‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 64 sur 221 · tome v · texte numérisé non relu

tome v

uab

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de l’ordre des Brancfoiopodes et de la section des Lophyropes ( Règn.

Anim. de Cuv. ), établi par Millier aux dépens des Monocles de Linné , de Degéer, deGeofFroy, etc. ,et ayant pour caractères suivant Latreille :

un corps allongé , diminuant insensiblement pour former une queue; deux à quatre antennes , six à dix pâtes soyeuses; un seul œil. — Le corps des Cyclopes est de forme ovale , allongé , gélatineux et renfermé dans un test fort mince divisé en dessus par des intersections transversales , constituant des anneaux dont le nombre varie de cinq à huit. La partie antérieure de cette espèce de carapace se prolonge en dessous comme un demi-casque ; on ne voit aucune apparence de tête; c’est un tout continu avec le reste du corps ; à l’extrémité , brille un point noir qui est l’œil; à côté sont les antennes , ordinairement au nombre de deux , toujours simples et diminuant insensiblement de grosseur de la base au sommet, garnies de poils partant pour la plupart des divers points de jonction des articles, et très-mobiles; les antennes des mâles, que Miiller a considéiées comme le siège des organes sexuels , ne jouent paâ dans l’accouplement un rôle aussi important ; les observations qui relèvent cette erreur et qui fixent d’une manière positive leurs véritables fonctions sont dues à Jurine qui les a consignées dans un ouvrage important (Histoire des Monocles, p 3) d’ou nous les extrairons, Les antennes du mâle du Cy-

endt oit ; la troisième

ciops quaclricornis , sont plus gros-

’es de

ses et plus courtes que celles de la femelle. Elles ont deuxélranglemcns, ce qui permet de les diviser en trois

jiarlies. La première s’étend depuis la >ase de l’antenne jusqu’à son premier étranglement , et comprend quinze anneaux, souvent très-peu distincts; la seconde a une étendue moindre , limitée aux six anneaux suivans qui portent tous un renflement à leur partie antérieure, ce qui fait paraître l’antenne bossue en cet

partie commence au second étranglement , c’està-dire immédiatement après iesixième anneau renflé, et se compose de cinq anneaux dont le premier diffère essentiellement de tous les autres par sa structure , étant grêle , long et un peu contourné à son oxigine; dans, cet endroit il s’articule comme par charnière avec celui qui précède., Quelles que soient les variations apparentes dans le nombre des articles) des antennes , les renüemensexistentl toujours dans l’une et l'autre antenne , et l’anneau qui suit ces renflemens est articulé d une manière tout particulière. Dans cet anneau résid une irritabilité extrême, ce que Ju rine a démontré par des expérience directes. Les antennes des femelle sont bien moins irritables que celle:

du mâle. Dans l’un et l’autre sexe ces parties servent de balancier a Cyclope pour le tenir en équilibre dans le liquide ; lorsqu’il veut se don ner un grand élan , elles agissen de concert avec les pâtes ; cil lui servent aussi de bras pour se sou tenir contre les Conferves , ce qui lieu à l’aide des poils dont ces or ganes sont hérissés. Dans les mâles leur singulière structure est en rap-i port avec des usages fort importans elles servent à retenir la femelle jus qu’au moment de l’accouplement [Nous reviendrons tout à l’heure su leurs fonctions. Les antennules sont situées derrière les antennes et pl :

cées transversalement au cor de l’Animal. Elles sont com sées de quatre articles ornés de pli sieurs filets . J urine donne a ussi des di ta ils très-circonstanciés et nouveau sur les parties de la bouche , doi l’étude avait été avant lui négligée distingue des mandibules interni des mandibules externes etdesmain Les mandibules internes , placées a dessous des antennules , sont opposé l’une à l’autre et dans une situât!

transversale au corps de l’individ Elles peuvent être divisées èn tro parties : le corps de la mandibul son prolongement et son barbillo

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l<e corps présente une figure ovoïde , •le laquelle naît intérieurement, une espèce de pétiole ou prolongement contourné sur lui-même et terminé par plusieurs inégalités qui sont les.

dents. Du milieu de la portion ovoïde -sort un petit barbillon composé d’un article et de deux longs filets. Si l’on tourne la mandibule , on reconnaît alors que le corps est convexe en dehoiset concave en dedans; que dans cette cavité est logé un muscle destiné à eu opérer les mouvemens , et que le pétiole , formé par un prolongement du corps lui-même, est diaté à l’extrémité où sont implantées ;ix dents longues et fortes. Les mandibules internes sont en partie recouvertes par les mandibules externes :

:lles sont situées un peu plus en arière que les précédentes, et suscepibles de s’écarter ou de se rapprocher l’une de l’autre à volonté. Ces mandibules sont très-fortes, convexes xtérieurement et concaves intérieurement; elles donnent naissance à hlusieurs filets et se terminent par ! eux fortes dents corné^ dont l’une st plus longue que l’autre ; ces manibules externes , étant plus saillantes î ue les internes, sont considérées par 1 urine comme deux fortes pinces desnées à saisir tout ce qui sera amené ans leur sphère d’action et à le transîettre ensuite aux mandibules in- Brnesqui réduisentles corps, s’ils sont rop gros , en fragraens proportionnés l’ouverture de la bouche si tuée iniméiatement au-dessous. En arrière des îawlibules externes , on remarque :s mains , organes assez semblables des pâtes et offrant deux parties ; interne , qu’on peut considérer omme un pouce , est beaucoup plus etitc que l’externe sur le tronçon e laquelle elle paraît entée ; elle est >rméc de trois anneaux; le premier dans sa face intérieure une tubéïsité qui fournit un long filet coinosé , et deux petits d’une structure ès-simple; le second anneau cylinpique, comme le précédent, ne donne u’un seul filet vers sa partie supécurc ; tandis que le troisième sc di-

