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épaisse, il est bien plus probable qu’ils servent plutôt à une sécrétion dépurative qu’à toute autre fonction. No us ne savons si l’on doit comparer cette disposition organique à celle des Aplysies, dont le système veineux communique directement et sans aucun organe intermédiaire avec la cavité viscérale. V. Aplysie.
Dans les Céphalopodes connus jusqu’à présent il existe trois cœurs, ce qui ne se voit dans aucun Mollusque des autres classes; de ces trois cœurs deux sont latéraux ou branchiaux, et le troisième médian, destiné à la circulation générale. Les latéraux sont placés à la base des branchies , ils sont pyriformes; le côté le plus large et le plus arrondi •tourné vers l’entrée de la veine, la pointe au contraire dirigée vers l'artère branchiale. Ces cœurs sont d’une substance noirâtre assez épaisse , d’uneapparence plutôt celluleuse que libre use, et creusée de cellules assez grandes et assez profondes dont l’usage est inconnu. L’orifice veineux est garni de deux grandes valvules mitrales qui peuvent s’opposer à la marche rétrograde du sang dans les veines. Les branchies , en forme d’arbuscules, sont situées de chaque côté dans le fond de la bourse ou elles sont retenues en place par la bride formée par les gros vaisseaux el par un appendice charnu qui se confond avec la paroi de la bourse ; elles sont composées d’un grand nombre de feuillets qui se sous - divisent ^trois fois, et sur lesquels la peau du sac s’étend en pénétrant jusque dans leurs plus petits interstices. L’artère branchiale , qui naît de chaque cœur latéral , pénètre dans l’épaisseur de la bride charnue de la base de la branchie; elle donne un rameau à chacun des grands feuillets , et celui-ci se divise en minuscules aussi nombreux que les lamelles dont la branchic est composée. Apiès avoir été vivifié par la respiration, le sang repasse dans un autre système vasculaire, celui des veines branchiales; leur tronc est placé à loppodtcdrs artères, à l’au-
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ire extrémité des feuillets branchiaux; elle reçoit successivement de chacun d’eux un rameau grossi par leur réunion ; elle se dirige en remontant un peu vers le cœur central. Cet organe charnu et blanc est situé à la partie inférieure de la masse viscérale ; il est globuleux , légèrement demi-circulaire, et reçoit les veines branchiales par les angles qui sont supérieurs.
Chacune de ces veines est garnie à son entrée dans le cœur d’une valvule dont le bord libre est dirigé vers l’intérieur de cet organe. Si l’on vient • à l’ouvrir, on découvre dans son intérieur un assez grand nombre de pilliers fibreux diversement entrelacés.
Destiné à la circulation générale , le cœur médian donne naissance à plusieurs vaisseaux dont le plus gros , que l’on peut nommer l’aorte, remonte vers la tête en fournissant d’abord presque à son origine un rameau pour le péritoine, un peu plus haut un autre qui se divise en deux pour les parties latérales de la bourse ou du sac viscéral à la hauteur des estomacs et de la masse intestinale ; elle donne des branches à chacune de ces parties ; le foie en reçoit deux, et la partie inférieure du jabot quelques autres. Lorsqu’elle est parvenue au haut de la cavité de la partie postérieure du foie , l'aorte se bifurque , et les deux branches qui en résultent forment un cercle complet autour de l’œsophage à la base de la tête , immédiatement au-dessous de la masse buccale. Cet anneau vasculaire donne naissance à un grand nombre de rameaux artériels qui se rendent aux organes environnons , les uns vont à l’œsophage, les autres à la masse buccale, d’autres aux glandes salivaires supérieures, puis deux autres plus grosses qui descendent dans les glandes salivaires inférieures; elles s'anastomosent entre elles par un rameau transverse qui fournit encore quelques petites branches au jabot et à l’œsophage. Les deux branches aortiques, en se continuant, passent ensemble dans un trou percé dans
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la plaque cartilagineuse , parvienne à la base des pieds ; elles devienner presque horizontales et prennent u marche rétrograde d’arrière en a van décrivent un demi-cercle de chaqu côté, et se divisent en quatre bran chcs dans les Poulpes, en cinq dar les Sèches ; elles pénètrent dans canal central de chaque bras, et s divisent à l’infini. Les veines d bras ne suivent pas le même tiaj que les artères ; il y en a deux poi cha cun d’eux ? elles sont sous-cul* nées et latérales; elles se portent comme nous l’avons dit , dans l’an ueau veineux céphalique dont no avons parlé.
