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D R O M T E. crust. Genre de ordre des Décapodes, famille des rachyures , section des Notopodes lègn. Anim. de Cuv.) , établi par Fa- ; ricins étayant, pour caractères suiant Latreille : pieds propres à la mrse ou à la préhension ; longueur es six premiers diminuant grartuel- •menf, à commencer des serres; les ua Ire derniers insérés sur le dos et eaucoup plus petits; test ovoïde, inrt ou presque globuleux , bombé ;
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yeux petits et rapprochés à son extrémité antérieure. LesDromies ressemblent aux Crabes proprement dits par la forme des antennes, des parties de la bouche , et par la composition des pieds ; toutefois la position de ceux-ci sur le dos est un caractère bien suffisant pour les distinguer de tous les genres connus , à l’exception des Dorippes et des Homoles qui leur ressemblent sous ce rapport ; mais dans le premier de ces genres , les quatre pieds relevés se terminent par un crochet simple , et le second n’a qu’une paire de pâtes dorsales. Les Dromies se font encore remarquer par un certain nombre de particularités. La carapace est ovale , arrondie , très-bombée , velue ou couverte d’un duvet brun ou jaunâtre qui s’étend sur les pâtes et sur les serres ; sa partie antérieure est un peu rétrécie etprolongée en manière de museau ; les antennes extérieures , très-petites , sont insé-* rées au-dessous des pédoncules oculaires , les intermédiaires naissent en dessous et un peu en dedans des yeux; les pieds - mâchoires extérieurs ont leur troisième article presque carré , légèrement échancré à son extrémité et en dedans -, les serres sont égales , grandes et fortes ; les doigts en sont robustes , creusés en gouttière dans leur milieu, avec des dents sur les bords qui s’engrènent mutuellement; la seconde et la troisième paire de pâtes se terminent par un article simple en forme de crochet fort aigu; les deux paires suivantes sont plus courtes , insérées sur le dos de l’Animal et terminées par un article pointu et arqué ; une autre épine plus petite cl de même forme existe sur l’article qui précède le tarse, et la réunion de ces deux épines constitue une sorte de pince qui paraît avoir pour usage de saisir divers corps étrangers pour les fixer sur leur dos. Telles sont en effet les mœurs curieuses de ces Crustacés qu’ils s’emparent d’une espèce d’Alcyon, ordinairement V Alcyonum DomoncuLa , ou bien des valves de certaines Coquilles , et qu’ils s’en font une sorte de bouclier pour se soustraire à
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la recherche de leurs ennemis et pour tromper leur proie. Au reste ils sont très-indolens , et ce n’est qu’à l’époque de la ponte que les femelles deviennent un peu actives et se rendent sur les bas-fonds pour y déposer un grand nombre d'œufs. On connaît
Jdusieurs espèces de Dromies , parmi esquelles nous citerons la Dromie de Rumpii , Dr. Rumphii, Fabr. , ou le Cancer heracleoticus aller d’Aldrovande. Cette espèce , la plus grosse de toutes , et dont le dos est quelquefois recouvert d’un Alcyon, habite les mers des Indes et se rencontre aussi dans la Méditerranée. La femelle pond, vers le mois de juillet, des œufs d’un rouge carmin.
La Dromie tête-de-mort , Dr.
cljpeata, Latr. , ou le Cancer caput mortuum , L. ( Act . Hafn. , 1802).
Elle fixe sur sa carapace l’Alcyon Domoncule ; celui-ci continue à vivre et à se développer de manière à la cacher entièrement On la rencontre dans la Méditerranée. Il ne faut pas la confondre avec la Dromie sabuleuse , Dr. sabulosa , ou la Dromie tête-de-mort de Bosc,quise trouve en Amérique et ne diffère pas du Cancer sabulosus d’Herbst ( tab. 48, fig. 2 et 3). La treille pense qu’elle est aussi la même espèce que le Cancer pinnophylax de Linné , figuré par Nicolson (Hist. Nat. de Saint-Domingue, p.
338 , pl. 6 , fig. 3 et 4 ). Elle recouvre son corps avec des valves de coquilles.
(aud.)
