TOME V
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un très-graild nombre d’ovules attachés à trois ou cinq trophospermes pariétaux; les styles sont allongés , bipartis, au nombre de trois à cinq , d’abord dressés, puis étalés; leur partie supérieure est glanduleuse et stigmatique. Le fruit est une capsule ovoïde , enveloppée dans le calice qui persiste, à une seule loge, s’ouvrant par sa moitié supérieure seulement en trois ou cinq valves incomplètes , portant chacune un des trophospermes sur leur paroi interne.
Les espèces de ce genre sont de petites Plantes herbacées d’un aspect élégant, croissant dans les lieux humides au milieu des Sphagnum ; leurs feuilles qui sont simples, alternes, quelquefois toutes radicales, sont ornées de longs poils glanduleux qui présentent différens phénomènes d'irritabilité. Leurs fleurs sont petites , blanches, et forment en général des épis simples , qui , avant leur développement , sont roulés en crosse.
De Candolle ( Frodrom . Syst. , i , p.
617) mentionne trente-deux espèces de Drosères, qui croissent dans toutes les contrées du globe, en Europe, en Asie, en Afrique, dans les deux Amériques, à la Nouvelle-Hollande.
Il les divise en deux sections , l’une qu’il nomme Iiorella comprend les espèces dont les styles sont simples ou divisés en deux ou trois lobes entiers et presque capitulésà leur soin-?
met; l’autre, qu’il appelle Ergalicum, réunit le petit nombre d’espèces dont les styles sont multifides et comme pénicilliformes à leur sommet.
Le Drosera Lusitanica de Linné forme aujourd’hui un genre distinct, auquel Link a donné le nom de Drosop/iyllurn. R . ce mot. Les principales espèces du genre Drosère sont :
Drosère a feuilles rondes , Drosera rotundifoiia , L. , Lamk., 111 us t . , tab. 220, fig. 1. Cette jolie petite Plante, que l’on désigne vulgairement sous le nom de Ros so/ts, se trouve en Europe et dans l'Amérique septentrionale. Ce nom vulgaire est à peu près la traduction de I ci \ mologie
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grecque de Drdsera qui signifie couvert de rosée. Elle est peu commune aux environs de Paris, ou elle croît dans les lieux humides, ombragés, et parmi les Sphaignes. Sa racine est annuelle on plutôt bisannuelle; ses feuilles sont toutes radicales, arrondies, petites, très-obtuses, portées sur de longs pétioles, qui présentent vers leur partie inférieure une sorte de ligule ou de collerette analogue à celle des Graminées , et profondément découpée en lanières étroites ; le limbe de la feuille est glabre inférieurement, recouvert à sa face supérieure et surtout sur ses bords de poils glanduleux au sommet, et trèsirritables. En effet , dès qu’une Mouche ou un autre Insecte se repose sur la face inférieure de la feuille , les , , . - -
poils qui la bordent se rapprochent su|e a cinq valves, uniloculaire, paétroitement et forment par leur entre- ,aissant presque 5-loculaire a cause
des replis intérieurs des valves qui atteignent presque le milieu de la capsule. Ce genre ne se compose que
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Holl. , tab. 106 , fig. a. ( V . PI. ij*> cc Dictionnaire.) Charmante petite Plante d’une grande élégance dont la lige , haute de quatre à six pouces, porte des feuilles alternes , pétiolées , neltées , presque triangulaires , glanduleuses et ciliées sur les bords. Les fleurs sont éparses, pédonculées; leur calice est cilié. Elle croît à la Nouvelle-Hollande. (a. r.)
DPiOSOPH’Y LLE. DrosophyLlum.
bot. ph an. Link ( in Schrail. Journ., 1806, 1, p. 53) a proposé l’établissement de ce genre pour y placer le D rasera Lusitanica de Linné, et lui a assigné les caractères suivans : sépales et pétales au nombre de cinq, munis d’onglets très-rapprochés ; dix étamines , cinq styles filiformes; cap-
croisement une sorte de cage dans laquelle l’Insecte se trouve renfermé.
Les fleurs sont blanches, presque sessiles, et forment au sommet d’une hampe de quatre à cinq pouces de hauteur un épi simple. Dans une variété qui croît dans l’Amérique sepîentrionale , la hampe est bifurquée à son sommet et porte deux épi .
Drosère a longues feuilles , Drosera longifolia, L.: Lamk., Illiist.
tab- 220. fig. 2. Cette espèce croît dans les mêmes localités que la précédente ; mais ses feuilles ontleurlimbe allongé , spathulé, insensiblement rétréci à la base en un pétiole glabre , plus long que le limbe ; les hampes qui naissent du milieu des feuilles radicales sont un peu plus longues que ces feuilles , mais elles sontplus courtes que dan$ le Drosera rotundifolia.
Ses graines ne sont pas celluleuses.
Drosère d’Angleterre, Drosera AngLioa , Smith, Dior. Brit. 4,87.
Cette espèce ne nous paraît qu’une variété de la précédente , qui n en diffère que par ses hampes deux fois plus longues que les feuilles et par ses graines celluleuses en dehors.
Elle croît dans les mêmes localités.
Drosère a feuilles feltées , Drosera pe/tata , Smith ; Labill. A ou.-
d’une seule espèce, le Drosophyllum Lusitanicurn, Link, qui croît sur les collines sablonneuses du Portugal, et que Bory de Saint-Vincent a retrouvé en Andalousie ainsi qu’à Ténéi iffe. Sa tige est frutescente , ses feuilles sont linéaires, entières et couvertes de glandes slipitées. Ses fleurs, de couleur de soufre, sont très-grandes et disposées en c.orymbes paniculés. Cette Plante , que De Candolle ( Prodromus Syslemat. J'~egel-,
1 , p. 320) place dans la famille des Droséracées , appartient à la Décandrie Pentagynie. Elle a été décrite par Brotcro ( Plor . Lus i tan. 2, p. 21 5) sous le nom de Spergula Droserôides.
DROUE. bot. phan. Nom vulgaire de diverses Graminées dures, telles que des Bromes et certaines reluques. (n-l
DRUE. ois.
L’un des noms vuE
foi
gai res du Proge. L. Bruant
DRUPACÉ (fruit). lr r uct us D&~ paceus. bot. phan. Fruit qui est de la nature des drupes. Tr. Drupk- »
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