‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 113 sur 282 · SE A · texte numérisé non relu

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cl qui nous paraît vicieux de tous points , parce qu'il renferme des espèces de quatre genres différens , tels que des Thorées, des Solenies, des Bougies, et peut-être des Scytonèmes. P tous ces mots. Le genre Chorda du même auteur est à peu près le Scy/osiphon d’Agardh , et le Chorda de Lamouroux est identique.

Nous renvoyons donc pour plus de détails à son article. V . Chorde. Ce genre Chorde ou Scytosiphon est pour nous un Yarec de la famille des Cylindracés établie dans nos ïiydrophytes de la Coquille. Il lie ces Plantes aux Chaodinées par les Thorées avec lesquelles il présente de grands rapports. (b.)

SCYTROPUS. XN3. Genre de Charansonites établi par Schœnnherr. Pr.

Rhynchophores. (g.)

SEAFORTHIA. bot. phan. Genre de la famille des Palmiers et de la Polygamie Monœcie, établi par R.

Brown ( Frodr. Flor. Nov.-Holl. , p. 267) qui l’a ainsi caractérisé:

fleurs polygames , monoïques. Pe'rianthe double ; l’un et l’autre à trois divisions profondes. Les fleurs liermaphrodiLes-mâles ont des étamines nombreuses; un ovaire mon ospersne, surmonté d’un style et d’un stigmate obtus. Entre deux fleurs hermaphrodites-mâles est située une fleur femelle, dépourvue d’étamines, ayant un ovaire mouosperme , et trois stigmates sessiles et obtus. Le fruit est une baie ovale , renfermant une graine striée , un albumen marqué de plis, et un embryon basilaire. Ce genre a été placé par Martius dans la section des Arécinées , entre les genres Euterpe et Iriartea. Selon R.

Brown , il est voisin du Caryota , mais il en diffère suffisamment par la structure de l’ovaire et par la situation de l’embryon. Le Seaforthia elegans croît à la Nouvelle-Hollande, entre les tropiques. Ses frondes sont grandes , à pinnules phssecs en double , et rongées au sommet, (g.. N.)

SEALA. bot. PHAN. (Adanson.) Syn. de Pectis. P'. Pectide. (b.)

* SÉBACIQUE. min. V. Acide.

* SEBADA. bot. phan. F. Cevada

SEBÆA. bot. phan. Genre de h famille des Genlianées et de la Pen tandric Digynie , L. , établi par R Brown , d’après les manuscrits de Solander, et offrant les caractères suivans : calice divisé assez profondément en quatre ou cinq segmens carénés ou ailés sur le dos; corolle marcescente, à quatre ou cinq découpures; étamines saillantes, s an'hères déhiscentes longitudinalement , recourbées au sommet qu devient calleux après l’émission di pollen ; deux stigmates ; capsule è valves rentrantes par leurs bords, ei attachées d’abord à un placenta central , dont elles se séparent après h maturité. Ce genre est formé auj dépens de certains Exacum, décrit!

par Linné fils dans son Supplément R. Brown y rapporte les Exacun albens , aureurn, cordalum , et d’autres espèces inédites de l’Afrique australe. Il y joint en outre Y Exacum ouatum de Labillardlèrc [Nov.- Holl. , 1 , p. 38, tab. 62), qui habite les environs du Port-Jackson et 1.

Terre de Diémen à la Nouvelle-Hol lande. Enfin on y a réuni Y Exacum guianense d’Àublet , pour lequel Martius a commis un doubJJ emploi en établissant le genre Schul tesia. Ces diverses Plantes sont lier bacées et à fleurs ordinairement jau nâtres, d’un aspect peu remarquable

* SEBASTIAM. ois. Sous ce nom le prince de Wied parle fréquem ment d’une espèce d’Oiseau du genr Gobe-Mouclie , et qui est le Musci capa vociférons des auteurs, (less

* SEBASTIANIA. bot. pha> Genre de la famille des Euphor biacées , établi par Sprengel ( Neu Entdec., 2, 118, tab. 5 ) , et admi par Adrien De Jussieu, avec les ca ractères suivans : fleurs monoïques Ecailles sessiles , uniflores , munies la base de deux glandes. Les fleur mâles offrent cinq étamines à filet

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distincts , et pourvues à la base d’écailles petites, imbriquées, qui pourraient être considérées comme un calice particulier. Les fleurs femelles sont entourées d’écailles plus grandes; leur style est court, épais, à trois branches et à autant de stigmates réfléchis ; l'ovaire est à trois loges i monospermes; le fruit est capsulaire.

