V. Diplogon. (a. r
DIPROSIE. Zh)?/osm. crust. Genre de l’ordre des Isopodes , voisin des Bopyres , et fondé par Rafmesque- Scnmaltz (Précis des découvertes Somiologiques, p. 25 ) qui lui assigne pour caractères : manteau déprimé , oblong, fendu, sans articulations postérieurement ; queue inférieure
f)lus longue et échancrée; deux yeux isses en dessus; bouche inférieure; corps étroit articulé en dessous; six paires de jambes à trois articles ; deux suçoirs antérieurement en dessous.
L’auteur de ce nouveau genre ne décrit que la Diprosie rawée , D. vit tata , Raf. Elle est d’un blanc bleuâtre, rayéelongitudinalcment de pourpre violet ; le dos est lisse et légèrement convexe. On voit à travers son corps la circulation du sang. Cette espèce, trouvée dans les mers de Sicile , vit parasite sur le Sparus erythrinus. (aud.)
DIPSACÈES. Dipsaceœ-t bot.
piian. On nomme ainsi une famille naturelle de Végétaux ayant le genre
538 DIP
Cardère ( Dipsacus ) pour type , et qui appartient aux Dicotylédons monopétales inférovariés à étamines non souciées. Dans son Généra P lantarum , 1 illustre Jussieu avait composé sa famille des Dipsacées des genres Morina , Dipsacus , Knautia , Scabiosa , Allionia et K aleriana ; ce dernier genre y formant une section à part caractérisée parses fleurs distinctes et non réunies en tête. De Candolle , dans la troisième édition de la Flore Française , a séparé le genre K aleriana pour en former une famille à part sous le nom de Valérianées. Cette famille a depuis été l'objet d’une Monographie publiée à Montpellier par le docteur Dufresne. D’un autre côté , il a été reconnu que le genre .ALlionia devait être transporté parmi les Nyctaginées , en sorte que les seuls genres Morina , Dipsacus , Knautia et Scabiosa forment la famille des Dipsacées. On doit au docteur Thomas Coulter une Monographie de cette dernière famille , publiée dans les Mémoires de la Société Physique de Genève pour 1 826. Ce botaniste, outi’e les quatre genres que nous venons d’indiquer et dont il change un peu la circonscription , rétablit les genres Cephalaria de Schrader et Plerocephalus de Lagasca , qui se composent d’espèces réunies aux genres Scabiosa et Knautia.
Les Dipsacées sont toutes des Plantes herbacées , annuelles ou vivaces , ayant les feuilles opposées ou quelquefois verticillées , simples ou plus ou moins profondément divisées.
Les fleurs sont ordinairement disposées en capitules environnés d’un involucre polyphylle et portées sur un réceptacle plus ou moins saillant et quelquefois conique, garni d’çcailles ou de folioles souvent plus longues que les fleurs elles-même. Chaque fleur se compose d’un double calice.
L’extérieur, qui est un véritable involucre , est immédiatement appliqué sur l’ovaire avec lequel il ne contracte aucune adhérence , et se termine par un bord tronqué ou mince , membraneux , évasé, diversement denté ou
DIP
terminé par un nombre variable ,lt.
