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qui, encore aujourd’hui, servent au même usage dans Jq Levant. Ils se trouvent dans le Levant et au midi de l Europe , dans les graines des Figuiers sauvages.
Cynips du Chêne Tozin , Cyn.
Quei eus Tozæ,F abr. , ou le Diplolepis Quercüs Tozœde dose (Journ. d’Iiist.
Nat. ). On rencontre sa larve dans la Galle du Chêne 'J fozin , qui est commun entre Bordeaux et Bayonne.
L’Insecte parfait a été représenté par Antoine Coquebert ( Illustr . Icon. Insect. Dec. 1 , ta b. 1 , f. 9).
Le Cynips lenticulaire , Cyn.
lenticularis , Latr.; ou le Diplolepis Lenticularis d’ Olivier elle Cynips L011gipennis de Fabricius. Cet Insec le produit l’excroissance nommée par Réaurnur Galle en Champignon du Chêne : un pédicule très-court la fixe aux revers des feuilles du Chêne ; elles s’observent communément en automne , et sontquelquefois si abondantes , qu’en secouant les Arbres elles tombent comme de la pluie. Chaque Galle ne renferme ordinairement qu’une seule larve. On les trouve en quantité au bois de Boulogne. L’Insecte qui en sort a été figuré par Antoine Coquebert (/oc. cit. , t. 1, f. 10).
Le Cynips du Rosier , Cyn. Rosæ ou le Diplolepis Rosæ d’Olivier. Il est très-connnun en Europe , et produit sur les Rosiers les excroissances chevelues nommées Bedeguar. Les larves vivent en famille dans leur intérieur; on en voit aussi quelquefois sortir des Ichneumonides et desChalcidites dont les larves ont vécu aux dépens de celles des Cynips.
Le Cynips des feuilles du Chêne , Cynips Quercüs folii. Les Galles que cette espèce produit se rencontrent très-fréquemment sur les feuilles des Chênes. Elles sont lisses et arrondies.
(aud.)
* CYNIPSÈRES. Cynipsera. ins.
Famille de l’ordre des Hyménoptères établie par Latreille ( Gener. Crust. et Iris, et Considér. génér. , p. 282) et ayant , suivant lui , pour caractères :
abdomen implanté sur le inétathorax
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par une portion de son diamètre»!
transversal ; ailes inférieures sans»; nervures distinctes ; corps ne se con-tf tractant point en boule; abdomenip comprimé ou déprimé, mais carenét ; en dessous , du moins dans les fe4 nielles; tarière filiforme ; palpes trèscourts; antennes en massue' ou gros- ; sissant vers le bout , brisées ,de six à» douze articles. Cette famille comprenait les genres Leucospis , Chalcis „ Eurytome, Cynips, Euloplie, Cléonyrâe , Spalangie , Périlampe , Ptéromale , Encyrte , Platigastre , Scéliom et Téléas. Elle appartient ( Règn.
Anim. de Cuv. ) à la famille des* Ichneumonides. V. ce mot et les»
noms de genres qui précèdent, (aud.)
CYNOCÉPHALE. Cynoccphalus.
mam. Genre de Singes ( V. ce mot) caractérisé par les cinq tubercules de»
la dernière molaire d'en bas , caractère qui se retrouve chez les Macaques; mais ceux-ci, outre qu’ils»
sont de taille inférieure , n’ont pas les» narines terminales et tout-à-fait antérieures. Cette disposition terminale des narines projetées même un peut au-devant et au-dessus des lèvres , de manière que le museau est tronquéj par un plan oblique en bas , commet dans les Cochons, caractérise suffi-1 sammentà elle seule toutes les espè— !
ces de ce genre. Ce museau n’est point! glanduleux ; ce n’est pas un muflet comme dans les Makis.
Jusqu’à Geoffroy (Tabl. des Quadr.,, B Ann.duMus.) et à F. Cuvier (Mamm..| lith.) , il v avait une grande confusionil dans la synonymie et la détermina-t lion des espèces de ce genre. Chez lest) Grecs , ce nom rie Cynocéphale , em-> f plo\é génériquement dans Diodoreq’ lib. 2 , Elien et Strabon , paraît s’êtrejj appliqué à trois espèces, le Sphinx, b leCcbus et le Cynoccphalus propre-' ment dit. D’après les pays oii lesau-»
leurs cités indiquent l'existence de ces Anima ux, et d'après la Mosaïque dePa- i lestrinc où deux de ces Singes sont re- * présentés avec les noms de Sphingia I i et de Cepus , il est très-probable que ' j le Cynoccphalus est le Babouin , Ie H
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phiax l’Hamadryas , et le Cepus ou ;ebus le Cliacrua ou Cynocéphale oir, Singe-Cochon d’Aristote.
