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godactyles. Caractères : bec long , fort, dur, conico-convexe , plus haut que large , déprimé sur le front, dilaté sur les côtés, très-courbé à la
Ïiointe, sillonné en dessus et Ialéraemeul ; bord des mandibules entier; narines placées de chaque côlé de la base du bec, percées derrière la masse cornée , à moitié fermées en dessus par une membrane nue et s’ouvrant du côté des joues; pieds courts et robustes; quatre doigts :
deux antérieurs soudés à la base, deux postérieurs libres. Ailes longues ; les deux premières rémiges étagées, la troisième la plus longue; queue très-longue, arrondie. Ou ne compte encore dans ce genre , dont la création est due à Latham , qu’une seule espèce, et même ne se trouvet-elle que très-rarement dans les collections. Elle est originaire de l’Océanie , où elle fut observée pour la première fois par Philipp , gouverneur du Port- Jackson , et par Wilhe, chirurgien de la colonie. Ils en envoyèrent la dépouille en Angleterre, et l’accompagnèrent d’une fort bonne figure. La description qu’ils firent de l’espèce se borna en quelque sorte à ses caractères physiques, de manière que tout ce qui a trait à ses mœurs ou à ses habùudes est encore presque entièrement ignoré. Le professeur Reinwardt, qui fut envoyé par le gouvernement des Pays-Bas en diverses contrées de l’Australasie, afin d’y recueillir des documens sur l’histoire naturelle , rapporte que le Scythrops est en général peu commun dans tous ces parages où on le considère comme un baromètre vivant ; et, en effet, il paraît, d’après les rapports les mieux circonstanciés , que l’on peut tirer de certains cris , cle certains mouvemens brusques et inquiets de cet Oiseau , des présages assurés de pluie , de variations ou de modifications atmosphériques. D’après les renseignemens acquis par ce même voyageur, les Scythrops seraient au Port-Jackson des Oiseaux de passage constans ; ils y arriveraient en octobre par pe-
tites troupes de sept à huit au plus, et souvent de trois à quatre; ils y séjourneraient plusieurs mois, puis se retireraient vers le nord de la Nouvelle-Hollande pour s’y, occuper de la ponte, ils sont d’un naturel fort sauvage, ne se montrent guère que le matin et le soir , recherchent pour leur nourriture les insectes et les fruits de piment. Leur vol est irrégulier, et, lorsqu’ils s’y livrent, ils tiennent leur queue étalée en éventail.
Scythrops présageur , Scythrops Novœ-Hollandiœ , Lath. , Teram. , Ois. color. , pl. 290. Parties supérieures d’un gris bleuâtre , avec l’extrémité des plumes noire ; lectrices étagées, marquées d’une bande noire avant l’extrémité qui est blanche et rayée intérieurement, à l’exception des deux intermédiaires , de blanc grisâtre; tête, cou et parties inférieures d’un gris très - clair ; bec grisâtre; pieds d’un bleu noirâtre.
Taille, vingt-cinq pouces* Les jeunes au sortir du nid ont le bec gros et court; il s’allonge dans la première année; alors le gris-clair du plumage se nuance 'de roussâtre qui termine aussi toutes les plumes des parties supérieures. (dr..z.)
SCYTINJUM. rot. crypt. [Lichens.) Sous-genre du Collema d’Acbarius, qui renferme les espèces à thalle sous-imbriqué , foliacé , à lobes éloignés , épais , gonflés et nus ; quatre espèces , dont deux exotiques, le constituent. (a. f.)
SCYTODE. Scytodes. arachn.
Genre de l’ordre des Pulmonaires , famille des Aranéides , section des Dipneumoncs, tribu des Inéquilèles, établi par Latrcille qui lui donne pour caractères : six yeux disposés par paires , une de chaque côté dans une direction oblique et dont les yeux sont contigus , la troisième intermédiaire, antérieure et dans une direction transversè : la première paire de pieds et ensuite la quatrième plus longues. Ce genre se distingue des Théridious , qui ont d'ail-
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leurs beaucoup de caractères communs avec lui , par le nombre des yeux qui est de huit dans ceux-ci.
