‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 156 sur 221 · TOME V · texte numérisé non relu

TOME V

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genre de Champignons très-voisin du Clathrus , et qui n’en diffère que par J’absence du volva. Une seule espèce compose ce genre, c’est le Dictycia clathroïdes qui croît dans l’Amérique septentrionale. (a.r.)

DICT YDIE. Dictydium. bot. crypt.

( Lycoperdacées. ) Ce genre fondé par Schrader ne nous paraît pas mériter d’être séparé des Cribraria du même auteur; Persoon les a réunis avêc raison. En effet, le Dictydium ne diffère du Cribraria qu’en ce que tout son péridium se transforme, à l’époque de la dissémination des sporules, en un tissu réticulé, tandis que dans le Cribraria la moitié supérieure seule devient réticulée , et la moitié inférieure persiste sous forme de cupule.

A ce genre appartiennent les Cribraria cernua, penosa, sjj/endens, etc., de Persoon ; la plupart ont été parfaitement figurés par Schrader. Ce sont de petits Champignons très-élégans par leur forme et leur couleur, souvent d’un beau rouge; ils croissent sur les bois pourris. (ad. b.)

DICTYE. Diclya. ins. Genre de l’ordre des Diptères établi par Latreille aux dépens de la grande division des Mouches de Linné , et réuni ensuite aux genres Tétanocère et Platystome. fr. ces mots. (aud.)

* DICTYOPHORE. Dictyophora.

bot. crypt. ( Champignons .) Desvaux appelle ainsi un nouveau genre de Champignons qu’il a formé pour le Phallus indusiatus de Ventenat (Mém. Inst, x , p. 620 , t. 7 , f. 3). Ce Champignon , originaire de Surinam, se rapproche beaucoup, dit Ventenat, du Phallus impudicus ; mais il en diffère essentiellement parla présence d’un organe d’une structure tout-àfait remarquable. Le chapeau et le pédicule sont réunis par un bourrelet frangé, qu’on prendrait d’abord pour une colerette; mais à mesure que ce bourrelet se développe , les fibres dont il est formé s’allongent, se déploient , et , semblable à une sorte de filet, il recouvre tout le pédicule du

Champignon. C’est la présence de cet organe, qui n’existe pas dans les vrais Phallus , qui caractérise essentiellement le genre Dictyophore. (a. r.) j

DICTYOPTÈRE. DictyopierU.

bot. crypt. ( Hydrophytes .) Genre de Plantes marines de la division des Diclyotées, que nous ayons établie en 1809 aux dépens de quelques espèces de F ucus et d’Ulves de Linné. Il offre f pour caractères : des feuilles simples!

ou divisées , souvent dichotoines , tou- , jours partagées par une nervure qui} s’évanouit vers leur extrémité; leur!

substance est confusément et irrégulièrement réticulée; fructitication,pe-j tites capsules formant des masses uni peu saillantes , éparses sur les feuilles, | quelquefois sur deux lignes parallèles} à la nervure, très-rarement en séries!

transversales. Les Dictyoptères se dis-fl tinguent des Amansies par l’irrégula-j rité des mailles du tissu et par la fruc-j tificalion ; la forme de cette dernière! partie les rapproche des Dictyo tes dont} elles diffèrent par la situation des cap-M suies et par la nervui’e longitudinale, j f Ce dernier caractère ne s’observe ja-j | mais dans les genres Padina , Dictyo- 1| ta et Flabellaria de la même famille. j 1 Tout ce que nous avons dit en trai-j| taut des généralités sur l'organisation} }. et la fructification des Diclyotées,! I peut s’appliquer aux Dictyoptères; } nous ajouterons que la grandeur dejl ces Plantes varie beaucoup. Certaines}} espèces acquièrent à peine quelques» 1 centimètres de hauteur, tandis que!}, d’autres dépassent souvent trois déci-jj,. mètres. Elles diffèrent égalementdansjh l’état de dessiccation et de vie ; fraîches}} et au sortir de la mer , elles sontunjL peu charnues, roides, presque cas-i| santés , et on y observe l’organisationtj réticulée avec la plus grande Facilité; il desséchées , elles deviennent trèjjSj,, minces , très-flexibles, et c’est dans}} cet état que plusieurs auteurs les ontjj décrites. Les Dictyoptères setrouventlL dans les zones chaudes et tempérées ;|l elles commencent à paraître vers lejl cinquante-cinquième degré de latitum^ de nord. Communes dans la Méai-j|]

anéc , elles semblent devenir plus ss à mesure qu’on se rapproche de uateur ; nulle part les espèces ne . nombreuses. L’on n’en connaît rore que dix à douze, parmi les- ) les on doit citer le Dictyop- .■ Justii des Antilles, remarquable -sa grandeur; le Dictyopteris pulyioïdes de la Méditerranée et ses i ibreuses variétés que Bory de ; it- Vincent a retrouvées à Saintix-de-Luz, dans la baie de Biscaye;

| Hctyopteris serrulata de l’Austrai à bord garni de petites dentes ; les Dictyopteris délicat u/a et i ifera des mers des Indes, para- . et très-petites , etc. , etc. Nous ne , ons pas que l’existence des Dic- >tères se prolonge souvent au-delà me année.

