‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 135 sur 221 · DEH · texte numérisé non relu

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viiut les classes et les genres , et forme parties libres celluleuses et tendineuses très-fines auxquelles beaucoup de gélatiue est incorporée. La piér sçncede cette gélatine se démontre et pari ébullition etpar le tannage, c’cstà dire par la combinaison du tannin avec la substance du Derme pour fabriquer le cuir.

Faute d’observations assez exactes et surtout assez nombreuses dans la série des Animaux (car la plupart des anatomistes qui ont parlé du Derme n ont guère examiné que la peau de 1 Homme , et encore ne l’ont-ils pas examinée dans tous les états qu'elle peut prendre ), on s’est fait beaucoup d’illusion jusqu’ici sur la structure du Derme. Malpigbi le décomposait en trois couches superposées : le chorion ou cuir , le corps papillaire et le corps réticulaire ou muqueux. Le chorion, selon Malpigbi qui pourtant en connut assez bien la texture, serait tout-à-fait étranger aux phénomènes d’exhalation, d’absorption et de sensibilité; le corps papillaire serait un entrelacement des filets nerveux qui ont traversé le Derme ou chorion , au milieu d’une substance spongieuse ; ce serait le siège de la sensibilité ; enfin le corps muqueux, le plus extérieur des trois, serait un enduit mou, sécrété par le Derme , dépourvu de nerfs et de vaisseaux , et le siège de la couleur de la peau. A ces idées on ajouta depuis que le corps papillaire était aussi composé par les dernières divisionsdes vaisseaux exhalans, et les

Premières origines des vaisseaux absorans (Bichat). Ces derniers élémens de la composition du corps papillaire sont évidemment imaginés , puisque l’existence même de ces vaisseaux exhalans et absorbans n’est a ucunement prouvée. Or , on va voir que le corps papillaire lui-même, dont on a pour-tant supposé des descriptions trèsminutieuses pour la forme, le nombre et les dispositions de ses papilles , n’est lui-même qu’une pure supposition. Le coi’ps muqueux a surtout exercé l’imagination des anatomistes et physiologistes systématiques.

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Cet enduit , selon Malpigbi , auraiif eu pour objet d’entretenir la sou-I

plessc du corps papillaire , usage bieuj inutile, puisque l'épiderme, véritable isoloir, est leseul obstacle à l’évaporation de tout le corps , et que dès qu’il est enlevé , l’évaporation étant continue, le dessèchement devient plus ou

moins imminent aux surfaces dénu-j dées.

Bichat jeta le premier des doutes sun ces deux couches extérieures au Derme, en observant que la séparation dq l’épiderme avec le Derme ne montre rien d’interposé. 11 admet cependant un lacis de toutes les divisions trèsfines des vaisseaux qui ont traversa ia peau ; d’où il résulte un réseau ca4 pilla ire intermédiaire au Derme et ài l’épiderme. Il pense que c’est làlesiége) des absorptions et exhalations de la) peau et de sa couleur.

Gall avait pensé que le corps inu-i queux n’était autre chose qu’une cou-j che de matière nerveuse grise , desti-t née à donner naissance aux fibres) nerveuses , convergentes du corps ,1 comme la couche grise superficielle) du cerveau et du cervelet donne} naissance aux fibres convergentes d ces organes. Enfin Gaultier veut qu’’ n’y ait pas de corps papillaire dis' tinct, et que l’épiderme soit séparée) du Derme par quatre couches consti-t

tuant le

corps muqueux , savoir :

iQ sur chaque aspérité de la face ex

terne du chorion s’élèverait un petit) bourgeon composé de ramuscules artériels et veineux , contournés sur eux-mêmes , et peu adhérens au chorion; leur ensemble formerait la première couche; 2° cette couche , à travers les mailles de laquelle seraient à découvert les petites dépressions du chorion , serait recouverte par une membrane blanche dite albuginée, formée par la sécrétion du sang qui arrive aux bourgeons subjacens : cette membrane serait le produit de ceî bourgeons , et par rapport à eux une sorte d’épiderme ; 3° au-dessus de la couche albuginée , en serait une troisième plus distinctedans la neaudunè* gre par sa couleur noire : celle-là serait

