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Neanmoins, l'extrême diversité de leur origine (puisque les Bowlesia sont indigènes du Pérou ) et quelques différences dans les formés du fruit , semblent militer en faveur de leur séparation. Nous ne voyons en effet dans les figures des Bowlesia palmata et B. lobala , données par Ruiz et Pavon ( Flor . Peruv. et C/iil. vol. 5, tab. 25i) et dans celle publiée par Achille Richard ( Monographie du genre Hydrocotyle ) , ni la forme générale arrondie du fruit , ni les angles saillans longitudinaux du Drusa. Des poils étoilés et recourbés en crochets uncinés , couvrent de toutes parts la surface de leurs akènes.
La Drusa opposilifolia , D. C. ( loc.
cit. y t. 58}, est une petite Plante herbacée, à tige couverte de poils glanduleux , à feuilles opposées et trilobées dont les lobes sont multifides, et à pédoncules axillaires et mùltiflores.
Elle croît dans les fissures des rochers humides de l’île de Ténériffe. (g.. N.)
DRUSE. min. On entend par ce nom dérivé de l’allemand certaines cavités hérissées de cristaux prismatiques qu’on rencontre dans plusieurs roches. (g.. N. J
DRYADE. Dry as. bot. pii an.
Genre de la famille des Rosacées, section des Potentillées , de l’Icosandrie Polygiuie, L., caractérisé par un calice simple dont le tube est légèrement concave et le limbe profondément découpé en huit ou neuf parties, entre lesquelles s'insèrent autant de pétales ; des étamines en grand nombre , des ovaires groupés en tête ,
Ïiortant chacun un style qui part de cur sommet et devenant autant d’akènes que surmonte une barbe plumeuse , reste du style, et que remplit une graine ascendante.
On n’a décrit de ce genre que trois espèces , l’une commune dans les montagnes alpines de l’Europe, c’est le Drjas octopetala , L. ; l’autre originaire de Norwège, la troisième de l’Amérique septentrionale. Ce sontde petites Plantes vivaces, un peu ligneuses vers leur base ; à feuilles al-
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ternes portées sur des pétioles auxquels sont adnées des stipules latérales et dont les fleurs sont sont solitaires à l’extrémité de pédoncules terminaux assez allongés. (a. d. i.)
DRYADE A. bot. rnAN. Pour Dryas. P'. Dryade.
DRYANDRE. Dryandra. bot.
Phan. Le nom de Dryander, naturaliste suédois , connu par plusieurs Dissertations, mais surtout par l’utile et savant Catalogue de la bibliothèque de sir Joseph Banks, avait été donné par Tliunberg à un genre de la famille desEuphorbiacées.R.Brown le transporta à un genre nouveau, regardant celui de Thunberg comme congénère de V Aleuriles ou Bancoulier, antérieurement établi par Forsler. Tout en croyant devoir rétablir ce dernier, comme il renferme beaucoup moins d’espèces que le Dryandra de Brown > c’est à celui-ci que nous avons conservé ce nom pour les moins multiplier, et nous avons donné à l’autre le nom d’Elæococca {V. ce mot) qu’il portait dans les manuscrits de Commerson. Le Dryandra de Brown , nommé Josepkia dans une Dissertation spéciale d’abord par l’auteur luimême , puis par Knight et Salisbury, est un genre de la famille des Proléacées , voisin du Banksia. Ses fleurs , comme celles de celui-ci , présentent un calice à quatre divisions plus ou moins profondes , creusées vers leur sommet d’une cavité dans laquelle l’étamine est enfoncée; quatre squarnules hypogynes ; un ovaire à deux loges monospermes , qui devient un follicule de consistance ligneuse, partagé par une cloison libre et bifide.
Mais elles en diffèrent par lotir inflorescence, qui rappelle celle des Composées. Elles sont en effet placées sans ordre sur un réceptacle plane , garni de paillettes nombreuses et étroites , qui manquent rarement , et ceint d’un involucre à folioles imbriquées. R. Brown en a décrit treize espèces , recueillies toutes dans cette partie de la INouvelle-Hollande connue sous le nom de Te rre-de- Le w i n sj
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parmi elles on remarque la Dryancdra furmosa, belle Plante qu’il a fait ! figurer {Lirm. T vans. , xo , tab. 5)avec lies détails de sa fructification. Ce :»ont en général des Arbrisseaux peu <;levés,dont les rameaux, lorsqu’il •s’en trouve , sont épars ou en ombelles, les feuilles éparses, pinnatilides ou incisées, semblables dans les divers âges de la Plante ; les involucres ihémisphériques , solitaires , termiüiaux ou beaucoup plus rarement ses- -siles à l’aisselle des feuilles. Les bractées sont , dans quelques espèces, appendiculées à leur sommet , et dans la plupart , leur nombre semble augmenté par les feuilles voisines qui se serrent contre elles, et dont les infé- .rieures ainsi comprimées changent en partie de grandeur et d’aspect.