■ Ce genre tient le milieu entre le Sa- . pium et YExcœcaria. Il ne se compose ;que d’une seule espèce indigène du 1 Brésil. Sa tige est ligneuse , garnie de {'.feuilles presque opposées. Les fleurs s sont disposées en épis solitaires ou i géminés dans les aisselles des feuillues ; les femelles occupent la partie nférieure, et les mâles le sommet de epi. (g.. N.)

SEBEOKIA. bot. phan. C’est un Mes nombreux genres établis par NSecker aux dépens du Gentiana de --■inné. Les caractères qu’il lui assigne ne permettent pas de le reconnaître d’une manière positive. Peiit- #t tre est-il le même que le Sebœa de Mrown? (g. .N.)

SÉBESTIER. Cordia. bot. piian.

Menre de la famille des Borraginées 1 1 de la Pentandrie Monogynie , L. , îlffrant les caractères suivaus : calice >< ersistant , tubuleux , campanule ou mfundibuliforme , à cinq divisions; t orolle infundibuliforme , dont le u -ibe est de la longueur du calice , le mbe ordinairement à cinq segmens btus et étalés; cinq étamines dont •s filets sont subulés , insérés sur le jbe de la corolle, terminés par des nthères oblongues ; ovaire supéeur , arrondi, acuminé , surmonté ’un style de la longueur des étamines , divisé à sa partie supérieure ideux branches fourchues, termines par quatre stigmates obtus ; if uitdrupacé, globuleux ou ovoïde, iuminé, recouvert en partie ou tolement par le calice, renfermant « n noyau sillonné ou marqué de fose; ttes , à quatre loges, dont quelques- 1 '1CS avortent quelquefois; graines à 1 ’tjlédons plissés. Le nombre des \f, >rties du calice et de la corolle,

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ainsi que celai des étamines , est quelquefois réduit à quatre. R. Brown a réuni à ce genre le V arronia , tel rue l'a décrit Desvaux dans son Journal de Botanique, T. i, p. 257, en observant que l’un et l’autre de ces genres possède un ovaire à quatre ovules , un noyau souvent monosperme , un style dichotome et des cotylédons plissés. Plusieurs espèces de l^arronia pourraient, à la vérité , être distinguées du Cordia par leur inflorescence, ainsi que par le limbe court et à peine étalé de la corolle ; d’un autre côté , il y a des espèces de Cordia qui ont le calice et le fruit peu conformes aux caractères génériques ci-dessus exposés. Le genre Cerdana de Ruiz et Pavon ne diffère en aucune manière du Cordia, à en juger par les caractères et par la figure publiés dans la Flore du Pérou et du Chili. L cPatagonula est un genre encore douteux , vu l’absence de renseignemens sur son fruit. Au moyen de la réunion des V arronia aux Cordia, le nombre des espèces décrites par les auteurs s’élève à près de quatre-vingts. Ce sont des Arbres ou Arbrisseaux qui croissent dans les contrées équatoriales. Leurs feuilles sont très-entières , ou quelquefois incisées, épaisses-, coriaces, souvent ^couvertes à leur face supérieure d'aspérités formées par de très-petits points blanchâtres. Les fleurs sont dépourvues de bractées, et disposées au sommet des tiges ou des branches en corymbes , en panicules ou en épis. R.

Brown a proposé de diviser les nombreuses espèces de Cordia en deux sections , d’après le fruit lisse ou strié. Parmi ces Plantes , on remarque principalement les Cordia Gcrascant/ius , Colococca et JUj.xa, qui se voient assez fréquemment dans les collections et qui peuvent être considérées comme types du genre. La dernière de ces espèces mérite une mention détaillée à raison de l’emploi de scs fruits.