DROMIÉ. Dromius. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères , section des Pentamères, famille des Carnassiers , tribu des Etuis tronqués , établi par Bonelli , et adopté par Latreille et Dejean (Iconographie des Coléoptères d’Eur.) et dont les caractères sont :
palpes extérieurs finissant par un article dont la forme se rapproche de celle d’un cône renversé ou d’un cylindre , et qui est tantôt un peu plus grand que le précédent, tantôt de la même épaisseur ; tête moins large que le corselet; languette cornée.; antennes filiformes ; corselet presque aussi long que large ; pénultième article
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des tarses divisé en deux lobes. Ces Insectes diffèrent des Cymindes de Latreille en ce que le dernier article des palpes labiaux est terminé en hache dans ces derniers ; on les distingue des Lebics et des Lampires par la forme du corselet qui est plus large que long dans ces deux genres , et des Demetrias , parce qu’ils ont la tête plus large que le corselet , allongée et rétrécie en arrière. On trouve ces Insectes au commencement de l'année, sous les écorces des Arbres , ou ils se tiennent cachés. Aussitôt qu’ils voient le jour , ils contrefont les morts et se laissent tomber à terre; passé le mois de juin , on n’en rencontre plus que très-rarement.
Les principales espèces sont : le Dromie agile, Dromius agi lis , Fabricius ; le Dromie a quatre taches, D. quadrimaculalus , Fabr. , Panz. , Clairv. Elles sont l’une et l’autre très-communes aux environs de Paris. (g.)
DRONGEAR. ois. Espèce du genre Drongo. V. ce mot. (dr..z.)
DRONGO. Edolius. ois. Genre de l’ordre des Insectivores. Caractères :
bec assez robuste , déprimé à la base, uu peu comprime latéralement et à la pointe qui est écliancrée ; mandibule supérieure convexe , presque carénée, courbée et crochue, l’inférieure droite, retroussée à la pointe ; base du bec garnie de soies longues et fortes, dirigées en avant; narines placées latéralement et près delà base du bec, à moitié fermées par une mem bran e et recouvertes à claire-voie par les soies; pieds assez faibles et courts ; quatre doigts , trois devant , dont l'externe est uni à l’intermédiaire jusqu’à la première articulation, un derrière plus fort, mais un peu moins allongé que 1 intermédiaire; ailes médiocres; la première rémige courte , les deux suivantes étagées ; la quatrième et quelquefois la cinquième ou la sixième la plus longue ; queue ordinairement fourchue , rarement égale.
Les espèces comprises dans ce genre appartiennent toutes , jusqu à pré-
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! ent, à l’ancien continent. Leur place, i ong-temps incertaine dans les méhodes ou elle était indiquée sur plu- • ieurs points à la fois , et souvent opj »osés entre eux , a été enfin fixée -l’une manière plus invariable par i auteur du Règne Animal. Ces Oiseaux sont de véritables dévastateurs |1 l’Insectes, et surtout d’Abeilles, dont a chasse les occupe toute la journée ; i ls vivent d’ordinaire en société , et se r éunissent en plus grand nombre le natin et le soir sur la lisière des forêts dont on ne les voit guère sortir en d’autres temps ; leurs réunions sont i ellement bruyantes qu’elles se décèl ent à une fort grande distance ; on üissure que plusieurs espèces font en- [tendre, lorsqu’elles sont isolées, un :hant agréable, et souvent mélodieux.
J Toutes choisissent pour y établir leur liiid la cime des Arbres les plus élewés ; les œufs, presque toujours au nombre de quatre, sont assez gros , arrondis et d'un blanc mat, marqueleés de noirâtre. La couleur de leur dumage, qui est en général d’un noir risé, jointe à leur turbulence natuelle et au peu de ressource qu’offre eur chair que l’on trouve d’assez mauvais goût , leur ont valu le surnom d’Oiseaux du Diable, qui leur c ;st donné en différeus pays par les naturels et les colons. Vieillot avait ippliqué à ce genre le nom latin Di~ <? rurus , qui signifie queue fourchue, dette dénomination , se trouvant conradictoire avec la plupart des espèces nouvelles , a été remplacée par celle YEdolius , assez insignifiante il est %vrai , mais qui du moins n’induit pas cm erreur.