DRYAS. bot. phan. V. Dryade.
DRYAX. ois. (Gesner. j Syn. d’IIi- : rondelle de rivage. V. Hirondelle.
DRY UN. pois. Syn. d’Équille. y.
icemot. (b.)
DRYINAS. bept. opn. Espèce du ;genre Crotale. F. ce mot. Drainas es,t 'emprunté des anciens, qui appelaient ; Dry in us ou Dry inus un Serpent venimeux qu’on ne reconnaît plus, (b.)
DHYINE. Dryinus. ins. Genre de l’ordredes Hyménoptères , familiedes Pupivores, tribudesOxyuresou Proctolrupiens ( Règn. Anim. de Cuv.) , :fondé par Latreille, et ayant pour ca- - raclé res propres : pi eus antérieurs longs, terminés par deux crochets fort allongés et dont l;un , en se repliant !■ ' contre le tarse, fait avec lui l’office : de pince. Les Diyines sont de petits : Insectes qui ressemblent, sous plur ! sieurs rapports, aux Bélytes et aux s Ümales. Leur corps est allongé , et la tête éminente sur les côtés est décidé- ! ment plus large que le corselet; les p antennes sont insérées près de la bouche de même que celles des Omat t les , mais elles ne sont point brisées ! et se composent, dans les deux sexes, de ( ix articles dont les derniers sont un peu plus gros ; les mandibules
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présentent quatre dents ; les mâchoires sont pourvues de palpes filiformes , très-longs , et de cinq articles ; les palpes labiaux , beaucoup plus courts , n’ont que deux ou trois pièces dont la dernière, plus grosse , est presque ovoïde ; la languette est entière. Les individus femelles paraissent être aptères , et leur thorax est comme divisé par des nœuds successifs ; les mâles ont des ailes qui ont la composition suivante : on voit deux cellules opposées à leur base et une cellule radiale ovale , atteignant presque le bout de l’aile ou elle se rétrécit et finit pas s’oblitérer ; les nervures présentent aussi quelques accidens remarquables ; enfin le point de l’aile est fort grand. Le thorax de ces individus ailés est rétréci antérieurement; les pieds sont très-allongés et les cuisses épaisses ; l’abdomen ovoïde est dépouivu de tarière saillante à l’extérieur. Latreille ne cite que trois espèces propres à ce genre, encore paraissent-elles être fort rares :
La Dryine formicatbe , Dr. formicarius , Latr. ( Gener . Crust. et Ins. T. 1, tab. 12, fig. 6); la Dryine noire , Dr. ater, Lalr. ; elle a été trouvée aux environs de Lyon^ la Dryine a, CORSELET NOUEUX , Dr. nOcUcollis , Latr., ou le genre Gonatopus de Klug.
Elle a été recueillie aux environs de Paris. Fabricius avait établi sous le nom de Dryine un genre d'Hyménoptères de la famille des Fouisseurs.
F. Pbonée. (aud.)
DRYITE. bot. foss. On a donné ce nom à du bois pétrifié où l’on a cru reconnaître du Chêne. (b.)
* D R Y M A I R E. Dry maria, bot.
pii an. Genre de la famille des Caryophy liées et de la PentandricTrigynie, L., établi dans le Systema de Rœmer et Schultes, d’après des notes laissées par Willdenow , et adopté par Kunth [Noua Généra et Spec. Plant. œquin.y T. Vi, p. 21) avec les caractères suivans : calice à cinq divisions profondes ; cinq pétales bifides ; cinq étamines ; trois styles ; capsule divisée jusqu’à la base en trois valves , con-
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tenant cinq -ou un plus grand nombre de graines ; embryon périphérique et annulaire. Les Plantes de ce genre sont des Herbes couchées et rameuses , dont les petites tiges portent deux ou plusieurs stipules pétiolaires. Elles sont toutes indigènes de l’Amérique. .Kuntii a décrit quatre nouvelles espèces de Drymaires rapportées du Pérou et du Mexique par Humboldt et Bonpland , et a figuré les Dry maria Frankenioides et D. Stella/ioides ( loc. cit , t. 5 1 5 et 5i 6). *L ' Ilolosteum cordatum, L. , Plante des Antilles , a été réunie à ce genre sous le nom d eD. cordata.