Le Sébestieb. domestique , Cordia Myxa, L. ; Sebestcna domcslica des

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vieux auteurs de botanique; Vidi- Maram, Rhéede, Malab., 4 , tab. 37, est uu Arbre de médiocre grandeur , dont le tronc est épais , le bois blanchâtre, les branches et les ramuscules trcs-lisses, de couleur cendrée, garnis de feuilles alternes , péliolées , grandes, presque ovales ou quelquefois un peu arrondies , rétrécies à leur base, d’un vert foncé en dessus , plus pâles et pubescentes en dessous, tantôt entières , tantôt dentées ou légèrement sinuées vers leur sommet. Les fleurs ont une couleur blanche , une odeur agréable , et sont disposées en une panicule terminale , rameuse , assez ample et serrée. Cette Plante croît dans l’Inde-Orientale , principalement au Malabar; on la trouve aussi en Égypte , ou l’on croit qu’elle a été introduite. Lamarck a décrit et figuré dans ses Illustrations, tab. 96, fig. 3, comme espèce distincte, sous le nom de Cordia officinalis , une Plante qui a été réunie, par son continuateur Poiret au Cordia Myxa , à titre de variété. Enfin Roth a considéré comme une espèce distincte, sous le nom de Cordia dornestica, le Sebes/ena domestica de Prosper Alpin et de J. Bauhin , et le Sebestena Mathioli de Pluknet ; mais la plupart des auteurs sont d’avis que ces synonymes se rapportent au vrai Cordia Myxa de Linné. La divergence de ces opinions prouve que cette dernière Plante, pourtant si digne d’intérêt sous plus d’un rapport , n’a pas encore, été convenablement étudiée, et quelle exige de nouveau l’attention des botanistes voyageurs. Les Sébestes ou fruits du Sébestier ont une pulpe extrêmement visqueuse. Ils étaient autrefois employés en médecine dans plusieurs maladies, eL particulièrement contre la diarrhée. Ils figurent encore dans la matière médicale des Égyptiens, qui s’en servent aussi comme topique pour résoudre les tumeurs. Nous regardons aujourd’hui les Sébestes comme simplement adoucissantes, propriété qu’elle sdoivent à la grande quantité de mucilage qu’elle3 contiennent ; elles sont

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ar conséquent analogues aux jujubes, et propres à être employées dan les mêmes cas. On dit qu’elles son légèrement laxatives ; mais leur usagi est presque complètement abandonné. (g. .N.)

SEBIFERA. bot. phan. (Loureiro.

Syn. d eLilsœa. P. Litsée. (g..n.)

SEBO. mam. C’est, d’après Bosc le nom de la plus grosse Baleine de mers du Japon. (is. g. st.-h.)

SEBOPHORA.bot. phan. (Necker.

Syn. de Virola d’Aublet. V. ce mot

* SEB R AN. bot. phan. Mêm chose qu’Alsebran. V. ce mot. (b.)

SÉCALE. bot. phan. V. Seigl

SËCAMONE. bot. phan. Genre d la famille des Asclépiadées et de 1 Pentandrie Monogynie, L. , établ par R. Brown ( Werner . Transacl ., 1 ' p. 55) qui lui a imposé les caractère essentiels suivans : corolle rotacée couronne staminale à cinq folioles masses polliniques au nombre d vingt , dressées , fixées par quatre ; la fois au sommet de chaque corpus cule stigmatique non charnu ; stig mate resserré au sommet. Ce genr tient le milieu entre les vraies Asclé piadées qui ont un pollen lisse et di: masses polliniques fixées à la bas des cinq corpuscules stigmaliques et les Périplocées qui ont le polie granuleux. La principale espèce es le Periploca Secamone , Plante d l’Orient dont le suc concret est conu dans le commerce de la droguerie soii le nom de Seammonée de Smyrna R. Brown y fait entrer \ePeriploc\ emetica de Retz, ainsi que deux es pèccs de la Nouvelle-Hollande, nom mées Secamone el/iptica et S. ovatt Enfin il indique comme faisant parti de ce nouveau genre une espèce in< dite qui croît dans 1 Inde-Oriental Ce sont des Arbustes dressés ou v< lubiles , glabres , à feuilles opposée à Heurs très -petites , disposées 1 corvmbes axillaires et dicholome

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SÈCHE. Sepia. moll. L’histoire du genre Sèche est tèllement liée avec celle des autres Céphalopodes qui l’a- . voisinent, qu’il a été impossible de l’eu séparer; elle a été faite presque complètement par Férussac, à l’article Calmar de ce Dictionnaire, et nous y avons ajouté des notions , d’après les nouvelles classifications , à l'article Poulpe ; nous renvoyons en