vise , dès sa naissance , en deux doigts d’où sortent deux longs filets crochus très- penniformes , et une longue épine. La partie externe de la main admet aussi dans sa composition trois articles ; le premier , très-large , offre un prolongement sur lequel repose le pouce; de ce prolongement naissent deux grands filets ; le second article a une étendue considérable , et de son côté interne sort une forte épine; le troisième est partagé depuis son origine en cinq digitations terminées par de longs crochets mobiles et penniformes. La forme et la position des mains en annoncent la destination; elles servent à établir un courant et à lui donner une direction telle qu’il passe entre les mandibules sans cesse occupées à broyer tous les corps qui se présentent. Les Cyclo- .

pes sont carnivores et paraissent cependant pouvoir se nourrir aussi de substances végétales. Les pâtes ou nageoires sont situées derrière les mains; elles sont au nombre de six à dix. La figure de ces pâtes a été bien vue par Degéer ; chacune d’elles a un article commun qui fournil deux tiges subdivisées en quatre autres articles , d’où sortent surtout à l’extrémité une grande quantité de filets 1 penniformes. Leur position est telle que, quand le Cyclope se tient en repos , elles sont toutes inclinées en avant, et quand il veut nager, il les pousse en arrière avec force et frappe l’eau avec d’autant plus d’efficacité, que ses nageoires parcourent un plus grand espace. Ces petits Animaux se meuvent sans uniformité; ils s’élancent par bonds et par saccades lorsqu’ils veulent sc porter quelque part.

L’abdomen, qui sert d’aviron au Cyelope quand il nage, est composé de. six anneaux entiers , et d’un septième bifurqué qui supporte des filets assez déliés; il varie dans chaque sexe : dans la femelle, le premier anneau qui est très-court comparativement au second et toujours plus apparent, porte en dessous deux espèces de petites pales composées chacune de deux anneaux, dont le

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dernier se termine par trois filets.

Jurine nomme ces appendices fulcra ou supports , parce qu’ils soutiennent les oviductus qui fournissent l’enveloppe des ovaires externes. Le second anneau, moins grand que le troisième , porte en dessous et sur le Lord inférieur une papille transversale et oblongue ; on voit en outre de chaque côté , à l’endroit de la réunion avec le troisième anneau , une ouverture qui est l’orifice du canal déférent des œufs, et dont la communication avec l’ovaire est directe:

dans le mâle , le second anrçeau est le plus grand; on distingue en dessous deux corps ovales assez éloignés l’un de l’autre, qui donnent naissance à deux petits organes que Jurine présume être ceux de la génération. Chacun d’eux est composé de trois articles qui diminuent de grosseur ; le second fournit deux à trois petits filets, et le troisième se termine en pointe. Le troisième anneau, de la femelle est remarquable par sa grandeur et par deux autres papilles oblongues , écartées l’une de l’autre en haut et rapprochées en bas au point de se toucher; Jurine ignore l’usage de ces parties. Les anneaux suivans sont simples et n’offrent rien de remarquable; le dernier est séparé en deux tiges cylindriques; chacune d’elles jette près de son extrémité un petit filet latéral, et se termine par quatre autres également pennés , et dont les intermédiaires sont plus longs; ces deux grands filets portent à la base un très-petit article avec lequel ils s’articulent , ce qui en augmente la souplesse.

L’ovaire externe consiste en un sac ovale rempli d'œufs sortant du second anneau et adhérent de chaque côté à l’abdomen par un pédicule très-délié presque imperceptible; cet ovaire externe ne se développe que successivement et à mesure que les œufs, situés à l’intérieur du corps, dans un moule particulier quo Jurine nomme l’ovaire interne, passent de ce moule dans les enveloppes extérieures ; chacune de celles-ci contient

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de trente à quarante œufs. Les œuls étant arrivés à leur point de maturité, la membrane de l’ovaire externe s’ouvre, et la mère ne peut se mouvoir sans les disséminer; en aban- j donnant l’ovaire , ils ont déjà perdu la fo rme sphérique qu’ils avaient; la coquille qui les couvre ne tarde 1

fias à se fendre longitudinalement , et e jeune Cyclope paraît sous forme de i Têtard. Il diffère d’abord de ce qu’il doit être ensuite ; au sortir de l’œuf il est presque sphérique, et on ne dis- j tingue d’ahord que l’œil ; tout-àcoup on voit paraître ses antennes i qui se séparent du corps contre le- j quel elles étaient auparavant fixées , i comme si un ressort , en cessant d’agir sur elles , leur permettait de s’éten- j dre; peu de temps après, les pâtes de 1 devant se détachent de même, puis j celles de derrière. Ce nouveau-né, qui I. jusqu’alors avait été immobile , agiteifil plusieurs fois ses membres comme s’il jl. voulait apprendre à en connaître l’u-4] sage , puis il s’élance par sauts et pari il bonds dans son élément pour y cher— a cher sa nourriture. Il subit plusieurs;; J. mues , et chffhge encore bien des fois; t| de forme avant d’arriver à son entien« développement. — Nous avons ditquefo les organes des mâles n’étaientpas si-« tués dans les antennes , ainsi quej| Millier le pensait , et comme on l’a- j vait cru depuis lui , ces antenneàw n’ayantd’autre usage quede retenir la 1 femelle pendant l’acte de la copula- I tion. De tous les faits observés, Ju-ij rine a été amené à conclure : i° qud; cette phrase de Miiller, Mas mediuni j antennarum ad vulvas feminœ adpli cat , ne présente pas un fait exact puisque ce n’est pas dans la partie où lu i mâle fixe ses antennes que se trouvenl ) les vulves ; elles sont situées dans 1q 1 second anneau de la queue, et for-j ment l’extrémité de l’oviductus; a4} que le mâle ne peut introduire se:

antennes dans le corps de la femelle puisqu’il n’y a là aucune séparatior entre la chair et la coquille , ni aui cune ouverture ; il se borne à la saisir par la dernière paire de pâtes, ei l’enveloppant avec scs deux antennes

