‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 171 sur 221 · ES · texte numérisé non relu

ES

)IORITE. MIN. OU GÉOL. V. Dia-

3IOSB AL AIN OS. bot. phan.

ihéophraste. ) Syn. de Châtaigne.

3 10 SC GREA. bot. piian. V.

NÂME.

” DIOSCORÉES. Dioscorece. bot.

an. Robert Brown a divisé les genqui formaient la famille des As- 'aginées de Jussieu en trois grou- Le plus grand nombre ont été mis aux Asphodèles; quelques-*- ! s ayant le genre Smilax à leur tête tt formé sa nouvelle famille des . li lacées ; enfin il a fait du Dioscorea du Rajania un petit ordre distinct : is le nom de Dioscorées. C’est de Ute famille que nous nous occuperas ici. P', le mot .Asparaginées.

!R. Brown n’a placé parmi ses Diosirées que les genres de la famille l s Asparaginées, qui, ayant l’ovaire Aère et des fleurs dioïques, ont ur fruit une capsule; mais nous oyons que l’on peut étendre ce cactère et comprendre dans ce groupe us les genres faisant partie de la faille des Asparaginées qui ont Poire infère , que leurs fleurs soient nrmaphrodites ou unisexuées , et > te leur fruit soit sec ou charnu, ous caractériserons donc de la maère suivante la famille des Dioscocs : les fleurs sont hermaphrodites i i unisexuées ; l’ovaire est toujours fère; le périanthe adhérent par sa ise avec l’ovaire a son limbe divisé ni six lobes égaux. Les étamines sont 1 i nombre de six , libres ou rarement onadel plies , ayant les anthères in-

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trorses. L’ovaire est à trois loges , contenant chacune un , deux ou un plus grand nombre d’ovules qui tantôt sont ascendans , tantôt sont renversés. Le fruit est ou une capsule mince et comprimée , ou une baie globuleuse ou allongée , couronnée ar le limbe calicinal, et offrant d’une trois loges. Les graines contiennent un petit embryon renfermé dans l’intérieur d’un endosperme presque corné et placé vers le hile.

Les Dioscorées sont souvent des Plantes sarmenteuses et grimpantes, leurs feuilles sont alternes ou quelquefois opposées.

Les genres qui forment cette famille sont les suivans :

-f Fruit sec et capsulaire.

Dioscorea , L. , Rajania , L.

ff Fruit charnu, fleurs dioïques.

Tamus , L.

fff Fleurs hermaphrodites.

Fh/ggea , Rich. ; Feliosanthes, Hort.

Kew. Pr. Dioscorea ou Igname , Rajanie , Tame, Fguggée et PÉLIO- SANTHE. (A. R.)

DIOSMA. Diosma. bot. phan. Genre très-considérable de la famille des Rutacées , section desDiosmées,qui se compose de près de quatre-vingts espèces , toutes originaires du cap de Bonne-Espérance . Ce son t en général de petits Arbustes élégans , ayant pour le port beaucoup de ressemblance avec les Bruyères , et dont les feuilles sont chargées de points ghmduleux ; la structure de leurs fleurs , communément assez petites', n’a pas encore été bien exactement démontrée, malgré les travaux de Wendland, de Willdenow et de DeCandolle. Aussi, entrerons-nous dans des détails assez circonstanciés sur leur organisation.

Le calice est à cinq divisions très-profondes , qui persistent généralement , et accompagnent le fruit presque jusqu’à sa parfaite maturité ; la corolle se compose de cinq pétales réguliers, étalés et égaux entre eux , et alternant avec les deux lobes du calice.

