Cette disposition permet bien mieux d’expliquer, comme on va voir, l’absence d’émail sur les racines, l’impossibilité qu’il s’y forme de l’émail après la pousse des racines, et au contraire l’existence de l’émail sur

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tout le pourtour du lut des Dents qui n’ont pas de racines, telles que celles des Rongeurs et des Eléphans jusqu’à l’époque oii la dent est sur le point de tomber.

Voici l'ordre successif des formations de la Dent: quand on ouvre une capsule dentaire encore enfermée dans son alvéole, si l’instant de l’observation correspond à la première époque de la formation de la Dent, on trouve une petite calotte nacrée, d’abord liquide, puis flexible, se concrétant et se durcissant peu à peu, et moulée sur la surface du germe qui l’a exhalée. Cette calotte ne commence à se former que sur les parties les plus saillantes du relief delà Dent, de sorte que, si la Dent doit présenter deux ou trois collines, c’est-à-dire deux ou trois tubercules , il n’y a, à celte première époque , que deux ou trois chapiteaux correspondans , isolés les uns des autres ; car l’exhalation commence parles sommets du germe. Peu à peu d’autres couches de liquide se déposent en dessous des premières, se soudent à elles, et lorsque l’exhalation s’est faite sur toute la surface , tous ces petits chapiteaux isolés se réunissent, et n’en forment plus qu’un seul qui décide delà figure définitive de la Dent. La matière de cette exhalation est l’ivoire qui forme la substance la plus intérieure de la Dent lorsqu’il ne doit pas y avoir de substance poudingoïde. Peu à peu cette matière s’exhale aux surfaces latérales du bulbe, toujours en se juxtaposant par une cohésion intime aux couches déjà solidifiées, de sorte que bientôt le bulbe est enclavé dans des couches d’ivoire de plus en plus prolongées vers sa base. Avant que le collet de la Dent soit formé, c’est-à-dire que les couches soient parvenues à la ligne où s’arrêtera l’éruption de la Dent, une autre exhalation a déposé à la surface de l’ivoire une couche d’une autre substance qui lui est extérieure. Cette substance est l’émail , elle est exhalée par la face interne de la membrane de la capsule. Dans les Mammifères , l’émail sc forme toujours

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après les couches superficielles de 1 voire. Comme le feuillet de la cnpsu se replie pour se continuer avec 1 bulbe, on voit qu’il n’y a d’autre 1 mite fixée de la hauteur oh l’émaj doit se déposer que celle même of sc fait ce repli.

Lorsque le noyau ou bulbe de II Dent est appliqué sur le fond de ra]{ véole , il ne se forme pas de racine} et alors quelle que soit la longueur J fût de la Dent, comme ce fut est ai tuellement ou a été en contact ave le feuillet de la capsule par toui l’étendue de sa surface , il peut êti couvert d’émail sur toute sa loi gueur. C’est ce que l’on observe si toute la longueur des Dents canin:

des Mammifères , des molaires d< Rongeurs , des Eléphans, des Caéhi lots et Dauphins , des Orvctéropes Dugongs, etc. Quand le bulbe e plus ou moins distant du fond de la véole, et quand il adhère à ce foii par un ou plusieurs pédicules o cordons de vaisseaux et de nerf:

alors le feuillet dé la capsule , r# plié sur le contour de la base du bu be , ue peut plus être en contact avt| les couches qui s’exhalent à la sud face de ces pédicules ou cordons vas culaires. Autant il y adeces cordon autant il se forme de racines par l’e| halation des couches qui se déposeï à leur pourtour. Pour que l ivoh qui se forme autour de ces cordons:

continue avec celui de la couronne il faut que le replidu feuillet circdns crit au collet delà Dent disparaisse ce qui arrive par la rupture qu’occ; sione la pressiou exercée sur lui p.' le bord tranchant dit chapitca que représente la couronne de Dent. L’accroissement de cette coi ronne est d’autant plus rapide qu le bulbe est placé plus près de l’o rifice de l’alvéole, et plus éloigi de son fond. Dès que le rebord de 1 couronne est arrivé au repli de 1 capsule dont la paroi interne a jus que-là déposé de l’émail , ce replie: I coupé et déchiré , et avec lui les vais r seaux qui se rendaient dans la cap r suie. Dès-lors si le noyau adhère pa tf

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