I conséquence à l’un et à l’autre de ; ces mots ou l’on trouvera sur l’his— tloire des Sèches tous les détails couhvenables pour recourir au besoin aux

travaux, soit anciens, soit modernes, dont elles ont été le sujet. Nous ■ ferons remarquer que ni l’un ni Ü l’autre des articles que nous venons -de mentionner, non plus que celui f ;qui traite des Céphalopodes en généi .al , n’ayant donné aucun détail aua- : tomique sur ce type particulier des Mollusques, il est nécessaire de les assembler ici. Ils sont indispensables pour la connaissance d’Aniinaux qui sont fort éloignés des Poissons,

• sans contredit, pour la forme et l’or- ^ çanisalion, mais qui cependant, dans a série des êtres, s’élèvent le plus m ;près eux. Aussi a-t-on cherché , par i les comparaisons approfondies, à les paire considérer comme un type inermédiaire d’organisation entre la i: ernière classe des Vertébrés et le if ommencement des Animaux sans : ertebres; mais il faut en convenir, il 1 existe entre ces deux grandes divi-

II ions du règne animal une lacune onsidérable que rien de ce que nous

i onnaissons ne peut remplir.

Plusieurs travaux anatomiques ont lé publiés assez récemment sur les Céphalopodes; nous citerons d’abord ‘■lui de Cuvier , une planche du reueil de l’ouvrage d Egypte par Sa- '■ igny annonçant de cet habile obscrateur un travail important sur une ' ouvelle espèce de Sèche de la mer longe; enfin un travail considérable 1 t fort complet de Blainvilie , à Far- 1 cle Sèc/te du Dictionnaire des Scien- ! es naturelles : telles sont les sources ! h nous avons puisé les détails que ous allons donner.

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Les Sèches sont des Animaux pairs et symétriques qui se distinguent des Calmars par la forme des nageoires , la structure de l’os dorsal , etc.; dans sou ensemble , le corps peut se diviser en deux parties , l’une antérieure que Blainvilie nomme céphalothorax et l’autre postérieure. Sa partie antérieure , que l’on nomme aussi la tête, est nettement; séparéedu corps ou de la partie postérieure par un col court libre dans toute sa circonférence ; elle est surmontée lout-à-fait antérieurement par huit appendices d’une médiocre lougueur; ces appendices que l’on nomme bras ou pieds sont charnus, musculeux , très-forts et sont disposes d’une manière régulière, symétrique et circulaire autour d’un point central occupé par l’ouverture buccale. Ces quatre paires de bras ne sont pas d’une égale force, la paire inférieure est la plus grosse , les autres vont en diminuant jusqu’à la supérieure. Lorsqu’ils sont contractés, ils sont à peine aussi longs que la tête; ils sont cylindriques, un peu aplatis et couverts de ventouses à leur face interne ; en dehors la peau en est lisse et semblable à celle qui couvre le corps et la tête. A la base de la paire inférieure des bras, entre cette base et la masse buccale, on remarque deux lacunes assez profondes , du foml desquelles partent deux appendices longs et grêles , cylindriques dans la plus grande étendue et se terminant chacune par une espèce de pavillon élargi , couvert à sa face interne de ventouses semblables à celles des huit autres bras.

Cet arrangement des bras sur la tête est absolument semblable dans les Calmars; il diffère dans les Poulpes où tous les bras étant également fort longs, les deux bras palmés des Sèches auraient été inutiles dans ce genre; ils sont réunis à la base par une membrane, tandis que dans les Sèches ils restent divisés dans toute leur longueur.

La tête assez fortement aplatie, à peu près aussi convexe d’un côté que de l’autre , présente latéralement

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deux gros yeux dont l’organisation est beaucoup plus avancée que dans aucun autre Mollusque ; ils sont dépourvus de véritables paupières. INous décrirons ces organes un peu pl us tard et d’une manière complète. Au centre des appendices brachiaux se voit une ouverture buccale grande, environnée d’une sorte de lèvre ou d’un bourrelet circulaire, et garnie de mandibules cornées dont la forme est semblable à celle d’un bec de perroquet.

Le col aplati et court est presque aussi large que la tête , mais beaucoup moins que le corps inférieurement; à sa jonction avec la tête, se voit une ouverture fort ample qui communique inférieurement avec le sac branchial et supérieurement avec une sorte de conduit infundibuliforme , médian , libre à s^on extrémité antérieure ou elle est ouverte et remontant j usqu’au niveau des yeux ; c’est le canal des excrétions. Le corps est ovale , allongé, arrondi poslérieurement, sub-lrouqué antérieurement, aplati de haut en bas , un peu plus convexe sur le dos que sur le ventre.