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DER 4 j 7

ü i unie do petits corps en nombre égal j t Hui des bourgeons et de même coin-'

> i : iéede ramuscules artériels et veij i ix imprégnés de matière colorante:

|$ : enfin immédiatement sous l’épider- | , serait une membrane très-mince

I* ; rès-blanehe, analogue à la seconde,

> à cause de cela nommée albuginée | • aerticielle , et comme elle formée I r l'exhalation des bourgeons sub-

■ens de la troisième couche. Ces ,atre couches seraient, selon Gaulr { Mémoire et Journal de physie sur la structure de la peau , i5), très-faciles à distinguer sur la au du pied d'un ncgre engorgée i.r l’action d’un vésicatoire. 11 assi- . e enfin à l’épiderme une superpoi.ion de couches analogues à celles ui corps muqueux. Nous avouons avoir jamais vu ni sur l’Homme , ni i r aucun Animal , rien qui répondît

i une pareille manière de von1. Ce est pis tout, Gaultier ( loc. cit. ) ut que la matière colorante soit

kurnie par les bulbes mêmes des : i 'ils , et versée dans les première et oisième couches indiquées plus ut (et il se fonde sur ce que la ^ libstance colorante existe à la peau t rtout oii il y a des bulbes pi- ■tax), que cette substance rnanque-

ii it là ou il n’v aurait pas de poils ; [ne cette matière colorante est en

( i ison inverse dans les cheveux et la au ; qu’elle est plus abondante chez nègre à cheveux courts que chez blanc à cheveux plus longs , etc.

Or nous observons d’abord, quant i nette dernière raison, que beaucoup peuples de l’Inde , tous de race ibe , ont la peau plus noire qu’aun nègre, et ont les cheveux aussi :ugsque pas un des plus blancs Eupéens ; que parmi ces peuples , les mues ont les cheveux aussi longs ie pas une de nos Européennes ; t’il en est de même chez tous les uples olivâtres de l’Inde, soit priulifs, soit métis des races noires et s Européens ; que par conséquent > cheveux ne sont pas une dérivavin ouverte à la couleur noire ;

I 1 l’ensuitc, si la couleur noire de la

peau provenait des bulbes des poils ( ce qui implique d’ailléurs contradiction avec l’hypothèse précédente), d’où proviendrait le noir de ces belles négresses et de ces belles Indiennes dont nous avons tout à l’heure cité quelques races, et qui sont d’un noir plus foncé que les nègres mêmes d’Angola? Car la peau de ces femmes est aussi dépourvue de poils que celle de nos plus blanches Européennes qui en ont le moins. Il est faux ensuite que la paume des mains et la plante des pieds ne soient pas noires dans ces mêmes races. La diminution d’intensité de la nuance n’y est même nullement en proportion avec ce qu’elle devrait être d’-après l’hypothèse en question. A toutes ces raisons de ne pas admettre les hypothèses de Gaultier, nous ajouterons enfin qu’à l’exemple de Chaussier , qui, sur l’Homme, nous semble avoir bien vu et exposé le premier la structure du Derme, nous n’avons jamais pu reconnaître aucune de ces quatre couches du corps muqueux, ni le corps muqueux lui-même ; que quant aux lames superposées de l’épiderme, ou en fera autant qu’on voudra en le divisant , suivant son épaisseur , avec un instrument assez fin et avec assez d’adresse ; que par conséquent, quelle que soit son épaisseur, ce n’est autre chose que du mucus épaissi , de la même nature que celui qui se forme partout; que s’il est plus épais aux mains, et surtout à la plante des pieds, c’est que les l’rottemens subis par ceè parties, en y faisant exhaler plus de mucus qui s’y concrète, augmentent son épaisseur en raison delà fréquence et de la rudesse de ces frottemens ; que sur les Animaux tout le mondé peut observer à la lace interne des lèvres, au palais, sur la langue, endroits où certes il n existe pas le moindre bulbe pileux qui puisse être la source d’une pareille matière colorante, l’on observe justement à ces mêmes endroits les couleurs les plus intenses delà peau depuis le bleu et le violet jusqu au noir le plus foncé. Nous ferons observer en outre que ces cou-

