‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 116 sur 282 · SEG 5.2Ç · texte numérisé non relu

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placée d’abord parmi les Grades , fut ensuite signalée comme appartenant aux Faucons ; d’autres considérations la firent reporter parmi les Échassiers ; enfin, depuis qu’il a été permis de consulter le squelette , concernant la véritable place que cet Oiseau doit occuper dans les méthodes, on a pu le fixer naturellement parmi les Rapaces , entre les Vautours et les Aigles. En cherchant à s’accorder raisonnablement sur ce point , on eût bien pu songer en même temps à faire disparaître le ridicule qui a présidé à sa dénomination ; car rien n’est plus inexact que les noms de Secrétaire , de Messager ou de Sagittaire, qui successivement lui ont été appliqués. Le premier lui est venu , assure- t-on , de ce qu'il porte sur la nuque une touffe de plumes qui le font ressembler à ceux qui , chargés d’écritures quelconques , se fichent derrière l’oreille le principal instrument de leur art, afin de ne le point égarer; les grands pas qui règlent et précipitent sa marche lui ont valu le second ; et l’origine du troisième est due à l’observation de Vosmaër , portant que l’Oiseau a l’habitude de lancer en l’air , au moyen du bec, des brins de paille qu’il dirige comme l’on ferait d’une flèche. Enfin Levaillant a proposé le nom beaucoup plus expressif de Mangeur de Serpcns , que plusieurs auteurs ont rendu par un seul mot latin , mais que l’on n’a point adopté en français, peut-être parce qu’il n’est pas assez exclusif , et qu’il est susceptible d’application envers beaucoup d’espèces réparties dans d’autres genres. Le Secrétaire habite toute la partie méridionale de l’Afrique ou sa présence est regardée comme un grand bienfait par les naturels, qui lui doivent la destruction d’une multitude d’insectes et de reptiles dont il fait une ample consommation ; il les tue avant de les avaler, et la manière dont il s’y prend est assez remarquable : il les écrase sous la plante du pied, et y apporte même tant d’adresse et de force ,

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qu’il est rare qu’un serpent d’un pouce et plus de diamètre survive au premier coup. L’Oiseau le déchire ensuite avec le bec, l’avale , et rejette la colonne vertébrale et les autres os qu’il n’a pu digérer. Pour la recherche de cette nourriture , le Secrétaire n'a guère besoin de recourir à ses ailes , aussi leur préfère-t-il presque toujours l’usage de ses longues jambes qui lui sont beaucoup plus avantageuses dans la poursuite des reptiles. On dit néanmoins que lorsqu’il s’est emparé d’une proie capable de lui opposer avant de mourir une longue résistance , il l’élève à une grande hauteur, la laisse tomber et la suit dans sa chute , pour lui porter immédiatement le dernier coup, si toutefois elle n’était qu’étourdie.

Leurs unions se font vers le milieu de l’année; et comme ordinairement les mâles sont plus nombreux, il arrive presque toujours que les femelles sont le prix d’opiniâtres combats. Du reste, les accouplemens consommés , les époux, réciproquement fidèles, au moins pour la période , s’occupent en comrnpn de la construction du nid qui , semblable à celui des grands Oiseaux de proie , constitue une aire de deux à trois pieds de diamètre, placé au milieu d’un buisson fort touffu et trèsélevé. La ponte consiste en deux œufs , rarement trois , arrondis , blancs, pointillés de roussâtre. Les sables arides et les marécages infects , repaires ordinaires des insectes et des reptiles, sont alternativement parcourus par les Secrétaires. Dans l’état de tranquillité , ils ont la démarche lente et paisible; leurs mœurs ne sont point farouches , et on les amène aisément à vivre en domesticité. L’on a essayé de les dépayser, d’en transporter des colonies à la Martinique et à la Guadeloupe pour y détruire les Serpcns ; mais nous ignorons jusqu’à quel point la réussite a couronné cette entreprise sagement conçue.

