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SCOTINE. Scotinus. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères , section des Hétéromères , famille des Mélasomes, tribu des Blapsides, établi par Kirby, et adopté par Latreille et par tous les entomologistes. Les caractères que Kirby assigne à ce genre sont : labre bifide; lèvre bifide; ses lobes allant en divergeant. Mandibules dentées , se touchant l’une et l’autre par leur extrémité. Mâchoires laissant un es-’ pace libre à leur base. Palpes assez épais; leur dernier article plus grand que les autres , presque triangulaire.
Menton bifide ; ses lobes allant en divergeant. Antennes moniliformes , plus grosses vers leur extrémité; leur dernier article très-court , à peine distinct. Corps ovale, rebordé. Ce genre se distingue des Eurynotes , Pédines et Platyscèles , parce que les mâles de ceux-ci ont les tarses antérieurs dilatés, ce qui n’a point lieu !ans les Scotines. Les Asides s’en éloignent parce que leur menton est grand et recouvre la base des mâchoires , ce qui n’a pas lieu dans le -genre qui nous occupe. Enfin les filaps, Mésolampes, Oxyures, Scotobies et Nyctélies en diffèrent par des caractères aussi tranchés tirés des antennes , de la forme du corps , etc.
: Ce genre se compose de deux ou trois •espèces propres à i’ Amérique méridionale; son nom vient du grec et signifie ténébreux. L’espèce qui sert de type au genre a été décrite par Kirby dans 5e douzième volume ries
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Transactions de la Société Linnécnne de Londres , et figurée pl. 21, fig. i4 ; c’est :
Le SCOTINE CBÉNICOLEE, ScOli/lUS creniùollis , Kirby. Il est long de neuf lignes, noir, couvert presque entièrement d’un duvet court , roussâtre , mêlé de gris. Son corselet est très-échancré au bord antérieur dont les angles sont très-saillans et aigus; les bords latéraux sont crénelés. Les élytres ont latéralement une carène fort élevée qui ne s’étend pas tout-àfait jusqu’à leur extrémité , et fait suite aux bords latéraux du corselet ; après cette carène , les élytres se recourbent fortement en dessous et embrassent l’abdomen. Les antennes sont hérissées de poils; elles sont composées de onze articles dont le troisième est le plus long de tous; le dernier ne paraît court que parce qu’il est entièreifient plongé dans le dixième qui est infundibuli forme. On trouve cet Insecte au Brésil. (g.)
SCOTOBIE^ Scoiobius. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Hétéromères , famille des Mélasomes , tribu des Blapsides , établi par Germa r {Ins. Spec. nuvae aut minus, cognilœ , vol. 1, Coléopt., p.
1 35), et adopté par Latreille et par tous les entomologistes. Les caractères de ce genre sont ainsi exprimes par Gennar : antennes plus courtes que le corselet , insérées §ous un rebord de la tête; leur troisième article en massue, plus grand que les autres; les quatrième, cinquième et sixième globuleux ; les septième, huitième , neuvième et dixième transverses; le dernier trnnsverse , tronqué obliquement à sou extrémité.
Chaperon grand , un peu arrondi , inséré dans une échancrure de la tête. Palpes filiformes; menton transverse, bisinué. Lèvre presque arrondie; yeux transverses, non saillans.
Corselet transverse, rebordé; cl y — 1res réunies, ovales; extrémité des jambes ayant deux dents. Ce genre, intermédiaire entre les Scn lires et lus Sépidtes, diffère du premier parce
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que le dernier article des antennes de celui-ci est allongé , ovoïdo-conique. Les Sépidies en sont distingués par la forme de leur corselet qui est subhexagonal, tandis qu’il est subisométrique dans les Scolobies. Des caractères de la même valeur distinguent les Sc.otines de tous les autres genres de leur tribu. Les mœurs de ces Insectes sont encore inconnues; il est cependant probable qu’ils vivent , comme les Scaures et. les Sépidies, dans les lieux arides et sablonneux.
Le genre Scotobie se compose de trois ou quatre espèces propres à l’Amérique. JNous citerons comme type du genre :
Le Scotobie crispé, Scotobius cris patus, Germ., loc. cit., p. 106 , pl. 1, lig. 3. Cet Insecte est long de plus de sept lignes, noir, obscur; son corselet est légèrement ponctué, avec deux impressions. Les élylres ont des tubercules rapprochés et rangés en séries. On le trouve à Buénos-Ayres.