Sur les côtés et dans toute la longueur , à 1 endroit où les faces dorsales et ventrales se réunissent, est un angle aigu ou se voit un appendice cutané , aplati , qui lait 1 oflice de nageoire.

La peau est mince, muqueuse, et se détache plus nettement et plus facilemëntdu plan musculaire sous-posé; elle a une coloration qui lui est propre, et de plus elle présente, comme les Poulpes et les Calmars, le singulier phénomène d’avoir des aréoles remplies d’un liquide coloré qui paraît et disparaît régulièrement comme si son mouvement dépendait de celui du cœur, et cependant ces aréoles ne communiquent en aucune manière avec le système sanguin ; la peau est généralement plus foncée en couleur sur le dos cjue sur le ventre ; elle forme sur le dos un vaste sac sans ouverture extérieure, qui contient une coquille celluleuse, légère, que l’on nomme l’os de Sèche ; cet os a une forme et une structure qui lux est

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propre à tel point qu’il servirait, à la rigueur , pour caractériser le genre , si déjà il ne se distinguait par d’autres moyens. Dans ces derniers temps , Biainviile a proposé de lui donner le nom particulier de sépiostaire. Le sépiostaire est placé , comme nous le disons , dans le dos j de la Sèche ; sa forme est ovale, allongée , un peu plus large postérieurement qu’antérieuiement ; il est déprimé de haut en bas et presque également convexe des deux côtés; il se!

termine postérieurement par un bord coi néo-calcaire, évasé, abforme, fort mince, qui , après s’être un peu ré- : tréci , se termine en diminuant graduellement sur les côtés de la co- ; quille. La disposition de ce bord qui!

se relève en s’évasant produit, à la partie postérieure et veu traie de la coquille , une cavité large et peu profonde que l'on peut comparer à celle des autres coquilles; le sommet de cette cavilé se retire un peu vers le bord et correspond à l’apophyse, postérieure dont nous parlerons bientôt ; c’est là que commencent les lames spongieuses qui constituent la :

masse principale de la coquille, elles se recouvrent de manière à ce que la dernière ou la plus nouvelle cache lai plus grande partie de toutes les autres; de sorte que, par le mode d’ac- j croissement et d’avancement des couches , elles laissent leur bord postérieur à découvert , ce que montrent; les accrois se mens x'éguiiers. Le sé-j piostaire se termine postérieurement; par une partie plus solide, ordinairement cülcaire, en forme d épine oui d’apophyse droite ou courbée ; elle est lixée par sa base à la partie marginale et postérieure de l'os de Sèche,» et, en dedans, le centre de celte apophyse correspond au sommet de la cavilé de la coquille. D.ms les espèces fossiles des terrains tertiaires de Paris, l'apophyse terminale est i fort épaisse et rendue plus solide à la hase par un bourrelet osseux longitudinal. L os de la Sèche très-poreux* très -léger et en même temps solide, représente en quelque sorte pail

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sa position la colonne vertébrale des Poissons. Loin de nous cependant la pensée de vouloir ramener cette partie testacée aux élémens de la vertèbre; rien dans notre manière de voir n’est plus éloigué d’une vertèbre qu’une Coquille; nous ne voulons pas partager l’opinion de quelques naturalistes qui ont écrit que les Coquilles étaient des vertèbres modifiées , étonnante modification eu effet d’une imagination égarée qui transporte des fonctions internes d’une série d’Animaux à des fonctions externes d’une autre série, et qui veut y trouver , malgré leur énorme différence, une analogie certaine, et encadrer ainsi tous les êtres dans un système d’unité de composition qui n’est pas dans la nature. Apiès avoir trouvé la veilèbre des Mollusques, nous attendons les mêmes naturalistes à la découverte de celle des Polypiers et des Animaux microscopiques, les seuls qui maintenant soient restés îebelles à la vertèbre.