Drongo azuré, Edolius puellus , lElcinwardt ; Coracias puelLa , Latli. , Temm. , Ois. color. , pl. 70. Sommet 1 le la tête, nuque , scapulaires , dos ,
1 ectrices caudales supérieures et inférieures d’un bleu d’azur des plus lorillans ; le reste du plumage d’un beau noir velouté, avec la base de ' chaque plume brune ; queue légèrement arrondie; bec et pieds noirs.
La femelle a le fond du plumage d’un brun noirâtre, avec l’extrémité de
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chaque plume d’un bleu ardoisé plus ou moins brillant, suivant l’âge, ce qui forme sur la nuque et diverses autres parties des mailles de cette couleur; le dos, le croupion et l’abdomen paraissent entièrement bleus.
Taille , huit pouces. De Java.
Drongo Balicasse , Corvus Balicassius , Lath. , Buff. , pl. enl. 6o3.
Plumage entièrement noir avec des reflets verdâtres, beaucoup plus vifs sur les parties supérieures ; queue fourchue; bec et pieds noirs. La femelle a le noir moins décidé et les reflets moins vifs. Taille, dix pouces.
De Java.
Drongo bronzé , Dicrurus æneus , Yieill. ; Ois. de Levaill. , pl. 176.
Tout le plumage noir à reflets brillans et chatoyans bleus et d’un vert bronzé ; abdomen , bec et pieds d’un noir mat. Du Bengale. INous soupçonnons que cette espèce est la femelle du Drongo à rames ; du moins tous les individus que nous avons reçus de l’Inde sous le nom d e Dicrurus æneus, ne sont autres que ces mêmes femelles.
Drongo Drongear , Dicrurus musicus, Yieill. , Levaill., Ois. d’Af. , pl. it>7 et 168. Tout le plumage noir, faiblement irisé , avec les barbes internes des rémiges grises et leur extrémité brune; queue très - légèrement fourchue ; bec et pieds noirs.
Taille, huit à neuf pouces. Des côtes méridionales d’Afrique.
Drongo Drongolon , Dicrurus macrocerus , Yieill., Levaill., Ois.
d’Af., pl. 174. Tout le plumage noir avec des reflets bleuâtres très-vifs ; queue fort longue et très-fourchue ; bec allongé, moins fort que dans les espèces précédentes , d’un gris plombé ainsi que les pieds. Espèce douteuse.
Drongo Drongri , Dicrurus leu cophœus , Yieill. Tout le plumage d’un gris plombé avec l’extrémité des rémiges d’un brun noirâtre ; barbes extérieures des rcctrices noires; queue longue et fourchue ; bec et pieds plombés. Taille, neuf pouces. De Geylan et de Java.
Drongo Drongup , Dicrurus . lu-
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phorinus ', Vieiü. Plumage entièrement noir irisé ; front surmonté d’une petite huppe composée de quelques plumes libres et relevées. On présume que cette espèce est la même que le Drongo Balicasse.
Drongo Iinguah, JLanius cœrulescens , L. , Ois. de Levaill. , pl. 172. Parties supérieures d’un noir brillant à reflets bleus et cuivrés , les inférieures noirâtres , presque blanches vers l’abdomen ; rémiges d’un noir brunâtre ; les deux rectrices latérales terminées par une tache blanche ; bee et pieds bruns. Taille, sept pouces. Du Bengale.
Drongo gris. V. Djrongo Drongri .
Drongo gris a ventre blanc , Dicmrus leucogasler , Vieill. , Ois. de Levaill., pl. 171. Parties supérieures grises, les inférieurs blanches; bec et pieds plombés. De Java. Il paraît ■y avoir ici double emploi avec le Drongo Drongri.
Drongo huppé , Lauius furtijica- Xi/s , Lath. , Levaill. , Ois. d’Afrique , pl. 166. Plumage noir vivement irisé en vert-; une huppe formée de longues plumes étroites s’élève immédiatement sur le front et sc recouifie en avant sur le bec , qui est ainsi que les pieds d’un noir plombé.
Taille , dix pouces. Du cap de Bonne- Espérance.
Drongo a longue queue.
Drongo Drongolon.
Drongo a longs brins. V. Drongo A RAMES ET A RAQUETTES.
