‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 28 sur 221 · V. Hémitropies · texte numérisé non relu

V. Hémitropies

CRISTAUX MACLÉS. Syn. de Cristaux Hémitropes. V. ce mot.

(g. del.)

CRISTELLAIRE. Cristellaria.

mole. Ce genre , établi par Lamarck (PI. de l’Encycl. 467 , 1816, et Auim.

sans vert. T. vu, p. 607), avait déjà été fait par Montfort qui avait proposé un genre presque pour chaque espèce ; les plus légères différences suffisant à ce savant pour (faire de nouvelles coupes. C’est ainsi que les Scortimes,les Lintburies , les Pénéroples , les Astacoles , les Cancrides et peutêtre les Périples doivent, faire partie du genre Cristellaire auquel Lamarck les a réunis de fait sans avoir cité Montfort ; mais on le voit facilement par les citations qui se rencontrent très-justes pour les figures de Cristellaires de Lamarck et pour celles citées par Montfort pour les différons genres, ces deux auteurs ayant puisé aux mêmes sources , l’ouvrage de Soldaniet surtout celui deFiclitel et Moll ( Teslac . Microscop. curn tabul.).

Tous les auteurs qui, avant Lamarck, ont parlé des Polythalames dont il est question , les rapportaient au genre Nautile avec lequel ils n’ont d’autres rapports que d’être cloisonnés comme eux. Les caractères suivants lèveront tous les doutes à cet égard : coquille

CRI

semi-discoïde, multiloculaire, à tours contigus, simples , s’élargissant pro- \ f, gressivement; spire excentrique, sublatérale; cloisons imperforées.

On connaît plusieurs espèces de Cristellaires à l’état frais et marin; mais il paraît que ces petits Coquillages sont rares , car jamais nous n’avons eu occasion cl’en observer. Il en est autrement des espèces fossiles qui sont bien connues , soit par les figures de l’Encyclopédie, soit par celles deSoldaniou de Fichtel. Nous allons citer les espèces les mieux carac- ; térisées dans l’un et l’autre état :

Cristellaire petite écaille, :

Cristellaria squammula , Lamk., An.

sans vert. T. vu , p. 607 , n° 1 , et Encycl., pl. 467, fig. 1, a, b, c, et fig. ;

2 , a , b , c , la même sous le nom de j Cristellaria dilatata. Montfort en a fait son genre Pénérople , Feneroplis ( Conchyl . Syst. T. 1, pag. 2.58). C'est le Nautilus planatus de Fichtel, Test.

Microscop. , p. q3, tab. 16, fig. a à h. Cette petite Coquille , à peine d’une lign^de diamètre, se trouve à l’état frais , d’après Montfort, sur les plages de Livourne. Elle est transparente , irisée , formée d’une série de cloi- i sons marquées à l’extérieur par un renflement ou une côte ; elle s’élargit en forme de corne d’abondance !

à sa base; elle est très-aplatie , et le plus grand nombre des individus présente une flexuosité à la base.

Cristellaire papilleuse, Cristellaria papillosa , Lamk., Anim. sans vert. T. vu , p. 607 ; Encycl. , pl.

467, fig. 3, a, b, c, d, et la même sous les noms de Cristellaria producta , serrata et nudata , fig. 5, 4 et 5. — Cristellaria Cassis, Def. , Diclionn.

des Sc. natur. ; le Linthurie casqué, Linthuris cassidatus , Monlf., Conch.

Syst. T. 1, p. 254. — Nautilus Cassis, Fichtel, Test. Microsc. , tab. 17, fig. a à 3, et tab. 18, fig. a, R, c. 1 Celle-ci sc distingue constamment l< et facilement par des granulations plus ou moins régulières quelquefois « suivant la direction des loges qui ca- , client la spire , ainsi que par une < crête le plus souvent régulière ou ,

CRI

n peu onduleuse sur les bords , mî entoure toute la coquille , à l’exri^ption de l’ouverture qui est étroite : fermée par un diaphragme fendu j, ans toute la longueur ; quelques int ividus ont deux à trois lignes de mgueur. Ils se trouvent fossiles à la oroncine près de Sienne en Toscane.

Nous pourrions citer encore d’a lies espèces , mais nous renvoyons ux genres Scortime, Astacolc, Can- : ide et Périple de Montfort [/oc. cit.), l’ouvrage de Fichtel et Moll ( Test, iicrosc. ) , à l’Encyclopédie pour iielques espèces bien figurées pl.

1 57 , et enfin à l’ouvrage de Lamarck Aniru. sans vert. , loc. cit.). (d..h.)

* CRISTE MARINE, bot. phan.

I ême chose que Christe marine. Pr.

: î mot et Crithme. (b.)

+ CRITAME. Critamus. bot. phan.

