‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 33 sur 221 · Petit · texte numérisé non relu

Petit

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Gavial , Crocodi/us ( tenuirostris ) vertice et orbitis angustioribus , nuchæ scutis 4, Cuv. , loc.

cil. , p. 6i , pl. i , fig. i ( le squelette

delà tête vu par-dessus); fig. n ( le même vu de profil), et pl. 2 , fig. 12 (les nuchales et les cervicales sous le nom de petit Caïman); petit Crocodile

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à épaissir les ténèbres , a parfaitement établi dans un Mémoire lumineux sur les osseinens fossiles de Crocodiles ( inséré au tome xii des Annales du Muséum , p. 7a à 1 10 ),

1“ que les bancs marneux des côtes de la Normandie recèlent les ossemens de deux espèces appartenant

d’Asie et petit Gavial à gueule très-al- l’une et l’autre au sous-genre Gavial ,

mais toutes deux inconnues ; 2P que

longée, Fauj., loc. vit. , p. 257, pl.

xlviii (figure excellente). On ignore l’une des deux au moins sc retrouve quelle est positivement la patrie de ce en d’autrcslieuxdela France, particu-

Crocodile , dont Cuvier recommande la recherche aux voyageurs naturalistes. On ignore encore à quelle taille il peut parvenir. La longueur de son museau ou plutôt de son bec dans l’individu décrit est à celle du corps comme un est à sept; la nuque est armée derrière le crâne de deux paires d’écussons ovales , que suivent quatre rangées transversales ; la première de deux grandes plaques;

fièrement à Alençon ainsi que dans les environs d’Angers et du Mans; 3° que le squelette découvert au pied des falaises de Whilby, dans le comté d’Yorck en Angleterre , et que Faujas avait regardé comme celuid’un Cachalot, avait appartenu à l’une des deux espèces trouvées à Ronfleur ; 4° que les débris de Crocodile trouvés dans le Vicentin lui appartinrent encore; 5° que des fragmens ti ouvés à Allorf,

les deux suivantes de deux grandes et dans les environs de Nuremberg, ont deux petites ; la quatrième de deux appartenu à un Crocodile différent du grandes, dont les dorsales sont la Gavial , quoique voisin, qui pouvait continuation. On n’est pas fixé sur le bien être identique avec l’une des esnoinbre des dents, qui paraît devoir pècesd’Honfleur ,mais qui différait de être le même que dans l’espèce pré- celle dont il reste le plus de fragmens cédente. reconnaissables ; 6° que les portions

Crocodiles fossiles. du squelette trouvéesà Elston, dans le

Les Crocodiles sont des Animaux comté de Nottiugham en Angleterre, antiques sur le globe; ils y précédé- et décrit par Stukely, appartinrent à rent sans doute la plupart des Main- un Crocodile d’espèce indéterminamifères; du moins les ossemens fos- ble ; 70 que les prétendus Crocodiles siles assez nombreux qui en ont été trouvés avec des Poissons dans les retrouvés et décrits par les naturalistes Schistes pyriteux de Thuringe sont viennent de bancs de Marne endurcie, des Reptiles d'un tout autre genre, et grisâtre et pyriteuse , inférieure à la probablement des Monitors ; 8° enfin Craie et conséquemment antérieure à que tous ces Quadrupèdes ovipares fossiles se rencontrent dans des couches très-anciennes parmi les secondaires, et bien antérieures même aux couches pierreuses régulières qui recèr lent des ossemens de Quadrupèdes de

cette Craie , c’est-à-dire de formation très-ancienne. Les côtes de la Manche surtout, soit a u Iiâvre, soit à lion fleur, soit enfin au Calvados, ont fourni des débris de Crocodiles tellement cons-

tatés, qu’on peut déterminer à quels genres inconnus , tels que des Palœo-

sous-genres appartiennent les espèces dont ces débris attestent l'existence contemporaine de Coquilles dont les analogues vivans no se retrouvent plus. C’est encore Cuvier qui , portant le flambeau de l’observation dans

un chaos dont les écrivains ses pré-

therium et Anoplotherium ; ce qm n’empêche pas qu’on ne retrouve aussi avec ces derniers quelques vestiges de Crocodiles entre les couches gypseuses des environs de Paris. — Outre les trois espèces de Crocodiles perdus, dont les recherches de Cuvier dé- 1 » . • • ¥ ^

léeesscurs semblaient s’être complus montrent l’antique existence eu Euro-

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■e, et dont les deux premières apparlennent au sous-genre Gavial, notre ollaborateur Lamouroux en a raenionné le premier une quatrième, qu’il e proposait de faire connaître sous ; 3 nom de Crocodilus Coadunensis , iarce quelle avait été découverte ans les environs de Caen ; Cuvier a ait à l’égard de cette dernière espèce,

; près l’avoir examinée attentivement, ne communication à l’Institut, comîunication qui fera partie de l'édiion de ses Ossemens fossiles que don- : e eu ce moment l’illustre professeur, fous y renverrons nos lecteui's.

Le grand Saurien de Maëstricht ,

I ontFaujas a fait graver jusqu’à trois : )is , et avec une prédilection toute articulière, la tête pétrifiée, conservée dans les galeries du Muséum , et • ue ce savant s’obstinait à regarder anime ayant dépendu d’un Crocoile gigantesque , fut un Monitor, et ous en traiterons à l’article consacré . t ce genre de Sauriens.

