V . ce mot. (b
CYAMUS. bot. phan. et crust. V , Cyame.
CYANEA. acae. et bot. phan. / '.
Cyanée.
CYANEE. Cyanea . acae. Genre établi par Péron et Lesnenr dans la famille des Méduses, adopté et classé par Lamarck dans ses RadiairCs Médusaires , et parmi les Acalèphes libres par Cuvier. Il offre pour caractères : un corps orbiculaire transparent ayant en dessous un pédoncule à son centre; quatre bras plus ou moins distincts et plus oh moins chevelus; une ou plusieurs cavités aériennes et centrales ; quatre estomacs et quatre bouches au moins ou disque inférieur. Lamarck a réuni les Chrysaores de Péron aux Cyanées. Cuvier a ajouté à cc genre les Callirhoés , les Obélies , les ÛcéUhiés et les Evagorés. Nous avons cru devoir suivre la méthode de Lamarck, quoique les caractères qui séparent les Chrysaores des Cyanées nous paraissent bien tranchés. En elFèt.,. dans les premières, les bras sont parfaitement distincts et non chevelus ils sont à peine distincts et comme chevelus dans les dernières. Elles ont un groupe de vésicules aériennes aü centre de l'ombrelle ; ces vésicules sont remplacées par mie grande cavité dans les Chéysaores. Telles sont les différences qui avaient engagé Péron à faire deux genres distincts de ces deux groupes. Lamarck a cru devoir les réunir parce qu’il n’a pas trouvé
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ces caractères assez essentiels ni assez constans pour constituer deux genres ; n’ayant observé qu’un trèspetit nombre d’espèces , nous avons dû suivre l’opinion du célèbre professeur du Jardin du Roi. — Les Cyanées présentent un assez grand nombre d’espèces , presque toutes originaires des mers tempérées ; elles sont rares dans les mers polaires. Les auteurs n’en indiquent aucune des mers équatoriales. La plus grande partie de celles que l’on connaît se trouvent dans les mers d’Europe ; leur grandeur est moyenne et ne parvient jamais à trois décimètres de largeur.
Cyanée de Lamarck. , Cyanea Lamarcki , Lamk. Anim. sans vert. , 2, p. 5i8, n. 1. — Dicquemare a décrit et figuré cette espèce sous le nom d’Ortie de mer dans le Journal de Physique du mois de décembre 1784, p. 45i. Elle est commune sur les côtes qui bordent la Manche. Son ombrelle est aplatie avec le bord garni de seize échancrures dont huit superficielles ; elle a de plus huit faisceaux de tentacules; huit auricules marginales ; des vésicules aériennes au centre de l’ombrelle , avec un orbicule intérieur à seize pointes ; du plus beau bleu d’outre-mer.
Cyanée de Lesueur , Cyanea Lesueuri , Lamk. 2, p. 5ig , n. 7. Son ombrelle est entièrement rousse avec un cercle blanc au centre ; trentedeux lignes blanches et très-étroites forment seize angles aigus à sommet dirigé vers l’anneau central. Habite les côtes du Calvados et de la Seine- Inférieure.
Cyanée pointuleée, Cyanea punclulata , Lamk. 2, p. 620 , n. 10. — Chrysaora Spil/icemigona et C/irys.
Spilogona, Péron et Lesueur, Ann.
i4 , p. 565 , n. 1 1 5 cl 1 14. Lamarck a réuni ces deux espèces de Péron , malgré les différences qu’elles présentent. Dans la première, la moitié plus petite que la seconde, l’on observe trente-deux lignes rousses formant au pourtour de l’ombrelle seize angles aigus , à sommet brun tres-
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foncé. Dans la C. Spilogone, la moitié plus grande , les lignes sont remplacées par seize grandes taches fauves, triangulaires, situées au pourtour de 1 ombrelle. L’âge plus ou moins avancé de ces Animaux peut-il produire ces différences? Nous le croyons. Ils habitent la Manche.
Oyanée de la Méditerranée, Cyanea mediterranea , Lamk. p. , p.
520, n. 12. — Pulmo ma/inus, Belon, Aquat. lib. 2 , p. 438. — Son ombrelle est hémisphérique , glabre , blanche, marquée de stries fauves, rayonnantes , avec quatre bras disposés en forme de croix ou d’étoile , d’une belle couleur de vermillon.
Habite la Méditerranée.
A ces espèces, Lamarck ajoute la Cyanée britannique; d’Angleterre. — Cyan. lusitanique; du Portugal. — Cyan. Aspilonate , Chrys. Àspilonata , Pér. et Les. ; de la Manche.
— Cyan. Cyclonate , Chrys. Cyclonata , Pér. et Les. ; même lieu. — Cyan. delà Baltique, Médusa capillata, L. ; delà mer Baltique. — Cyan.
Boréale, Med. cap illata , Baster ; de la mer du Nord. — Cyan. Arctique, Med. capillata , Fabr.; des mers du Groenland. — Cyan. Pieurophore, Chrys. Pleurophora , Pér. et Les. ; des côtes du Havre. — Cyan. Pentas- j tome , Chrys. Pentastoma , Pér. et »
Les. ; de la Nouvelle-Hollande. — Cyan. liexastoma ; de la terre de Diémen. — Cyan. Ilcptamène : des mers 1 du Nord. — Cyan. Macrogèue ; d’An- t gle terre. Ces trois dernières sont regardées comme douteuses par Pcron et Lesueur , ainsi que par La- \ marck lui-même qui rétmit , ainsi i que nous l’avons déjà dit, le genre < Ghrysaore aux Cyanées. Les trois 1 espèces douteuses appartiendraient i aux Cbrysaores. (LAM..X.)