. Drongo moustache , Dicruivs ■mystaceua , Vieill. , Levaill. , Ois.
d’Af. ,pl. 169. Tout le plumage noir, irisé en vert , à l’exception des ailes et de la queue dont la nuance tire sur le brun ; des faisceaux de plumes roideson de poils s’élèvent et s’abaissent de chaque côté de la mandibule supérieure ; bec et pieds noirs ; queue médiocrement fourchue ; In femelle a quelques taches blanches sur l’abdomen. Taille, dix pouces. Corps assez épais et trapu. Du cap de Bonne-Espérance.
Drongo a rames , Edolitis rcmi-
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fèr, Temm., Ois. col., pl. 178. Plumage noir à reflets vifs d’acier bruni; abdomen d’un noir mat; plumes de la base du bec veloutées , épaisses et dirigées en avant ; queue coupée presque carrément; les deux rectrices ■ latérales très-longues , interrompues dans leur milieu par un filet formé de la tige , et garni de rudiinens de barbules seulement dans une partie de sa longueur ; l’extrémité de cette rec- j trice semblable à une racine ; bec et pieds noirs. Longueur, depuis l’extrémité du bec jusqu’à celle de la îectrice intermédiaire, neuf pouces. De Java. La femeile est uu peu plus petite , et les lectrices latérales sont semblables aux autres.
Drongo a raquettes,, Die ru rut /jiaturus,\iei\\.: EaniusMalabaricus , L.; Cuculus parad'tseus , Briss., Ois.
d’Afriq. deLevaill., pl. 175. Plumage noir, irisé en vert avec les parties inférieui es moins brillantes; plumes de la base du bec assez longues , et relevées sur le front; queue fourchue; les deux rectrices latérales beaucoup plus allongées que les autres, et divisées dans leur milieu par un espace où les barbules de chaque côté sont extrêmement courtes ; la racine ou raquette que forme l’extrémité de la rectrice est contournée en un commencement de spire, ce qui contribue à distinguer cette espèce de la
f précédente ; bec et pieds noirs. '1 ail— e , prise de l’extrémité du bec à celle de la seconde rectrice latérale , onze pouces. De Java. (nn..z.)
D R O N G O L O N . ois. Espèce du Genre Drongo. V. ce mot. (dr..z.)
DRONGRI. ois. Espèce du genre Drongo. V. ce mot. (dr..z.). '
DRONGUP. ois. Espèce du genre Drongo. P . ce mot. (DR.. Z.),
D R O N T E. Didi/s. ois. Genre de l’ordre des Inertes. Caractères:
bec long, fort, large, comprimé ; mandibule supérieure courbée à la pointe , transversalement sillonnée»
l’inférieure étroite , renflée et courbée vers l'extrémité supérieure ; narines percées obliquement dans un siÜoa
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es le milieu du bec; tarse court; Maire doigts , trois devant divisés, un postérieur plus court; ongles y uvts et courbés; ailes impropres au I . Une seule espèce constitue ce geu- ■ , et encore n’en conserve-l-on que L s traditions historiques, car il reste [ u d’espoir de retrouver cet Oiseau \ traordinairedontla race paraît absopment détruite. Les premiers navigat urs qui abordèrent aux îles deMascaigné et de Cirne, appelées depuis de Réunion et de France, y trouvèrent r-s Drontes en abondance ; ils fondènt d’abord de grandes espérances : r ces Oiseaux qu’ils considérèrent ) mme des objets précieux de ravitaillent; mais une chair dégoûtante et lide les fit bientôt renoncer à un iment dont l’extrême besoin eût pu ul faire surmonter le dégoût. C’est us doute la répugnance qu’inspiit la chair de ces Oiseaux à tous ux qui habitèrent les premiers >s îles de France et de Mascareigne ,
• ii amena la destruction complète ' une race jugée inutile et incommode.