soies. Cetinvolucre persiste et accompagne le fruit jusqu a sa maturité. Le calice intérieur ou véi itable calice est adhérentavec l’ovaire infère, quoique cette soudure ail été niée par quelques auteurs ; son limbe est en généré évasé, ordinairement plus grand que l’involucre, tronqué ou terminé par des soies quelquefois plumeuses dont le nombre est très-variable. La corolle est monopétale , tubuleuse , pl us ou moins arquée ; son limbe est oblique à quatre ou cinq divisions inégales,’ formant en général deux lèvres. Les étamines sont au nombre de quatre à cinq ; dans le seul genre Morina , on n’en compte que deux auxquelles on a à tort attribué des anthères quadriloculaires ; ces étamines sont généralement saillantes hors delà corolle;, leurs filets sont libres ainsi que leurs anthères. L’ovaire esta une seule loge qui contient un seul ovule pendant du sommet de la loge. Le style est simple, subulé, terminé par un stigmate indivis dont la forme offre d’assez grandes différences dans le petit nombre de genres qui forment la famille. Le fruit est un akène couronné par le limbe du calice qui souvent prend beaucoup d’accroissement , et immédiatement enveloppé dans l’in-i volucre particulier. Celui-ci présenteun peu au-dessous de son limbe de petites fossettes séparées par des lignes saillantes dont le nombre et la forme varient dans les diverses espèces , et peut servir de bon ca-, ractère pour les distinguer. La graine est pendante dans l'intérieur du péricarpe qui est mince. Elle se com-*, pose d’un tégument propre, sous lequel on trouve un endosperme clia 1 nu assez mince, dans lequel est un embryon également renversé , c’està-dire dont la radicule est tournée vers le bile. Cette famille est bien facile à distinguer ; elle a des rapports intimes avec les Synanthérées , les Vnlérianées , les Calycérées et les Rubincécs. Elle se distingue des Synantherées par son calice double, ses étamines libres et son ovule pendant,
DIP
.s qu’il est dresse dans les Sy Manies ; des Calycérées par ses étas libres, ses feuilles opposées ; des rianées par son ovaire unilocu- , son calice double , ses graines tes d’un endospermc et ses fleui's ,ÿées ; enfin des Rubiacées par Heurs en tête , sa radicule supée et l’absence des stipules dans 'pèces à feuilles opposées. Les acées forment le passage entre les iacées , les Caprifoliacées , les Ca- 'ées et les Synanthérées qui ont uamines soudées. (a. R.)
DIPSACON. bot. phan. Même î que Diacheton. V. ce mot. (b.)
iPSACUS. bot. phan. V. Car-
PSADE. Dipsas. rept. oph.
; ce et sous-genre de Couleuvre.
: mot. (B.)
PS AS. Moll. Leach a proposé ce nom un nouveau genre qui ne nte pas assez de différences pour q nous puissions le séparer des À.. tontes; Férussac l’a pourtant f|55 comme sous-genre. P'. Ano- Ilb. (d..h.)
PSE. rept. oph. Pour Dipsade.
mot. Kolbe donne ce nom à un Serpent venimeux et peu conn i cap de Bonne-Espérance, (b.)
PTERA. bot. phan. ( Borckau- Syn. du Sekika de Médicus et ( ch , genre formé du Saxifrairrnentosa , qui a deux pétales longs que les autres. V. Saxiie. (b.)
rrÈRE. Dip/erus. pois. Syn. de Caire, y . ce mot. (b.)
PT ÈRES. ins. Diptera , Linn.
ata , Fab. Douzième et dernier de notre classe des Insectes, pour caractères : six pieds ; une norphose complète; deux ailes es et étendues; deux balanciers en arrière d’elles ; bouche cont en un suçoir composé de deux pièces écailleuses , en forme de onde lancettes, renfermé dans
'aine ,
en forme de trompe ou
DIP 05q
de siphon , coudée ou articulée au plus a sa base et vers son extrémité, souvent terminée par deux lèvres, ayant une gouttière supérieure , et accompagnée , dans le plus grand nombre , de deux palpes maxillaires :
ces palpes tenant quelquefois lieu de gaine au suçoir.
La distinction de ce groupe d’insectes se présente si naturellement à la pensée de l’observateur, qu’on la trouve clairement établie dans les écrits des pères de l’histoire naturelle. Aux caractères tirés du nombre des a des et de la présence d’une trompe que l’on désignait souveut sous le nom d’aiguillon , on a simplement ajouté celui que nous fournissent ces deux corps mobiles , situés derrière les ailes et qu’on appelle balanciers {haltères). Fabricius, en plaçant dans cet ordre des Arachnides etnos Insectes parasites {pediculus , h.) , en a altéré l’essence et la pureté. Il nefautpas cependant croire que le signalement de cette coupe ne souffre aucune exception; cardans la dernière famille , celle des Pupipares , les ailes, les balanciers et la gaîne ordinaire du suçoir, finissent par disparaître. La tête même des Nyctéribies , dernier genre de ce groupe , est tellement rapetissée , qu’elle ne semble destinée qu’à servir desupport ausucoir ; lesyeux, si étendus et si apparens dans les autres Insectes du même ordre, sont ici à peine visibles. Ces caractères négatifs nous annoncent que nous sommes sur les dernières limites de la classe ; celle des Crustacés , et la division des Insectes hexapodes aptères ne subissant point de métamorphoses , se terminent de même par des Animaux suceurs et parasites. Nous aurions pu étendre cette comparaison et faire voir que la nature a généralement recours à ces moyens pour les êtres organisés les plus faibles.