SCOTODE. Scotodes. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Hétéromères , établi par Eschscholtz, et auquel Fischer avait donné le nom de Palmatopus. Ce dernier auteur a restitué son premier nom à ce genre dans l’En tomographie de la Prussie. Ses caractères sont exprimés ainsi : antennes allant en s’épaississant vers l’extrémité ; leur troisième article très-long, le dernier ovale.
Labre presque carré ; mandibules cornées, arquées, unidentées. Mâchoires membraneuses , bifides ; leur lobe antérieur large , cilié; l’intérieur linéaire. Palpes maxillaires sécuriformes; les labiaux presque filiformes. Menton entier, transversal. Ce genre, dont le nom vient d’un mot grec qui signifie sombre, se compose d’Insecles à corps velu et qui ont la tête inclinée. L’espèce suivante lui sert de type.
Le Scotode anneee, Scotodes annulants, Esch. , Mém. de l’Acad. des Sc. de St.-Pétersb. T. vi, p. 454, n° 3; G crm. Magas. , vol. 4 , p. 3g8; Palrnatopus Ilumrne/ii, Fisch. , En-
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tomologic de la Ross., vol. 2, tab.
22, fig. 7 à g. Cet Insecte est long d’environ cinq lignes, brun , avec un duvet gris. Les jambes sont grises, annulées de brun. Il habite les lieux ombragés en Livonie. (g.)
* SCOTOPHILUS. mam. Genre de Chauve - Souris proposé par Leach ( Trans. Lin. Soc. T. xm), et qui aurait pour caractères : quatre incisives supérieures, six inférieures; deux canines à chaque mâchoire; quatre molaires à couronue armée de pointes , de chaque côté et à chaque mâchoire; troisième, quatrième et cinquième doigts des ailes ayant trois phalanges. Ce genre que nous ne connaissons pas par nos propres observations, et qui a toujours été regardé comme très-douteux par les naturalistes français , renfermerait une seule espèce . Scotophilus Kuhlii , Leach, dont la patrie est inconnue, et dont le pelage est roux ferrugineux, (is. g. st.-h.)
. SCOTTEA ou SCOTTIA. bot.
pii an. R. Brown (in Hort. Kew., édit. 2, vol. 4, p. 268) a proposé sous le nom de Scot/ia, que De Candolle a modifié en Scotlea , un genre de la famille des Légumineuses, qui serait ainsi caractérisé : calice à cinq dents un peu inégales, entoui'é de bractées imbriquées ; corolle papilionacée dont l’étendard est plus court que les ailes qui sont égales à la carène; dix étamines monadelphes ; gousse pédicellée , comprimée , épaissie sur ses deux bords , et contenant trois à quatre gi aines slrophiolécs.
L’auteur de ce genre en a indiqué, sans description , une seule espèce qu’il a nommée Scol/ia dentata , et qui croît sur les côtes méridionales et occidentales de la Nouvelle-Hollande. (g. .N.)
SCOLR.TEON. bot.' piian. Même chose qu’Escourgeou. V . ce mot.
* SCRAPTER. ins. Genre de l’ordre des Hyménoptères , section des Porte-Aiguillons, famille des Mellifères, tribu des An’drenettes, division
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des Récoltantes, établi par Lepelletier de Saint- Fargeau et Serville , dans l’Encyclopédie méthodique, et que ces auteurs distinguent des autres genres de sa tribu de ki manière suivante : Dans cette division des Andrénètes , disent ces entomologistes , trois genres se distinguent par les caractères suivans : division intermédiaire de la lèvre lancéolée; femelles ayant une palette de chaque côté du métathorax , et une autre sur les cuisses postérieures; leur brosse plai cée sur le côté extérieur des jambes et du premier article des tarses des pâtes postérieures. Ce sont des Andrènes, les Dasypodes et les Scrapters ; les premières sont faciles à reconnaître par la présence de quatre cellules cubitales aux ailes supérieures; les Dasypodes n’en ont que trois ainsi que les Scrapters , mais elles s’éloignent de ces derniers , 1° par la forme de leur cellule qui n a point de rétrécissement sensible ; 2° par les ocelles disposés en ligne droite; 3W par l’épine terminale de leurs jambes antérieures ayant, avant son milieu , une dent latérale jusqu’à laquelle seulement elle est garnie d’une membrane. Les Scrapters ont beaucoup de caractères communs avec les Dasypodes , mais ils en diffèrent sensiblement par ceux que nous allons énoncer : antennes des mâles ail ant un peu en grossissant vers le bout. Mâchoires réfléchies près de leur extrémité. Lèvre peu allongée, plus courte que les palpes maxillaires ; son appendice terminai guère plus long que large. Cellule radiale allant en se rétrécissant depuis le milieu jusqu’à son extrémité qui est presque aiguë; trois cellules cubitales , les deux premières presqueégales , la seconde rétrécie vers la radiale, recevant les deux nervures récurrentes; troisième cellule atteignant presque le bout de l'aile. Jambes antérieures munies d’une seule épine terminale, garnie dans toute sa longueur d’une membrane étroite ; cette épine échancrée à l’extrémité, terminée par deux pointes aiguës,
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divergentes. Premier article des tarses postérieurs plus court que la jambe. Trois ocelles disposés en triangle sur le vertex. Ce genre , qui équivaut à la première division des Andrenettes de Latreille [Gen. Crust. et 1ns., 4 , p. 1 5 1 }, se compose de quatre espèces , dont trois propres à l’Afrique et une au midi de la France. Son nom vient d’un mot grec qui signifie fouisseurs. Ses mœurs doivent être les mêmes que celles des Dasypodes. INous citerons comme type de ce genre :
Le Scrapteii bicolor, Scrapter bicolor , Lepell. de Sl.-Farg. et Serv., Encycl. méth. Long de six lignes , noir , chargé de poils d’un gris roussâtre. Antennes allant en grossissant vers le. bout, ferrugineuses, à l'exception de leurs trois premiers articles qui sont noirs. Second et troisième segmens de l’abdomen ferrugineux, ainsi que la moitié postérieure du premier. Ailes transparentes. On trouve cette espèce au cap de Bonne-Espérance. (g-.)
SCRAPTIE. Scrnptia. ins. Genv»?
de l’ordre des Coléoptères, section des Hétéromères , famille des Trachélides , tribu des Mordellones , établi par Latreille qui lui donne pour caractères : corps ovale-oblong , assez mou. Tête penchée. Antennes filiformes , insérées dans une échancrure des yeux , composées de onze articles, la plupart presque égaux, courts, presque cylindriques; le second le plus court de tous ; le troisième et les premiers de ceux qui les suivent, un peu amincis à leur base; le quatrième un peu plus long que le troisième; le dernier obeonique, pointu à l’extrémité. Labre avancé, membraneux , carré , un peu plus large que long, entier. Mandibules cachées , cornées , arquées ; leur côté intérieur largement et fortement écbancré , uiîidcnté ; leur extrémité aiguë , refendue. Mâchoires membraneuses , à deux lobes ; l’extérieur beaucoup plus grand que l’autre , plus large à son extrémité , obtus
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et veln • l’intérieur très-petit , aigu.
Palpes avancés ; leur dernier article très -grand, sécuriforme dans les maxillaires , presque triangulaire dans les labiaux. Lèvre membraneuse, en carré long, un peu plus étroite à sa base , arrondie à ses angles , à peine échancrée dans son milieu. Menton court, demi - coriace , embrassant la base de la lèvre en manière d’anneau. Yeux lunulés.
Corselet presque denv — circulaire , arrondi antérieurement ; sa partie postérieure transversale , point rebordée. Ecusson distinct. Elytres point rebordées , recouvrant l’abdomen. Pâtes assez courtes , à jambe presque cylindrique , avec leur épine terminale courte ; pénultième article de tous les tarses bilobé. Abdomen obtus , ne dépassant pas les élytres.
Schœnherr avait confondu ce genre avec ses Dircæa dont il diffère essentiellement. Il se distingue des Rhtpiphores , Pélécotomes et Myodites , parce que ceux-ci ont les palpes filiformes et les antennes en éventail ou très - pectinées dans les mâles.
Les Mordelles en diffèrent parce qu’elles ont tous les articles de leurs tarses entiers et que leur abdomen est terminé en pointe. Les Anaspes en sont éloignés parce que tous les articles de leurs tarses postérieurs sont entiers. Les mœurs de ces Insectes ne sont pas encore connues; on les trouve à l’état parfait sur les fleurs.