DRYMIDE. Dry mis. Genre de la famille des Magnoliacées établi par Forster , et qui offre un calice entier caduc ou persistant, ou divisé en deux ou trois parties j corolle composée de six à vingt-quatre pétales formant unfe' ou deux séries; étamines fort nombreuses, ayant leurs filamens courts et épaissis vers le sommet , ou ils portent deux loges écartées l’une de l’autre et placées de chaque côté du filet ; les pistils sont au nombre de quatre à huit , très-vapprochés les uns contre les, autres au centre de la fleur; chacun' d’eux se compose d’un ovaire à une seule loge polysperme , surmonté par un stigmate trèspetit et punctiforme. Ces pistils deviennent autant de baies uniloculaires polyspermes, ayant leurs graines disposées sur deux rangées.
On compte cinq espèces de ce genre auquel Murray avait donné le nom de Wintera. Ce sont eu général des Arbres ou rarement des Arbrisseaux, toujours ornés d’un feuillage vert.
Leur écorce est âcre, aromatique; leurs feuilles pétiolées, ovales , oblqngues, glabres et très-entières ; leurs fleurs sont portées sur des pédoncules latéraux ou axillaire? ; les stipules aiguës, roulées, très-caduques. De ces cinq espèces, l’une croit à la Nouvelle-Zélande , c’est le Drimys axillaris , Forsl. , Gen. lab. 4a. Les quatre autres habitent l’Amérique et s'étendent du Mexique au détroit de
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Magellan. Nous n’en ferons connaître qu’une seule qui est la plus intéressante, puisque c’est elle qui fournit le médicament connu sous le nom d’écorce de IF inter.
Drimydk ne W iNTKii , Drimys Winteri , Forst., Gen. , p. 84, tab.
4 2 ; D. C. Syst. Nat. i , p. 445; ff intera arqmatica , Murr. Cet Arbre croît sur les coteaux escarpés du détroit de Magellan ; il varie beaucoup dans ses dimensions et n’est quelquefois qu’un Arbrisseau rabougri de quatre à cinq pieds d’élévation, tandis qu’on en voit quelquefois des individus qui ont jusqu’à quarante pieds de hauteur. Ses feuilles sont alternes , pétiolées, ovales, allongées, obtuses, un peu coriaces, glabres, vertes en dessus , glauques à leur face inférieure. Les fleurs sont assez petites, tantôt solitaires, tantôt réunies au nombre de trois à quatre au sommet d’un pédoncule commun, simple ou divisé en autant de pédicilles qu’il y a de fleurs. Les fruits Sont de petites baies globuleuses , glabres , de la grosseur d’un pois.
C est de cel. Arbre, avons-nous dit.
que I on retire l’écorce connue eu pharmacie sous le nom d écorce de fV inter qu’il ne faut pas confondre avec la Cannelle blanche que l’on retire d’un Arbre de la famille des Méliacées connu sous le nom de Winterana Cannella. Cette écorce est eu plaques roulées, d’environ un pied de longueur, de deux à trois lignes d’épaisseur, d’un gris rougeâtre ou couleur de chair , quelquefois d’un brun fouoé; sa cassure est compacte et rougeâtre; sa saveur âcre, aromatique et poivrée. Elle contient, d’après llenr » , de la résine, une huile volatile, du tannin, une matière colorante et quelques sels. Cette écorce a été découverte eu j 577 par Wiuter. Elle est tonique et stimulante. Cet auteur l’a d’abord employée , pendant sou long voyage, pour combattre , dans les gens de sou équipage, les symptômes du scorbut ; d eu obtint de grands succès, qu’il lit connaître a sou arrivée, en Angleterre. Malgré-
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énergie de ce médicament , on y a isez peu recours. (a. R.)
* DRYMI RRHIZÉES . rot. phan.
V'-C Amomées.
* DRYMIS. BOT. PHAN. P. Dry-