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leurs de la membrane palatine n’existent pas seulement à sa surface, et sous son épiderme , dans une couche qui leur serait intermédiaire, et qu’il n est pas plus possible de voir là que chez 1 Homme , mais qu’elles occupent une partie appréciable de l’épaisseur du Derme, ce dont il est facile de s’assurer sur la tranche d’une coupe verticale; qu’enfm dans les Animaux qui ont du blanc et du noir a la tête , on voit sur des coupes de la peau, faites dans ces couleurs, surtout autour des lèvres , la tranche être ou tout-à-fait noire ou tout-à-fait blanche dans toute l’épaisseur du Derme et à ses deux surfaces. Nous avons réitéré cette observation sur les Moulons et les Chiens sans y voir jamais d’exception. Quant au changement de couleur par maladie dans une même espèce , chez l’Homme , par exemple , dans la fièvre jaune et dans le typhus où le jaune est si prononcé , et où , d’après l’hypothèse en question , l’altération ne devrait se voir et résider qu’à la seule surface du Derme dans le prétendu corps muqueux , nous avons observé le premier ( Note lue àl’Institut, 21 décembre 1821 , imprimée Journal comp. des Sc. médic. ,

Janvier 1822, et Journ.de Physiologie, ïxp. T. m, p. 2.55) que la couleur jaune de la peau dans ces maladies est l’effet de l’élaboration imprimée au sang dans les réseaux vasculaires du Derme vers lequel il s’établit une congestion ou fluxion analogue à celle qui produit en même temps les hé-, morxhagies des membranes muqueuses intestinales. Enfin sur la peau du Marsouin (et il en est probablement de même chez les autres Cétacés), soit dans les endroits où la peau est blanche, soit dans ceux où elle est noire , l’épiderme se sépare avec la plus grande facilité de la surface extérieure du Derme qui est parfaitement lisse , et sans les moindres bourgeons ou élevures. Par conséquent dans cet Animal, entre l’épiderme transparent et la surface du Derme, il n’y a rien à quoi l’on puisse attribuer la moindre coloration. La face interne du

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Derme est partout découpée , comme le velours le plus fin , en sillons qui en occupent du tiers à la moitié de l’épaisseur totale. Les petits feuillets très-minces qui résultent de ces découpures dont la direction est onduleuse par des courbes analogues à celles de la paume de nos doigts, sont entièrement noirs jusqu’au fond des découpures, sous le ventre même, là où la peau est la plus blanche extérieurement. Au dos où la peau est d’un bleu noir , cette couleur occupe toute l’épaisseur du Derme.

Là où le blanc passe au noir par des nuances progressives , cela tient donc à ce que la couleur noire s’avance plus ou moins près de la surface externe du Derme ( V. Dauphin ). Il est donc bien certain que , pour toute la peau de ces Animaux , pour le Deimede la tête de nosRuminans , des Chevaux et de nos Chiens, et enfin dans les altérations maladives de la couleur de la peau humaine, le siège des matières colorantes est dans l’épaisseur du Derme même , et non dans une membrane ou réseau quelconque qui lui soit extérieur.

Chaussier, avons-nous dit, est le seul qui ait bien décrit l’organisation du Derme. Cette partie de la peau n’offre selon lui qu’une seule lame plus ou moins épaisse composée , de fibres particulières, denses, entrecroisées à l’infini, laissant entre elles des ave’oles remplis d’un fluide albumineux , et à travers lesquels passent les poils ; 20 d’un grand nombre de ramuscules artériels et veineux , nerveux et lymphatiques, ramifiés à la surfaee où ils se réunissent en petits mamelons ou papilles ; il prétend, ce que réfutent les observations précédentes , que ces papilles sont le siège de la couleur qui distingue les races humaines ; 5° enfin dans les aréoles du Derme se trouvent un grand nombre de follicules qui sécrètent une humeur huileuse pour entretenir la souplesse de la peau. Tous ces élémens forment une seule et même lame où ils ne se présentent pas par couches superposées , mais