La peau ou le derme des Diptères est membrnnouse , élastique et peu capable de résistance. La tête es* plus ou moins globuleuse ou hémisphérique, souvent concave postérieure-
54o DTP
ment, afln de pouvoir mieux s’appliquer sur le devant du tliorax , et susceptible de tourner sur elle-même , comme sur un pivot, de droite à
Î[auche et vice versâ. Ordinairement a majeure partie de sa surface , surtout dans les mâles, est occupée par les yeux qui se composent d’une quantité prodigieuse de facettes. Son vertex offre le plus souvent trois petits yeux lisses , disposés en triangle.
Lorsque le nombre des pièces du suçoir est de six ou au complet , la bouche de ces Diptères nous présente les analogues de toutes les parties de celle des Insectes broyeurs. Deux de ces pièces, la supérieure et l’inférieure, sont impaires; celle-là représente le labre , et celle-ci la languette proprement dite , et qu’il ne faut pas assimiler à cette portion de la lèvre inférieure que dans les Coléoptères , les Orthoptères , etc. , l’on désigne ainsi. On la retrouve aussi dans les Hémiptères : mais ici elle ne coopère point , ou qu’indirectement , à la nutrition. Nos Suceurs ou les Insectes aptères de Lamarck sont les seuls qui se rapprochent à cet égard des Diptères. Les quatre autres pièces du suçoir sont disposées par paires ; la supérieure répondra aux mandibules , et la seconde à la portion terminale des mâchoiresdesautres Insectes , à partir de l’insertion des palpes , celle, parexemple, quise replie en dessous dans les Apiaires ; celle encore qui dans les Hémiptères forme la soie maxillaire. L’autre portion de la mâchoire existe toujours ; mais elle est très -courte ou se confond avec la masse charnue qui sert de base à la trompe et qui précède son premier coude; car dans les Muscides , par exemple , le suçoir n’est que deux soies , et cependantil est accompagné de deux palpes qui , d’après l’analogie, ne peuvent êire que ceux des mâchoires. Attendu que la pièce représentant le labre est insérée avec les autres pièces du suçoir près du coude de la trompe, et à une distance notablejdu bord antérieur de la tête , et comme dans les autres Insectes ce labre est
DIP
toujours fixé au même bord, il faui nécessairement qu’une portion del’épislomc soit incorporée avac la base ou le support de la trompe. Nous venons de voir que la portion inférieure des pièces maxillaires était pareillement réunie avec ce support, qui dans l’inaction se retire dans la cavité orale. Il n’en est pas ainsi des Lépidoptères et des Hémiptères; la portion analogue des mâchoires est toujours fixe et immobile, et le labre conserve toujours sa situation relative. Chez d’autres Diptères , le suçoir n’est composé que de quatre pièces ; ici les soies mandibulaires manuent. Dans un grand nombre , enn, on n’en voit que deux, et ce sont les impaires , c’est-à-dire le labre et la languette. La réduction du nombre de ces parties est une nouvelle preuve de l’infériorité de ces Animaux, relativement aux autres Insectes. Les Arachnides nous montrent à l’égard des Animaux analogues supérieurs, un appauvrissement semblable dans les organes de la manducation. Les pièces du suçoir font l’office de lancettes , percent l’enveloppe des vaisseaux et frayent un passage à la liqueur nutritive. Elle suit le canal intérieur de la trompe , et remonte par un effet de la pression qu’exercent sui elle les pièces du suçoir, jusqu’au pharynx , situé à sa base. Ces lancettes ont souvent des sillons ou des rainures propres à leur emboîtement et à une action commune. Lagaîncou le corps extérieur de la trompe ne sert qu’à les maintenir, et se replie souvent sur elle-même, sous un angle plus ou moins aigu, lorsque l’Auirii fait usage de son suçoir. On pourra s’en convaincre en examinant un Cousin dans l’instant où il pompe notre sang. L’extrémité de cette gaîne forme dans le plus grand nombre un empâtement divisé eu deux lèvres »