Ce genre est peu nombreux en espèces ; celle que l’on trouve aux environs de Paris est :
La Scraptie brune , Scrapliafusca, Latr. ; Dircæa sericea , Gyllenh., in Schœn. synon. Ins.-append ., p. 19, n. 36. Longue de deux lignes et demie ; antennes, tête, corselet et abdomen d’un brun testacé ; parties de la bouche , élytres et pâtes d’un testacé plus clair; élytres et corselet finement pointillés, couvert d’un duvet court couché , de couleur cendrée.
SCRIBÆA. ROT. l’iiAN. Dans la Flore de Wétéravic , on a donné ce nom comme générique au Cucubalus
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bacciferus , L. Mais celte Plante a été conservée seule dans le genre Cucubalus , les autres espèces étant des Silènes. V. Cucubale et Silène.
SCROBICUL AIRE. Scrobicularia.
coNcn. Les Coquilles dont Schumacher s’est servi pour l’établissement de ce genre sont les mêmes que celles qui servent de type aux genies Lutraire de Lamarck, Arenaire de Mé— gerle, et Ligula de Montagu et de Leacli. P'. ces mots. Voilà un genre qui certes ne pouvait manquer d’être établi. (d..h.)
SCROPHUL AIRE. Scruphularia.
bot. phan. Genre qui donne son nom à la famille des Scrophulariées , et qui appartient à la Didynamie Angiospermie de Linné. Il offre les caractères suivans : calice monosépale, persistant, à cinq divisions profondes; corolle monopétale, presque globuleuse; limbe plus ou moins resserré, à cinq lobes courts, obtus et plus ou moins inégaux. Etamines au nombre de quatre , didynames , incluses ou saillantes , avec une cinquième étamine rudimentaire, qui se piésente sous la forme d’une petite languette placée à la partie supérieure de la corolle ; les anthères sont uniloculaires , placées transversalement au sommet du filet. L’ovaire, | appliqué sur un disque hypogyne et annulaire , est à deux loges polyspermes et devient une capsule ovoïde, enveloppée par le calice et s'ouvrant en deux valves. Les Scrophulaires sont des Plantes heibacées, vivaces ou frutescentes , ayant la tige généralement carrée, les feuilles opposées , simples ou plus ou moins profondément découpées et pinnatifides ; les fleurs petites , d’une couleur obscure, formant une sorte de grappe terminale Les espèces de ce genre sont assez nombreuses, et toutes appartiennent aux diverses régions de l’ancien continent. Parmi les espèces indigènes , nous citerons ici les suivantes-: ScRornuLAini:
noueuse, Scruphularia nodosa, L. .
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dont la racine, horizontale et rampante, offre des renflemens ou nodosités plus ou moins rapprochées; ses feuilles sont simples f et ses fleurs forment une grappe nue et terminale. Toute la lJlaute répand une odeur nauséabonde. Cette espèce croît dans les bois couverts. La Scro- PIIUEAIRE AQUATIQUE OU CÉTOINE d’eau , Herbe du siège , Scrophularia aqualica , L. Plus grande que la récédente , cette espèce croît sur le ord des ruisseaux et des étangs. Sa racine est fibreuse ; ses feuilles , plus grandes , sont auriculées à leur base.
Ces deux espèces étaient autrefois employées en médecine , la première contre les engorgemens scrophuleux, et celle-ci comme vulnéraire. Mais l’une et l’autre sont aujourd’hui toutà-fait inusitées. (a. R.)
SGROPHUL ARIÉES ou SCROrHULARINÉES. Scrophulariœ . bot.
phan. Dans son Généra Plantarum , le professeur De Jussieu a établi , sous les noms de Scropliulariées et de Pédiculaires , deux familles qui renferment un grand nombre des genres des Personnées de Tournefort. L’illustre botaniste français distinguait surtout ces deux familles par le mode particulier de déhiscence de leur capsule qui , dans les Scrophulariées , s’ouvre en deux valves parallèles à la cloison, tandis que dans les Pédiculaires ces valves emportent chacune avec elles la moitié de la cloison. Mais R. Crown {Prodr. F/or. Nov.-HoLl. , 1, p. 435) a proposé de réunir ces deux familles en une seule. Selon cet habile observateur, le mode de déhiscence, qui fait presque l’unique différence entre les deux familles établies par J ussieu, n’est pas suffisant , lorsqu’il n’est pas accompagné de quelques autres signes pour distinguer deux familles.