Le système digestif des Sèches se compose antérieurement d’une ouverture buccale pourvue , comme nous l’avons dit , de mandibules cornées semblables au bec d’un perroquet, mais avec cette différence, dans la position de ces mandibules, que la plus grande est la ventrale, ce qui ‘ est l’inverse dans le bec du perroquet. Ce bec est entouré d’une masse charnue assez considérable , essentiellement composée de muscles destinés au mouvement des mâchoires et de la langue. Celle-ci est épaisse, charnue, c\lindracée, composée de muscles intrinsèques comme dans les Mammifères; sa surface est couverte de crochets cartilagineux , renversés du côté de l’oesophage : ils sont destinés à y introduire le bol alimentaire et à l’empêcher de remonter.

A l’intérieur de la bouche se voient • aussi les ouvertures des canaux salivaires; les uns', postérieurs, sont ' fournis par les glandes salivaires supérieures, placées de chaque côté de la masse buccale : ils s’ouvrent dans ! la partie supérieure de l'oesophage.

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Deux autres glandes salivaires beaucoup plus grandes, à peine lobées, placées dans la cavité viscérale de chaque cote du jabot , donnent naissance à un canal de chaque côté. Ces canaux convergent l’un vers l’autre se réunissent en un seul qui perce la partie antérieure de la masse charnue , la traverse en dedans de la maudibule et s’ouvre à la base de la langue. L’œsophage , qui naît de la cavité buccale derrière la langue , est cylindrique , membraneux, assez grand ; il passe à travers l’annearcartilagineux de la tête , à travers celui que lorme la terminaison de 1 aorte dans la poche placée derrière le foie. Lorsqu’il est descendu ('ans celle cavité, il s’y dilate subitement en une grande poche membraneuse qui est le premier estomac. Cuvier le nomme le jabot, parce qu’en ' ffet il a de la ressemblance avec : ■ jabot des Oiseaux; il est longitud >!|:d , se prolongeant dans la direction de l’oesophage; sa membrane interne ou muqueuse est plissée en dedans : il se termine au gésier ; mais pour ! 'atteindre , il est obligé de Ira- aer l’espèce de diaphragme qui e st formé par la membrane qui 'tapis.de à» cavité du foie. Le gésier est tou l-à-fail comparable à celui des Oiseatux ; il est pourvu de muscles très-puisàvius et fort épais, et à l’intérieur d'une* membrane subcarlilagineuse qui se détache très-facilement d'- la même manière absolument que celle des Oiseaux. Ce gésier est contenu dans une cavité pailiculière du péritoine, ce qui a lieu également pour une autre cavité que Cuvier nomme cæcum ou estomac en spirale , parce qu’en effet elle affecte celle disposition ; elle est située à gauche cl audessous du gésier dans une position telle , que son ouverture se trouve à peu près au même niveau, et peut recevoir en même temps que le gésier les alimens préparés dans le jabot. Cet organe fait un tour et demi de spirale; il csl garni eu dedans d’une lame spirale saillante. C’est sur son bord interne que rampent les

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vaisseaux biliaires pour s’ouvrir vers le sommet de la spire; l’intérieur de cette cavilé est garni d’un grand nombre de replis membraneux dans lesquels on reconnaît des cryptes muqueux. C’esL donc dans son intérieur que les alimens, déjà avancés dans l’acte de la digestion, se combinent avec la bile avant de passer dans l’intestin. Celui-ci est séparé des estomacs par un pylore au-dessous duquel il se renfle un peu en passant derrière le foie pour se loger dans une cavité péritonéale particulière à cLoite, où il fait deux replis; soutejiu par un mésentère, il repasse ens uite dessous le foie , se dirige alors en avant à côté de la principale veinc cave, descendante entre les lame?- ' ■ la bride musculaire antérieure > se termine à l’anus. On aperçoit c partie à la face postérieure interne à la base de l’entonnoir, Telle est la disposition des organes de- la digestion dans les Poulpes. L ne diffère que fort peu dans hc;s. L'oesophage est plus long, •i r. é, et le gésier généralement p - pet il».. Le foie , dans le Poulpe ::,me final? la Sèche , est fort grand place: dans une cavilé péritonéale antérie ure , avec l’oesophage , les glandes sa. vaires, etc. Dans l’un il est sans lobure et renferme la poche Plu noir : dans l’autre , la Sèche , il est profondément divisé en deux , et la bourse du noir, plus grande que dans les Poulpes, est située dans la cavilé abdominale. Le foie dans l’un et l’autre genre donne naissance à deux canaux biliaires qui s’ouvrent à l’extrémité de la cavité spirale du cæcum.

