‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 17 sur 221 · V. ce mot. (b · texte numérisé non relu

V. ce mot. (b

* CRÉPINETTE. bot. fhan. (Olivier de Serre. ) Syn. de Puljgonum aviculare , L. V. Renouée. (b.)

CRÉPINIÈRE. bot. phan. Syn.

vulgaire de Berberis Cretica, L. V Yinettier. (b.)

CREPIS. BOT. PHAN. V. Crépide.

CRÉPOLE. bot. phan. Syn. de Crépide. V. ce mot. (b.)

CRÉPUSCULAIRES. Crepuscularia. ins. Grande famille de l’ordre des Lépidoptères, instituée par Latreille ( Règn. Anim. de Cuv. ) , et comprenant tous les individus qui out près de l’origine du bord externe de leurs ailes inférieures une soie roide , écailleuse , en forme d épine ou de crin qui passe dans un crochet du dessous des ailes supérieures, et les maintient , lorsqu’elles sont en repos , dans une situation horizontale ou inclinée. Ce caractère se retrouve encore dans la famille des Nocturnes; mais les Crépusculaires different de celles-ci par leurs antennes en massue allongée , soit prismatique , soit en fuseau. Latreille ajoute que les Chenilles ont toujours seize pâtes ; leurs chrysalides ne présentent point ces pointes ou ces angles que l’on voit dans la plupart des chrysa-

lides des Lépidoptères diurnes , et sont ordinairement renfermées dans une coque, ou cachées, soit dans la terre, soit sous quelques corps. Les Lépidoptères crépusculaires ne volent ordinairement que le matin ou le soir.

Pendant le jour ils restent fixés contre différens corps, tels que des murailles , des troncs , des branches ou des feuilles d’ Arbres.

Cette famille embrasse le grand enre Sphinx de Linné, qui a été subivisé en plusieurs sous-genres dont les plus importans sont : Castnie , Sphinx proprement dit , Smérinthe , Sésie , Zyeene , Glaucopide. V. ces mots. (aud.)

CRËQUIER. bot. ph an. L’un des noms vulgaires du Prunellier, (b.)

CRESCENTIE. Crescentia. bot.

phan. Vulgairement Calebassier ou Couis. Ce genre de la Didynamie Angiospermie de Linné, fut établi par ce célèbre naturalisé qui le caractérisa ainsi : calice caduc à deux divisions égales; corolle presque campanulée , à tube très-court , dont l’entrée est ventrue et courbée, à limbe droit, quinquéfide, divisé en segmens dentés, sinueux et inégaux; quatre étamines didynames, avec une cinquième rudimentaire ; anthères bilobées ; un style surmonté d’un stigmate capité , ou plutôt bilamellé, d’après Jacquin et Kunth. Le fruit est une baie cucurbitiforme, uniloculaire, couverte d’une écorce solide , pulpeuse intérieurement et remplie d’un grand nombre de semences nageant au milieu de la pulpe. Dans son Généra Plantarum , p. 127, Jussieu place ce genre à la suite des Solanées. D’un autre côté Kunth ( Généra Nov. et Spec. Plant, œquin. T. ni , p. 1 57 ) le range dans les genres voisins des Bignoniacées ,.

et le place près du nouveau genre Aragon. Plumier l’avait autrefois désigné sous le nom de Cujète qui a été admis comme spécifique pour l’espèce la plus remarquable et la plus répandue. LesCresccnties sont de petits Arbres à feuilles alternes , le plus souvent réunies en touffes simples ,

ou quelquefois ternées et pinnées ; leurs fleurs sont presque solitaires sur le tronc ou sur les rameaux. On en compte sept espèces, toutes indigènes des contrées équinoxiales de l’Amérique ; il y en a trois nouvelles décrites dans le magnifique ouvrage sur les Plantes d’Amérique par Humboldt, Bonpland et Kunth. Nous nous contenterons de donner ici quelques détails sur l’espèce la plus intéressante.

La Crescentie Cujète, Crescentia Cujete , L. , dont Persoon a élevé au rang d’espèces les deux variétés déjà indiquées par Plumier et Lamarclc sous les noms de C. angustifolia et minima , est un Arbre de médiocre grandeur, très-commun dans les Antilles et dans toute l’Amérique équinoxiale , ayant le tronc tortueux, assez épais et recouvert d’une écorce ridée et grisâtre ; ses rameaux forts , longs, très- divisés et étendus horizontalement, sont garnis à chaque nœud de neuf à dix feuilles faseiculées , lancéolées , rétrécies vers la base et terminées par une longue pointe , entières, glabres et presque sessiles. Les fleurs, d’un blanc pâle et d’une odeur désagréable, pendent chacune au moyen d’un pédoncule long de trois centimètres. Il leur succède des fruits ovoïdes qui varient de grosseur selon les individus depuis cinq à six centimètres jusqu’à trois décimètres d’épaisseur.

Ces fruits , couverts d’une écorce verte, unie et presque ligneuse , sont composés intérieurement d’une chair pulpeuse, succulente, ayant un goût aigrelet que les habitans des lieux où croît le Cujète regardent comme une panacée contre une foule de maladies différentes , telles que la diarrhée , l’hydropisie , les contusions , etc., etc., et qu’ils administrent sous forme de syi'op ; mais c’est l’écorce ligneuse de ces fruits qui augmente leur utilité.