moitié striées , susceptibles de tuméfaction, et faisant par son inclinaison jun coude ou un angle avec la tige delà
trompe. Nous comparerons celte partie à celle qui termine la lèvre
ricure desinsectes broyeurs. Si, comme
DIP
i s les Myopes , elle s'allonge consi- I iblemcut , elle semble alors former article replié sous la tige ou la di- » m intermédiaire de la gaine. Tanji a trompe peut se retirer en entier >s la cavité buccale , et dans ce cas i se termine par un empâtement , intdt elle est saillante et plus ou i ns cylindrique ou conique. Cela rend de la consistance de la gaîlà elle est membraneuse, ici est plus solide ou cornée. Fai dus a souvent employé , dans e dernière circonstance, le ter- ; à’haustellum , mais qui , selon i>s , ne doit s’appliquer qu’à l’eni ble des pièces du suçoir. Alors ore, ou lorsque la trompe , quoi- ; membraneuse, est très-courte, i deux palpes sont insérés sur les : ds de la cavité buccale. Hors de ce circonstance, ils sont situés sur j apport de la trompe, près de son 5 rnier coude. Le plus souvent ils | t courts, relevés, presque filifor-
■ ; ou terminés en massue et compode deux articles. Quelquefois ils ancent en avant , et sont couchés la trompe. Les Némocères sont les
i is Diptères ou ces organes soient Usés en cinq articulations. Dans les f plies et plusieurs autres genres, ils .. èrent à deux des pièces du suçoir, f i l’on a inféré avec raison qu’ils rrésentaient les palpes maxillaires i Insectes broyeurs.
.ies antennes sont ordinairement irées sur le front et rapprochées :ur base. Si on en excepte les Nécères, elles ne sont composées que i crois articles , dont le dernier orairement plus grand a très-soui t la forme soit d’une palette len- Ulaire ou prismatique, soit d’un eau ; il porte presque toujours une
■ ï simple ou plumeuse, ou bien un it appendice en forme de stylet, us plusieurs genres , cet article est
nelé transversalement. Ces organes t le plus souvent très-courts et in- • îés.
je thorax ne semble être composé î d’un seul segment, le premier le prothorax étant très-court, ou
DIP 54 i
ayant même presque entièrement disparu , et le troisième ou le métathorax étant aussi très-court et n'occupant que l’extrémité postérieure du tronc situé au-dessous del’écusson. Le tronc paraît ainsi être presque entièrement formé par le segment intermédiaire ou le mésothorax. Il a de chaque côté deux stigmates, mais dont on ne distingue bien souvent que l’antérieur.
Les ailes sont simplement veinées , étendues , et le plus souvent horizontales. Meigen en a donné des figures très-exactes, mais sans employer comme caractères génériques ou divisionnaires , à la manière de Jurine , la disposition de leurs nervures. Quoique cet emploi offre ici plus de difficultés que dans les Hyménoptères, il ne faut cependant pas le rejeter ou se borner à parler aux yeux. Fallen, naturaliste suédois , et quelques autres savans ont, d’après nous, fait usage de ces considérations.
Au-dessous des ailes et un peu en arrière , sont deux petits corps trèsmobiles , presque membraneux ou un peu cornés , ordinairement blanchâtres ou jaunâtres, presque linéaires dans la majeure partie de leur longueur , et dont l’extrémité supérieure est renflée en manière de bouton ou de massue , et peut se gonfler ou se dilater : ce sont les balanciers. Selon la plupart des entomologistes, ces corps réprésenteraient les ailes inférieures; mais il nous a paru qu’ils dépendaient du segment média ire ou du premier de l’abdomen, et qu’à raison de cette position , ils devaient être assimilés , mais avec d’autres fonctions, aux organes stridulaires des Cigales , des Criquets , etc. Nous renverrons à cet égard à notre Mémoire sur divers appendices des Insectes , faisant partie du recueil des Mémoires du Muséum d’histoire naturelle.