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moment mêlées et en des proporiS diverses dans les diverses réas ; voilà ce qui existe seulement réalité et ce que nous avons pu • nous-mêmes. Cette nombreuse erposition de couches étagées, ade par Gaultier et autres, n’a sans te , dit Chaussier, été suggérée à agination de ces anatomistes que le penchant à isoler chacun des ns des fonctions diverses de la pea u. !’est conséquemment dans le Derque réside la cause , et de la leur de la peau, et de tous les nomènes dont cette membrane le siège. L’épiderme est toutiit inerte , et n’a d'effet que coinenveloppe isolante des extréminerveuses , et comme obstacle à aporation et à l’imbibition. Nous oserons au mot Epiderme quelss résultats des expériences par les- :lles Magendie a découvert et cons- : ces deux dernières propriétés de iderme.

•I n’est donc pas invinciblement uvé , comme on l’a dit un peu léement, que la cause de la couleur tous les Hommes est indépenîte de toute influence étrangère, ient uniquement à l’organisation :leur peau. La proposition est trop uement énoncée , et n’est pas l’exssion de tous les faits qu’elle semembrasser. Dans l’espèce arabe caucasique , par exemple , espèce ît le caractère est d’avoir les cheix lisses et longs, l’angle facial de ^ante-dix -huit à quatre-vingts ;rés, et le nez tout d’une veï avec le front; dans cette es- .e, disons-nous, la couleur de la u varie depuis le blanc pur de nos s jolies blondes jusqu’au noir égalent pur de plusieurs peuples de te espèce adjacens à l’océan Iun, depuis le Gange jusqu’en Abys- ; ie. Et ensuite , chez les Européens mes, celte transmutation arrive que dans le même individu , lors- ’il vient à subir sans abri l’inlluen- < de la zone équatoriale. Il faut dire ;si que l’espèce arabe est la seule xl la couleur soit ainsi susceptible

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de changer par l’influence du climat.

Tous les autres Hommes, soit jaunes, soit olivâtres , soit noirs , soit bronzés , soit cuivrés, soit même blancs, restent immuables sous toutes les influences, et nonobstant la perpétuité de ces influences. Ainsi les peuples mongols ont à peu près la même nuance et sous le pôle , et sous le tropique, et sous les zones intermédiaires. Il en est de même des Américains cuivrés. Enfin en Amérique , sous l’équateur, il existe des Hommes dont la couleur est d’un blanc mat, qui ne sont point une race dégénérée de l’européenne , comme on a pu l’imaginer, dont l’origine n’est certainement pas la même que celles des autres Américains , et que les Européens trouvèrent indigènes lors de la découverte. Eh bien , ces Américains blafards conservent leur teint blanc , sous le même soleil qui, au bout de quelques années , a presque tout-àfait noirci l’Espagnol ou Je Portugais qui subit comme eux , sans abri , l’influence du climat. Cette susceptibilité de la peau à varier ainsi de couleur dans l’espèce arabe, opposée à la fixité de la couleur dans les autres espèces , est une preuve péremptoire de diversité d’origine , et devient à cause de cela un caractère principal de cette espèce, caractère duquel on n’avait pas même encore reconnu l’existence ( pour le développement de ces faits, le mot Homme.)

Pour les diffé rences d’épaisseur et de couleur du Derme , suivant les classes et les genres d’ Animaux vertébrés, V. Peau. (a.d..ns.)

* DERME A. bot. crypt. ( Champignons.) Fries appelle ainsi une section du genre Pezize renfermant toutes les espèces glabres et coriaces. F . Pezize. (a.r.)