Outre cette aorte , le cœur centr donne naissance à deux autres artè res: la première naît de la face infé rieu» e de cet organe ; elle se porte su l’ovaire ou sur le testicule selon sexe. La seconde, plus grosse que 1 première, fournit plusieurs bran elles, et d’aboref deux longues grêles qui partent de chaque côté d sa base; elles se réunissent aux vei nés branchiales , remontent ave elles pour se distribuer probablemet à l’organe respiratoire. Le tronc s divise ensuite en deux branches l’une qui remonte à travers la brie antérieure de la bourse et sc distri bue dans l’épaisseur de cette parti l'autre qui gagne l’intestiu sur Jequç elle se ïamifie. Le système vasculain et branchial ne diflère que fort pet dans la Sèche de ce que nous venou de voir dans le Poulpe; cependant L cœur médian est trilobé , et les veinq pulmonaires qui s’y rendent, étau renflées dans le milieu, on les prou drait pour des oreillettes quoiqu’elhj n’eu remplissent pas les fonctions. Ll système musculaire des Poulpes i des Sèches est fort considérable cause surtout des organes noinbreu de locomotion et de préhension don ils sont pourvus. Les huit bras qr couronnent la tête des Poulpes sou entièrement musculeux ; à leur bas ils se confondent ; leurs fibres s’ed t relacent fortement, forment une cou chc épaisse et solide qui donne lie
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à une sorte de cavité centrale dans laquelle est placée la masse buccale ; c’est au-dessous d’elle qu’ils s’insèrent à la plaque cartilagineuse qui protège la masse encéphalique et les organes de l’ouïe. Tous les bras sont percés à leur centre d'un long canal dans lequel sont placés les artères et les nerfs : ils sont composés de plusieurs plans fibreux que l’on voit très-bien quand on les coupe transversalement. On peut comparer ces organes, comme Ta fait Cuvier, à la : langue des Mammifères susceptible de tous les mouvemens. Cette coupe transverse des pieds présente au centre un espace rhomboïdal de substance presque homogène, et dont on aperçoit difficilement les fibres, quoiqu’on puisse s’assurer qu’elles sont Crayonnantes. A l’extérieur on voit quatre segmens rentrans de cercle ! fortement striés en rayons. Ces di- 'vers plans musculaires sont forteii ment réunis entre eux et solidement i maintenus par une couche extérieure
■ aponévrotique , mince, composée de (fibres circulaires et longitudinales; lies ventouses , dispersées sur la face i interne des bras, ont des muscles inttrinsectes, et d’autres qui forment le [pédicule; ces derniers se confondent - et s’entrecroisent avec les fibres des : muscles des bras. Dans les Poulpes, lies bras sont réunis à leur base par Mne membrane très-èolide et rnuscu- I aire ; elle est composée de deux plans fibreux : ces plans partent des part ies latérales des pieds , se joignent et 1 'entrecroisent dans le milieu de 1 ’in—
x-rvalle qui les sépare; elles s’entrecroisent de telle sorte que les fibres nternes deviennent extérieures, et celles-ci deviennent internes. Dans
■ es Poulpes , le corps a vraiment la orme d’une bourse, ce qui lui a /alu ce nom; il a en effet la forme
P l’un sac peu allongé; il est entière-
I tient charnu , contractile dans toutes ;cs parties; mais les fibres milscu- 1 aires sont tellement enlacées qu’elles orment une couche qui paraît homogène extérieurement ; cependant elles >araisscnt sensiblement longiludi-
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nales et transverses à l’intérieur.