I/on voit au-dessus des balanciers deux pièces membraneuses ou papyracées , ordinairement blanches ou jaunâtres , ciliées, liées ensemble par l’un de leurs côtés , et ayant la forme de deux valves de coquilles appli-
54s DIP
quécs l’une sur l’autre ; ce sont les ailerons ou euillerons; leur grandeur est en raison inverse clc la longueur des balanciers qu’ils recouvrent ainsi dans les mêmes rapports ; l’une d’elles est attachée à la base de l’aile correspondanlc et participe à ses mouvemens; mais alors les deux valves sont écartées ou presque sur le même plan.
Les pieds ordinairement grêles et allongés se terminent par un tarse de cinq articles, ayant à son extrémité deux crochets, et souvent, en outre, deux ou trois pelotes ou palettes , soit vésiculeuses , soit membraneuses. C’est à l’aide de ces dernières parties que ces Insectes se cramponnent aux corps les plus polis , des glaces , par exemple, et souvent même dans une attitude renversée et horizontale. Everard Home a publié à cet égard, dans les Transactions Philosophiques de 1816, un Mémoire curieux et accompagné d’excellentes figures , prises sur des sujets d’Animaux vertébrés et invertébrés.
L’abdomen ne tient souvent au thorax que par une petite portion de son diamètre transversal , et se termine presque toujours en pointe dans les femelles; les quatre ou cinq derniers anneaux étant souvent rentrés dans l’intérieur , et formant même, dans un grand nombre de femelles , un oviduete extérieur, en manière de tuyaux de lunette d’approche, cette partie du corps semble n’être composée que de quatre à cinq segmens. Il résulte aussi de cette conformation , que les derniers stigmates sont peu sensibles. L’organe copulateur est plus ou moins compliqué ; tantôt extérieur et courbé en dessous , et tantôt intérieur; la femelle est quelquefois obligée , pour l’accouplement , d’introduire 1 extrémité postérieure de son corps dans la partie correspondante de celui du mâle.
Dans son beau Mémoire sur le vaisseau dorsal des Insectes , Marcel deSerres nous a donné un extrait de l’ensemble de ses observations anatomiques sur les Diptères. En voici la
DIP
substance : le vaisseau dorsal est étroit , ctses pulsations sont fréquentes. Le système respiratoire consiste en trachées vésiculaires , communiquant les unes aux autres par des trachées tubulaires , et sans être mues 1 par des cerceaux cartilagineux (y.
Orthoptères). Le système nerveux est, le plus généralement , composé j d’un ganglion cérébrifoi me peu con- i sidérable, à lobes fort rapprochés, ; d’où partent des nerfs optiques for», gros ; les deux cordons médullaires ordinaires forment de distance en distance environ neuf ganglions, dont trois thoraciques et six abdominaux. Le tube intestinal offre , 1* un œsophage s’étendant jusqu’à la base de l’abdomen ; 20 un estomac assit long, mais peu large , garni dès son origine de vaisseaux hépatiques asset nombreux ; 3° d’un duodénum cylindrique, accompagné de vaisseaux semblables, mais moins larges; 4® d’un rectum assez court et musculeux.
Les organes reproducteurs des mâles consistent en deux testicules ovales , s’ouvrant au moyen de canaux déférens , dans le canal spermatique commun , où se rendent également les vésicules séminales, tantôt simples et filiformes , et tantôt bilobées et ovales. On voit dans les femelles deux ovaires , très-branebus avant la fécondation, et communiquant par lettre deux canaux avec l’oviductus commun , qui a son issue dans la vulve.
Les Diptères, qui fixent leurs œufs, ont de plus un organe particulier, sécrétant l’humeur visqueuse propre à cet usage. Nous ajouterons, d’après les observations de Dufour et deDfcj Trochc t, que l'estomacde plusieurs es1 accompagné d’une sorte de panse , où se dépose une partie de leurs aliinens, et que plusieurs offrent aussi des vaisseaux salivaires , servant sa»5 doute à donner plus de fluidité aux suesdonlbls se nourrissent.