Buffon(Hist.Nat.T. xiv, Noinencl.
es Singes ) avait bien constitué ce genesous le nom de Babouin. Mais en dé- 3rminant les espèces dont il le coin- Dse, il en exclut à tort le Cynocé-
■ haie des anciens, qui en est jusleaent le type et dont il applique le om au Magot -, en quoi il fait un ouble emploi du Magot, l’ayant, déjà ualifié du nom de Pithèque sous ;quel il était réellement connu des
, irecs et des Romains. La considéraon des patries assignées, par les allions même, au Pithèque et au Cynosphale , aurait du prévenir cette erjurdeBuôon. Il est vrai de dire que, après les écrits des anciens, on auût pu croire que leurs Cynocéphales | avaient pas de queue. Néanmoins Lgatharchides , copié par Diodore, v/ait donné sur les espèces dites Cynocéphales un renseignement décisif, ji est , dit-il , que les femelles ont leur |i .ati ice à l’extérieur durant toute leur (il e. L’erreur dans la détermination jniatomique de l’organe n’a pas moins jü mr sujet un caractère particulier aux lj \ ynocéphales , savoir cet énormedéve- | ; ppement du tissu érectile de l’entrée U i.‘ ï la vulve, dont nous parlerons plus i|;i is.Il n’y avait donc pas lieu, en y donna mt un peu plus d’attention , de conf i ■ ndre le Cynocéphale avec le Pilhèni ie. En outre, il n’est presque pas cle ij onumens d’Égypte et de Nubie où |j ï soient figurées avec beaucoup exactitude deux ou trois espèces de lj ynocéphales. Le Magot n’y est pas il présenté une seule fois , non plus Il a’aucun autre Singe sans queue.
H uantau Magot , ccttcabsencc est de ■nécessité, puisqu’étant indigène des ■| JUteurs de l’Atlas , il dut être incon- I! u aux Egyptiens. Son existence à f ibraltar et flans les chaînes de l’Aiv
■ j dousie et de Grenade s’explique par
réunion ancienne de l’Espagne à i Afrique , démontrée par Bory de |j uni- Vincent dans son Guide du || tyageur. Tout Pans a pu voir, dans f'j représentation des tombeaux des
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rois à Thèbes, exposée à Paris par Belzoni , la momie très-bien conservée d’un Hamadryas avec sa chevelure et son long camail. On savait en outre que le Cynocephalus était adoré à Jlermopolis ; et le Babouin est surtout reconnaissable sur les monumens égyptiens {V. Antiq. d’Egypte , Montfaucon, Antiq. expliq., et Gau, Monum. de la Nubie.)
Les Cynocéphales sont en général delà taille de nos plus grands Chiens ; si même on en croyait ce que des voyageurs rapportent de la taille du Mandrill, cet Animal surpasserait le Pongo , le plus grand de tous les Singes authentiquement connus. Ils se distinguent de tous les autres Singes par la brièveté de leurs membres antérieurs , et cependant leurs membres postérieurs sont encore à proportion plus courts. Ils ont tout-à-fait le port d’un Quadrupède , ce qui leur donne plus d’aisance à marcher à quatre ates , et leur rend moins indispensale l’habitation des Arbres. Aussi verrons-nous que plusieurs Cynocéphales n’habitent pas les forêts. Leurs doigts, réunis par une bride lâche de la peau jusque près de la seconde phalange , sontencoreplus courts que dans les Guenons ; les phalanges sont aussi moins arquées, quoique la face palmaire en soit légèrement concave , de sorte que leur main est à proportion plus courte que celle de l’Homme. Élle est donc loin de représenter cet immense crochet articulé, auquel les Orangs , les Gibbons, les Atèles doivent cette incroyable facilité de grimper aux Arbres, de se suspendre à leurs branches. Leur corps, épais et trapu , n’a pas non plus la souplesse, la flexibilité de celui de ces Animaux et des Guenons; et quoiqu’incoinparablement plus agiles que les Chiens et même que les Chats, ils sont incapables de cette immensité d’élan , de cette agilité de saut des Singes dont nous venons de parler. Quoiqu’accoutumés à marcher à terre sur leurs doigts , leurs pouces , plus écartés aux quatre pieds que celui de la main de l’Homme , et opposables en propor-