Les Episines , quoique ayant encore huit yeux, s’en éloignent, parce que ces yeux sont placés sur une élévation commune. Enfin le genre Phol ci/.s,qui termine la tribu, est séparé par la longueur relative des pâtes dont la première paire et la seconde’ensuite sont les plus longues.
Ce genre se compose de deux espèces ; l’une d’elles a été observée à Paris et aux environs de Marseille, où nous l’avons aussi trouvée plusieurs fois.
La Scytode thoracique , Scytodes thoracica, Latr., Gen. Crust. et Ins.
T. i , p. 99 , tab. 5 , fig. 4. Longue de trois lignes à peu près; corps d’un beau jaune tacheté de noir; corselet rand et très-bombé, présentant en essus deux lignes noires et longitudinales. Cette Araignée se trouve dans les maisons. Quelques individus passent l’hiver dans des retraites qu’ils se choisissent, et paraissent au commencement du printemps ; elle se file une toile grande ,
• composée de fils lâches et flottans ,
• et pond en juillet; son cocon est globuleux et formé d’une soie com-
i] pacte.
Nous avons donné une figure grossie de cette espèce dans notre Iconographie du Règne Animal de Cuvier (première livraison : Arachjinides , pl. î , f. 3 et 5 a l>). Audouin a
• donné, dans l’ouvrage d’Egypte, la
'description de deux espèces figurées jpar Savigny. L’une est la Scytode ithoracique , et l’autre la Scytode lblonde. (o.)
SCYTONÈME. Scytonema. rot.
i ccrypt. (Confervées.) Genre établi par Agardh et adopté par Lyngbye, dont les caractères consistent dans ses filal ■ mens coriaces, cylindriques, généralement ramcux , marqués d’ani ■ aeaux moniliformes , c’est-à-dire que ! a matière colorante s’y groupe in te— deurement en forme de chapelet de || igure diverse. Ce sont pour la plui >art de petits Végétaux de couleur
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obscure , qui forment sur les rochers, les pierres , les pièces de bois et autres corps inondés , ou même sur les racines de certaines Plantes, dans les marais et sur la terre humide, de petits duvets dans le genre de ceux que composent quelques Oscillaires dont les Scytonèmes sont du reste si diûerens et si éloignés dans la nature. Us ne sont d’ailleurs jamais muqueux. Le Scytonema Myochrous, Flor. Dan., tab. 1602 , fig. 2, Plante d’abord découverte en Norvège et au Groenland, et que notre savant correspondant Mougeot a retrouvée dans les tourbières des Vosges , peut être considéré comme le type d’un genre que Bonnemaison a confondu dans son Fercussaria. V. Pebcussaire.
Les Scytonèmes diffèrent particulièrement des Monillines en ce qu’on n’y distingue pas d’articulations vivement indiquées par les valvules, remplissant la totalité du diamètre du tube extérieur. Nous avons autrefois découvert une espèce de ce genre dans l île de Mascareigne , où elle croît en petites touffes noirâtres dans les trous des rochers qui , vers douze cents toises au-dessus du niveau de la mer, conservent en tout temps de l’eau pluviale limpide, mais non, comme le dit Agardh ( Syst ., p. 4o), contre les rochers des fleuves. Il n’y a jamais eu de fleuves à Mascareigne ; la hauteur où croît notre Plante méritait bien qu’on la citât, et pourquoi nommer Torridum une Plaute que nous avions appelée Pluvialis et qui croît sur des monts où il fait trèsfroid ? (b.)
* SCYTOSIPHON. bot. crypt.
( Tlydropkytes .) Genre ainsi caractérisé par Agardh : frondes filiformes presque fistuleuses, coriaces-cartilagineuscs , obscurément cloisonnées, ayant toute la surface couverte par la fructification , pyriforme et nue.
Des sétulcs, ou filamens presque microscopiques , pâles, les recouvrent comme chez les Thorées. Ce genre n’a donc nul rapport avec celui auquel Lyngbye u donné le môme nom,