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3° que la force qui s’oppose à la séparation de ce couple amoureux , réside dans la construction de l’anneau à charnière du male , lequel , comme il a été dit plus haut, est très- irritable. Aussi long-temps que le mâle est agité par des désirs , le bout de ses antennes fait un ressort autour des pâtes de la femelle , contre lequel les efforts de celle-ci sont impuissans; ce n’est qu’après la jouissance que ce ressort ' se détend et que l’embrassement cesse; 4V enfin que cet embrassement n’est que le prélude de l’accouplement , * qui avait échappé à la perspicacité de Millier. La femelle , ainsi liée par le mâle, le charrie et l’emporte avec elle aussi long-temps qu’elle veut ; lui résister; mais lorsque fatiguée de ses importunités et de l’état de .gêne dans, lequel il l’a réduite, ou \ peut-être excitée elle-même à la jouis- -sance, elle se rend à ses désirs, devient immobile, le mâle, prompt àsaisir ce moment, approche sa queue de celle de sa femelle qui paraît en i faire autant ; il s’opère alors , à ce qu’on peut croire, une double conj jonction parles deux parties sexuelles du mâle, qui pénètrent dans les deux liwulves de la femelle. Cette conjonc- 1 1 tion , qui n’est que l’affaire d’un clind’œil , se répète plusieurs fois de 'Suite.

On connaît plusieurs espèces , parmi lesquelles la suivante peut être i considérée comme le type de ce i genre.

Le Cyclope quadricorne, Cyclops quadricornis , Muller, Entorn. Ins.

vj Test. pl. 18, fig. 1-1 4; Monoculus quadricornis rubens , Jurine, lue.

cil. , pl. 1 , fig. 1-11 ; et pl. 2 , fig.

! i~9, et les variétés qu’il désigne sous les noms d ’albidus (pl. 2 , fig. îo et u), viridis (pl. 3, fig. i), fuscus il (pl. 3, fig. 2) et Prasinus (pl. 3, fig,

5 ). Cette espèce est la plus commune j de toutes. On la trouve dans nos eaux || stagnantes. (aud.)

CY C L O P H O R E. Cyclophorus.

; mole. Genre trop légèrement établi

| par Dcnys Montfort (Concb. Syst. T.

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il, p. 290) aux dépens des Cyclostomes , pour mériter d’être adopté. V.

Cyclostome. (d..h.)

CYCLOPHORE. Cyclophorus. bot.

crypt. ( Fougères. ). Des vaux a établi ce genre ( Natur . Mag. Berl., 1811) qui avait déjà été indiqué par Mirbel sous le nom de Gandollea , nom appliqué précédemment à un autre genre. Les Cyclophores sont caractérisés par leurs capsules entourées d’un anneau élastique , et insérées sur un seul rang et en forme d’anneau autour d’un réceptacle plus saillant ; ces groupes de capsules arrondies sont enfoncés dans des dépressions de la fronde. Ce genre, formé aux dépens des Polypodes de Linné et des au teurs plus modernes , est très-naturel , et se reconnaît au premier aspect ; les frondes de toutes les espèces connues sont simples , sans nervures. visibles, portées sur des tiges rampantes ,. écailleuses; les groupes de capsules sont rapprochés vers l’extrémité des frondes. A ce genre appartiennent les espèces suivantes : C.

adnascens, Desv. ( Polypodiu/n adnascens , Swartz ). — G. heterophyllus , Desv. — C. spissus , Desv. ( Polyp.

spissum, Bory, in IVilld. Spec .) — C.

longifolius , Desv. ( yicrostichum longifolium, Burin.)-— C. stigmosus, Desv. ( Polyp. stigrnosum , Swartz ).

— ■ C. glaber ( Polyp. cicrostichoides ?

Swartz, non Linn. ) (ad. b.)

CYCLOPIDÉES. Cyclopidœ. crust.

Famille de l’ordre des Brancbiopodes, section des Lophyropes(Règn. Anim.

de Cuv.), établie par Lcach qui lui donne pour caractère distinctif : têt d’une seule pièce. Elle comprend les genres Cyclope , Calane et Polyphénie. V . ces mots. (aud.)

CYCLOPIE. Cyclopia. bot. tiian.

Vcnlenata nommé Cyclopia genis/oïdes ( Decdd . Eov. Gen., p. 3 ) une Plante désignée par WilldenoW sous le nom de Podalyria genisioïdes , et figurée dans le Botanical Magasin , t.