Chaque fleur contient des étamines ,

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dont cinq Seulement sont fertiles et anthérifères 5 les cinq autres, dont les anthères avortent constamment , sont tantôt dilatées et sous forme d’appendices pétaloïdes , tantôt sous celle de filamens ou d’écailles glanduleuses ; les anthères sont toujours a deux loges et introrses ; tantôt elles sont globuleuses ou, didyines, tantôt elles sont plus ou moins allongées. Il existe constamment un disque , mais qui offre une structure et une position différentes dans les diverses espèces ; le plus souvent le disque est hypogyne , épais, un peu plus large que la base de l’ovaire qui y est plus ou moins profondément implanté ; dans ce cas , qui se remarque par exemple dans les Diosma hirta et Diosma ciliata , les étamines et les pétales sont placés en dehors et au pourtour de la base du disque, qui forme une sorte de godet, et ne contractent avec lui aucune adhérence ; d’autres fois le disque est véritablement périgyne , c’està-dire qu’il tapisse la paroi interne et inférieure du calice, comme dans les Diosma hirsuta et Diosma unijlora ; les étamines et les pétales sont alors insérés à la paroi externe du disque , c’est-à-dire qu’elles sont, comme lui, périgynes. Cette différence dans l’insertion et la position du disque , est bien remarquable dans un genre aussi naturel que le Diosma , et prouve que les caractères même les plus importuns , peuvent être sujets à quelques anomalies dans certains genres. L’ovaire est libre à cinq côtes quelquefois très-saillantes, se terminant assez souvent par cinq cornes à son sommet; il offre cinq loges cjui contiennent chacune deux ovules suspendus; très-rarement on ne rencontre qu’un seul ovule, qui offre la même position; le style naît constamment d’une dépression qui existe au sommet de l’ovaire; il est simple , plus ou moins cylindrique , et se termine par un siigmate à cinq lobes peu marqués; le fruit est une capsule ovoïde ou globuleuse , à quatre ou cinq côtes , quelquefois à quatre ou

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cinq cornes , à autant de iogtes , sc séparant en au tant de coques ou carpelles uniloculaires, s’ouvrant par le côté interne au moyen d’une fente longitudinale et contenant une ou deux graines ; celles-ci , suivant Gaertner, ont un embryon dont les cotylédons sont oblongs , planes du côté interne , convexes sur leur face externe. Toutes les espèces de Diosma, ainsi que nous l’avons dit précédemment, sont des Arbustes odorans , dont les feuilles sont généralement petites, alternes et glanduleuses; leurs fleurs blanches ou rosées offrent différens modes d’inflorescence ; tantôt elles sont solitaires, terminales ou axillaires ; tantôt elles sont diversement groupées et constituent des espèces de corvmbes.

Ce genre , ainsi que nous venons de le voir tout à l’heure dans l’exposition de ses caractères , offre assez de modifications pour se prêter à des coupes assez naturelles, que quelques auteurs ont considérées comme des genres distincts. Wendland le premier a divisé le genre Diosma en quatre groupes, que plus taid Willdenow a considérés comme autant de genres; ces quatre groupes sont, i° Glandulifolia , Wendland, ou Jdenandra, Willdenow ; 2° Parapetalifera , Wendl.; Barosma , Willd.; 5° Bucco , Wendl.; dgalhosma, Willd.; 4Q Diosma, Wendl., Willd . Un autre genre avait été fait antérieurement à ceux-ci, aux dépens des Diosma , parSolander, pour le Diosma unicapsularis de Linné fils , sous le nom d’Empleurum. Le professeur De Candolle , dans le premier volume de sou Synopsis Pian/arum, n’a point adopté les genres de Willdenow; il les regarde simplement comme autant de sections dans le genre Diosma , et y en ajoute une cinquième , sous le nom de Dic/iosma . Comme on cultive dans les jardins un très-grand nombre d’espèces , nous allons ici mentionner quelques-unes des plus intéressantes, en suivant l’ordre des cinq sections adoptées par le professeur De Candolle.