1ICTYOTE. Die ty ota. bot. crypt.

drophytes.) Gçnre que nous avons îi en 1809 aux dépens des Fucus I es Ulves de Linné. Il offre pour cctères : des feuilles sans nervures, général dichotomes ou comme déeées , à substance réticulée; fruciiition, capsules en petites masses ^es , rarement en lignes. Lorsque le formâmes, nousl’aviousdivisé l3ux sections; la première renfertt les espèces dont la fructification e en lignes transversales, courî| en segmens de cercle et conccn- Hnes; dans la deuxième étaient les *1 '.es à fructifications rarement siw en lignes longitudinales , plus mnent en ligues .irrégulières et m- .versales , presque toujours épar- N n totalité ou en partie. Adanson fji considéré la première section ü ne un genre particulier et 1 avait ÿii néePadina ; nous croyons devoir flmpter et ne conserver que la deuxiè- »■ our le genre Dictyota. C’est un H lus naturels de la nombreuse faf>fc des Hydrophytes , quoique les B' es dont il est composé aient été || :es les unes parmi les Fucus , les « s parmi les Llves. Leur substan- H l un réseau d’une finesse extrènvisible à l’œil nu , soutenu par *'i itrc réseau beaucoup plus grand

que l’on peut quelquefois apercevoir sans le secours des instrumens. Le premier est beaucoup plus irrégulier que le second dans lequel les mailles transversales sont moins fortes que les longitudinales. Les feuilles ou les frondes toujours sans, nervures , rarement rameuses , presque toujours dichotomes , offrent ordinairement des formes linéaires comme les feuilles des Herbes; elles ne sont jamais velues; leur partie inférieure présente quelques poils plus nombreux sur la racine qui semble en être entièrement composée.

Cette racine n’est jamais rameuse comme celle des Laminaires , ni en.

empâtement comme celle des Floridées; elle a le caractère de la racine des Dictyotëes. La fructification est très-rarement en lignes bien tranchées ; en général elle est éparse.

Quelquefois des fructifications éparses sont contenues entre deux ligues d’autres fructifications parallèles aux deux bords delà feuille, ou bien entre des lignes eu zig-zagou irrégulières et transversales. Cette fructification est composée de capsules nombreuses réunies en masses plus ou moins saillantes. Les feuilles de quelques espèces , larges , planes inférieurement, se terminent quelquefois en lanières filiformes et cylindriques sur lesquelles les fructifications forment des espèces de verrues , c’est ce qui nous a engagé à réunir à ce genre plusieurs Plantés marines à divisions longues, capillacées et cylindriques , mais ayant tous les autres caractères des Dictyotes. Tels sont le Fucus rhizodes de Turner, T. xv , tab. 235 , et ses congénères dont un bolanisteafait un genre particulier. — Les Dictyotes ont une couleur verdâtre plus ou moins foncée , qui ne change presque point par la dessiccation ; exposées à l’action de l’air et de la lumière , elles prennent une teinte plus foncée, rarement une nuance fauveou jaune blanchâtre. Nous n’en avons jamais Vu de noires, ni de rougeâtres quel que fut leur état. Elles paraissent rcpa’n’duès dans toutes les

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mers et sont plus communes dans le centre des zones tempérées que partout ailleurs. Ce genre est nombreux en espèces; parmi ces dernières , l’on remarque le Dictyota ciliata des côtes de France, dont les fructifications sont éparses et en lignes transversales trèsirrégulières ; le Dict. dentata nommé Fucus alomarius par Gmclin ; Plante originaire des Antilles, et que l’on confond encore avec le Fucus dentatus , Floridée commune dans les mers du Nord; le T), dic/iotoma, si variable dans ses formes et si répandu dans l’océan européen ; le D. laciniata , à substance presque cornée dans l’état frais ; le D. penicellala , à divisions supérieures cylindriques ; le D. rliizodes et ses congénères entièrement cylindriques et filiformes. Nous pourrions augmenter cette liste déplus de vingt espèces connues ou nouvelles.

(LAM..X

DICTYOTÉES. Dictyoteœ. box.

cbypt. ( Hydrophytes. ) Ordre de Plantes marines ayant pour caractères une organisation réticulée et foliacée, une coxdeur verdâtre ne devenant jamais noire à l’air. Cinq genres au moins composent cette famille qui se distingue de toutes les autres par son organisation réticulée, facile à observer dans toutes les espèces avec le secours de la loupe et même à l’œilnu. CesPlantes pourvues d’une tige , de rameaux et de feuilles à nervures ou sans nervures, n’offrent dans leur organisation que du tissu cellulaire et un épiderme très-épais.