DERMESTE. Dermestes. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères , famille des Clavicornes, dont les caractères sont : mandibules courtes , épaisses, peu arquées, dentelées sous leur extrémité; palpes

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très-courts, presque filiformes; antennes un peu plus longues que la tète , terminées par une grande massue ovale , peri'oliée , de trois articles; corps ovalaire , épais , convexe et arrondi en dessus; tète petite et inclinée, corselet plus large et sinué postérieurement ; élytres inclinées sur les côtés et légèrement rebordées.

Le genre Dermeste , tel qu’il a été établi par Linné , comprenait tous les Coléoptères à antennes en massue , dont les trois derniers articles sont plus épais; ce genre, ainsi caractérisé, renfermait des Insectes dont l’organisation et les mœurs sont très— cliflc— rentes, et qui ont été depuis rangés dans diverses sections.

Les Dermeste^ se rapprochentbeaucoup des Mégatomes et des Attagénes; mais ils diffèrent des premiers par leur avant-sternum qui ne s’avance point sur la bouche , et des seconds par la massue des antennes qui est plus courte , tandis qu’elle est terminée par un article triangulaire et quelquefois très-long dans les Attagènes. — Ces Insectesne sont que trop connus par les dégâts que leurs larves occasionent dans les collections zoologiques : aucune matière animale n’est à l’abri de leur voracité ; les larves ont le corps allongé , peu velu etcomposé de douze anneaux distincts dont le dernier est terminé par une touffe de poils très-longs; leur tète est écailleuse , munie de mandibules trèsdures et tranchantes , de deux antennes et de barbillons très-courts ; elles ont six pâtes écailleuses terminées par un ongle crochu, et changent plusieurs fois de peau avant de passer à l’état de nymphe; dans cet étal, elles sont un peu plus raccourcies et immobiles , et leur changement en Insectes parfaits a lieu au bout de quelques jours. Les De rm estes cherchent les lieux écartés et malpropres; ils semblent fuir la lumière, aiment le repos , et ne se mettent en mouvement que lorsqu on les trouble en faisant du bruit ou en touchant les corps qui les renferment; leur démarche est timide et incertaine : ils

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avancent par des mouvemens brusques et interrompus, et s’arrêten souvent comme pour écouter et voii si le danger qu’ils fuient est éloigné Lorsqu’on les touche , ils feignen d’ètre morts en repliant leurs pâtes e leurs antennes sous leur corps et er restant dans une immobilité parfaite ; ils se montrent rarement la surface des corps oii ils se .son établis , et semblent ne quiller lem retraite qu’à regret et avec crainte!

Les Dermestes sont très-communs en Europe, et plusieurs espèces sé retrouvent dans les diverses partiel du globe .• on les rencontre, en géné-i ral , dans les cadavrcson putréfaction et dans toutes les matières animales.!

Dejcan (Catal. de Coléoptères, p 46) en mentionne onze espèces tan exotiques qu’indigènes ; parmi ce4 dernières , nous remarquons :

Le Dermeste du Lard , D. Larda, rius , L. , Fabr. , Dcgéer , Geoff.

figuré par Olivier ( Hist. des Coléopt pi. i , f. 1 , a , b) ; il se trouve dan: toute l’Europe , et est fort commun ; Paris.

Le Dermeste Renard , D. V ulpi\ nus, Fabr. ,01. et Schaeffer ( Iccn . 1ns. tab. 42 , f. î , 2). Il se trouve en France, au cap de Bonne-Espérance e dans toute l’Afrique.

Geoffroy a donné le nom de Dcr meste à des Insectes appartenant i des genres très-différens; ainsi il > j nommé :

Dermeste a points d’Hongrie i Geoff. , le Nécrophore fossoyeur , N | f^espillo. V . NÉCROPHORE

Dermeste noir (grand) , le Nécrol pliore inhumeur. V. ce mot.

Dermeste a oreilles, le Dryops auriculaire. F~. Dryops.

Dermeste bronzé , l’Elopbort aquatique. V. Elopiiore.

Dermeste effacé , la Nitidulc discoïde. V. Nitidule.

Dermeste en deuil , la Sphénduj marginée. V . SmÉRiDiE.

Dermeste lévrier a strif,s, ci

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SMESTE PONCTUÉ ET STRIÉ , les Mes oblougs et le Lycle crénelé.