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[ f Adenandra , Willd. , D. G.

lamines plus courtes que les pé- ; les cinq stériles portant au sourde leurs filets les rudimens de thère ; feuilles alternes et planes ; :rs grandes le plus souvent termines. Le professeur De Candolle porte à cette section huit espèces , uni lesquelles nous distinguerons I uivante :

• hosMA unjflore , Diosma unijlo- : L. Cette Plante a porté différons ns; ainsi, Bergius [Fl. Cap. q\ ) la i rit sous le nom d’Hariogia unifio- 'Smith ( Cycl. i3, n° 4) la mine Eriostemon uniflora,e\.c. C’est i petit Arbuste dressé, rameux , n à deux pieds d’élévation , ayant : feuilles petites, éparses, obovales, céolées , ciliées; ses fleurs sont ndes , d’un blanc légèrement lavé : ose , solitaires au sommet de chaie des ramifications de la tige; le que et l'insertion des étamines et pétales sont périgyniques ; Poire est globuleux, déprimé, tout r vert de tubercules.

ff Barosma , Willd. , D. C.

itamines à peu près de la longueur pétales; étamines stériles, dila— p> et pétaloïdes. — Fleurs axillaires dcellées; feuilles opposées , glar s et planes.

I )lOSMA A FEUILLES DENTEES, DiüS-

i serratifolia , Vent., Malm. , t. 77.

! :te jolie espèce a sa tige brune; ses iieaux rougeâtres ; ses feuilles op- ■ ;ées presque sessiles, assez grandes, îtées en scie , ponctuées et glanduses sur les bords; ses fleurs sont cz grandes, blanches, généraient au nombre de deux , à l’aisselle i feuilles supérieures. Celle section itient cinq autres espèces , presque 1 tes cultivées dans nos jardins.

■fff Agathosma , Willd. , D. C.

Etamines de la même longueur que pétales, ou un peu plus longues saillantes au moment de la florai- 1; les cinq stériles sont dilatées pétaliformes ; feuilles alternes ;

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fleurs formant des espèces de corymbes terminaux. Cette section est une des plus nombreuses en espèces ; elle en contient vingt-deux , parmi lesuelles nous ferons remarquer les eux suivantes :

Diosma velu , Diosma hirta , Yen t . , Malm., t. 7 2. Petit Arbuste de deux à trois pieds , simple inférieurement , rameux et comme paniculé dans sa partie supérieure ; rameaux simples , effilés et étalés; feuilles éparses , trèsrapprochées et comme imbriquées , lancéolées , étroites , velues ; fleurs purpurines, pédonculées, réunies au sommet des ramifications de la tige, et foi inant une sorte de petite ombelle terminale; ovaire glabre, à cinq côtes cl à cinq cornes très-saillantes.

Diosma a larges feuilles, Diosma latifolia , L., Andr. Rep., t. 35.

C’est un Arbuste de quatre à cinq pieds d’élévation , dont les feuilles , assez larges , relativement aux autres espèces , sont ovales , crénelées etpubescenles; les rameaux tomenteux , les pédicelles uniflores , se réunissant au sommet de la tige pour former une sorte de grappe ; les fleurs sont assez grandes et a’un blanc pur.

fff f Dichosma , D. C.

Etamines presque égales aux pétales , saillantes au moment de la floraison; les cinq stériles avortent complètement; les pétales sont onguiculés et divisés en deux lobes linéaires ; une seule espèce compose cette section , c’est le Diosma bijida ( Jacq.

Coll. 3 , p. 278 , t. 20, f. 1 ) ; ses feuilles sont lancéolées, mucronées, glabres , ponctuées et imbriquées ; ses fleurs sont pédonculées et réunies eu une sorte de capitule terminal.

fff-j-f Eudiosma, D. C. ; Diosma, Willd.

Etamines plus courtes que les pétales ; les cinq stériles sont presque milles, ou sous la forme d écaillés glanduleuses; les pétales sontsessiles et entiers; les fleurs terminales et généralement petites. — Dans cette section , qui comprend un très-grand

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nombre d’espèces, on trouve réunies les deux sortes d’insertion hypogynique et périgynique.

Diosma rouge , Diosma rubra , L.

Ker. Bot. Reg., t. 563. Cet Arbuste peut s’élever à quatre ou cinq pieds; ses feuilles sont éparses, très-nombreuses, étalées, glabres, linéaires , lancéolées ; ses fleurs sont très-petites, sessiles, solitaires, axillaires ou terminales ; l’ovaire est terminé par cinq cornes ; l’insertion est hypogynique.