Les mailles ou cellules , souvent irrégulières, présentent presque toujours une forme hexagone ou carrée. Elles sont remplies par une autre espèce de tissu cellulaire plus régulier,; beaucoup plus petit et à peine visible avec les plus fortes lentilles des microscopes. Ce dernier tissu contient une substânee mucilagineuse dans laquelle réside lé principe colorant des Dictyotées ; le premier, que l’on pourrait peut-être considérer comme la partie ligneuse ou solide de ces Plantes , paraît composé de membranes plus épaisses et plus fortes longiludi-

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nalemenl que transversalement. Dans H les tiges et les nervures , les cellules, i beaucoup plus allongées que dans les i 1 feuilles, ont les membranes Iransvcr- !

sales à peine sensibles, ce qui donne p à ces parties un aspect fibreux. Les | Iructifications très- nombreuses , ja-ii mais tuberculeuses , couvrent la surface des leuilles; ce sont des capsules granifères , innées dans la substance de la Plante , recouvertes d’une légère pellicule épidermoïque qui souvent se déchire et même se détruit avant la maturité des graines -, dans quelques espèces , elles deviennent saillantes , jamais elles ne sont isolées ; elles forment par leur rapprochement, plutôt que par leur réunion , des taches polymorphes, ou des figures linéaires , simples ou dou-| blés, longitudinales, transversales, éparses , etc. La racine des Dictyotées diffère de celles desFucacées etf des Floridées. C’est une callosité en-* fièrement formée de petites fibres, qui produit sur tous les points de surface une grande quantité de poilsj longs, très-fins et très-nombreux .

de la même nature et de la mènruj grosseur que les fibres de la callosité d’une couleur blanchâtre quand h Plante est vivante , et jaunissant , devenant même d’un fauve brun pari; dessiccation et le contact de l’air. Cetl poils couvrent ordinairement la par tie inférieure des tiges ; dans quelque^ espèces, ils se prolongent jusque sui les nervures; dans d’autres, ils s’él tendent sur un© des deux surl’acesde:

feuilles ; dans certaines , ils ne dépassent pas la racine, et même ils j sont en très-petit nombre ; mais au cunc Dictyolée n’en est entièremen dépourvue. La quantité de ces poil augmente avec l’âge ; ils varient dan} leur forme ainsi que ceux des Plante!

terrestres. Sont-ils analogues à ceu> que l’on trouve en petites houpessu1 les feuilles des Fucus serralus , vcstcu losus, notons, etc. ? Nous ne le pensoo point. Ils disparaissent cependant c se développent à certaines époque comme ceux de ces Thalassiophytes et ne persistent en général que su

tiges ou les nervures; enfin nous regardons comme faisant partie de ! riante , et peut-être comme des ori »es sécréteurs et absorbans , très- (iérens par leur forme de ceux des cacées. Nous avons souventobservë t poils sur des Dictyoptères et des .ctyotes dans le lieu même où elles f issent , et uous nous sommes assu- ; qu’ils étaient produits par les .igétaux , et que c’était à tort qu’on avait considérés comme des profitions parasites. Nous avons dit l*; les Fucacées étaient en quelque te analogues au tissu ligneux des ares dicotylédonés , les Floridées t: fleurs, et les Ulvacées au tissu vert ijparenchymateux des cotylédons,

• un grand nombre de phénomèi ; il en est de même des Dictyo- : > : on peut les comparer aux feuili des Gëophytes ou Plantes terresi, elles leur ressemblent par une i le de rapports, surtout par l’ac- :i que les fluides atmosphériques ï rcent sur les uns comme sur les l res. — La couleur moins olivâtre r; celle des Fucacées n’offre point I brillantes nuances des Floridées ; >st un vert plus ou moins vif, nuancé i vent de fauve , qui change peu par r.tion de Pair et de la lumière , à :ception des tiges ou des princites nervures qui prennent quel- Eifois une teinte noirâtre. — Il n’est h rare de trouver des Plantes terttres dont les feuilles colorées en ti îge ont plus d’éclat que les fleurs ;

Thalassiophytes foliacées préseni t le même phénomène ; quelques i ièces offrent une couleur rosâtre, i utres un brun fauve, plusieurs un we rougeâtre; mais ces Plantes ne j ment pas la cinquième partie des ■ Ayotées , et ces variations, au lieu détruire notre système, ne font ( e l’appuyer, puisqu’on ne les obi ve point dans les Fucacées. Les lAyotécs vivent une ou plusieurs : nées ; presque toutes celles qui sont arvues de nervures paraissent vii zes , et sont particulières aux latries tempérées ou équatoriales. Les etyotées sans nervures se trouvent

dans toutes les mers et sont annuelles. Cette famille est composée des genres Amansie , Dictyoptère , Padine , Dictyote et Flabellaire. V. ces mots.

( LdM..X. )

* DECUTDALAGA. mot. pii an.

(Camelli.) Arbrisseau des Philippines, peu connu, bien qu’il ait été figuré, qui paraît appartenir à la famille des Rubiacées , et dont les rameaux flexibles sont employés dans le pays aux mêmes usages que l'osier. (b.)

DIDACTYLE. OIS. Qualification qui s’applique particulièrement à l’Autruche qui n a que deux doigts.

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