Divers Inscctesdecet ordre, telsque les Cousins, les Simulies, les et les Stomoxcs , nous incoiiim®* dent par leurs piqûres , et tournieD-
DIP
aussi plusieurs Animaux dômesjs ; d’autres, comme les OEstres, -seul leurs œufs sur leur corps , 'Homme même; d’autres, pour 'me motifetde la même manière, tent nos viandes, le fromage , rrompent diverses boissons. Il en ui , sous la forme de larves , atœnt nos Plantes céréales , et nous souvent éprouver des dommages idérables; mais quelques autres ères, par une sorte de compenn , détruisent des Insectes nuisi- ,, consument des matières animat végétales en putréfaction , ou nt la dissipation des eaux stages et fétides.
. durée de leur vie , à prendre e du moment où ils sortent de f, est généralement très-courte, ent elle ne s’étend pas au-delà [uelques mois ou de quelques ines. Tous les Diptères subissent métamorphose complète eM emarle , selon nos présomptions , en le la larve ne change qu’une fois :au , et à l’époque où elle passe à de nymphe. Ce caractère pourêtre commun aux larves des énoptères qui sont apodes , tel— que celles des Ichneumons, des x, des Guêpes, des Abeilles, 'Celles des Diptères sont aussi î es de pâtes ; mais quelques-unes lies de la famille des Némocères liversappendices qui semblent en lieu. Leur tête est tantôt tousaillante et de forme constante , » t elle peut rentrer dans l’in té— * du corps , changer de figure , se distingue des autres segmens par sa situation antérieure et les es constituant leur bouche. Elle mpose le pl us souvent d’un à deux îets rétractiles , servant à enr les matières alimentaires , et de jues mamelons. Les orifices prinix de la respiration sont presque uns placés à l’extrémité postée du corps. Plusieurs offrent en :deux stigmates sur l’anneau qui après la tête. Quelques-unes de ; qui viventdansles eaux ou dans ibstances fluides et corrompues,
ont le corps terminé postérieurement en manière de queue susceptible de s’allonger ou de se raccourcir , et offrent à l’intérieur de beaux lacis de trachées.
Dans plusieurs larves de cet ordre , la peau devient, en se durcissant et en se contractant , une coque assez solide, ayant l’apparence d’une graine ou d’un œuf, où la nymphe subit sa dernière transformation. Le corps se détache d’abord de cette peau , en laissant sur ses parois intérieures les organes extérieurs qui lui étaient propres ; bientôt après elle se présente sous la formed’une masse molleougélatineuse , sans caractères distinctifs, et qu’on nomme boule allongée. Au bout d’un certain temps, les parties extérieures se dessinent , et cet état est celui de nymphe proprement dit.
L’Insecte en sort en faisant sauter l’extrémité antérieure et supérieure de la coque , en manière de calotte. Il la pousse avec sa tête.
Ces différences principales dans les métamorphoses , les rapports généraux de formes et d’habitudes ont été la base de notre distribution méthodique des Diptères. Elle comprend les cinq grandes familles suivantes : JNémocères , Tanystomes, Notacanthes , Athéricères et Pupipares. En renvoyant à ces articles, nous préviendrons les personnes qui désirent faire une étude spéciale de ces Insectes qu’elles trouveront un grand secours dans les ouvrages de Meigen et Widemann. Le premier s’est borné aux espèces européennes ; le second y a suppléé en décrivant les exotiques.
.Nous faisons des vœux , non moins ardens que sincères , pour que ces deux enlieprises arrivent à leur fin, et que d’autres naturalistes nous donnentsur chaque ordre des travaux aussi dignes d’éloges. (lat.)
DIPTERIX. bot. phan. ( Willdenow.) V . Coumakou.