Secrétaire, Vultur serpentai! us , Lalh. ; Falco scrpentaiius , Gmcl. ;

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Sagittarins , Vosm.; Ophioteres cris talus , Vieill. , Buff . , pl. cnl. 721 Levaili. , Ois. d’Afriq., pl. 25. Parties supérieures d’un gris bleuâtre ; tectrices alaires variées de brun; rémiges noires; rcctrices cendrées à l’origine , noires ensuite, terminées de brun , les deux intermédiaires plus lo ngues de moitié que les autres quii sont étagées; front, partie de gorge et du ventre blanchâtres; de longues plumes effilées, noirâtres sur la nuque; parties inférieures grises, faiblement rayées de brunâtre; tectrices subcaudales roussâtres ; jambes noires , finement rayée; de brun , bec jaunâtre ; un granc espace rouge autour des yeux ; pieds bruns. Taille , quarante pouces. Ces nuances sont beaucoup moins prononcées et plus variées dans la femelle et les jeunes dans leurs diver:

âges. (dr. .z.)

SÉCRÉTIONS. Le nom généra de Sécrétions a été donné au phénomène par lequel une partie du liquide nourricier s’échappe des organes de la circulation pour se répandre à la surface extérieure ou intérieure de.- Animaux , soit en conservant ses propriétés chimiques , soit après qu ses élémens sont entrés dans des combinaisons nouvelles. Mais le plus ordinairement on restreint davantag l’acception de ce mot, et on ne l’applique qu’aux actes par lesquels sont formés des produits dont la nature diffère de cplle du sang. On donne au contraire le nom d’exhalations aux phénôinènes par lesquels une ou plusieurs des parties constituantes du sang sont simplement expulsées hors de la substance des organes sana avoir subi de modifications préalables.

§ IL Des Exhalations.

L’exhalation est un phénomène dont la marche peut être influencée par l’état de vie ainsi que par und

’i.n o rron c mritc /fin îEMMll

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-issus du corps et pendant la vie •omrne après la mort ces tissus ont toujours susceptibles d’éprouver me imbibition plus ou moins rapide, et de laisser transsuder les lijuides dont ils se gorgent. Une foule î’expériences que l’on doit àMag'enlie , à Fodéra et à d’autres physiologistes prouvent jusqu’à l’évidence la 'perméabilité des tissus. Il n'est donc >as surprenant de voir la partie la olus tluide du sang s’échapper hors les vaisseaux circulatoires, pénétrer ; lans tous les organes et se répandre ur les diverses surfaces tant iuléi ieures qu’extérieures du corps.

Les humeurs dont toutes les paries du corps s’imbibent ainsi sont oujours composées presque entièrement d’eau ; on y retrouve une petite [uantilé de matière animale et quelques sels; enfin elles ressembleraient •xactement au sérum du sang si l’ai— mmine y existait en proportions plus grandes.

La première condition de toute i''xhalation est la perméabilité des issus que doivent traverser les flu i—

1 tes. Aussi toutes choses égales , d’ail- [e 3u rs , ce phénomène est-il toujours I autant plus rapide que l’imbibition ;st plus facile.

Une autre circonstance qui influe .gaiement sur l’exhalation est la niasse du liquide en circulation. Les 'xpériences de mon frère W. Edryards ont fait voir que les pertes^de '"oids que les Animaux subissent par uite de l’exhalation qui se fait à la urface du corps est d’autant plus rande que celui-ci est plus près de on point de saturation, c’est-à-dire de ' état dans lequel la quantité d’eau u’il peut absorber est parvenueà son naximum. A mesure que la masse es humeurs diminue et que le dessèchement général se rapproche du* -oint incompatible avec l’entretien e la vie , on voit au contraire l’exhattion devenir de moins en moins abondante. Une autre expérience, «ite par Magendie , vient ençore à appui de cette opinion . Ayant injecté ne quantité très-considérable (l’eau

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dans les veines d’un Animal , il en examina le péritoine, et il vil la sérosité s’écouler rapidement de la surface, s’accumuler dans la cavité abdominale et former sous les yeux une véritable bydropisie.