Celte bourse sur le dos contient , dans son épaisseur, deux petits stylets cartilagineux qui représentent à l’état rudimentaire la plume des Calmars ou l'os de la Sèche. Dans ces deux derniers genres, le corps a une forme ditférenle; il est plus allongé, et les parois dorsales de la bourse dédoublées présentent une grande lacune occupée par la Coquille. Il existe une cavité viscérale assez grande dont les parois sont charnues et musculaires ; elle contient le foie et l’œsophage; elle est percée inférieurement à l’endroii du cardia. Les muscles qui forment cette cavité sont destinés principalement à unir fortement le corps avec la tête de T Animal; les faisceaux charnus qui s’y voient viennent la plupart de la face inférieure de l’anneau cartilagineux de la tête, ou sont des continuations de ceux de la base des pieds ; d’autres naissent à côté des yeux ; d’autres, en se rendant à l’entonnoir, donnent un muscle à cette cavité. L’entonnoir est luimème charnu et musculeux; sa composition est semblable à celle de la bourse; il est soutenu à la base et latéralement par un pillier charnu qui s’insère sur les parties latérales du corps. Sur les côtés rie la base de l’entonnoir s’insèrent deux muscles venant du bord postérieur de la bourse , sous le grand muscle qui attache ce bord aux pieds; ils forment ces calottes concaves vers la bourse, et qui la bouchent aux côtés de l’entonnoir. Cette partie a encore deux paires de muscles qui sont’ destinés à la rapprocher de la tête; car Tune s’insère sur l’anneau cartilagineux , et l’autre de chaque côté audessous de l’œil.
Le système nerveux est considérablement développé dans les Animaux de la classe des Céphalopodes.
Ils sont les seuls parmi le* Mollusques qui aient un appareil cartilagineux représentant jusqu’à un certain point le système osseux de l.a tête des Vertébrés. Ce cartilage est une sorte d’anneau placé à la base
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des pieds dans le centre duquel passent l’œsophage , l 'artère aorte et le canal excréteur des glandes salivaires inférieures. Sa partie postérieure , plus épaisse que sur les côtés, contient le cerveau ou ganglion œsophagien supérieur ; les parties latérales renferment les ganglions rayonnés; et la partie antérieure, la plus épaisse et la plus dure, est percée de deux petites cavités pour les organes de l’audition , et de plus protège le ganglion sous-œsophagien ou cervelet, qui complète l’anneau nerveux qui remplace la masse encéphalique des Animaux vertébrés. De chaque côté l’anneau cartilagineux offre deux cavités fort grandes, également cartilagineuses , infundibuliformes, qui contiennent et protègent les yeux.
L’anneau nerveux se partage en deux pallies : l’une, dit Cuvier, est postérieure et de substance grise •: on peut la comparer au cervelet; l’autre, aplatie et blanche, est antérieure : elle peut se comparer au cerveau. Les parties antérieures et latérales du cerveau fournissent des filets très - grêles , qui traversent la base des pieds pour se rendre à la masse buccale à la peau de la bouche, et donnent lieu à un ganglion buccal qui fournit des filets aux glandes salivaires. Des parties latérales et inférieures du cerveau naissent les grosses branches de jonction, avec le cervelet ou ganglion inférieur : c’est lui qui, étant le plus considérable , répartit dans tout l’Animal le plus grand nombre de nerfs :
ils peuvent être distingués en antérieurs , en latéraux et en postérieurs.
Les antérieurs partent en rayonnant du bord antérieur : ils forment ce que Cuvier nomme la pâte d’oie. Ils sont de chaque côté au nombre de quatre dans les Poulpes , et de cinq dans les Sèches; ils s’enfoncent dans la hase des pieds et pénètrent au centre de chacun d’eux. Lorsqu’ils sont parvenus nu peu au-dessous de la séparation de chacun des pieds, ils donnent de leurs parties latérales un filet anastomotique qui joint le
premier nerf au second, celui-ci au troisième, ainsi de suite, et constitue ainsi un anneau nerveux complet qui met en relation tous les nerfs brachiaux. Des nerfs latéraux, les uns, très- courts, établissent la communication des deux ganglions du cervelet; et d’autres, comme nous l’avons vu, avec le cerveau : c’est par leur moyen que sc trouve complété Panneau œsophagien. A l’erîdroit de la jonction du cervelet avec le cerveau naît de chaque côté un tronc -fort court qui entre dans l’orbite : c’est le nerf optique. A l’opposite du cervelet sur les parties latérales de son bord , on voit sortir un petit nerf qui se rend à l’entonnoir, et, derrière lui, un autre du même volume : c’est le nerf acoustique.