1 25q , sous le nom d’ Il'cttsonia genistoïdes , et dans Andrews Botanical

2 3o CYC CYC

Repos! tory, t. 427, sous celui de Gompholobiu/n maculatum. C’est uu Arbrisseau originaire du cap de Bonne- Espérance. Ses jeunes rameaux sont anguleux , et portent des feuilles éparses, sessiles , composées de trois folioles petites , subulées , longues d’un pouce et plus , ayant les bords roulés en dessous ; les fleurs , qui sont jauues , naissent seule à seule à l’aisselle des feuilles ; elles sont accompagnées de bractées ; le calice est tubuleux , à cinq divisions inégales disposées en deux lèvres , quatre supérieurement et une seule inférieurement ; la corolle est papilionacée; l’étendard marqué de stries longitudinales? les dix étamines sont libres ; lestigmate est barbu d’un seul côté, et le fruit se compose d’une gousse comprimée et polysperme. Cet Arbuste élégant est cultivé dans nos serres.

* CYCLOPITE. min. ( Ferrara. ) Syn. d’Analcime. V. ce mot. (b.)

CYC I jOPÏÈRE . Cyclopterus . rois.

Genre de l’ordre des Branchiostèges dans le système de Linné , de la famille des Plécoptères , division des Téléobranches, dans la Méthode analytique de Duméril, et placé par Cuvier dans la famille des Discoboles, la troisième de l’ordre de ses Malacoptérygiens subrachiens. «Cegenreaun caractère très-marqué , dit le savant auteur de l’Histoire du Règne Animal, dans les ventrales dont les rayons suspendus tout aulour du bassin , et réunis par une seule membrane , forment un disque ovale et concave que le Poisson emploie comme un suçoir pour se fixer contre les rochers. La bouche est large , garnie aux mâchoires et aux os pharyngiens de petites dents pointues; les nageoires sont impaires et distinctes , et les pectorales fort amples , s’unissant presque sous la gorge, comme pour y embrasser le disque formé par les ventrales ; l’opercule est petit ; les ouïes sont fermées vers le bas et munies de six rayons. Le squelette des Cycloplères est presque entièrement cartilagi-

neux et durcit peu ; leur peau est visqueuse et sans écailles ; leur estomac est assez grand; on y trouve beaucoup de cæcum , un intestin six à sept fois plus long que le corps , et une vessienalatoire médiocre. » Le nom de , Cycloptère , tiré du grec , signifiant nageoire en cercle, indique le caractère saillant du genre qui nous occupe. Deux groupes ou sous-genres existent parmi les Cycloptères.

f Lumps ou Boucliers , qui ont une première dorsale quelquefois obsolète , mais à rayons simples , et une seconde à rayons branchus , située vis-à-vis l’anale. Leur corps est épais.

Le Lump ou Lompr, Cyclopterus Lumpus, L., Gmel., Syst. Nat., xm, t. 1 , pars 5 , p. 1473 ; Bloch, p. 90; Encycl. Pois., p. 26 , pl. 20, f. 63.

Gros Poisson des mers du Nord, particulièrement sur les côtes d’Irlande ou ou le sale et où les pauvres gens s’en nourrissent encore que sa chair soit un fort mauvais manger. Ses cartilages j sont verdâtres; sa démarche est lour- I de ; sa taille dépasse rarement trois i pieds de longueur ; sa première dor- j sale est plutôt une bosse qu’une na- j geoire ; des boucliers durs, disposés j sur plusieurs rangs, garnissent sa j surlace ; il varie avec l’âge pour les 1 couleurs ; mais plus communément j celles-ci sont distribuées assez vaguement en teintes brunes ou noirâtres sur le dos , blanchâtres sur Jes côtés, orangées sous le ventre, jaunes tirant sur le rouge aux nageoires. Le i Lompe se fixe avec une telle force :

contre les rochers , au moyen de sa nageoire eu ventouse , qu’il est difficile del en arracher. On prétend que celte nageoire donne au tact de l’Animal une certaine perfection , et que chez lui les organes de l’ouïe cl de la vision sont fort développés. Dc-làsans doute cette réputation d’inlelligcncc supérieure, de constance dans ses amours monogames , et de tendresse paternelle et maternelle pour des petits soigneusement élevés et courageusement défendus, qu’011 a prétendu établir au Lompe ; perfections j

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I n oral es qui out puissamment excité éloquente sensibilité du continuacuv de Buffon; celui-ci, de même [ue son illustre prédécesseur, aimait |i . rechercher chez les Animaux les tra- , -.es vraies ou supposées de l’Homme ! ûvilisé. Le Lompe , cependant , n’est ju’un Poisson stupide et maladroit [ue sa pesanteur et son inertie renient la proie habituelle des Phoques :t des Squales. On l’appelle vulgairement Gras-Mollet, ce qui indique a mauvaise consistance de sa chair nsipide. Les Cycloptères Paon et pjossu, C. Paoonius eigibbosus , paaissent être des variétés du Lompe, j {ui auraient été décrites comme espèi ressurdes individus mal empaillés. D.

i ». 21, p. ao, v. 6 , A. 10. 12, c. 9. 12.

L’Epineux, Cycl. spinosus , Schn.

pt;6 ; C. Lumpus , (3 ; Grael., loc. cit. ,• — le Menu , C. minutus , Pa 11., Spic.

IZool. , 7, pl. 2, f. 7-9 ; Gmel., loc. it., p. 1475; Encycl. Pois. , pl. 20, f. >5 ; — le Ventru , Pall. , lue. cit. , f.

1 -3 ; Encycl. Pois., pl. 20, f. 66 ; — nfin le Gobius minutus de la Zoolo- $ ;ie Danoise , pl. 44, f. B , sont les autres espèces constatées du sous-genre ilont il est question.

tf Cycdogastres. Ils n’ont qu’une : iorsale assez longue ainsi que l’anale;

- eurcorp3^ lisse et allongé par der- 1 ière, y est sensiblement comprimé, les Poissons sont généralement plus j ‘giles que ceux du sous-genre précé- ; lent.

