‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 62 sur 221 · V. Nidueaire · texte numérisé non relu

V. Nidueaire

CYATHEA. BOT. CRYPT. {Fougères.) Çe genre , fondé par Smith dans sa Révisjqn des genres de la famille des Fougères , est l’un des mieux caractérisés deceite famille. lia cependant subi depuis plusieurs subdivisions ; si on adopte ces nouveaux genres, formés aux.dépens du genre Cyathea de Smith , on devra tin jour les réunir en un petit groupe particulier dans cette belle fanjilic. Les Çyathées de Smith étaient caractérisées par leurs capsules semblables à celles de toutes les Polypodiacées , insérées sur une partie saillante de la fronde , et enveloppées de toutes parts, par un tégument sphérique, naissant dc 1? hase du réçeptaçLç. qpi les supporte. La plupart des çspèecs qui composaient ce genre, spn,t remarquables par leur tige arborescente ; mais elles varient assez par la forme de leurs frondes plus oit moins divisées. D’illustre auteur du Prodrpjne de la Flore de la Nouvelle-Hollande a introduit plusieurs divisions nouvelles dans ce genre. Les caractères 'déduits de la fructification s’accordent' as'scz bien avec ceux que fournit le port des différentes espèces qu’on y range ; ces genres sont fondés particulièrement sur la position .des groupes de capsules, par rapport aux. nervures , et, sur le iu,odc de déhiscence du tégument qui les enveloppe- Ces caractères ont donné lieu aux trois genres Cyathea, , Alsophila cl Ilemilelia de làrovyn. Le premier sc reconnaît à ses groupes dc capsules

insérés à l'angle dc division des nervures, et entourés par un tégument qui se divise transversalement comme une sorte d’opercule. Les espèces qui appartiennent h ce genre , et par conséquent les véritables Cyathea, sont les Ç. arborea ( Polypodium arborait m , L, ), C. dealbata , C. medu Paris et C . affinis.

Gaudichaud a rapporté des îles de la mer du Sud une nouvelle espèce voisine des Cyathea, qui devra former un genre de plus dans cette division des Fougères si l’on adopte les genres précédens proposés par R. Brown. Le genre Sphœropteris de Bernhardi , et probablementle Vennstaedtia du même auteur, se rapportent aux Cyathées; mais la description du dernier est trop imparfaite pour qu’on puisse l’affirtner. Toutes les espèces qui composent le genre Cyathea et les autres genres formés à ses dépens, sont remarquables par leur tige arboresr cente, simple, droite, marquée d iru-

t cessions très-régulières , formées par a chute des feuilles, et surmontée d’un chapiteau de larges feuilles , profondément découpées , qui reunissent au port majestueux des Palmiers l'élégance des formes des autres Fougères ; aussi ces Plantes , qui sont particulières aux parties humides des régions équinoxiales, sont-nllcs, d’après tous les voyageurs, un des principaux ornemens de ces pays. Leurs troncs et ceux de quelques autres Fougères arborescentes, sont les seuls, parmi ceux des Plantes vivantes que nous connaissons, dont l’organisation spit comparable à celles de quelquesunes de ces tiges si nombreuses dans les formations houillères, çt dont

l’écorce présente des impressionsd’une

régularité admirable , qu’on ne retrouve dans aucune tige de Plantes Dicotylédones , ni même parmi les , Monocotylédoues phanérogames. On doit remarquer cependant à cct égard que les espèces fossiles paraissent tou- • tes différer beaucoup , du moins spé- • cifiquemenl, des espèces vivantes doid nous avons eu occasion de voir les troncs dtms les collections, (ad. n )

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* C Y ATHI FORME. Cyathifonnïs.

■ bot. Qui a la forme d’un gobelet ;

par exemple , la corolle du Symphy- ^ tum tuberusum, etc. Plusieurs Lichens j et des Champignons sont Cÿathifor- I mes. (a. r.)

* CYATHOCRILYITE. Cyathocri- I ni/es. Écuin. Genre de la famille des Crinoïdes ou Encrines , établi par ’ Müller dans son Histoire de ces Animaux, appartenant à la division des i Inarticulés. Il offre pour caractères : un Animal Crinoïde avec une colonne cylindrique ou pentagonale, compo-

• séede nombreuses articulations ayant des bras qui partent irrégulièrement des côtés. Au sommet , adhère un bassin composé de cinq pièces, sur lequel sont placées à la suite les unes des autres cinq plaques costales et

; cinq bosses , avec une écaille inter- ; médiaire. De chaque bosse part un i bras armé de deux mains; ce genre ■ est composé de quatre espèces : le ! Cyathocr. plane, Müll. , Hist. Crinoïd.