On vide leur intérieur en faisant macérer dans l’eau bouillante leur pulpe, afin de les vider , ou en les faisant cuire au four. La pulpe étant évacuée , il ne reste que l’enveloppe crustacée qui sert aux Américains à fabri-

quer des vases de diverses formes qu'ils enjolivent en les peignant de couleurs variées , soit avec 'le Rocou , soit avec l’Indigo, etc. Ces usages élant à peu près les mêmes , et la forme du fruit ayant beaucoup de rapports avec celle de nos Courges ou Calebasses, c'est de-là que provient le nom de Calebassicr, vulgaire chez les créoles. (g.. N.)

CRESPIS. bot. phan. Même chose que Crépis, et quelquefois le Laitron également appelé Crespinulus. (b.)

CRESSABOUT. bot. phan. Syn.

de Cucubale Belien dans les montagnes de l’Auvergne, où l’on mange les feuilles de cette Plante , selon Bosc. (b.)

CRESSE. dressa, bot. phan. Famille des Comrolvulacées,Pentandrie Digynie. Linné a établi ce genre que Tournefort confondait avec son { Juamoclit , et lui a donné pour caractères : un calice it cinq divisions profondes; une corolle infundibuliforme un peu plus grande que le calice , à limbe divisé erfeinq segmens planes ; étamines saillantes ; ovaire biloculaire à loges dispermes, surmonté de deux styles et de deux stigmates capités ; capsule uniloculaire et monosperme (par avortement), à deux valves qui se séparent par la base à la maturité.

Les Plantes de ce genre sont de petites Herbes non lacte.-centes , couvertes d’un duvet soyeux; leurs feuilles sont éparses et très-entières ; les fleurs axillaires disposées eu bouquets serrés aux extrémités des rameaux , et accompagnées de deux petites bractées.

La Cressb de Crète , dressa dretica, L., seule espèce décrite par Linné , est une Plante fort petite, dont les fleurs sont jaunes, et la tige trèsrameuse couchée et étalée par terre.

Elle habite toute la région méditerranéenne , depuis la Crète et les autres îles de l’Archipel grec jusque sur les côtes de France et d Espagne , particulièrement , au rapport de Bory de Saint - Vincent, dans le canton de l’Andalousie appelé Marisma où on •la brille avec les autres Plantes des-

tinées à faire de la Soude; elle a été aussi trouvée par Desfontaines près de Tunis en Afrique.

Retz ( Obs. 4, p. 24) a fait connaître une autre espèce fort voisine de la précédente; car elle n’en diffère que par sa corolle un peu soyeuse au sommet et par sa capsule tétraspenne.

Or, d’après la description du caractère générique , l’ovaire étant toujours biloculaire et les loges dispermes , ce serait le cas de la Cresse de Crète dont la capsule n’aurait pas été modifiée par des avortemens. Il l a nommée dressa Indica , parce qu’elle croît dans les lieux maritimes de J’Inde. De même Kunth ( Nova Généra „ et Species Fiant, œquinoct.

T. in , p. ] 19 ) a donné le nom dç dressa Truxillensis à une nouvelle espèce qui a beaucoup de rapports avec la précédente, et qui croît près de Truxillo au Pérou. C est la même Plante que Rœmer et Schultes ( Syst.

Feget. 6 , p. 207) ont encore nommée dressa arenaria d’après W illdenow.

CRESSERELLE. ois. Espèce du genre Faucon , Falco Tinnunculus , Lalh. , Buff. , pl. enl. 4oi et 471. F. Faucon. (dr..z.)

* CRESSERELLETTE. ois. Espèce du genre Faucon, Falco Tinnunculoïdes. F. Faucon. (dr..z.)

CRESSON. BOT. PHAN. Ce nom qui est synonyme de dardamine ( F. ce mot ) a été donné à un grand nombre de Végétaux appartenant à des genres et a des familles différentes , mais qui tous sont remarquables par une saveur piquante et plus ou moins agréable. Ainsi on a nommé :

Cresson Alenois ou Nasitort , le Lepidium salivurn de Linné , ou Thlaspi sativum de Desfontaines.

Cresson du Brésil, le Spilanthus olerqceus , L.

Cresson de Chien , le Feronica Beccabunga , L.

Cresson d’eau , le Sisymbriam Nasturtium , L., ou Nasturlium officinale de De Candollc.

Cresson d’Inde , la Capucine ordinaire, Tropœolum majus, L.,appc-

léc Nasturtium indicum par les anciens botanistes.

Cresson de l’ile - de - France.

Dans cette île, où le Cresson d’eau est naturalisé, on nomme aussi Cresson le Spilantkus Acmella , L., qui forme aujourd’hui un genre distinct sous le nom à! Acmella. V. Acmelle.

Cresson doré , la Saxifrage dorée. F . Dorine.

Cresson de fontaine. C’est le Cresson par excellence, celui dont on fait une très-grande consommation , soit comme aliment , soit comme médicament antiscoibutique , en un mot le Nasturtium officinale , D. C.

Cresson de jardin. C’est le Thlaspi sativum, Desf.

Cresson du Para. C’est le Spilanthusoleracea. V . Spieantiie.

Cresson du Pérou , la Capucine.

Cresson desfrés. On appelle ainsi vulgairement la Cardamine des prés.

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