La Souris de mer, Cycloptcrus ' llusculus, Lacép., Pois. T. iv, pl. 1 5, j . 5, 4. Ce Poisson , le plus petit de < on genre et qui n’acquiert guère que ! <ept à huit pouces de longueur, se 1 rouve survies côtes de Dieppe oh l’Noël l’observa le premier. Sa couleur * nombre et son agilité lui ont mérité de | a part des pêcheurs le nom qu’il ! sorte. Il est sensiblement distinct de espèce suivante dont on a cependant ! soupçonné qu’il pouvait n’êtro lu’une variété , en ce que la dorsale ît 1 anale qui, fort prolongées, at- : lignent l’insertion de la caudale, ae se confondent cependant pas avec I *llc-ci. d. 4o, p. 35, a. 19 , c. 5.

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Le Liparis , Cyclop/erus Liparis , L., Gmel., Syst. Nat. T. 1 ,pars 3, p. 1477; Bloch, pl. 123, f. 3, 4; Encycl. Pois. , pl. 20 , f. 67. Probablement le même Animal que le Gobioïde smyrnéen de Lacépède. Ce Poisson , dont la taille ne dépasse jamais dix- huit pouces , habite les mers glaciales du Groenland, de l’Europe et de l’Asie septentrionales. Il se plaît à l’embouchure des rivières qui roulent des glaces avec leurs eaux; il descend cependant vers nos côtes; on l’a pêché quelquefois en Hollande, en Angleterre et jusqu’en Normandie. La ligne latérale est très-marquée , le museau arrondi, la tête large et aplatie, la bouche grande avec deux petits barbillons à la lèvre supérieure ; le ventre est blanc, les flancs sont jaunâtres, le dos et les nageoires bruns; les impaires ne sont pas positivement toutes réunies en une seule ; mais la dorsale et l’anale , se prolon-

f[eant jusque sur la caudale , ont ’air de se confondre avec elle sans cesser cependant de demeurer distinctes. Le Liparis se mange en quelues endroits, mais sa chair est méiocre. b. 7 , d. 4i , p. 34 , v. 6, a. 33, c. 19.

Le Rayé , Cyclopterus lineatus , L., Gmel., loc. cit., p. 1478; Encycl.

Pois. , p. 28 , pl. 86, , f. 354 ( d’après Lepechin). Ce Poisson , qui se peclie dans la mer Blanche , est bien certainement très-différent du Liparis. Sa longue dorsale , d’abord relevée de manière à paraître double , s’unit entièrement avec la caudale et l’anale sans qu’on puisse distinguer de différence dans la direction des rayons.

Sa bouche est grande et sa tête aplatie ; le corps épais par le milieu s’amincit en pointe postérieurement ; il est varié dans toute son étendue , ainsi que les nageoires, de lignes parallèles longitudinales , alternativement blanches et brunâtres?' Le nombre des rayons n’a pas été compté. Le Rayé pourra être par la suite le type d’un genre que caractériseraient un seul rayon branchial , et les papilles rougeâtres d’une nature particulière qui

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entourent le bouclier formé par les nageoires inférieures.

Les Gobies de la Zoologie Danoise, pl. i34et i56, f . a ; — le Gélatineux, Cyclopterus gelatinosus , Pall. , Spic.

Zool. , 9, pl. 3, f. 1-6, et le Montagui sont les autres espèces du sous-genre Cyclogastre. (b.)

CYGLOPTÈRE. Cyclopterus. bot.

ph an. Le genre établi par R. Brown sous cette dénomination , paraît devoir rentrer dans celui qu’a établi le même auteur sous le nom de Grevillea. V. ce mot. (b.)

* CYCLORYTE. Cyclorytes ,

roLYP. Genre de la division des Polypiers sarcoïdes , établi par Rafinesque (Journ. de Phys., 1819. t. 88, p.

428 ) qui lui donne les caractères suivans : corps polymorphe à plusieurs grandes ouvertures nues , entourées de rides concentriques. Cet auteur prétend que ce genre est très-nombreux en espèces , que déjà il en possède quinze de bien caractérisées.

N’en ayant pas vu une seule , nous sommes réduits à copier la phrase de Rafinesque sans pouvoir rien y ajouter.

Les Cyclorytes se trouvent aux Etats- Unis d’Amérique. (LAM..X.)

* CYCLOSTERME. Cyclosterma.

moll. Blainville nous apprend , dans le Dictionnairé des Sciences Naturelles , que Mariott a fait connaître sous ce nom, à la Société Royale de Londres, un genre nouveau établi sur une Coquille de l’Inde. Nous n’en connaissons pas les caractères, (b.)

CYCLOSTOME. Cyclostoma.

Moll. Ce genre resta confondu chez les anciens conchjliologues parmi les Turbos que D’Argenville appelait Limaçons à bouronde. Linné les plaça partie dans son genre Turbo , et

Î Partie dans le genre Hélix, ce que es conchyliologistes qui- l’ont suivi ont répété. Bruguière , auquel nous devons tant d’utiles réformes , ne fit pas celle-ci : Lamarck la proposa dans la première édition des Àni-