m stupidité et la pesanteur de ces Oiî aux auxquels la nature avait en ou- £2 refusé les organes du vol et de la utation, ne leur permettant pas de t soustraire aux poursuites des Homes et de se répandre sur le coniieent ou de vastes forêts leur eussent iTert des retraites sûres , il n’est pas l onnant qu’ils aient entièrement dis- ..iru du sol ou on ne voulait pas les Muffrir. En vain, au commencement e ce siècle, Bory de Saint-Vincent -t— il, dans le pays, fait la recherche ti inuticuse du Uronte ou de ses trais; en vain ce voyageur actif et exact -t— il fait publier qii il donnerait une : :ande récompense à qui pourrait lui r Duner la moindre indice de l’anenne existence de cet Oiseau ; un si- : nce universel a prouvé que le soutenir même du Dronte était perdu narmi les créoles. Quelques descripons à la fidélité desquelles il n’est pas ermis d’accorder une aveugle conance, un dessin assez grossier , pourûent faire regarder comme fabuleuse existence du Dronte, si le bec et le
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pied de cet Oiseau que l’on conserve précieusement dans les Musées d’Angleterrc n’étaient point des indices sufïisanspour rassurer les naturalistes dont la croyance d’ailleurs a été plus d’une fois abusée par les récits hasardés des navigateurs, et si l’on ne connaissait l’assertion de Withighby (■ Ornith ., 1. 2, pag. 107) qui dit avoir vu les dépouilles de l’Animal conservées chez John Tradescant. La figure que l’on trouve dans Edwards (Gldn., n. 294) et d’après laquelle ont été copiées toutes les autres , passe pour avoir été faite à Maurice même d’après un individu vivant, et Shaw qui a donné ( Mel., p. i43 ) le dessin d’une jambe et de la partie de la tête du Dronte conservés à Londres, déclare que tous les doutes sur l’existence de cet Animal sont levés. La Description que nous présentons ici du Dronte est tirée de L’Ecluse [Exode., p. 100), auteur scrupuleux qui le premier ait passablement décrit cet Oiseau auquel il a donné le nom de G ail us gallinaceus peregrinus , en lui conservant en même temps celui de Cjgnus cucullatus, Cygne encapuchonné, qui lui avait été précédemment appliqué.
Le DRONTEPROPREMËNTmT, Didus ineptus, L. Corps noirâtre , revêtu de quelques plumes seulement ; tête couverte d’une membrane épaisse plissée, formant une espèce de capuchon ; quatre ou cinq rémiges noires tenant lieu d’ailes ; autant de plumes frisées et grises au lieu de-queue; bec bleuâtre , jaunâtre à la base et noir à l’extrémité ; jambes d’une circonférence égale à la hauteur qui est de quatre ponces , couvertes d’écailles brunâtres; doigts extrêmement courts et privés d’ongles. On dit que le Dronte pesait au moins cinquante livres. Ceux qui ont nié son ancienne existence sc sont demandé : « Comment un Oiseau si pesant , dépourvu d'ailes pour voler et de6 moyens de nager, aurait-il pu franchir l’espace qui sépare les lieux désignés comme lui servant également d’habitation? »
Autant vaudrait demander comment
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les Anguilles d’eau douce , identiques à Maurice et à Mascareigue, ont pu passer de l’une à l’autre de ces îles. Notre savant confrère, Bory de Saint-Vincent, a fort bien examiné cette importante question dans son Voyage aux quatre îles des mers d’Afrique et à l’article Création du présent volume où nous renverrons le lecteur. , . (dr..z.)
DROSÉRACÉES. Droseraceœ. rot.
than. Famille naturelle de Plantes , établie par De Candolle pour le Drosera, d’abord placé dans la famille des Capparidées, et pour quelques autres genres qui ont des rapports d’affinité avec celui-ci. Avant de nous livrer à aucune discussion sur les genres qui doivent former cette famille, nous allons en exposer avec soin les caractères, tels qu’un examen attentif d’un grand nombre d’espèces nous les a montrés. En les comparant avec ceux qui ont été donnés par le célèbre professeur de Genève ( Prodr .