Car dans le genre Feronica , par exemple, on peut trouver réunis, dans les diverses espèces qui en font paitie, les deux modes de déhiscence par lesquels on avait jusqu’alors dis— llngué les deux familles des Scrophu-
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lariëes et des Pédiculaires. îNous avons adopté cette manière de voir du savant botaniste anglais , soit dans notre Botanique médicale, soit dans la quatrième édition de nos Élémens de Botanique et de Physiologie végétale. Ainsi la famille des Scrophulariées , dont nous traçons ici les caractères , comprend les genres dont le professeur Jussieu avait formé les deux familles des Scrophulariées et des Pédiculaires. Voici les caractères de cette famille : le calice est monosépale , persistant, à quatre ou cinq dents, ou à quatre ou cinq lobes plus ou moins profonds et inégaux ; la corolle est monopétale , irrégulière, à quatre ou cinq lobes inégaux , disposés en deux lèvres rapprochées ou écartées; les lobes de la corolie sont latéralement imbriqués avant l’épanouissement de la fleur. Les étamines sont au nombre de quatre et didynames; daus un certain nombre de genres les deux plus courtes avortent; l’ovaire est libre, à deux loges contenant chacune un nombre variable d’ovules attachés à deux tropliosperines axiles. Le style est simple, terminé par un stigmate plus ou moins profondément bilobé. Le fruit est une capsule, très-rarement une baie , à deux loges polyspermes , s’ouvrant en deux ou plus rarement en quatre valves, souvent bifides à leur sommet, et qui tantôt sont parallèles à la cloison qui reste intacte, et tantôt emportent chacune avec elles la moitié de la cloison qui reste attachée sur le milieu de leur face interne. Les graines offrent sous leur tégument propre un endosperme charnu et légèrement corné dans lequel on trouve vers la partie supérieure un embryon très-petit, ordinairement antitrope, c’est-à-dire ayant les cotylédons tournés vers le point d’attache de la graine. Dans quelques genres , et entre autres dans V Hornemannia , l’embryon est orthotrope. Les Scrophulai inées sont des Plantes herbacées, ou quelquefois des Arbustes portant en général des feuilj les opposées , quelquefois alternes ;
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des fleurs munies cle bradées tantôt axillaires, tantôt disposées en épis ou en grappes terminales. Cette famille a de très-grands rapports avec les Solanées et les Verbénacées. Mais elle diffère surtout des premières par son embryon droit et non courbé en arc , par ses fleurs irrégulières et ses étamines inégales; des secondes par ses loges polyspermes , etc. Nous conserverons ici , mais comme simples tribus d’un même ordre naturel, les Scrophulariées proprement dites et les Pédiculaires ou Rhinauthacées.
i°. ScROPHULAiiiÉES. Capsule à deux valves , parallèles aux cloiàons.
a. Quatre étamines didynames.
Nuxia, Comin.; Buddleia , L.; Gomara, R. et P. ; Russelia, Jacq. ; Scoparia, L. ; Leucophy llum , Kunth; Capraria , L. ; Borkhausenia , Roth ; Xuaresia , R. et P.; Stemodia, L. ; Conobea , Aublet; Mecardonia, R. et Pav. ; Virgularia , id. ; Halleria , L. ; Diceros , Lour. ; Scrophularia , L. ; Dodartia , L. ; Gerardia , L. ; Cymbaria , L. -, Sopulina , Don ; Chirita , Don ; Mauraudia , Ortega ; Mitrascichme , Labill. ; Anarrhinum , Desf. ; Simbuleta , Forslc. ; Linaria, Tourn. ; Anli/rhinuni , Tourn.; Collinsia , Nutl. ; Nernesia, Venten. ; Digitalis, L.; Penstemon , Midi. ; Hemimeris , L. ; Angelonia , Humb. et Bonpl. ; Ade/wsnia , R. Brown; Limnophila , id. ; Herpestis , Gaertn.; Morgania , R. Brown ; Torenia, L. ; Vandellia , L. ; Lindernia , L. ; Lirnosella , L. ; Heterantkera , Nées et Martius ; Brow allia , L. ; Schwenckia , L.
b. Deux étamines.
Pæderota , L. ; Curanga , Juss. ; Ca/ceolaria, L. ; Bæa , Comm. ; Sc/iizant/ius , R. et P.; JoveLlana , id. ; Gratiola , L.
2°. RhinantuÉES. Capsule à deux valves opposées à la cloison, dont elles emportent chacune la moitié sur leur face interne.
a. Deux étamines ou davantage, mais non didynames.
Microcarpea , R. Brown ; /Teronica,
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