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pour les Dauphinules, Turbo Deb~ phinulus , L. , et pour des Coquilles terrestres qui présentent les mêmes caractères, quant à la forme de l’ouverture, que ce genre fut institué. 11 ne pouvait donc présenter des caractères satisfaisans ; comprenant daus le même cadre les êtres les plus différens, ce que Lamarck ne tarda pas à sentir aussi dans les Ann. du Mus. (vol. iv, p. 109), il proposa son genre Dauphinule pour séparer toutes les Coquilles marines de son premier genre Cyclostome qui resta par cela même composé des seules Coquilles terrestres. Depuis cet utile changement, l’observation de l’Animal des Cyclostomes terrestres fit voir combien il était nécessaire: aussi tous les conchyliologues l’admirent, Draparnaud le premier, ensuite Férussac, puis Montfort , qui , sur un caractère de nulle valeur , en sépara son genre Cyclophore. Enfin Lamarck (Anim. sans vertèbres, 2e édition, T. vi, 2e partie, p. 57 et 1 42) les plaça' dans la famille des Colimacés, dans ia seconde division qui i-enferme les Coquilles terrestres dont les Animaux n’ont que deux tentacules. Cuvier (Règn. Anim., p. 420) a encore!

réuni les Cyclostomes aux Sabots dans les Pectinibranches Trochoïdes ; ici le célèbre professeur n’a point fait l’application rigoureuse de ses prin-

cipes de classification , puisqu’il place

maux est à

sans vertèbres , et ce qui

remarquer, c’est que ce fut

parmi les Animaux à branchies ceuxci qui sont terrestres et pulmonés: ; aussi il a soin d’avertir qu’ils doivent; être distingués des autres l'urbos ,, parce qu’ils sont terrestres et pourvus d’une cavité pectorale garnie d’un réseau capillaire sur leqi^pl l’air a un, contact immédiat. Férussac, dans ses i Tableaux systématiques, eu a lait plus raisonnablement . , avec les lié-; licines, un ordêe particulier sous!

le nom de Pulmonés operculés; mais»

cette famille a le défaut de réunir des) Animaux à deux et à quatre tenta-* cules ; ils n’ont de commun T116' l’opercule qui ferme leur coquille ,j ce qui 11e nous paraît pas un caractère d’assez d’importance; la pré-j

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ence de deux tentacules de plus étant *ne condition d’organisation bien dus importante que celle de l'oper- :ule , ce motif nous engage donc à : aisser le genre Cyclostome dans 'ordre des rapports où Lamarck l’a ilacé. V. ColimacÉ. Caractères gé- I îériques : coquille de forme varia- | oie , à tours de spire arrondis ; ouverure ronde régulière ; péristome coninu ouvert ou réfléchi avec l’âge ; Animal ayant deux tentacules érnous- • >és, oculés à la base; cavité respiratoire ouverte au-dessus de la tête ,

; .ecevant immédiatement le contact le l’air; pied petit, placé sous le col :t muni postérieurement d’un oper- : :ule corné fermant exactement l’ourerture de la coquille.

Tous les Cyclostomes sont terestres et dépourvus de la nacre ntérieure ainsi que des épines ou les écailles plus ou moins grandes ; jui arment la surface des Dauphi- : iules, avec lesquelles il n’est plus i j permis désormais de les réunir; :nais il est certaines Coquilles fluvia- | des desquelles il serait difficile de les

i i distinguer , et avec lesquelles même *>n les a long-temps confondus. Les d ?aludines en effet ont aussi le péris- ..ome continu, l’ouverture ronde; n nais parvenues à l’âge adulte, elles jn >e présentent point de bourrelet au- |i .our de cette ouverture, ou elle ne se

ii .éfléchit point; elle reste tranchante | :omme dansle jeuneâge. Ce caractère,

3utre ceux qu’on a tirés de l’organisaj. tion, pourrait servir dans le plus ijvgrand nombre des circonstances à séib parer les Coquilles qui appartiennent i l’un et à l’autre des genres Cyclosij tome et Paludine. Les coquilles des | pyclostomes varient beaucoup quant 1 i la forme; quelques-unes ont presi 3ue celle des Planorbes, tandis que autres sont turriculées et subcylin- I ariques , et depuis ces deux extrêmes 1 on trouve dans le même genre presue toutes les modifications intermé- '.aires. Le nombre des espèces vivantes est assez considérable ; ce- | lui des fossiles est restreint à j ïuelques-uues sur lu plupart dcs-

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quelles nous aurons quelques détails intéressans à donner.

CYCLOSTOME TROCHIFORME , Cyclostoma Volvulus , Lamk. Anim.

sans vert. T. vi , 2e part. , p. i43 , n. 2 ; Hélix Volvulus, L.,Gmel. Syst.

Nat. T. i , p. 5658 , pl. 7, 0.91; Lister, Conchyl. ,tab. 5o , fig. 48 ; Cyclostoma Volvulus, Encycl. (pl. 46i, fig. 5, a, b). Ce Cyclostome présente, surtout à la partie supérieure, des tours de spire, des fascies brunes variables ; on le reconnaît par sa forme qui est presque celle d’un Turbo , par son ombilic profond, et par ses stries transverses qui se montrent plus grosses à la partie supérieure des tours de spire et surtout du dernier ; le sommet est aigu; l’ouverture est blanche ou jaunâtre à l’intérieur ; elle est réfléchie et munie d’un bourrelet. Quoique cette Coquille soit assez commune dans les collections et qu’elle y soit connue depuis plus de cent cinquante ans , on ne sait pas encore le lieu où elle habite. Elle acquiert quelquefois un pouce et demi de diamètre à la base.