1 ans son travail sur les Ombellifères,

• professeur Hoffmann a fait un genre a Sium cicutæfolium qu’il nomme ritamus dauricus. (a. r.)

CRITHME. Crithmum. bot.*phan.

n appelle ainsi un genre de Plantes '3 la famille naturelle des Ombelliares et de la Pentandrie Digynie ,

’ ui se reconnaît aux caractères suiins:son involucre et ses involucelhs sont composés de plusieurs folios linéaires; ses pétales sont roulés ' : égaux entre eux ; ses fleurs sont unâtres , et ses fruits ellipsoïdes , riés, un peu comprimés.

Le Crithme commun ou Bacille, ercepierre, etc., Cnthrnum maritium , L., est une Plante vivace qui oît en abondance sur les rochers is bords de la mer. Sa tige herba- :e , cylindrique , glauque , rameuse, îarnue , haute d’un pied et plus , irte des feuilles également charges , engainantes à leur base , déimposées en un très-grand nombre 3 folioles ovales, lancéolées , aiguës, laisses, glabres et d’un vert glau- , ue; les fleurs sont polygames et un blanc jaunâtre , disposées en nbelles terminales à l’extrémité ■ 33 ramifications de la tige ; celle du mire, qui est plus grande, se com-

CRO g 5

pose de fleurs hermaphrodites et fertiles; toutes les autres ombelles n’ont que des fleurs mâles et stériles par l’absence des styles et des stigmates; l’involucre est régulier, composé de huit à douze folioles lancéolées, aiguës, charnues et réfléchies ; chaque ombellule, portée sur un pédoncule strié, cylindrique, long d’un pouce, est environnée par un involucelle de neuf à douze folioles ovales , aiguës, étalées, disposées sur deux rangs ; le fruit est ellipsoïde , glabre, comprimé et strié longitudinalement. Toute la Plante est odorante et aromatique ; la saveur est légèrement piquante , un peu salée. On la cultive fréquemment dans les jardins sous le nom de Passe-Pierre , et on l’emploie beaucoup comme assaisonnement , après l’avoir fait confire dans le vinaigre.

Elle est diurétique. Dans son travail sur les Ombellifères ( Jn Rœmer et Schultes System. Veget. 6), le professeur Sprengel place la Plante que nous venons de décrire parmi les Cachrys. V. Cachryde. (a.r.)

CRITHMUS. bot. phan. (Rumph, Amb. 6, pl. 49. ) Syn. de Sesuvium.

portuLacastrurn. V~. Sésuvie. (b.)

CRITONIE. Critonia. bot. phan.

Genre de la famille des Synanthérées , dont le nom a été substitué par Browne à celui de Dalea d’abord employé par lui. Ce genre a été rapporté a 1 Eupatoire par Linné. Gaertner a jiensé que le Genre Kuhnia de Linné fils ne différait pas du Critonia. Mais il paraît, d’après les caractères indiqués par Browne lui-même , que sa Plante est différente de celle de Linné fils. Au reste, le genre de Browne est encore trop imparfaitement connu pour qu’on puisse rien décider de positif à cet égard. (a. b.)

CROACE. ois. L’un des noms vulgaires de la Corbine , d’où vient, selon Vieillot, l’étymologie du mot croassement. N’est-il pas plus probable que croassement est la racine du mot Croace ? (n,)

* CROASSEMENT. ois. Qu’il ne

96 CRO

faut pas confondre avec coassement qui est la voix des Batraciens. Voix oucris des Oiseaux du genre Corbeau et particulièrement de laCorbine. (b.)

CROC. mam. V. Dent.

CROC et CROC DE CHIEN.

bot. phan. On donne ce nom dans les colonies françaises à diverses Plantes armées de forts aiguillons , telles qu’une Pitonie, un Jujubier , une Ximénie, une Morelle, etc. V.

ces mots. Ou appelle aussi Croc, dans le midi de la France, le Vicia cracca et autres espèces du même genre qui s’accrochent au moyen de vrilles.

CROC ALITE, min. Nom donné à une variété de Mésotype en globules radiés, trouvée dans la vallée de Passa, en Tyrol. (g. bel.)

CROCHET DE MATELOT, moue..

Nom vulgaire et marchand du Strombus Chiragra , L., espèce du genre Ptérocère. V. ce mot. (b.)

CROCHETS, mam. V. Dents.

CROCISE. Crocisa. ins. Genre de l’ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, établi par Jurine ( Méth. de Class. des Hyménopt.

p. 23g) et ayant, suivant lui, pour caractères : une cellule radiale petite , d’une forme ovale-arrondie ; trois cellules cubitales , la première grande , la deuxième petite , très-resserrée dans sa partie antérieure et recevant la première nervure récurrente ; la troisième plus grande recevant la seconde nervui’e et étant bien distante du bout de l’aile; mandibules bidentées ; antennes filiformes , composées de douze anneaux dans les femelles, et de treize dans les mâles ; le premier anneau conique et allongé. Ce genre, très-voisin de celui des Nomades auquel il ressemble sous plusieurs rapports, a été rangé par Latreille (Règn.