Lycte. (aud.)

)ERMESTINS. Dermes ti ni. ins.

reiile a désigné sous ce nom ( Ge- . Crust. et Jnsect., et Considér. <*é- ., p. i45) une famille de l’ordre Coléoptères , section des Pen taies. Cette famille a été convertie en m, et appartient ( Règn. Auim. de v. )à la lamille des Clavicornes; ses r actères sont : antennes droites , ■s longues que la tête , de onze ares, et terminées par une massue mde, perfoliée et composée des is derniers; mandibules courtes, lisses; palpes courts , presque filimes; corps ovale ou ovoïde , épais xmvexe; têtepetite , inclinée ; pieds irts et non contractiles. Cette tribu nprend les genres Attagène, Derste, Mégatome. V. ces mots. Ils îfennent des espèces qui, sous me de larves et dans leur état parse nourrissent de matières anik les. (aud.)

OERMOBR AN CH ES . mole. Duril(Zool. Anal. , p. 162 ) a établi is ce nom une famille , la première l’ordre des Gastéropodes et dont caractères consistent à respirer par branchies extérieures sous forme ! ] lames, de filamens ou de panaches.

I s genres Doris , Tritonie , Scyllée, llide, Phyllidc, Patellier, Orinier j(Chitonier composent cette famille, ces mots. (b.)

r DERMOCHÉLYDE. Dermoche - . rept. CHÉii. (Blainville.) V. Tor- |fe.

iJERMODITJM. bot. crypt. ( Lyco - "(lacées.) Ce genre, fondé par Link, ji •approche des genres Ætkalium ou ligo d’une part, et des genres Licea DycogaLa de l’autre; il piésente péridium de forme irrégulière.

îple , membraneux , très-mince

es

se détruisant promptement; miles sont réunies par paquets is mélange de filamens. Ce Champion commence par être très-flui- . Ce n’est que plus tard qu’il devient

sec et pulvérulent. On ne voit aucune trace de filamens parmi les sporules qui sont assez grosses. On 11’en connaît qu’une espèce décrite par Link sous le nom de Dermodium inquinans. Elle croît sur les souches coupées des Arbres, surtout près des racines ou elle forme des plaques de trois à quatre pouces; son péridium est irrégulier, très-mince, en grande partie adhérent au bois; il est noir, et se détruit promptement pour laisser sortir les sporules qui sont de la même couleur. (ad. b.)

DERMODONTES. pois. Bîa inville ayant le premier remarqué l’implantation des dents des Poissons cartilagineux dans la peau des mâchoires , particularité qui distingue éminemment ces Animaux de ceux de la même grande classe qui ont les dents *■' implantées dans l’épaisseur des mâchoires mêmes, a proposé cette dénomination non moins expressive que celle qu’on a adoptée jusqu’ici, et qui n’a d’autre inconvénient que d’être venue après. V. Poissons. (b.)

DERMOPTÈRES. mam. Famille établie dans l’ordre onzième de la Méthode d’Illiger , V olantia , et qui se compose du seul genre Galéopitlièque. V. ce mot. (b.n

DERMOPTÈRES. pois. Septième famille de l’ordre des Holobranches dans la méthode analytique de Duméril , caractérisée ainsi que nous l’avons dit à l’article Abdominaux.

V. ce mot. Ce nom est emprunté de la consistance de la seconde dorsale , qui , adipeuse et dépourvue de rayons, ressemble à un prolongement de peau. Cette famille entière faisait partie dans le Système de Linné du seul genre Salmo , divisé aujourd’hui en Serra-Salme, Raiï, Piabuque, Tétragonoptère, Hydrocin , Curimate , Anostome, Githarine, Aulope, Salmone , Osmère , Saure , Corégone et Argentine. V. ces mots. — Les Dermoptères sont des Poissons vivant de chair, et la plupart habitant les eaux douces. (b.)

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DERMORIIYNQUES. ois. Désignation d’une famille de Palmipèdes dans laquelle Y ieillot a placé les genres Harlc et Canard. V. ces mots.

