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dent sur oo que les lames de cetle substance sont tellement incorporées dans la masse de la Roche, qu’il semble y exister un passage des premières à celles-ci ; de plus , lorsqu’on les brise dans le sens transversal par rapport à celui du (issu lamellcux, elles présentent une cassure mate tout-à-fail analogue à celle de la Serpentine. — La seconde Roche est celle qu’Haiiy a nommée Euphotide ( Gabbro de De Biich ) , et qui est composée de Feldspath compacte tenace (Jade de Saussure) et de Diallage tantôt verte, tantôt métalloïde. On la trouve abondamment au pied du Mussinet près de Turin. On rencontre aussi le même Feldspath avec la variété métalloïde , dans la vallée de Saint-Nicolas , près du Mont-Rose ; et avec la variété verte, en Corse, aux environs d’Orezza. — Dans la troisième Roche, qui est 1 ’Eclogite d’Haiiy , la Diallage fait la fonction de base , et forme avec le Grenat un composé binaire , auquel s’associent accidentellement le Disthène , le Quartz , l’Epidote et l’Amphibole. Cette Roche se trouve en Carinthie dans le Saualpe , et en Styrie. L’Eclogite de Styrie et l’Euphotide de Corse ont été employés avec avantage pour faire des objets d’ornement. On voit en Italie des tables faites de cette dernière Roche, que l’on appelle dans le payst >erde di Corsica. Elles présentent des taches d’un beau vert avec des reflets satinés sur un fond d’un blanc légèrement bleuâtre. (g. del.)
DIAMANT, min. A damas , Plin., Damant , Wern. L’une des substances minérales les plus remarquables par leurs propriétés et leur histoire , et celle qui jouit au plus haut degré des qualités qui font rechercher une Pierre comme objet de richesse et d’ornement. LeDiamant , le plus dur, le plus brillant des Minéraux ,et l’un des plus limpides , est identiquement de même nature que le Charbon, qui, dans l’étal où nous l’obtenons par la combustion du bois, est un corps tendre, noir et opaque. Exposé à un feu d’uns certaine activité, il brûle
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sans laisser de résidu , et se transforme en acide carbonique. Le Diamant est le plus dur des Minéraux , c’est-à. dire qu’il les raye tous et n’est rayé par aucun; mais il est en même temps très-fragile; un léger choc suffit quelquefois pour le briser. Sa réfraction est simple, son pouvoir réfringent très-considérable. Son éclat est des plus vifs, et sous certains aspects, se rapproche du métallique.
Il est tellement caractéristique dans le Diamant, qu’il n’a pas d’autre nom que celui & Eclat Adamantin. La pe-t santeur spécifique du Diamant est de 3,5. Il acquiert parle frottement une électricité qui est toujours vitrée, mais il la conserve très-peu de temps.) Il devient phosphorescent lorsqu'on!
l’expose aux rayons du soleil. Distingué de l’Anthracite par un état cristallin qui lui est propre, il est constamment divisible par des coupes très-nettes en octaèdre régulier. Lest formes qu’il présente portent visible) ment l’empreinte de cet octaèdre, malgré la tendance générale qu’on les faces de ses cristaux à subir de; arrondissemens. Dans les Diamans 2 faces sensiblement planes , les forme:
qu’on observe le plus ordinairemen sont l’octaèdre , le cube , le cubo-octaèdre, le dodécaèdre , etc. Il en es qui ont offert des transpositions oi des hémitropies. Les Diamansà face:
bombées sont connus en général sou:
le nom de Diamans sphéroïdaux Ils semblent tous dériver d’un sol lide à quarante-huit facettes, qu résulterait d’une loi de décroissement intermédiaire sur les angle de l’octaèdre primitif. Haiiy rem raison de la courbure à peu p»d régulière de leurs faces , en suppo sant que la loi de.ee décroissement au lieu d’être uniforme comme à l'ordinaire , varie d’une lame à l’autrt en suivant une progression déterminée. Ces formes arrondies , que 1 ou ne peut pas considérer ici comme des Cristaux roulés, sont le produit d’une cristallisation précipitée et p»1 conséquent imparfaite. Quelquefois les Diamans sphéroïdaux sont com-j
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nos dans uu sons, de manière à tenter l’aspect de prismes triangu- : es très-courts, terminés par des i amides curvilignes très-s urbais- ;; ce sont ces prismes que Rome l Isle a décrits sous le nom de ‘■niant triangulaire. On a observé Cristaux qui offraient la combi- -son des faces courbes du sphéroïavec les faces planes de la forme nilive : c’est à cette variété que • iy a donné le nom de Plan-can- \e.