Anim. de Cuv. ) dans la famille des Mellifères , tribu des Apiaires. Ce savant entomologiste avait d’abord dé- ' signé sous le nom de Melecîe une division correspondant à celle des Crociscs de Jurine. Plus tard ( Gener.

CRO

Crust. et Ins. T. rv, p. 172) il a divisé son groupe des Melectes en deux sousgenres, et a réuni avec Panzer, sous le nom de Melectes proprement dites, les espèces ayant six articles aux palpes maxillaires, pour conserver la dénomination de Crocise à celles qui ne présentaient que trois articulations à ces parties. Latreille, en adoptant ce dernier genre qui est le même que celui de Thyreus de Panzer, ajoute quelques caractères à ceux de Jurine.

Les Crocises ont, suivant lui, les antennes courtes , filiformes , un peu divergentes au troisième article ; les trois petits yeux lisses disposés sur une ligne droite et transverse; le labre extérieur incliné ou courbé et en demi-ovale; les mandibules étroites, arquées, pointues, avec une seule dent au côté interne ; et les divisions latérales de la languette ou les paraglosses en forme de soie , et presque aussi longues que les palpes labiaux; leur corps offre des espaces presque ras ou peu velus, et d’autres garnis de poils assez épais , et formant çà et là des taches tantôt blanches ou grises, tantôt verdâtres ou bleuâtres sur un fond très-noir; l’écusson est prolongé, aplati , échancré ou terminé par deux dents ; l’abdomen est ovoïdo-conique.

A cette description de Latreille on peut ajouter les observations suivantes de Jurine : les mâles ont le dernier segment abdominal terminé par une lame large et un peu échancrée . tandis que celui des femelles paraît trifide , c'est-à-dire composé du bout de l’aiguillon et de deux petites palettes latérales couvertes de poils ; les taches blanches , dont les jambes des Crocises sont souvent annelées , ont plus d’étendue chez les mâles que chez les femelles. Ces Insectes ne paraissent pas recueillir le pollen des fleurs; mais ils déposent leurs œufs dans les nids des autres Apiaires ; aussi les voit-on voltiger sans cesse aux environs des murs qui contiennent ces nids et qui sont exposés au soleil. Latreille rapporte à ce genre quelques espèces ; parmi elles nous citerons :

La Crocise ponctuée , C. punctata

CRO

u la Melccta punctata de Fabricius ;

■ le est commune près de Paris.

La Crocise sceteleaire, C. scu- > bilans dePanzci (Fauu.J/isecL Genn.

•»sc. 3a , lig. 7 ) , qui paraît être disnctc de la Melecta scutellaris de Faricius ; ou la trouve aussi aux envr- JUS de Paris , mais moins connu unéleut que l’espèce précédente. La 'rocisa alra de Jurine appartient au enre Melecle de Latreille. (aud.)

CROCODILE. Crocodilus. rept.

iur. Genre très-remarquable dans la assedes Reptiles, où il forme seul une , îtite famille naturelle particularisée a »r la grande stature des espèces qui la >mposent.La queue desCrocodiles est i rlatie par les côtés, revêtue, ainsique dessus elle dessous du corps, d’éi illes cairées et souvent relevées de êtes; les pieds de derrière sont palmés i demi-palmés; cinq doigts se voient -vaut et quatre postérieurement , p mt trois seulement sont armés d’onees à chaque pied , de sorte que deux ■vant et un seul derrière en sont dé- S) urvus ; la langue est charnue, attaj ée au plancher de la bouche jusque eïs-près des bords, et nullement exna&ible, ce qui porte le vulgaire à croii que ces Animaux en sont privés; des i nts aiguës sont disposées sur une L de rangée ; une seule verge existe us le mâle ; des plaques plus ou dns saillantes , relevées d’arêtes , uvrent les parties supérieures; les v t silles sont fermées extérieurement

9r deux lèvres charnues ; les narines ment un long canal étroit qui ne 1 i <nm unique intérieurement quedans v .gosier; les yeux sont munis de trois i upières; deux petites poches qui i uvrent sous la gorge, contiennent i e substance musquée ; on observe i même chose près de l’anus. — L’at lomie des Crocodiliens présente » ssi des caractères communs à toules espèces, et qui distinguent « s-bien leur squelette de celui des j :res Sauriens ; Faujas en a fait M iver un très-beau de l’espèce des ^ 1 les (Hist. de la Mont, de Maëstr. pl. ! tv), qu’il croyait appartenir à celle

Page 1