Une pression mécanique peut agir de la même manière. En faisant des expériences sur le liquide contenu dans l’arachnoïde, Magendie a remarqué plusieurs fois que, si l’Animal faisait des efforts violens , la quantité de ce liquide augmentait sensiblement. Une compression exercée sur les veines de manière à entraver le retour du sang vers le cœur et à déterminer son accumulation dans les vaisseaux , produit souvent une exhalation assez grande pour produire une infiltration du tissu cellulaire et un gonflement très-considérable. Enfin , toute cause qui rend plus forte la pression que supporte le sang tend à accroître l’exhala lion.

Outre ces agens physiques, il est encore d’autres causes qui paraissent exercer une influence plus ou moins directe sur l’exhalation en général , et le système nerveux est de ce nombre. Plusieurs faits tendent à faire penser qu’une diminution considérable dans l’intensité de l’influence nerveuse rend l’imbibilion et par suite l’exhalation plus facile. En faisant des expériences sur la section des nerfs pneumogastriques, j’ai souvent observé l’infiltration des poumons à la suite de cette opération.

Lorsqu’on fait périr des Chevaux en ouvrant les gros troncs artériels , ou voit la peau de ces Animaux se couvrir d’humidité , bien que la masse des liquides ait éprouvé une diminution des plus rapides et des plus grandes. Enfin Dupuy a observé que chez les Chevaux auxquels il avait fait la section des ganglions du nerf sympathique au cou , toute cette partie était souvent le siège d une transpiration abondante. L’infiltration qui survient chez les vieillards et dans certaines maladies confirme encore celte opinion.

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Suivant les parties dont les exha-

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1 al ions sont le siège , on les a distinguées en intérieures et en extérieures ; les premières ont lieu dans toutes les parties du corps, mais c’est surtout là ou il existe des cavités sans ouvertures apparentes qu’elles ont été étudiées. La sérosité qui baigne les lamelles du tissu cellulaire , les liquides que lubréfient la surface de toutes les membranes séreuses , celles qui remplissent les chambres de l’oeil , sont des produits d'une excrétion intérieure, et ont entre elles, et avec le sérum du sang , la plus grande analogie. Enfin les membranes muqueuses sont aussi le siège de phénomènes analogues ; mais ici les produits de l’exhalation sont en général mêlés à ceux d’une sécrétion particulière; aussi n’en parleronsnous pas dans ce moment.

L’exhalation qui a lieu à la surface extérieure du corps ou par les parois des grandes cavités dans lesquelles l'air circule, et qu’il est essentiel de ne pas confondre avec la sueur qui paraît être le produit d’une véritable Sécrétion , a reçu le nom de ironspiration. Dans le plus grand nombre de cas, le liquide ainsi exhalé se transforme en une vapeur invisible et se dissipe dans l’atmosphère; aussi pendant long- temps avait-on négligé de s’en occuper, et c’est seulement par les expériences de Sanclorius que l’on apprit combien sont grandes les pertes de poids que le corps de l'Homme éprouve aiusi. Keill , Lining # Rye , Robinson , etc. , se sont ensuite occupés de l’étude de cette transpiration que l’on a appelée insensible; Séguin et Lavoisier en ont fait le sujet de recherches d’un haut intérêt; enfin , dans ces derniers temps , Edwards aîné a examiné la même question sous un point de vue plus général , et nous a fait connaître les lois qui régissent celte fonction importante dans toute la série des Animaux vertébrés. V. De l’Influence des ngens physiques sur la vie, par W. F. Edwards.

§ II. Des Sécrétions.

