TOME Y
Marteau, Avicule , etc.). En effet, ce genre présente un ligament marginal continu , étendu sur le bord , tandis que, dans les Crénatules , on voit le ligament divisé dans des échancrures du bord cardinal , et , par cela meme > commencer à se montrer multiple , comme dans les Pernes ; il est tout-à-fait divisé par portions bien distinctes non continues et sur un très-large bord.
L’Animal des Crénatules n’est point connu; mais vivant dans 'les Eponges et n’ayant jamais été vu que dans cette circonstance d’habitation , cela donne à penser qu’outre les modifications qui se remarquent sur les Coquilles , il a dû lui-même en éprouver de particulières , en relation au moins avec sa manière de vivre. Les caractères distinctifs de ce genre sont faciles à saisir : une coquille subéquivalve , aplatie, feuilletée , un peu irrégulière; aucune ouverture latérale pour le byssus; charnière latérale , linéaire , marginale , crénelée ; crénelures sériales , calleuses , creusées en fossettes , et qui reçoivent le ligament. Tels sont ceux exprimés par Lamarck (Anim. sans vert. T. vi, part. i,p.i36), et qui s’aperçoiventà la simpleinspection des Coquilles qui nous occupent.
Bruguière avifit connu une Coquille de ce genre , mais il l’avait confondue avec les Moules , comme ori le voit par la figure 2 de la 216e planche de l’Encyclopédie. Cuvier ( Règn. Anim.
T. 11, pag. 466) l’a adoptée et l’a placée entre les Arrondes (Avicules, Brug.) , les Pernes et les Jambon neaux(Pinnes, Larnk. ) — Férussac ^ Tableaux syst.
des Anim. moll. ) place, danssa'famille des Aviculées, le genre Crénatule qui, comme Lamarck l’a dit le premier , sert de passage des Pernes et des Inocéramcs de Sow. ( Catillus , Brong. ) aux Pinnes; enfin, il a élc adopté par Schweiger , Ocken , Blainville ,etc. Les espèces du genre Crénatule sont rares et encore peu connues ; elles habitent les mers chaudes , et il n est pas venu à notre connaissance qu’au en ait rencontré à l’état fossile. Parnn les especes que nous citerons ,
nous choisirons de préférence celles qui ont été figurées , la description la mieux faite ne pouvant quelquefois suppléer entièrement une figure môme médiocre.
Crénatupe AVicuEAiRE,'C/e^am/a avicularis , Lamk., Ann. du Mus. T.
ni, pag. 29, t. 2 , f . 12; et Anim.
sans vert. T. yi, part. irc , pag. if>7, n° 1 . La figure de Schrœter ( 3 , t. 9, fig. 6)n’est pas faite avec assez d’exactitude pour qu’on puisse la citer comme appartenant précisément à cette espèce. La Crénatule aviculaire est une Coquille rhomboïdale arrondie , comprimée , très-mince , presque membraneuse, rouge avec des bandes rayonnantes , blanches sur la surface.
Elle se trouve dans les mers de l’Amérique méridionale.
Crénatule verte, Crenatula viridis, Lamk., Anim. sans vert. T. vi, ire part. , pag. 167, n° 5. Cette espèce singulière mérite d’être citée d’abord comme la plus grande du genre; ensuite par ces appendices linguifoimes qui prolongentles crochets. C’est une Coquille peu régulière , ovale , oblongue, verdâtre et présentant des appendices terminaux, des crochets obliquement proéminens ; elle est longue d’un décimètre environ, en y comprenant l’appendice des crochets.
Elle se trouve dans les mers de l’Asie australe.
Crénatule mytiloïde , Crenatula mytiloïdes , Lamk., Ann. du Mus. T.
ni, pag. 5o , pl. 2, fig. 3 et 4; et Anim. sans vert. T. vi, prem. part, pag. x 38 , nQ 6. Celle-ci est petite , violette, ovale, oblongue , aiguë vers les. sommets , obscurément rayonnée; elle se reconnaît surtout par des lames voûtées qui garnissent intérieurement les crochets. Elle vient de la mer Rouge. (n..n.)
CRÉNÉE. Crenea. bot. phan.
Genre fondé par Aublct (Plantes de la Guiane, pag. 525, tab. 20.9) , et rapporté à la famille des Salicariées et à ricosandrie Polygynie , L. Il offre pour caractères : un calice urcécjé à quatre divisions larges , aiguës et
égalesentre elles; quatre pétalesblancs arrondis, attachés entie les divisions du calice; étamines au nombre de quatorze , insérées sur la partie supérieure du calice au-dessous des pétales, déjetées du même côté après l’épanouissement de la fleur ; ovaire sphérique surmonté d’un style courbé, et terminé par un stigmate oblong et rouge ; capsule verte , petite , acuminée , enveloppée par le calice persistant, à cinq loges renfermant une multitude de graines très-petites.
La Crenée maritime , Crenea maritima , sur laquelle Aublet a établi le genre , est une Plante herbacée qui croît dans les eaux saumâti es , sur les bords de la Crique Fouillée dans l’île de Cayenne. Elle pousse plusieurs tiges hautes environ d’un mètre , quadrangulaires et garnies de feuilles opposées , lisses , entières , ovales, obtuses et rétrécies près de leur base. Les fleurs sont portées sur des pédicelles supportés eux-mêmes par des pédoncules axillaires , accompagnés de deux bractées squammiformes. Meyer ( P ri j/iitiœ Florœ Essequeboensis) a faitconnaître une seconde espèce de ce genre, et lui a donné le nom de Crenea repens. (g. .N. J
* CRÉNELÉ. Crenatus. bot. Ce mot
adjectif s’emploie pour les organes planes des Végétaux dont le bord offre des lobes très-courts, arrondis, séparés par des sinus aigus et peu profonds. Ainsi , les feuilles de la Bétoine , du Tremble , de l’Hydrocot}’le vulgaire, sont crénelées. (a. R.)
CRÉNELÉE, pois. ( Bonnaterre. ) Espèce du genre Perche. V- ce mot.
* CRÉNIDENTÉ. rois. Espèce du
genre Spare. K. ce mot. (b.)
CRÉNI LABRE. Crenilabrus. rois.
Sous-genre deLabres établi par Cuvier.