Les nerfs inférieurs du cervelet sont au nombre de deux principaux de chaque côté; l'un part de l’angle in- *fé rieur et postérieur : il est destiné tout entier aux viscères auxquels il se distribue ; l’autre naît de l’angle inlérieur et intérieur : il est destiné à la bourse ou à l’enveloppe extérieure. Ce dernier se termine sur les parties latérales de l’enveloppe musculo-cutanée par un ganglion aplati, dont les branches nombreuses partent en rayonnant du centre commun; toutes se perdent dans l’épaisseur de la bourse. Ces ganglions ont reçu de Cuvier le nom de ganglions élodés. Le nerf viscéral descend parallèlement, avec son congénère, de chaque côté de la veine cave. Il donne supérieurement des filets à l’œsophage, aux muscles du cou, détache plusieurs branches derrière In
veine, le rectum et le conduit du
noir : elles forment une espèce de plexus. Le tronc descend un peu obliquement à côté de l’oviducte, et gagne le cœur latéral où il produit un ganglion cardiaque qui donne une branche pour le cœur médian; un autre qui donne naissance à un ganglion pulmonaire d’où partent îes branches qui se distribuent à la blanchie; puis enfin une troisième qui paraît destinée à la partie la plus
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postérieure du s:»c ou de l’cuveloppe cutanée.
Dans les Sèches la distribution du système nerveux diffère peu de ce que nous venons de le trouver dans les Poulpes. La principale différence existe dans les nerfs de l'enveloppe extérieure qui sont au nombre de deux, et qui se divise l’un et l’autre de chaque côté en deux branches ; l'un produit le ganglion étoilé, 1 autre perce latéralement la peau audessus de la nageoire, et s’y répand en un grand nombre de filets.
Les organes de la génération sont séparés. Les Céphalopodes ne sont point hermaphrodites; dans l’un et l’autre sexe une cavité péritonéale particulière occupant la partie la plus reculée du sac, est destinée à contenir les organes générateurs. Dans la femelle , ils se composent d’un ovaire et d’un double oviducte; l’ovaire est assez considérable, il est revêtu d’une membrane solide à laquelle s’attachent par des pédicules de nombreuses grappes d’œufs ; au moment de la ponte, ces œufs passent d’abord dans un canal unique et supérieur qui se divise bientôt en deux oviductes subcylindriques ou plutôt en long cône; vers le tiers inférieur de leur longueur , on remarque un renflement qui est produit par une glande.
Au-dessus, l’oviducte est plus gros et se termine par une extrémité subtronquée; en dedans, la membrane ui le tapisse est toute ridée longituinalement; dans l’état ordinaire, i’oviducte est membraneux , rnqis dans le temps de la ponte il s’épaissit et i grossit notablement; les œufs y sé- 1 1 joui rient quelque temps ; c’est là probablement qu’ils sont enduits de viscosités. Dans les Sèches , ces oviducil tes sont accompagnés d’une masse • glanduleuse considérable , elle est i; destinée probablement à fournir la masse visqueuse aux œufs; cependant il reste encore de l’obscurité sur leurs usages.
Les organes générateurs du nielle sont composés d’un testicule, d’un canal déférent , d’une vésicule sémi-
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n ale , d’un corps glanduleux que Cuvier nomme prostate, d'un réservoir spermatique et enfin d’une verge.
Le testicule est fort gros et ressemble beaucoup par sa position et sa structure à l’ovaire , étant couvert comme lui d’une tunique épaisse et contenant à l’intérieur de petits grains en grappe qui sont, sans aucun doute, les organes de sécrétion. Le fluide spermatique s’épanche entre cet amas glanduleux et la tunique qui l’enveloppe, et il sort par une ouverture étroite et supérieure qui donne naissance à un très-long canal déférent très-grêle, un grand nombre de fois tortillé sur lui-même et s’ouvrant à la base d’un canal plus gros cl moins long que Cuvier compare à une vésicule séminale; ce c^nal , qui paraît musculaire, et qui est ridé en dedans, semble destiné en effet non-seulement à recevoir une certaine quantité de liqueur spermatique , mais encore à l’expulser au -dehors. Ce canal se termine en s’amincissant à l’orifice par une glande assez considérable , grenue, reployée sur elle-même, à peu près cylindrique; n’ayant point d’usage connu et déterminé, on a dû la comparer à la prostate et penser qu’elle n’avait que des fonctions accessoires; son canal devenu commun avec celui de la vésicule séminale remonte ci rencontre latéralement celui d’une poche ou d’un réservoir dans lequel il est à présumer que la liqueur spermatique peut s’introduire.