Toutes les espèces de Diosma que nous cultivons , doivent être rentrées en orangerie pendant l’hiver, ou mieux dans une baclie. Elles doivent être placées en terre de bruyère , et se multiplient, soit par boutures faites au printemps , soit par le moyen des graines qui doivent être semées aussitôt après leur maturité. Ces Arbustes sont en général fort recherchés , à cause de leur port agréable , de leur odeur suave , et de leur feuillage touîours vert. (a. R.)

DIOSMÉES. Diosmeœ. bot. phan.

La famille des Rutacées est devenue dans ces derniers temps l’objet des recherches et des observations de plusieurs botanistes célèbres. Robert Brown , le premier , dans ses Remarques générales , a proposé de diviser cette famille , telle qu’elle est présentée dans le Généra P lantarum de Jussieu , en deux ordres naturels distincts , dont l’un, qui correspond à la première des trois sections établies par le célèbre auteur du Généra, porterait le nom de ZygopiiY-LUÉes , et dont l’autre, ayant à sa tête le grand genre Diosma , et dont la structure est si propre à donner une idée générale et exacte de tout cet ordre, serait appelé Diosmées , et comprendrait les genres qui forment les seconde et troisième sections de la famille des Rutacées de Jussieû. Le célèbre botaniste de Londres avait pensé que le nom de Rutacées devait être supprimé , parce que le genre dont il était tiré ne donnait qu’une idée fort incomplète de l’organisation générale propre à cette famille.

DIO

L’exemple de R. Brown a été suivi par notre ami et collaborateur Kuntli ( in IJtimb. Nou. Gen. 6), qui divise aussi les Rutacées en Diosmées et /y.

gophyllées. Il réunit à la première de \ ces deux familles les genres Ronplan • ,

(lia , W i 11 d . ; et Monniera , Rich. Le proiesscur De CandoIIe , dans les Mémoires du Muséum , a récemment proposé une nouvelle section dans la famille des Rutacées, composée de :

ces genres anomaux, dont Pl. Brown a , le premier , indiqué les véritables rapports, tels que Cusparia, Galipea, Monniera, Ticorea, etc. Dans son beau Mémoire sur le Gynobase considéré dans les familles polypétales , l’un des observateurs les plus habiles de cette époque, Auguste Saint-Hilaire, examinant avec un soin extrêmela famille des Rutacées , en a proposé une nouvelle distribution. i°. Il y réunit comme !

une simple section la famille des Simarubacées du professeur Puchard, adopte la séparation des Zygophyllées, et distingue aussi comme une simple section les Cuspariées de De Candolle , dont il fait connaître l’organisation dans ses détails les plus minutieux; mais , à l’exemple de De Candolle, il rétablit pour cette famille, le nom de Rutacées. En effet, comme il nous a été facile de le démontrer en traçant dans l’article précédent les caractères des Diosma , ce genre ne donne pas non plus une idée fort exacte de la famille, puisque uous avons fait voir qu’il renferme des espèces a insertion hypogynique, et des espèces à insertion périgynique. Dès-lors uous croyons , en nous autorisant de la loi de l’antériorité , devoir adopter de préférence le mot de Rutacées, pour désigner l’ensemble de cette famille.

Le professeur De Candolle , ainsi que nous venons de le dire précédemment, divise la famille des Rutacées en deux tribus, les Diosmées cl les Cuspariées. Les Diosmées de De Candolle-comprcnnent tous les genres de Rutacées qui ont les pétales libres et distincts à leur base, égaux entre eut, et constituant une corolle régulière; les graines sont munies d’un endo-

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ne. Les genres qui entrent dans > tribu sont les suivans : Ruta ,

I uss. ; Peganum , L., Juss.; Dic- ■us, L., Juss.; Calodendron , nb.; Diosma , L., Juss.; Emplei , Soland. ; Diplolcena , Brown , .; Correct, Smith; Phebalium , ten.; Crowea, Smith; Erios/emon,

■ h ; P/iilotheca , Rudgc ; Boronia, h: Cyminosma, Gaertner; Zieria,

[ h-, Mclicope, Forster \Elaphrium,

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