CYANÉE. Cyanœa. bot. titan. De Candollc appelle ainsi la première section qu’il a établie dans le genre Nymphœa ( Syst . Vcget. 2 , p. 48).
Cette section, qui comprend les Nymphœa scutifolia , N. cœrulea , N madagascariensis , N. stcllata , et N.
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i pulchella , a pour caractères des anj tlières prolongées à leur sommet , des fleurs bleues , des feuilles peltées, entières ou sinueuses. V. Nénuphar.
Reneaulme avait , sous le même : nom, établi, aux dépens des Gentianes , un genre qui n’a pas été adopté, et dont le type était le Genlia-' na Pneumonanthe ; Adanson avait aussi formé le même genre sous le nom de Ciminalis. V. ce mot et Gen- ; tiane. (b.)
CYANÉE. min. Syn. de Lazulite et de Pierre d’Arménie. V. Lazulite et Cuivre carbonate bleu. (b.)
CYANELLE. Cyanella. bot. piian.
1 Genre de Plantes îuonocotylédones . de la famille des Asphodélées, qui t offre les caractères suivans : un calice ] pétaloïde à six divisions profondes et ; inégales ; six étamines rapprochées ,
. connivenles et monadelphes par leurs |i filets ; ces étamines sont un peu dé- ! ■ clinées ainsi que les fleurs ; leurs anthères sont disposées de la manière il r suivante : trois supérieures sont re- |J i courbées , rapprochées les unes contre les autres latéralement, égales et i semblables entre elles ; deux placées ■ sur les côtés sont semblables aux ; précédentes ; enfin la troisième est plus large et pendante ; toutes sont mtrorses , allongées , obtuses, à deux loges s’ouvrant à leur sommet par un petit trou commun pour les deux loges dans les cinq anthères supé- I rieures, tandis que l’inférieure offre
■ une petite ouverture pour chacune f| 1 de ses deux loges ; l’ovaire est globu- M I leux , à trois côtes arrondies , très-
t obtuses , déprimé à son centre , pour : l’insertion du style qui est un peu [ plus long que les étamines , décliné et recourbé en S, terminé par un très-petit stigmate à trois divisions j aiguës; le fruit est une capsule glo- | buleuse déprimée à son centre , à trois côtes arrondies, obtuses , à trois loges contenant de six à dix graines - chacune, et s’ouvrant en trois valves
■ j a l’époque de sa maturité.
Les caractères de ce genre n’avaient
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point encore été donnés d’une manière complète et exacte ; en effet aucun auteur n’a fait mention de la soudure des étamines par leurs filets, ni de la manière dont les anthères s’ouvrent par le moyen d’un trou qui se pratique à leur sommet.
On ne connaît que quatre espèces de ce genre qui toutes sont originaires du cap de Bonne - Espérance. Leur racine est surmontée d’un bulbe arrondi , d’où naissent des feuilles radicales étroites, et une hampe simple qui se termine par des fleurs d’un aspect agréable disposées en épis ou en grappes ; les fleurs qui sont en général munies de petites bractées sur les pédoncules qui les supportent, sont plus ou moins penchées. Nous citerons ici l’espèce la plus connue.
Cyanelle du Cap, Cyanella capensis , L. , Lamk. , 111. 23q. Son bulbe, que mangent les Hottentots après l’avoir fait griller, est arrondi , déprimé ; ses feuilles étroites , linéaires , lancéolées , aiguës , d’un vert clair ; la hampe se termine par une grappe ou panicule de fleurs violacées portées sur des pédoncules presque horizontaux ; leurs étamines sont monadelphes par toute la longueur de leurs filets.
Les autres espèces de ce genre sont les Cyanella aida, Thunh., et Cyanella liitea , Thunb., Cyanella orchidijlora , Jacq. On les cultive toutes quatre dans nos serres. (a. R.)
CYANITE. min. V. Disthène.
C Y AN O PSI DE. Cyanopsis. bot.
than. La Centaurea publiera de Persoon est devenue pour H. Cassini le type de ce genre ; il nous, a semblé trop peu distinct pour devoir demeurer séparé des autres Centaurées. V.
ce mot. (a. R.)
* CYANORCIIIS. bot. phan. Dénomination employée par Du Petit— Thouars ( Histoire des Orchidées des îles australes d’Afrique ) pour un genre d’Orchidées de la section des rlelléborines. Ce genre ne se compose que d’une seule espèce , V Epidendrum
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tetragonum des auteurs, ou le Tetragocyanis de Du Petit-Thouars ; Plante indigène dgs îles de France et de Mascareigne, ayant une tigp carrée, haute de six à sept décimètres , portant des feuilles ovales aigqës, très-grandes, et des fleurs pourprées disposées en épi le long d’uu. axe latéral. Elle fleurit dans sa patrie au mois d’avril. Du Petit-Thauars en a fait graver une figure ( loc . cit, t. 3.4) qui donne une idée exacte de l’espèce. (o..N.)
CYANLS, bot. phan. V. Bluet.
CYATHA et CYATHE.bot.crypt.