Cet. organe fort singulier est devenu célèbre par les grands animalcules queNéedham découvrit dans son intérieur; ce qui est remarquable, c’est qu’au lieu d’être nageant au milieu d’un liquide, ils sont juxta-posés , ce qui a fait penser que ce n’étaient pas des Animaux spermatiques; cependant ils sont doués de mouvement, et Bory de Saint- Vincent, à son article Zoospei me de l’Encyclopédie méthodique, croît d’autant moins que co sont des Animaux de cette nature, qu’il prétend qu’on en trouve de véritables dans le sperme tics Sèches; d’oii il semble conclure que
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l’organe qui nous occupe est une laite comparable à celle des Poissons.
Ces filamens rangés à deux ou trois rangs les uns sur les autres , sont maintenus en plan par un repli spiral de la membrane interne de la poclie qui les contient. « Long-temps après la mort , dit Cuvier , ils jouissent encore de la faculté d’éclater et de se mou voir en différens sens, sitôt qu’on les humecte.» Cette poche communique avec la verge par un canal étroit et court. Cette verge est petite , pyramidale , creuse en dedans et teiminée par une petite ouverture; elle ne paraît pas être exsertile et elle semble plutôt être destinée à produire la fécondation par l’aspersion du fluide spermatique sur les œufs , comme cela a li^u dans les Poissons, que faite pour être introduite dans les organes de la femelle; cependant dans la Sèche , où la verge est beaucoup plus grande , il serait possible de supposer que l’intromission a lieu ; mais l’observation manque à cet égard.
Pour terminer ce qui a rapport à l’histoire anatomique des Poulpes et des Sèches , il ne nous reste plus à examiner que les organes des sens, et d’abord se présente celui de la vue qui est vraiment des plus remarquables par son développement et par sa belle organisation, que l’on peut mettre sur la même ligne que celle des Animaux les plus élevés dans l’échelle , sans que cependant il cesse d’en rester bien distinct par quelques particularités ; l’une des plus essentielles est de manquer delà chambre antérieure et de l’humeur aqueuse; aussi à l’ouverture des paupières la peau se réfléchit en dedans , forme un repli comparable à la troisième paupière de quelques Animaux, s’enfonce ensuite profondément pour former la conjonctive, remonte sur la face antérieure de l’œil, et sedoublant de nouveau sur elle-même , donne naissance à l’iris et finit enfin par couvrir d’une membrane transparente la surface extérieure du cristallin ; mais avant de parvenir sur
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celte partie, elle passe sur des procès ciliaires d’une admirable structure qui couv ent la base de l’hémisphère externe du cristallin. Celui-ci est fort grand , plus convexe postérieurement 1.1’antérieurement , et d’autant plus ur qu’on s’approche davantage de son centre; toute sa partie postérieure est plongée dans l’humeur vitrée et paraît en être séparée par une capsule propre. L’humeur vitrée est contenue dans trois membranes distiuctes ; la plus extérieure est une sclérotique presque cartilagineuse .
percée d’un grand nombre de trous très-petits qui laissent passer les nombreux filets nerveux que produit le ganglion optique ; la seconde placée en dedans de la première est une véritable rétine, puisqu’elle résulte dé l’épanouissement des filets nerveux j enfin en dedans de cette rétine sa trouve une membrane très-mince ou plutôt une couche de substance vio-j lette semblable à la couche noire dd la choroïde humaine ; ce qui doit étonner, c’est de trouver cette couché obscure en dessus de la rétine et non en dessous , comme dans les autre!