Tout le monde connaît la singulière facilité qu’ont presque tous les Céphalopodes , et notamment les Poulpes et les Sèches, de répandre , au moment du danger, une liqueur noire qui leur donne le moyen de troubler l’eau et d’échapper ainsi à la poursuite de leurs ennemis. Cette liqueur noire est le résultat d’une sécrétion dont l’organe avait été confondu par Mou ro avec le foie , cc qui

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lui avait fait dire que la liquear noii’e était de la bile. La réunion

dans une même masse de la poche au noir et du foie , dans le Poulpe, a donné lieu à cette erreur. Elle a été facilement reconnue, lorsque dans les Sèches on a vu les deux organes séparés. Celui qui contient le noir est celluleux en dedans, et renferme , comme dans une éponge à tissus très lâches, une bouillie noire, dont une petite quantité suffit pour troubler beaucoup d’eau. La bourse au noir se termine antérieurement par un ca nal excréteur qui s’ouvre dans l’entonnoir tout à côté de l’anus.

Les organes de la circulation et de la respiration sont fort développés dans les Animaux qui nous occupent. La disposition circulaire des bras autour de la tête a entraîné une disposition analogue dans le système veineux de ces parties. Les veines qui descendent des bras se joignent à un tronc commun qui forme à leur base un anneau irrégulier, dont les deux extrémités se réunissent en un ti’onc unique qui descend devant le foie à gauche du rectum , dans l’é Daisseur de la bride antérieure de la jourse jusqu’aux deux tiers de la ongueur de celle-ci où elle se partage. L’angie très-aigu, sous lequel s fait la jonction des deux parties du cercle veineux de la tête , donne nais sauce à une valvule semi-lunair fort grande. Le tronc en descendant reçoit les veines des diverses parties qui l’avoisinent; ainsi le foie, l’entonnoir, l’enveloppe cutanée ou la bourse lui en envoient. Chaque branche qui résulte de la bifurcation d tronc eu j'eçoit elle-même une autre presque aussi considérable, qui y aboutit dans une dii’eclion qui semble contraire à la marche du sang Ces vaisseaux prennent leur origine du côté droit par les rameaux que donnent la partie inférieure du foie les intestins, l’ovaire ou le testicule scion le sexe; et du côté gauche de:

rameaux que fournissent l’œsophage une partie de l’estomac et le côt< gauche du foie. Après avoir reçu le;

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deux branches dont nous venons de [■parler, les deux troncs principaux i descendent encore un peu , se reicourbent en dehors , et aboutissent i enfin à des sinus veineux garnis à | l’intérieur de piliers charnus, el qui vj'dnt les oreillettes des cœurs 1 até— maux. Les oreillettes, outre ces deux i troncs principaux, eu reçoivent encore un autre de chaque côté qui, plus petit, apporte le sang des parties latérales de la bourse et du liganent suSpenseur de la’ blanchie. Des oreillettes latérales, le sang est porté luis les cœurs branchiaux qui le Toussent dans le tissu de l’organe respiratoire.

Les deux grosses branches veiîeuses, que nous avons vues aboutir dans les veines latérales immédiatement après la bifurcation du tronc principal à la partie inférieure de la lourse , sont pourvues d’un grand nombre de petits corps spongieux j ni sont implantés sur la surface, et Plongent dans les grandes cavités !< e l’enveloppe extérieure ; ces cavités s ont les ouvertures se voient à la i ase du cou, sont séparées l’une de ; autre par une cloison longitudinale, tt tapissées à l’intérieur d’une memrane muqueuse. Cuvier les nomme , ivités veineuses, parce qu’elles conennent les eorps spongieux, adhé- ;ns aux veines et communiquant

• vec elles. Ces organes sont très-

• nguliers , mollasses et très-vascuires. Ils coinrnuniquen l directement

^éec les veines d’une part, et de autre avec le fluide ambiant, de telle >rte qu’en injectant ou en insufint les veines , on voit l’air ou le ;:juide passer de leur cavité à travers s corps spongieux et se répandre i dehors. Si ces organes sont absor- • us, ils peuvent faire passer dans veines une certaine quantité eau ; s’ils sont respiratoires, le sang riverait déjà modifié aux branîies, ce qui est peu croyable lorsie l’on considère le grand déve- ’ppement de l’organe respiratoire.

>mme en exprimant ces corps on i voit sortir une mucosité jaunâtre et

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