Cyclostome yariable , Cyclosto ma variabile , IN. ( V. pl. de ce Dictionnaire). Nous devons cette espèce aux découvertes de Delalande , voyageur zélé, qui l’a rapportée d’un voyage en Afrique avec une quantité immense d’objets divers, la plupart inconnus. Elle est trochiforme, médiocrement ombiliquée , composée de cinq tours arrondis, lisses , qui présentent sur un fond blanc grisâtre un nombre variable de zones brunes ; celle du milieu est le plus souvent la plus foncée; les autres sont d’autant plus multipliées qu’elles sont plus fines , et elles peuvent se rapprocher tellement que la spire de la coquille semble toute brune dans quelques individus ; dans d’autres, presque toutes les bandes pâlissent ou disparaissent, et alors ils sont blancs avec une zone médiane très* pâle; entre ces deux extrêmes on trouve un grand nombre de variétés , les individus ne présentant jamais une similitude parfaite; l’ouverture est peu réfléchie et

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n’a point de bourrelet; son bord est blanc , mais à l’intérieur elle est fauve et laisse apercevoir le même nombre de bandes brunes qu’à l’extérieur. Le plus grand individu de notre collection a près de six lignes de diamètre et sept de longueur.

Cyclostome Momie, Cyclosioma Mumia , Lamk. Ann. du Mus. T.

iv, p, n5, n. 5 , et T. vin, pl.

57, fig. 1, a, e; Anim. sans vert.

T. vil, p. 54i , n. 5 ( V . pl. de ce Dictionnaire). Nous n’aurions pas mentionné cette espèce si depuis peu nous n’avions eu occasion de nous la

ÎH’ocurer avec ses couleurs : la igure citée des Annales est médiocre ; elle représente trop grossièrement les stries très-fines et croisées qui sont à sa surface. Cette Coquille est turriculée , conique , subcylindrique inférieurement , composée de huit à neuf tours arrondis ornés dans toute leur surface d’un grand nombre de stries très-fines, crojséespar d’autres longitudinales moins apparentes.

Les individus qui ont conservé leurs couleurs présentent, sur un fond lie de vin obscur, deux bandes d’un rouge brun, qui occupent la partie moyenne de chaque tour de spire ; le dernier , en outre, offre une troisième plus large qui entoure l'ombilic ; l'ouverture est petite , ovale , à bords réfléchis sur un petit bourrelet marginal subintérieur. Ce Cyclostome , qui n’a ordinairement que neuf à dix lignes de longueur , peut prendre plus de volume. Nous en possédons un individu, le seul que nous ayons jamais vu , qui a un pouce cinq lignes de long. One particularité remarquable dans le gissernent de ce Cyclostome , c’est que , quoiqu’on regarde généralement cette espèce comme terrestre, elle ne se trouve le plus souvent que dans des terrains marins. C’est ainsi qu'on l’observe à Grignon , à Parnes , mais rarement; à la Chapelle prèsSenlis, dans les grès marins supérieurs , ainsi qu’à Valmondois oh elle est commune; au petit village de Chambord entre Parnes et Chaumont, oh ont été trouvés les individus qui présentent

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encore des couleurs, dans les der uières assises du calcaire grossier. 1 Ce Cyclostome se trouve aussi abon-> , dammenl dans les terrains de mé- i langes , oh les Coquilles marines 1 prédominent , ce qui faiL penser' que le mélange a eu lieu dans lest eaux salées, comme à Beauchamp ;j ; et jusqu’à présent, malgré nos re-d cherches , nous ne l’avons jamais!

trouvé dans les terrains de mélanges! ; d’eau douce ou dans les véritables!^ dépôts- d’eau douce, etmime à Eper- ; nay, à Reims , à Soissons , etc. Cesje observations , qui ont besoin d’être» 1 appuyées d’un grand nombre d'au-t très coïncidentes , porteraient à croire que le Cyclostome fossile qui uous occupe , s’il n’a pas vécu dans la merv i a au moins habité les eaux douces!

ou saumâtres contemporaines deajl principaux dépôts marins.

Quelques autres espèces se trouvent fossiles aux environs de Parisf L’étendue de cet ouvrage ne nous permettant pas d’en donner la des-)l cription , nous renvoyons au ive voLl des Ann. du Mus., p. n4, oh La-1 marck les a fait connaître ; mais unj| fait très-intéressant pour la géolo^l gie, et que nous a dévoilé Brongniarl (Ann. du Mus. tab. i5,pl. 22. fig. 1 ), c’est l’analogie parfaite qu’il a recon-,1 nue entre un Cyclostome fossile eti notre Cyclostome élégant si commun!»

dans les Mousses , dans les Herbesj; qui croissent sur le penchant de nosj collines, et même des fossés qui bor-j dent les routes. Celte analogie ne| pouvait être plus exacte, même eai comparant les objets à la loupe; aussi!

Brongniart, pour ne point les con-!

fondre, a donné au Fossile une se-t conde épithète ; il l’a nommé :

Cyclostome élégant ancien jl Cyclostoma elegans antiquuni. Nou^î n’en ferons point la description ; qui*i conque a vu un Cyclostome élégant à l’état frais , se fera une idée très-j» juste du Fossile qui vient des grès dh Fontainebleau. (®..H.)U

CYCEOSTOMES. Cyclostomi. roiskj Première famille établie par Dumérif <s

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i h us l’ordre des Trémalopnés , de sa ous-classe des Cartilagineux, et dont ; us caractères généraux consistent i ilans l’absence totale d’opercules, de : aembranes branchioslèges et de na- |* vôtres paires ; leur bouche est arronie et dépourvue de mâchoires lioriontales, située à l’extrémité d’un orps cylindrique, nu et visqueux.