.jCS Diamaus sont le plus soui t sans couleur; on en connaît tendant de jaunes, de verts, de cïs, de bleus, et même de noirâ- >. Ces roses sont les plus rechers parmi Les Diamans colorés ; mais leur préfère en général les Diaras limpides , lorsqu’ils sont d’une i le eau , et qu’aucune glace ou gerj e ne les dépare. Les Diamans tailse reconnaîtront toujours aiséut à leur extrême dureté, à leur it particulier , et à leur réfraction », pie. Ces caractères suffisent pour pêcher de les confondre avec le n'hir blanc ou Corindon incolore , idristal de roche , et la Topaze blani du Brésil, dite Goutte d’eau.
uifes ces Pierres ont la réfraction nble, et sont rayées par le vérita- : Diamant. On a essayé quelquel de faire passer pour des Diamans i qualité inférieure, les Topazes » liées du Brésil , dans lesquelles la
Iie développe souvent un éclat assez , et qui ont sensiblement la même anteur spécifique que le Diamant ; is elles s’en distinguent par un aucaractère assez prononcé , savoir durée de l’électricité acquise par flottement. Un Diamant ne conve pas la vertu électrique au-delà ne demi-heure, une Topaze la iserve pendant vingt-quatre heu- , .et quelquefois davantage, fous les Diamans répandus dans le nmerce viennent des Grandes-Inet du Brésil. On les trouve tours disséminés dans des terrains lluvion anciens , et quelquefois gagés dans une sorte de poudingue
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formé defragmens arrondis de Quartz, réunis par un ciment ferrugineux :
cet aggrégat est connu sous le nom de Cascalho. Werner croyait pouvoir rapporter ces terrains à l’époque des formations trappéenues. C’est dans les atterrissemens du fond des vallées , et à très-peu de profondeur audessous du sol, que l’on rencontre le
f>l us de Diamans. Depuis les temps es plus reculés jusqu’au seizième siècle , l’Inde était en possession de fournir tous les Diamans du commerce ; on les tirait principalement des mines situées dans les royaumes de Golconde et de Visapouri On cite parmi les plus importantes celles des environs de Koloure , ou les Diamans sont enveloppés d’une croûte terreuse que I on enlève par le lavage.
Le docteur Heync a rapporté de Banagan-Pally , dans le Décan , à Londres , un Diamant engagé dans une gangue, que I on croit être une sorte de brèche à base de Wacke. — Dandrada et Mawe, qui ont visité tous deux le Brésil , ont fourni des détails plus étendus sur le gissement et l’exploitation des mines de Diamans de ce pays, découvertes en 17 28 dans le district de Set ro-do-Frio. Les Diamans s’y trouvent dans un agglomérat tout-à-fait semblable" à celui de l’Inde. La plus célèbre exploitation est celle de JYIandanga, au nord de Rio Janeiro. Le Cascalho y est le même que celui des mines d’Or : il se tire principalement du lit des rivières , et se recueille dans les basses eaux. C’est sous un hangar de forme oblongue qu’a lieu le lavage , au moyen d’un courant d’eau que l’on fait arriver dans de grands baquets inclinés, à chacun desquels est attaché un nègre laveur. Des inspecteurs placés sur de hautes banquettes surveillent l’opération. Lorsqu’un nègre a trouvé uu Diamant , il avertit aussitôt l’inspecteur, en battant des mains. U y a des primes établies en fa veur de ces nègres , d’après la grosseur des Diamans qu’ils découvrent. Pour un Diamant de dixsept carats et demi, ils obtiennent leur liberté. Malgré ces mesures, la
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contrebande a toujours lieii , et c’est par ce moyen que les plus beaux Diamans arrivent dans le commerce.
Pendant un intervalle de quatre*vingt -quatre années , le produit moyen de cette exploitation s’est monté annuellement à trente-six mille carats , et la valeur moyenne du carat à dix-huit ou dix-neuf francs :
on évalue la contrebande à environ la moitié de la quantité fournie au gouvernement.
Les anciens connaissaient le Diamant. Pline, dans la description qu’il donne de sa forme la plus ordinaire , qui est l’octaèdre à faces bombées, la considère comme un assemblage de deux pyramides curvilignes. Il était loin de soupçonner la combustibilité du Diamant, qu’il regardait comme inaltaq uable par la chaleur ; selon lui , le feu ne parvenait pas même à l’échaufifer. C’était cette prétendue résistance du Diamant à Faction du feu , jointeà sa grande dureté , qui lui avait fait donner le nom à' Adamas , qui veut dire indomptable.
Newton avait reconnu que ce Minéral devait être une substance inflammable , long-temps avant qu’on en eût fait l’expérience. Il avait remarqué que les corps réfractaient d’autant plus fortement la lumière , qu’ils étaient plus combustibles , et que la grande puissance réfractive du Diamant le plaçait à côté de l’Huile de Térébenthine et du Succin. La conjecture de Newton fut vérifiée par les académiciens de Florence, qui, ayant exposé des Diamans au foyer d une grande lentille, les virent diminuer' peu à peu de volume et disparaître entièrement. Plusieurs chimistes français l’épélèrent cette expérience avec le même succès; et Lavoisier, le premier , chercha à déterminer la nature chimique du Diamant , en le brûlant en vases clos , et recueillant le produit de la combustion , qu’il reconnut être de l’acide carbonique. Après lui , d’autres chimistes, Smithson, Tonnant, Guyton- Morveau , Allen et Pcpis , et dans ces derniers temps H. Davy , ont mis ce
résultat hors de doute
, et prouvé de!
plus que le Diamant n’était que dui Carbone pur.
