‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 134 sur 221 · ition végétale, condensée par la · texte numérisé non relu

ition végétale, condensée par la

1 îrcheur de la nuit. En effet, ce

Sfsicien intercepta toute communiion à une tige de Pavot, i° avec rr ambiant , en la recouvrant d’u- . aloche; 2° avec la surface de la Y’e, en recouvrant d’une plaque plomb le vase dans lequel il était, e lendemain matin les gouttelettes trouvèrent comme auparavant, es fit également des expériences :ir évaluer le rapport existant enla quantité des fluides absorbés les racines et celui que ces feuilles talent. Il mit dans un vase versé un pied de Y Helianthus annuus and Soleil ) , recouvrit le vase d’ ridante de plomb percée de deux rertures , l’une par laquelle passait tige , l’autre destinée à pouvoir roser. Il pesa exactement cet apeil pendant quinze jours de suite, vit que pour terme moyen, pen- ! tt les douze heures du jour, la

quantité d’eau expirée était de vingt onces environ. Un temps sec et chaud favorisait singulièrement celte transpiration qui s’élèva à trente onces dans une circonstance semblabe. Une atmosphère chargéed’humidité diminuait au contraire sensiblement cette quantité : aussi la transpiration n’était-elle au plus que de trois onces pendant la nuit, et même quelquefois la quantité de liquide expiré devenait insensible , quand la nuit était fraîche et humide. Ces expériences ont été depuis répétées par Desfontaines et JYlirbel, qui ont eu l’occasion d’admirer l’exactitude et la sagacité du physicien anglais. Senebier a prouvé, par des expériences multipliées , que la quantité d’eau expirée, était à celle absorbée par le Végétal dans le rapport de 2/5; ce qui démontre encore qu’une partie de ce liquide est fixée et décomposée dans [ intérieur du Végétal. Ces faits prouvent d’une manière incontestable ; i° que les Végétaux transpirent par leurs feuilles , c’est-à-dire qu’ils rejettent à l’extérieur une certaine quantité de fluides aqueux; 2° que cette transpiration est d’autant plus grande que l’atmosphère est plus chaude et plus sèche , tandis que quand le temps est humide , et surtout pendant la nuit , la transpiration est presque nulle ; 3° que cette fonction s’exécute avec d'autant plus d’activité que la Plante est

Ï)lus jeune et plus vigoureuse ; 4° que a nutrition se faitd’autantmieux que la transpiration est en rapport avec l’absorption , car lorsque l’une de ces deux fonctions se fait avec une force supérieure à celle de l’autre , le Végétal languit. C’est ce que l’on observe , par exemple , pour les Plantes qui , exposées aux ardeurs du soleil , se fanent ét perdent leur vigueur, parce que la transpiration n’est plus en équilibre avec la succion exercée par les racines.

% II. De F expiration.

Nous avons dit et prouvé précédemment que les Végétaux absorbent

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ou inspirent une certaine quantité d’air ou d’autres fluides aériiormes , soit directement , soit mélangé avec la seve, c’est-à-dire tout à la lois par le moyen de leurs racines et de leurs feuilles : or , c’est la portion de ces fluides, qui n’a point été décomposée pour servir à l’alimentation, qui forme la matière de l’expiration. Les Plantes sont donc, comme les Animaux, douées d’une sorte de respiration , qui se compose également des deux phénomènes de l’inspiration et de l’expiration , toutefois avec cette différence très-notable, qu’il n’y a point ici développement de calorique.

Cette fonction devient très-manifeste, si l’on plonge une branche d’Arbre ou une jeune Plante dans une cloche de verre remplie d’eau , et qu’elle soit exposée à l'action de la lumière; en effet , on verra s’élever de sa surface un grand nombre de petites bulles qui sont formées par un air très-pur et presque entièrement composé de gaz oxigène. Si , au contraire, cette expérience était faite dans un lieu obscur, les feuilles expireraient de l’acide carbonique et du gaz azote, et non du gaz oxigène.

Il faut noter ici soigneusement que toutes les autres parties du Végétal qui n’offrent pas la couleur verte, telles que les racines, l’écorce, les fleurs, les fruits, soumis aux mêmes expériences , rejetteront toujours audehors de l’acide carbonique et jamais de l’oxigène. Par conséquent , l’expiration du gaz oxigène dépend non-seulement de l’influence directe des rayons lumineux , mais encore de la coloration verte des parties.

Nous savons que les Végétaux absorbent une grande quantité d’acide carbonique , ledécomposentdansl’intérieur de leur tissu , quand ils sont exposés à l’action du soleil, et rejettent à l’extérieur la plus grande partie de l’oxigène qui était combiné avec le carbone. Or , ce phénomène est encore une véritable expiration.

Dans une Plante privée de la vie ou même dans une Plante languissante , tantôt l’expiration cesse entiè-

rement , tantôt le fluide expiré est du gaz azote. II est même certains Végétaux qui, exposés à l’influence des rayons solaires , n’expirent qUe de l’azote ; tels sont la Sensitive , le

Houx, le Laurier Cerise et quelques

autres. Il nous paraît fort difficile d’expliquer une semblable anomalie.

§ III. De /’ excrétion.