Syst. 1 , p. 317), on verra qu’ils en diffèrent en plusieurs points essentiels. Le calice est monosépale, à cinq divisions très-profondes , qui atteignent quelquefois jusqu’à sa base , et forment cinq sépales distincts ; il est persistant; la corolle se compose de cinq pétales alternant avec les divisions du calice ; ces cinq pétales sont planes , égaux et réguliers ; les étamines , au nombre de cinq , quelquefois de dix , alternent avec les pétales; leurs lilets sont libres , leurs anthères biloculaires. Dans le genre Parnàssia , on trouve en face de chaque pétale , sur le même rang que les cinq étamines, cinq appendices pédicellés, découpés en un grand nombre de filamens portant chacun une glande globuleuse à leur sommet ; ces appendices sont de véritables étamines transformées. Les pétales et les étamines sont insérés dans le genre Drosera à la partie inférieure du tube ealicinal, manifestement au-dessus de son fond. Dans le genre Parnassia ils semblent naître de la paroi externe de l’ovaire , un peu au-dessus de sa base , en sorte que l’insertion n’est
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aucunement hypogynique comme l'ont dit tous les auteurs jusqu’à ce jour, mais bien réellement périgynique. L’ovaire est ovoïde , libre , en général à une seule loge, très-rarement à deux ou trois loges : dans le premier cas il contient un nombre très-considérable d’ovules attachés à trois ou cinq trophospermes pariétaux et longitudinaux , simples ou bifides ? dans le cas de pluralité de loges , les cloisons sont formées par la saillie des trophospermes, qui se rencontrent et se soudent au centre de l’ovaire. Les stigmates sont en général sessiles , simples ou profondément bipartis , au nombre de trois à cinq, tantôt courts, épais, tantôt allongés et étalés en rosace.
Le fruit est une capsule à une ou à plusieurs loges, s’ouvrant eu général seulement par leur moitié supérieure en trois , quatre ou cinq valves , entraînant chacune sur le milieu de leur face interne un des trophospermes ou une des cloisons. Les graines sont en général recouvertes d’un tissu aréolaire , lâche, que quelques auteurs ont considéré comme un arille, mais qui n’en est pas un. Elles contiennent un embryon dressé , presque cylindrique , tantôt renfermé dans l’intérieur d’un endosperme mince, tantôt dépourvu de cet organe.
Les Droséracées sout généralement des Plantes herbacées, anuuelles ou vivaces, rarement sous-frulesccntes ; les feuilles sont pétiolées , alternes , souvent garnies de poils glanduleux; elles sont souvent roulées en crosse avant leur développement, comme ou l’observe dans la famille des Fougères.
Dans le premier volume de son Prodromus Systematis , le proiesscur De Candolle a expose, pour la première fois , les caractères de cette famille adoptée par Salisbury ( Paradisus, n. 96 ) et ceux des genres et des espèces qui la composent. Les genres qu’il y rapporte sont : Drosera , L. : Jlldrovanda, , Monti ; Romanzowia , Chamisso ;• By~ b lis , Salisbury ; Roridula, L.; D>o-
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ohyllum , Link ; Dioncca , Ellis ;
' zrnassia , L. Mais parmi ces gen- ’-s, deux au moins doivent évidemment en être éloignés. Le premier est Dionæa dont nous avons déjà par- ; précédemment, et qui , à cause de > n insertion vraiment hypogynique : de ses graines , toutes attachées au i nd de la capsule, doit être reporté t obablemcnt auprès des Hypéricii :es. Le second est le Romanzoffia i iblié par Chamisso dans le premier b 'lume des Horœ physicœ Berolineni s. Ce genre, que son port rapproe singulièrement des Saxifrages,
< >us paraît devoir être rangé dans la r nille des Rhinanthacées , à cause f sa corolle mouopétale et de la t uclure de son fruit;
:En exposant les caractères généi ux de la famille des Droséracées ,
[ms avons fait voir que dans ce groul’insertion n’était pas hypogyque ainsi que tous les auteurs l’aient dit, mais qu’elle était réelle- * mt périgynique ; néanmoins elle peut être éloignée des Violacées , i i cependant sont bypogyniques.
n effet, on trouve dans ces deux fai lies le même nombre de parties et i mêrrte structure dans le fruit et i us la graine , mais le port est loutf ait différent. Les Violacées sont urvues de stipules qui manquent ns les Droséracées , et enfin l’ini tion n’est pas la même dans ces ux groupes naturels. /^.Violacées.
DROSERE. Drosera. bot. fuan.
> :nre qui sert de type à la famille ;s Droséracées. Il fait partie de la I ntandrie Trigynie , L. , et offre i ur caractères : un calice monocle tubuleux à sa base , presque npanifotme, divisé en cinq lo- > égaux; une corolle rosacée for- ’e dexinq pétales étalés égaux entre x; cinq étamines alternes avec les taies, attachées ainsi qu’eux à la rrtie inférieure du tube calicinal , iis manifestement au-dessus de ï fond, de sorte que l’insertion périginique ; l’ovaire est libre, ride , à une seule loge contenant