■ ;ille renferme les genres Lamproie , , unmocette, Gastrobranche et Epiai rèmes. Cuvier a conservé cette aivi- : ion parmi ses Chondroptérygiens- à

ranchies fixes, en lui donnant le oui de Suceurs, auquel nous croyons evoir préférer la désignation de Dufcuéril, quiest significative de la forme > e la bouche, et parce qu’il existe éjà ailleurs un ordre des Sueurs. Les Cyclostomes ont une for-

■ ie qui les rapproche des Poissons , i nguiformes; mais une organisation .iarticulière les singularise et les dis—

ngue de tous les autres Animaux ce leur classe, comme pour les rapprocher des Annelides auxquels ?s forment un passage très-naturel.

' e passage est si étroit qu’on a même . dancé pour la place qu’il fallait leur .signer à la suite des uns ou à la tête cas autres. Toutes les espèces de cette i mille ambiguë sont privées de veste natatoire; aussi tombent-elles au i nd de 1 eau dès qu’elles «cessent de ■ y agiter; leur bouche centrale et ’ive'e de mâchoires leur sert pour i nsi dire à jeter l’ancre au milieu des 1 iux ; toutes vivent par la succion de . ibslances animales mortes ou vi~ mtes ; quelques-unes sont aveugles; ur squelette est tellement imparfait, ;u’on y distingue à peine, des vertè- ! res, représentées par un seul cordon j ndineux , rempli d’une substance J ucilagineuse , et formé extérieureent d’anneaux cartilagineux à peine islincts les uns des autres. Duméril, ins une savante dissertation sur les Jfclostomes , a établi d’une manière 1 leurs rapports avec des êtres

J -*jà bien imparfaits. Leur système I rculatoire rappelle celui des Sang- ! l?.s ’ ^cur peau, dépourvue d’éi idles, est visqueuse et molle, et

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marquée de plis ou rides latérales et contractiles, plus ou moins sensibles ; les organes de la génération ont chez eux la plus grande analogie avec ceux des Lombrics, chez lesquels les œufs tombent de même dans la cavité du ventre sans être conduits au-dehors par des oviducles. Ces œufs , dans les Cycloslomes, s’échappent du cloaque par de petites ouvertures particulières , ainsi que l’a vu Cuvier dans l’ Arénicole et dans l’Aphrodite. Il n’est pas constaté que les Cyclostomes soient doués de sexe. (b.)

CYDNE. Cydnus. ins. Genre de l’ordre des Hémiptères , section des Hétéroptères , famille des Ge'ocorises, établi par Fabricius aux dépens du genre Cimex de Linné et Pentatoma d’Olivier ; il comprend les espèces désignées sous les noms de Moriu,Jlavicornis , tristis , et est réuni par Latreille ( Regn. Anim. de Cuv. ) au genre Pentatome. V. ce mot. (aud.)

CYDONIA. bot. phan. V. Coi-

GNASSIER.

*CYDONïUM. toiyp . Nom scientifique d’un Alcyon avec lequel on a confondu quelques espèces de Polypiers. V. Alcyon. (lam..x.)

CYGNE. Cycnus. ois. Espèce du genre Canard qui sert de type à un sous-genre du même nom. V. Canard.

On a étendu ce nom à un Oiseau de genre fort différent, au Dronlc qu’on a appelé mal à propos Cygne encapuchonné. P'. Dronte. (b.)

* CYGNES, ins. Nom donné par Joblot à une espèce de notre genre Amibe. P . ce mot. (b.)

CYGOGNE. ois. Pour Cigogne. V .

ce mot.

CIRAS, bot. phan. On croit quo le Palmier désigné sous ce nom par Théophraste, est l’Arbre auquel les modernes ont conservé le nom de Ci cas. V. cc mot. (b.)

CYLAS. Cylas. jns. Genre de l’or-

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dre des Coléoptères, section desTétramères , fondé par Latreille qui le place (Règn. Anim. de Cuv. ) dans la fa mille des Rhinchophores, tribu des Charansonites , et lui assigne pour caractères : antennes droites , insérées sur un avancement antérieur de la tête et en manière de trompe , terminées par une massue ovale ou cylindrique , formée par le dixième et dernier article. Les Cylas ont le corps proportionnellement plus court que celui des Brentes , avec l’abdomen ovale. Olivier qui adopte ce genre en décrit et représente deux espèces.

Le Cyuas brun, Cylas brunneus , Oliv. ( Hist. des Coléopt. T. v, n. 84 £/.s,Brente, pl. i,f. 3 a b). Il est originaire du Sénégal.

Le Cyj.as Fourmi , Cylas formicarius, Oliv. ( loc . cil. T. v, n. 84 bis, Brente, pl. 2, fig. 19 ). lia été trouvé à l'Ile-de-France. Dejean (Catal. des Coléoptères , p. 82) porte au nombre de dix les espèces propres à ce genre, en y comprenant les Brentus apterus , scalaris, obesus, undatus , etc., de Fabricius. Il y joint avec doute quelques Brentes d’Olivier , et mentionne , sous le nom d ' hispanicus , une espèce nouvelle qui habite l’Espagne, (aud.)

CYLIDRE. Cylidrus. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères , section des Pentamères , famille des Clavicornes , tribu des Clairons , extrait par Latreille du genre Trichode de Fabricius, et ayant, suivant lui, pour caractères : tarses de cinq articles distincts ; antennes fortement en scie , depuis le cinquième article inclusivement; le dernier des palpes très-long; celui des maxillaires de la grosseur des précédens , cylindrique ; le même dans les labiaux , en forme de cône renversé et allongé ; mandibules longues et croisées ; tête allongée ; corps long et cylindrique. Ce genre se compose d’une seule espèce : le Cylidre bleu azuré , Cyl. cyaneus , Latr. , ou le Trichodes cyaneus de Fabricius ; il est originaire de l’Ile-de-France.

CYLINDRANTHÊRÈES. bot.

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