Animaux. On doit se demander com-j ment la vision est possible et suppo-l ser tout au moins qu’elle doit êtrj considérablement affaiblie par celtjj circonstance. Derrière la sclérotique se trouve un assez grand espace sej mi-lunaire circonscrit par plusieur membranes et contenant au miliej d’une substance mollasse un énorml ganglion optique, réniforme et proj duisant de son bord antérieur uj nombre très -considérable de filet!
qui traversent la sclérotique. L on gane de l’ouïe est tout-à-fait interne!
sans communication avec le dehors!
il ne peut donc être d’une grandi utilité à l’Animal , Ou du moins n lui donner que des perceptions foij obscures. Ces organes sont plaça dans la partie la plus dure et la plu! épaisse du crâne; ils consistent cl deux cavités à peu près sphériques!
lisses , sans aucune anfractuosité!
remplies par une vésicule d’un moii* dre volume, suspendue par des filai
L ueus , revêtue par une membrane ^ nince et transparente contenant une petite quantité de liquide et soutci uue par un petit osselet lenticulaire i . aunatre ; le nerf acoustique qui est f fort petit perce la cavité pour se rendre à la niasse bulbeuse ; telle est la L composition de cet organe réduit à l 'état rudimentaire et qui dans sa simple composition représente tout à la litbis l’oreille interne et externe des : mtres Animaux. Il n’existe aucun organe olfactif proprement dit, et ce- :j pendant les Poulpes et les Sèches sont ittirés par les substances alimentaii> es qui leur plaisent. On conçoit en .lîfl’et que si 1 odoration des matières ( plongées dairs l’eau peut se faire, elle ; ne peut avoir lieu que par d’autres r. moyens que celle qui a lieu dans 1 l’air ; il est à présumer dès-lors que I le goût remplace l’odorat des Aninmaux , tels que ceux qui nous occupent, constamment plongés dans I 'eau, ne pouvant s’empêcher de gouker à chaque moment ce liquide, ils
f perçoivent ainsi la saveur des partimies qu’il tient en dissolution ou en suspension.
Les caractères génériques des Sèi :hes peuvent être exprimés de la ^manière suivante : corps ovale, déf[ primé, bordé de chaque côté dans il toute sa longueur par une nageoire p étroite , tout-à-fait latérale. Dos soutenu dans toute sa longueur par ; an corps crétacé , contenu dans une '•vaste lacune cutanée. Bouche terminale, entourée de dix bras garnis à ' leur face interne de ventouses, si ce m’est deux d’entre eux, pédonculés,
( plus longs que les autres, terminés en spatule, et garnis de ventouses seulement sur l’épanouissement. Ventouses à bords cornés, non dentés.
'Sépiostaire ou coquille ovale , égale- • ment convexe des deux côtés, calcaire , composée d’une série de laines calcaires, spongieuses, superposées, terminée postérieurement par une cavité peu profonde , bordée par des appendices aliformes , cornéo-calcaires, et dans son milieu sur l’extrémité postérieure par uuc apophyse
pointue, droite ou légèrement recourbée.
Les Sèches sont répandues dans toutes les mers, mais on ignore si elles constituent un grand nombre d’espèces. Il en est de cela comme de beaucoup d’autres choses que les voyageurs ne rapportent pas, parce qu’ils croient rencontrer la même espèce partout. Il est bien probable cependant qu'il n’en est pas ainsi, et que chaque mer possède quelques espèces. Linné n’en connut qu’une seule, à laquelle Lamarck en ajouta une seconde qu’il décrivit dans les Mémoires de la Société d’Histoire naturelle de Paris (an vu ). Rafiuesque en fit connaître une troisième qu’il indiqua seulement , et Savigny, dans le grand ouvrage d’Égypte , en représenta une quatrième avec beaucoup de détails. Enfin Blainville, à l’article Sèche du Dictionnaire des Sciences naturelles , en porte le nombre à huit ; nmis , il faut le dire , le plus grand nombre de celles qu’il ajoute à celles que nous avons d’abord indiquées, sont encore bien douteuses.
On connaît quelques restes de sépiostaires à l’état fossile. C’est à Grignon d’abord qu’ils furent trouvés, et ensuite dans beaucoup d’autres localités du calcaire grossier des environs de Paris. On ne rencontre que la partie la- plus solide , et par conséquent plus ou moins mutilée. Ils furent long -temps énigmatiques.
Cuvier le premier détermina leurs rapports avec les Sèches. Ces espèces fossiles appartenaient sans aucun doute à d autres espèces que celles qui sont actuellement connues vivantes. La grosseur de l’apophyse postérieure cl la profondeur de la cavité 'ont fait supposer que ces restes dépendaient d’espèces beaucoup plus grosses que toutes celles dont les Sépiostaires sont connus. Peut-être étaient-ils seulement plus solides?