Les déjections végétales sont des fluides plus ou moins épais susceptibles de se condenser et de se solidifier. Leur nature est très-variée. Ce son t tantôt des Résines, des Gommes, delà Cire, des Huiles volatiles; tantôt des matières sucrées, de la Manne, des Huiles fixes , etc. Toutes ces substances sont rejetées à l’exterieur par la force de la végétation. Ainsi le Fraxinus ornus laisse suinter, en Calabre, un liquide épais et sucré , qui , par l’action de l’air, se concrète et forme la Manne; les Pins, les Sapins , et en général tous les Arbres de la famille des Conifères , fournissent des quantités considérables de matière résineuse. Beaucoup de Végétaux, tels que le Ceroxilon cindicola , superbe espèce de Palmier décrite par Humboldt et Bonpland , le Myrica cerifera de l’Amérique septentrionale, fournissent une grande quantité de Cire utilement employée dans la patrie de ces Végétaux. Leurs racines excrètent , par leurs extrémités les plus déliées , certains fluides qui nuisent ou sont utiles aux Plantes qui végètent dans leur voisinage. C’est de cette manière que l’on peut expliquer les antipathies de certains Végétaux. Ainsi l’on sait que le Chardou liémorrhoïdal nuit à l’Avoine; l’Erigeron âcre , au Froment ; la Scabieuse , au Lin , etc.

Tels sont les trois principaux moyens de Déperdition que l’on observe dans les Végétaux. Quelle que soit la quantité des substances qu’une Plante rejette au-dehors parla transpiration , par l’expiration et l’excrétion , clic est constamment moindre que celle des fluides qu’elle absorbe.

En effet il y a toujours fixation d’une

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taine quantité des matériaux ab- , ’bés employés à la nutrition et au yeloppement de la Plante. V. Nu- ; ITION. (A. R.)

* DÉPONE. rept. oph. (Séba, T.

t. 93, f. 1 .) Très-grand Serpent du 1 :xique , non venimeux , et proba- • ;ment le même que l’Aboma ou l ’ ignuca de Pison. V . Boa. (b.)

DÉPÔTS. géol. V. Terrains.

DÉPRÉDATEURS. Prædones. ins.

: vision établie par Latreille ( Dict.

1 lilist. Net. T. xxiv, ire édit.) dans h rdre dei Hyménoptères , et dans la àjk'ition d<s Porte- Aiguillons ; elle . > mprenait les genres Fourmi , Mule, Sphex et Guêpe de Linné; on t 1 dispenée maintenant ( Règn.

piim. de C iv. ) dans les familles des itérogyne , dans celles des Fouis- I uirs et deL Duplipennes. V. ces ats. (aud.)

i '* DÉPRIMÉ, ois. Lie bec estDépri- ■ î lorsqu'il est aplati sur sa hauar; il est alors en totalité ou dans >1 lelques parties moins haut que lar-

[h. * (DR. .Z.)

1 DÉPRIMÉ. Depressus. bot. Ce Irrme s’emploie pour désigner uu ori ne comprimé de haut en bas , tan- ;> i'5 qu’il est simplement comprimé si <\ compression se fait latéralement.

DERBE. Derba. ins. Genre de tlj b rdre des Hémiptères, famille des n ii cadaires , fondé par Fabricius, et - lui est remarquable par l’étendue i >;nsidérable de la lèvre ou plutôt de partie relevée, comprise inférieut il nent entre les yeux et d’où part le ? c ; cette partie présente trois carè- :s. Les espèces comprises dans ce r nre sont toutes exotiques et peu : ' nnues; la plupart appartiennent à • ^Amérique méridionale. (aud.)

DERBIO ou DERBION. bois. Mê- [ e chose que Cabrolle. F . ce mot et f "Ombre au sous -genre Caranx.

DERBIS. pois. Syn. de Liche. V~.

1 ÎA.STÉROSTÉE. (B.)

DERIîNGA. bot. pii an. Le genre

DER 4a 5

nommé ainsi par Adanson (Familles des Plantes , additions , p. 498 ) et formé aux dépens des Myrrliis , offre si peu de différence avec ce dernier genre, qu’il est bien difficile de l’admettre. En effet , des feuilles un peu plus larges et à trois divisions , quelques modifications dans l’inflorescence et dans le nombre des parties de l’involucre , sont les légers caractères qu’Adanson attribue à son De ringa. V. Myrrhis. (g..n.)

DERLE. min. L’un des noms du Kaolin ou Terre à porcelaine dans le commerce, donné en quelques parties de la France rhénane à une Argile dont on fait de la faïence assez belle.

* DERM APTÈRES. Dermaptera.

ins. Nom sous lequel Degéer a , le premier , distingué un ordre d’insectes , fort tranché et correspondant aux U lunata de Fabricius et aux Orthoptères d’Olivier. V. Orthoptères.

Kirbv a fait des Forficules un ordre particulier , en leur conservant le nom de Dermaptère , adopté par Leach. (aud.)

DERMATOCARPES. Fungi Dermatoca/pi. bot. crypt. ( Champignons.) Persoon , dans sa Classification des Champignons , appelle ainsi la première section du deuxième ordre qui comprend les genres Gymnosporangium , Fuccinia , etc. V.

Urédinées. (a.r.)

DERMATODEA. bot. crypt. ( Lichens.) Le genre ainsi appelé par Yentenat coiTespond exactement au genre Lobaria établi antérieurement. F.

Lobarie. (a. r.)

DERMATOPODES. ois. Quelques auteurs ont îangé sous cette dénomination , dans une tribu particulière , tous les Oiseaux dont les pieds sont revêtus d’une peau très-rugueuse.

(dr. .z.)

* DERME. Dermos. zoo.u. La plus intérieure des couches membraneuses dont la superposition constitue la peau des Animaux vertébrés. — C’est un feutre plus ou moins serré, sui-

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