Nous avons dû nous étendre sur pu genre fort intéressant par son ison ment entre les Reptiles , par le rôle j j’y jouent ses gigantesques espèces, kir les traditions qui mettent en conu et son histoire et celle de l’Homme , i par la nécessité d’indiquer les re- |i lerches que doivent faire désormais -s voyageurs pour compléter ce que s savantes observations de Cuvier et ‘ : Geoffroy nous ont appris de positif ir les Crocodiles. (b.)

CROCODILIENS. rept. orn. Faille de Sauriens qui ne se compose ic du genre Crocodile. V. ce mot.

( CR.OCODILION.C/ocof//7û//7z.BOT.

ian. Genre de la famille des Synanérées , Cinarocéphales de Jussieu ,

R bu des Centaurées de Cassini et de Syngénésie Polygamie frustranée L.

institué par Vaillant aux dépens des irduus et Jacca de Tourriefort, il ait ensuite été réuni au Centaurea r Linné; mais Jussieu ( Gener a Planrum, p. 17a ) l’en a séparé de nouau , et se fondant sur la dégénéresncc épineuse des écailles de i’invo-

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lucre , a même distribué les deux genres Crocodilium e t Centaurea dans deux sections différentes. Voici les caractères qui servent à le distinguer:

calathide radiée; fleurons du centre nombreux et hermaphrodites ; ceux de la circonférence disposés sur un seul rang , très-développés et stériles ; involucre formé d’écailles imbriquées, coriaces, prolongées en un appendice suborbiculaire , scarieux et terminé au sommet par une épine ; akènes surmontés de deux aigrettes , comme dans le genre Centaurea.

Le type de ce genre est le Crocodilion de Syrie, Crocodilium Sjriacum, Cass. , Centaurea Crocodilium , L. , Plante annuelle à tige rameuse, striée et hérissée , à feuilles pinnatifides , terminées par un grand lobe denticulé. Ses fleurs, solitaires au sommet de longs pédoncules , sont d’une fort belle couleur pourprée.

Cette Plante est indigène du Levant.

Dans la Flore Française, De Candolle, réduisant de nouveau le groupe des Crocodilium au rang de simple section du genre Centaurea , n’en décrit qu’une seule espèce. C’est le Crocodilion de Salamanque , Centaurea Salmantica, L. , très-jolie Plante à fleurs d’un rouge intense , et qui est très-commune dans les contrées les plus méridionales de la France , et notamment dans le département des Bouches-du-Rhône. (g.. N.)

Les anciens, notamment Dioscoride et Pline , appelaient Crocodilion une Plante épineuse des bords des eaux , dont les modernes empruntèrent le nom pour désigner le genre qui vient de nous occuper, et qu’Arianson croit être V EchinopsKitio. (u.ÿ

CROCODILODÉS. bot. phan.

Quatre Plantes de la famille des Synanthérées ont ainsi été nommées par Vaillant. Linné les avait rapportées à son genre y/traclylis ; mais d’après Gaertner, deux seulement doivent demeurer dans ce genre; une troisième entre dans le genre Gircellium , et la quatrième constitue le genre Jgriphyllum de Jussieu , ou Jpuleia

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de Gaertner. V. Agripiiylle et Circèle. (a. r.)

CROCODILOIDEA. bot. phan.

Section du genre Centaurée , établi

CROCOTE ou CROCOTTE.

mam. D’où Crocuta. Nom scientifique d’une espèce d’Hyène. Ces mots paraissent avoir désigné le même Animal chez les anciens, qui les appliquaient aussi au métis du Loup et du Chien. (b.)

CROCUS, bot. phan. V. Safran.

On a mal à propos étendu ce nom à des Amomes de l’Inde, dont les racines, aromatiques et teignant en jaune, sont employées dans le commerce.

y. Amome. (b.)

CROCUTA. mam. Nom scientifique d’une espèce du genre Hyène.

,y. ce mot et Crocote. (b.)

* CROCYNIA. bot. crypt. ( Lichens. ) Achar a désigné sous ce nom la troisième section du genre Lecidea qui ne renferme que le L. Gossyjpina-, elle diffère beaucoup des autres espèces du même genre par sa croûte filamenteuse et irrégulière. V.

Lécidéa. (ad. b.)

CROISE AU. ois. L’un des noms vulgaires du Biset. V. Pigeon, (b.)

CROISETTE. bot. phan. Nom proposé par quelques botanistes français pour désigner le genre Cru cianella. V. Crucianelle. Ce nom est vulgairement appliqué à plusieurs Rubiacées qui ont leurs feuilles disposées en croix. (b.)

CROISETTE. min. (Daubenton.) F . Staurotide.

CROISEURS, ois. Nom vulgaire des Mouettes parmi les marins français. (b.)

CROISSANT, pois. Espèces des genres Labre et Tétraodon. V- ces mots. (b.)

CROIX, bot. phan. Ce nom , avec l’addition de quelque épithète , a été donné à des Plantes dont certaines parties présentaient quelque analogie

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avec la figure d’une croix; ainsi l'or* a nommé :

Croix de Calatrava, X Amaryllis formosissima , L.

Croix de chevalier, le Lychnia Chalcedonica, et à Cayenne le Tribu -I lus cistoïdes.

Croix de Jérusalem ou de Mal-* te , encore le Lychnis Chalcedonica J qui, outre la forme de ses fleurs, doit? son nom à ce qu’il a été rapporté eut Europe par les chevaliers cioisés.

Croix de Lorraine , le Cactus spi\ nosissimus.

Croix de Saint- André, le Valant tia cruciataet un Ascyron.

Croix de Saint- Jacques, V J ma-* ryllis foimosissima , etc. (b.)

CROIX ou CRUCIFIX DE MER J Moll. L’un des noms vulgaires e( marchands de l’ Ostrea Malleus , L.

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