D’autres corps trouvés également fossiles , mais dans des terrains beaucoup plus anciens, ont de l’analogie avec le bec do la Sèche, et paraissent
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avoir été les mandibules de quelque genre voisin. On ne peut être sûr de celui auquel on doit les rapporter. Ils venï pourraient dépendre, soit du genre Bélemnile, soit du genre Ammonite ,
TRAPPE, ois. Syn. vulgaires d’Engoulevcnt d’Europe. V. Enroule
(du. .Z.)
SECHIUM. bot. pii an. Genre de
peut-être aussi de quelque Nautile , la famiile des Cucurbiiacées , établi mais rien jusqu’à présent ne peut par Browne (Hist. Jamaic., p. 355) el porter à former une conjecture plu- ainsi caractérisé : fleurs monoïques, tôt qu’une autre. Ces corps ont été Les mâles ont un périanlhe campaindiqués sous le nom de Rhyncolite nulc, divisé presque jusque vers sou dont on a fait un genre; mais nous milieu en cinq parties égales, entre! ne devons pas admettre un tel genre, lesquelles sont de petites dents qui puisqu’il n’est fait que sur une très- ont été considérées par quelques au— petite partie de l’Animal. Par le même teurs comme un calice extérieur ; principe , on pourrait en établir sur quatre à cinq étamines soudées par diverses parties d’un même Animal , leurs filets, libres au sommet, et
et l’on sent que cela n’est pas proposable.
INous allons indiquer parmi les Sèches les espèces les mieux cons-
portant quatre anthères cordiformes.
Les fleurs femelles ont Je périanths semblable à celui des fleurs mâles, un ovaire obovoïde , surmonté d’un
tâtées, celles sur lesquelles il ne peut gros style el d’un stigmate capité. Le y avoir d’équivoque. fruit est une pe'ponide très-grande.
Sèche commune , Sepia ufficinalis , charnue, obeordiforme, un peu com- L., Gmel., p. 5i4q,n. 2; Rondelet, primée, contenant une graine ovale Aquat., p- 365 ; Aldrov., de Mollibus, et plane. La Plante sur laquelle ce p. 4g-5o; Séba , Mus. T. ni} tab. 3, genre a été fondé est le Sechium
Fig. 1 à 4; Èncycl. , pl. 76, £g. 5, 6 7 ; Lamk., Mém. de la Soc. d’Hisl.
nat. de Paris, an vu, p. 7; ibid., Anim. sans vert. T. vn , p. 668 , n. t ; Guérin , Iconogr. du Règn.
Anim., Moll., pl. 1. Elle est trèscommune dans la Méditerranée et
edule, Swartz , Flur. Ind. occid., 2 , p. n5o, qui avait été placé dans le genre Sicyos par le même Swarlz ( Prodr . FLor. Ind. occid., p. 11 6) et par Jacquin ( Stirp . Amer., tab. i65).
Cette Plante a une tige grimpante, garnie de vrilles et de feuilles amples,
l’océan Européen. Elle a jusqu’à dix- alternes , pétiolées , cordiformes , anhuit pouces de long. galeuses , un peu rudes sur les deux
Sèche tuberculeuse , Sepia tuber- faces. Les fleurs sont petites, inoculata, Lamk-, Anim. sans vert., /oc. dores, de couleur jaune, les mâles cii. u- 2; ibid., Mém., loc. cil., nombreuses au sommet de pédoncup. 9, pl. j , fi g • 1, a, b; Blainville , les axillaires, les femelles également Trait, de Malac., p. 368, pl. 1, fi g. 2';
Cette espèce , remarquable par les
tubercules dont elle est couverte, est d’un médiocre volume. Elle vient des mers de l lnde.
SÈCHE de Savigny, Sepia Savigny i, Blainv. , Dict . Sc. nat. T.xj.viii, p. 285 ; Sèche , Savigny , grand ou-
axillaires , mais seulement au nombre d’une ou deux sur chaque pédoncule. Le fruit est gros, lisse et vert extérieurement , charnu et blanchâtre en dedans. Selon Browne , les habitans de la Jamaïque donnent à cetle Plante le nom vulgaire de Choclio-Vine , et Adansoq , qui se plai-
Rouge même volume que
mune.
la Sèche com- (D..ÏI.)