Cet éclat si vif que l’on admire à la j surface d’un Diamant taillé , ces feuxi ètincelans qui jaillissent de son rieur, sont dus tout à la fois à la j grande réfraction dont il est doué,eti à la dispersion considérable qu’il fait!
éprouver aux rayons de lumière qui»
le traversent dans tous les sens. Lies ( facettes inclinées, que le lapidaire} multiplie à dessein , et dispose de laf manière la plus convenable , favori-j sent cette décomposition des rayonsl lumineux, en sorte que le Diamant} est redevable de ses plus beaux effets j à l’opération de la taille. Les anciens ne connaissaient point celte opération : ds n’employaient jamais que des Diamans bruts, dont la surface est toujours plus ou moins terne. Les plus recherchés alors étaient ceux qui présentaient en avant une pyramide à quatre faces; on leur donnait le nom de Foin/es naïves. Ce ne fut qu’au quinzième siècle que l’on ima-j gina d’employer à la taille du Diamant sa propre poussière, obtenue par le frottement mutuel de deux corps de cette espèce. Cette poudre est connue sous le nom àlég risée. Le premier Diamant taillé par ce moyen fut acheté par Charles-le-Téméraire, duc de Bourgogne , qui donna une récompense considérable à Louis de Berquen , inventeur duprocédé. Dans celte opération, le lapidaire profite souvent de la propriété qu’a la pierre de se laisser cliver. Il y a des Diamaus qui se refusent à un clivage continu, parce qu’ils sont de véritables Macles , formées de plusieurs Cristaux différons ; on leur a donné le nom Ae Diamans de nature. Parmi les différentes manières de tailler les ûiamaus , il en est deux principales que l’on appelle taille en brillant et taille en rose. Dans la première , on lait naître d’un côté de la pierre une large face que l’on nomme la table , entourée de facettes très-obliques ; et du ï;, côté opposé, qui est la culasse, diverses facettes plus ou moins indi-
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:s qui sc réunissent en une arête imune,ouse terminent en un point ilnmun. Dans la taille en rose, on i iplace la table par une pyramide tj|->lusieurs faces. — Les Diamans t en général d’un petit volume.
-ir valeur commerciale dépend à l 'ois de leur degré de perfection et leur grosseur. JefFry.es , joaillier ^lais , a donné une règle pour en mer le tarif; elle consiste à multi- *.ir le carré du poids de la pierre on veut estimer, par le prix d’un at de Diamant. Le carat vaut quagrains. D’après le Dictionnaire de 'terville, le prix moyen des Dians serait fixé aujourd’hui comme le voit dans le tableau suivant :
je Diamant dit recoupé , de quatre ins ou un carat. . . 260 à 280 fr.
: Je: te six grains 600
huit grains 1000
dix grains i4oo
douze grains 1800
quinze grains 24oo
dix-huit grains 35oo
vingt-quatre grains . . 5ooo lorsque les Diamans sont d’une sseur remarquable , leur prix .(mente suivant une proportion ucoup plus rapide. Nous citerons quelques-uns des Diamans les •s célèbres sous le rapport du lume. Celui du Grand-Mogol, au ps de Tavernier , pesait deux cent :ante-dix-neuf carats et 9/16. Il t d’une belle eau et taillé en rose, t épaisseur était de treize lignes, on diamètre de dix-huit. Taver- : le compare à un œuf qui auété coupé par le milieu. Il l’évaà 11,700,000 fr. Avant la taille, en avait beaucoup diminué le ame, il pesait à peu près le doude son poids actuel. — Le plus u Diamant de l’empereur de Rusjèse cent quatre-vingt-quinze caou une once deux gros cinquantex grains. Il est de forme ovale ilie , et de la grosseur d’un œuf de ion. La personne qui l’a cédé à pératrice , en 1772, a reçu en J' mge 2,2 5o,ooo fr. comptant, 000 fr. de pension viagère, et un
titre de noblesse. — Le régent , qui appartient à la couronne de France, pèse cent trente-six carats 3/4; il est taillé en brillant, et n’a aucun défaut; aussi passe-t-il pour le plus beau Diamant que l’on connaisse. Il a coûté 2, 25o,ooo fr. à la couronne, et vaut beaucoup plus. Sa longueur est de quatorze lignes , sa largeur de treize , et son épaisseur de neuf j/3. Il vient des mines de Partéal , à quarante-cinq lieues au sud de Golconde. Il est aussi nommé le F Ut , du nom de celui auquel le Régent l’avait acheté.
On sait que les vitriers se servent des pointes naturelles de Diamant pour couper le verre. Wollaston a fait une observation curieuse à ce sujet.- Il a remarqué que les corps durs taillés en un tranchant à faces planes rayaient , mais ne coupaient point le verre, et qu’ils acquièrent cette dernière propriété, lorsque, par la taille, on arrondit convenablement les faces du biseau ; en sorte qu’il paraît que le Diamant est redevable ae la propriété de couper le verre à la courbure naturelle de sa forme extérieure.
Diamant d’ Alençon, du Canada.