(dr. .z.)

* DERMOSPORIÜM. IiOT. CRYPT.

( Urèdinées.) Ce genre, créé par Link, et placé par lui auprès des Tuberculaires , a le port des Sclerotium et des Ægerita. Il est du reste très-incom-

Elétcment connu ; il présente une ase charnue, compacte, globuleuse, recouverte de toutes parts d’une couche de sporules; peut-être la disposition régulière de ces sporules . qui forment une sorte de membrane devrait-elle faire placer ce genre parmi les vrais Champignons anomaux , tels que les Tremelles. Peut-être même les autres genres voisins , tels que les Atractium , Tubercula/ïa, Epicoccum , etc., devraient-ils le suivre dans cette famille. Quoi qu’il en soit, on ne connaît encore qu’une seule espèce de ce genre, à laquelle Link a donné le nom de Dermosporium Jlavescens. Elle forme de petits tubercules rapprochés par groupes sur l’écorce des bois morts, et ressemble au premier coup-d’œil à des œufs d’insectes ; sa couleur est jaunâtre. h’Ægerita pallida de Persoon paraît trèsvoisine de cette espèce si elle n’est pas la même. (ad. b.)

* DERO. annel. Genre établi par Ocken aux dépens de celui des Naïdes de Linné. Il renferme les espèces qui ont pour caractères communs de n’avoir aucune trace d’yeux , d’être sans doute pourvues de branchies et d’offrir une queue élargie en forme de feuille plus ou moins lobée. Ces espèces sont le Nais cœca de Linné , et son N aï s florifera. (aud.)

DERRI et DARRY. min. V.

Tourbe.

DERRIS. Denis. ANNEE ? Genre sur les caractères duquel on a beaucoup de doute et qui a été établi par John Adams ( Tra/is . of the Linn. Soc.

T. m ). Le corps est long d’un pouce, composé d’une membrane exté-

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ncure transparente, sorte de tuyau garni d’articulations nombreuses qui facilitent la flexion. Il se termine postérieurement en pointela tête, un peu plus grosse que lé corps, est rétractile et porte a sou sommet deux petits tentacules cylindriques ; la bouche est ti ès-^endue et composée de deux lames ou lèvres dont la supérieure est plus longue et pointue. Cet Animal, qui est peutêtre une Annelide, a été rencontré sur les bords de la mer. (aud.)

DERRIS. bot. tiian. Loureiro ( Elor . Cochinclùn., il, p. 525)estl’au. i teur de ce genre qui appartient à la 1 famille des Légumineuses et à la DiadelphieDécandrie ,L. Il l’a ainsi caractérisé : calice tubuleux , crénelé sur les bords et coloré ; corolle papilionacée à quatre pétales presqu égaux ; étendard ovale; ailes oblongues; carène en forme de croissant , tous terminés inférieurement par des onglets filiformes ; dix étamines dont les filets sont monadelphes ( le genre a été néanmoins placé dans la Diadelphie); style de la longueur des étamines, portant un stigmate simple ; légume oblong, obtus, très-comprimé, membraneux , lisse , et ne contenant qu’une graine oblongue et aplatie.

La Derris pennée, Derris pinnata, Loureiro, est un Arbuste des forêts de la Cochinchine. Sa lige est grimpante, longue, sans aiguillons et trèsrameuse; elle porte des feuilles alternes pinnées , dont les folioles sont petites , rhomboïdales , glabres, trèsentières et très-nombreuses; ses fleurs sont blanches et disposées sur des !

pédoncules axillaires. Les habitans ae la Cochinchine emploient sa racine , qui est très-charnue, lorsqu’ils ne peuvent se procurer le fruit du Cachou. On sait qu’ils mâchent celui-ci avec les feuilles du Poivrier- Bétel ,afin de se donner une haleine agréable et de se rendre la bouche vermeille. L’autre espèce , Denis tri foliota , Loureiro, a des feuilles ternées , et les fleurs disposées en grappes longues et axillaires. Elle croîten i

, DES

iinc, dans les forêts de la province Canton. (g. .N.)