DI PPÉROCARPE . Dipterocarpus ► bot. phan. Genre établi par Gaertncr fds ( Carpologia , p. 5o) sur des fruits conservés dans les collections
544 DIP
de J. Banks, et ainsi caractérisé : calice monophylle infère , cupuliformc , dont le limbe est à cinq divisions inégales, roides , marquées de veines réticulées. Deux de ces divisions calicinales sont très-longues, ligulées et obtuses ; les trois autres , dont une est placée entre les deux premières , sont beaucoup plus courtes , ovales et auriculées; corolle et étamines inconnues; ovaire supère, surmonté d’un style simple et persistant; noix enveloppée par le calice qui s’accroît en même temps que le fruit , coriace , uniloculaire, sans valves; graine unique , dépourvue d’albumen , et munie de cotylédons chiffonnés à la façon des Chi’ysalides d’insectes ( C/irysalideo-Contortuplicatæ); radicule supérieure. Gaertner a formé deux espèces dans ce genre , savoir :
le Dipterocarpus costatus et le D. turbinatus , tous les deux décrits et figurés ( loc . cit. p. 5o et 5i , tab. 187 et 188). Malgré l’alfinité AesDiplerocarpus avec les genres Shorea et Dryobalanops , leur auteur établit qu’on doit les distinguer. Jussieu a pensé, au contraire , qu’ils devaient rester réunis , et de plus être compris sous la dénomination commune de Pterigium , imposée plus tard par Correa de Serra (Ann. du Mus, vol. Set 10, p. i5g). Mais, sans parler de la préférence qu’il est juste d’accorder au plus ancien nom , nous ferons observer seulement que le Pterigium de Correa correspond plus positivement auDryobalanops de Gaertner, qu’au Diptérocarpe , et il suffit, pour s’en convaincre, de jeter les yeux sur la figure de ce dernier, tab. 186, lig.
2 , par Gaertner , et sur celle que Correa de Serra a insérée dans les Annales du Muséum , vol. 10 , tab. 8. Il est vrai que dans le 8e vol. des Annales du Muséum, il avait figuré et décrit le Dipterocarpus costatus de Gaertner sous le nom de Pterigium costatum. Au surplus, il faut attendre que l’on connaisse mieux les Plantes qui ont produit les Iruils décrits par Gaertner pour être positivement assuré de leur distinction ge'né-
DIP
rique. Nous sommes encore plus incertains sur les affinités naturelles de ces genres. Gaertner fils les a cruj voisins des Acérinées; mais ce rapprochement, fondé sur la considération du fruit ailé dans les uns et les autres, n’est pas exact, puisque les ailes du Dipterocarpus , etc., sont des divisions calicinales , tandis que dans les Erables c’est le fruit lui.
même qui se prolonge en expansion foliacée. D’ailleurs le professeur De | Candolle ne fait aucune mention dan»
son P roclromus Syst. Veget ., vol. 1er, p. 5g3, de ces Plantes parmi les Acé- j rinées. Un genre de la famille des i Malpigbiacées que Gaertner a décrit !
et figuré sous le nom d ’IIyptagtL nous semble , par la structure de ses organes , avoir quelque analogie avec t le Diptérocarpe ; cependant nous ne j donnons ce rapprochement que cortfme une simple conjecture. (g. .N.)
DIPTERODON. pois. Genre êta- j bit par Lacépède (dans son Hist. des Poiss. ) et que Cuvier n’a pas même admis comme sous-genre. Les espècej I qui le composent sont réparties entre les Sciènes, les Perches et les Spares. V. ces mots. (b;m
* DIPTÉRYGIENS. rois. Dixième classe de la méthode de Schneider, dont les caractères consistent dans la présence de deuxnageoires seulement.
Elle ne comprend que les genres Petromyson,Ouum etLeptocep/ialus. (b.)
DIPTOTÈGE.bot.piian. (Desvaux.) V. Fruit.
* DIPTURUS. pois. Rafincsqw
propose sous ce nom l’établissement d’un genre pour le Raya Bâtis, L., I qui a la queue dépourvue de nagfifllr i'c terminale , mais qui présente deuï dorsales. Pr. Raie. (B.j|
DIPUS. mam, P'. Gerboise.
DIPYRE. min. Leucolithede Mauléon , Schmelzstein de Werner. 0 Minéral se rencontre en prismes octogones, blanchâtres ou rougeâtres, libres ou réunis en faisceaux, et divisibles en parallélipipèdcs rectangles. S| pesanteur spécifique est de 2,6. *