! p. 85, pl. 2. — Le Cyath. tuberculeux , Müll. p. 88 , pl. 3. — Le Cyath. rugueux, Müll.,p. 89, pl. 4 ; et le 1 Cyath. à cinq angles , Müll. , p. 92 , ; pl. 5. Tous ces Fossiles se trouvent

• eu Angleterre. (lam.x)

CYATHODE. bot. piian.

1 Genre de la famille des Epacridées de R. Brown et de la Pentandrie Monogynie , L., établi par Labillardière ^ [Nov.-IJolL , 1 , p. 67) sur deux Plantes qui présentent entre elles assez de différences dans leurs organes reproducteurs pour qu’on ne doive pas les considérer comme absolument congénères. C’était d’ailleurs l’avis de Labillardière lui-même , qui, malgré la différence de leurs fruits , ne les a réunis que pour. ne pas multiplier les genres plus qu’il n’est convenable.

Cette considération n’a pas arrêté J auteur du Prodrome de la Flore de R Nouvelle-Hollande ; il sépare de ce • genre les Plantes de Labillardière et assigne au Cyathode les caractères suivans : calice soutenu par plusieurs bractées écailleuses et imbriquées ; corolle infundilHili forme , dont le tu-

be , à peine plus long que Le calice, est intérieurement glanduleux, le limbe étalé, un peu ou nullement barbu ; cinq étamines , dont les anthères seulementsontsaillantes ; ovaireàcinq ou dix loges, se changeant en une dru-

(>e pulpeuse ou une sorte de baie pqysperme ; le disque hypogyne cyathiforme et à cinq dents , qui entoure l’ovaire , a servi a étymologie au nom du genre. Dans l’Encyclopédie méthodique, Poiret a francisé ou plutôt traduit ce nom par celui d’Urcéolaire , que l’on ne Saurait adopter , puisque c’est déjà la dénomination d’un genre de Lichens , ainsi que d’un genre de la Diandrié Monogynie proposé par Molina dans la Flore du Chili.

R. Brown ( Prodh ÎSov.-Holl. , p.

55g) a décrit six espèces de Cyathodés distribuées en deux sections , d’après la villosité ou la nudité de l’intérieur, des lobes de la corolle. La. première en contient trois, dont une.çst le Cyathodes glauca, décritet figuré par Labillardière ( loc . cit. , 1, p. 57 , t. 81).; dans la seconde section , ,-Bypwu fajt entrer deux Plantes que Labillardière avait décrites et figurées ( lue. ç.il. X, 1 , p. 48 et 4g , t. 68 et 69) sous les noms de Styphelia abietina et Styphelia oxycedrus. Le Styphelia acerosa de Banks et Solander , que Gaertner avait transporté dans le genre Ardisia , est une Plante trèsvoisine de cette dernière, et qui , comme elle, doit faire partie du meme genre et de la même section. A celle-ci R. Brown réunit encore trois espèces trouvées dans l’Herbier de Banks, et indigènes des îles de la mer du Sud , mais dont il ne donne point de description. Enfin le Cyathodés disticha de Labillardière, Plante sur la place de laquelle son auteur était fort incertain, est devenu le type du genre Decaspora de R. Brown. Jr. Dè- CASFORE. Toutes les espèces du genre Cyathode sont particulières à la terre de Diémcn, dans la Nouvelle-Hollande. Ce sont des Arbustes ou des Ar brisseaux dresses et raineux , à feuilles striées en dessous, à fleurs axillui-

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res dressées ou ldgèrement penchées.

CYATHOPHORUM. BOT. CRYTT.

( Mousses. ) Palisot de Bcauvois avait nommé ainsi le genre que Smith désigna , à peu près à la même époque, sous le nom de Hookeria. V . ce mot.

(ad. b.)

CYATHULE. Cyathula. bot. pii an.

Le genre décrit sous ce nom par Loureiro , est peu distinct de Y Achyranthes. P', ce mot et Comètes, (a. r.)

CYATHUS. bot. crypt. P'. Nidu-

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