* DERYS. bot. pii an. (Delilc.) Le ifolium A lexandrinurn , cultivé as toute l’Egypte, récolté en fourbe. (b.)

DÉSARMÉ, rois. Espèce du genre énéiose. V. ce mot. (b.)

r DESCENDANT. Coude. r. bot.

UN. Linné appelait ainsi la pard’un Végétal qui s’enfonce dans terre, par opposition au mot de udex ascendant qu’il donnait à la P3. ! (A. H.)

DESGHAMPSIE. Deschampsia.

’. phan. Genre de la famille des uninées et de la Triandrie Di- , lie , L., établi par Palisot-Beauvois terostographic , p. gi, tab. îS, f. 5 )

: dépens des A ira de Linné , et si caractérisé : fleurs disposées panicule composée ; lépicène ime, Beauv. ) renfermant deux ou s fleurs , et formée de deux valves s longues que celles-ci; paillette irieure de la glume (Rich.j dentée nunie extérieurement à sa base nue barbe droite , à peine plus ;*ue qu’elle ; écailles ou paléoles mdies, cutières et velues ; stigmaicartés et plumeux; caryopse libre marquée d’un sillon, alisot- Beauvois rapporte * à ce re les Air a ciltissïma ? et A. am- ■a, Midi., A. cœspitosa , L., A.

i :ca , L., A. media , L. ? A. litlora- Gaud. ? et A. pa/vijiora, Lamk.?

première et les trois dernières ess ne sont indiquées qu’avec doummcappai tenant auxDescliamp- . en sorte qu’on doit considérer ra cœspitosa , L. , Plante qui croît environs de Paris , comme le type du genre. (g. .N.)

i • E SC URÉE. Descure a. bot.

| v. (Guettard.) Syn. de Sisy/nm Sop/iia , L. (b.)

! KSERT. géol. Vaste espace in- I té par l’Homme, soit qu’une té absolue refuse à l’industrie moyen d’établissement , soit a n’ait point encore tenté d’y pé-

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nélrer. C’est plus particulièrement l’aride étendue qu’on désigne pay ce mot. L’Afrique, l’Arabie, la Perse et l’Asie centrale offrent d’immenses solitudes inhabitables qui, privées de sources et dépouillées de verdure , ne se couvrent que dans quelques points de leur surface d’une végétation ligneuse ou rigide , sèche et courte. Les landes aquitaniques donnent en Europe une idée assez exacte de l’aspect désolé des Déserts que l’on rencontre dans les deuxautres parties de l’ancien continent. Il en est de même desParamèras Ae la péninsule ibérique , qui sont des Déserts élevés dans la région des nuages. Un mirage singulier s’observe à la face de tous ces lieux , et ce phénomène , décrit par Monge qui l’observa dans les Déserts de l’Egypte , se retrouve absolument avec les mêmes circonstances entre Bordeaux et Bayonne. En général , la surface des Déserts , quand les vents ne les ont pas, en les dépouillant, réduits à des couches calcaires qui en forment ordinairement le fond, est composée de sable peu lié et d’une poussière noire, très-fine, qui, volatilisée , s’introduit dans la peau, cause de dangereuses ophthalmies et déchire la poitrine en y pénétrant par la respiration. Dans plusieurs parties de i’élendue des Déserts on trouve des sources ou des efflorescences salines et jusqu’à des couches de sel gemme. La végçtation rare rappelle, par son aspect , celle des bords delà mer quand les dunes en bordent le rivage. On peut conclure de ces caractères que la plupart des Déserts représentent le fond de quelques Caspiennes ou mers intérieures. Quelques puits , creusés de temps immémorial , tracent à travers le Désert la route affreuse qu’y tient l’Arabe , grâce au secours que lui prêle le Chameau.

Les Déserts du Nouveau-Monde portent en général un autre caractère.

La plupart sont marécageux, parce que le cours des rivières y est à peine tracé entre une végétation magnifique, et parce que de primitives forêts y protègent la solitude. Dans l’Ancien-

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