Ainsi que nous l’avons déjà di»

on donne le nom de Sécrétion à l’ac par lequel certains liquides, dont 1 propriétés chimiques diffèrent c celles du sang ou du sérum , sont sé pa rés de ce fluide. La nature de cqi produits varie beaucoup , suivant 1 organes ou ils sont élaborés et sui vaut les Animaux ou on les ex; mine; mais , quelle que soit leurcom position chimique, ils paraissent d férer toujours du sang sous le rappo de l’alcalinité ou de l’acidité. Connu nous l’avons dit ailleurs, le iiquidj nourrissant contient toujours, d| moins chez les Animaux des classa supérieures, une petite quantité d soude libre ( V. Sang ) ; mais dans 1 Sécrétions alcalines la proportion l’alcali est beaucoup plus grande re lativement à la malièi*e animale les autres renferment des acides la tique, pliospliorique , etc. , qui nesjj trouvent dans le sang qu’à l’état dj combinaison neutre ou alcaline. L connaissance de ces faits, que l’o doit à Berzelius, jette beaucoup d lumière sur la nature des forces qu déterminent la séparation des liqui>j des sécrétés; en effet, dans la naturl inorganique nous voyons souvent dejl phénomènes du même ordre sc produire sous l’influence de l'électricité!

La pile galvanique jouit de la facullil de séparer d’un liquide homogène 1er

principes acides ou alcalins q u» | renferme à l’état de combii

imbinaisoi neutre; aucune autre force connu n’est susceptible de produire des efi fets semblables; or, ces décompositions et les résultats de l’action de; organes sécrétoires ont évidemment la plus grande analogie; on peu»

donc supposer que , si ces phénome nés ne sont pas tous du même ordre les causes qui les déterminent agis sent ici de la même manière. Des ex périences curieuses de Prévost et Du mas sur le sang rendent cette manière de voir encore plus plausibl Ces physiologistes sont parvenus imiter artificiellement les condition

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es Sécrétions, et à séparer de ce linide, au moyen de la pile , un prouit analogue au lait. Enfin , par des uiyens analogues , ils ont transformé albumine contenu dans le sérum du mg en mucus et en fibrine.

Nous avons dit que toutes les surices tant intérieures qu’extérieures u corps des Au finaux sont le siège [dune exhalation plus ou moins ac- . ve ; il n’en est pas de même des hénomènes sécrétoires; un des premiers degrés de la localisation des jonctions consiste dans l’existence i organes destinés d’une manière riéciale à exécuter ces fonctions, et, lins les Animaux d’une structure us compliquée , le nombre de ces ipareils devient même très-considéjti ble. Les formes qu’ils affectent valent beaucoup et lésa lait distinguer : ms les noms de follicules , de vais- ■aux sécrétoires et de glandes ; mais r'S diffé rences ne paraissent corres- ; indre à aucune modification consl'nte dans la nature de leurs prohiits. Quanta leur structure intime j i paraîtrait que le seul caractère qui ur soit commun est la forme vésip;daire. En effet, dans toutes ces t odifications secondaires des ori nés sécrétoires , le microscope rér le l’existence de petites vésicules I; ant à peu près l'aspect des cellules b nt se compose le tissu cellulaire hs Végétaux , tandis que dans les > 1res parties du corps des Aniaaux supérieurs on ne rencontre ;n de semblable. [)ans les Médu- [■>5 et d’autres Animaux, dont l’orl: nisation est très-simple, on voit b» grand nombre de petites vési- I les de celte espèce parsemées sur I surface extérieure. Dans les mem- | ânes muqueuses des êtres plus parais, des organes analogues se trouut groupés autour de petites cavi- 1 ; isolées qu’on nomme cryptes ou licules; dans l’intérieur des vais- I îux sécrétoires des Insectes , on les f couvre aussi ; il en est de même •rsqu’on examine au microscope les I tiies ampoules que terminent les f bes membraneux ([u’oii rencontre

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en si grand nombre sous la peau des Torpilles, etc. Enfin dans les glandes, qui ne sont formées que par la réunion plus ou moins intime d’un certain nombre de vaisseaux ou d’ampoules sécrétoires, on parvient aussi à les distinguer. 11 paraîtrait donc assez probable que cetle structure est une condition de l’action sécrétoire; mais, pour donner quelque valeur à cetle opinion , il faudrait avoir fait sur ce sujet des observations plus nombreuses que celles que l’on possède dans l’état actuel de la science.

Les divers liquides formés par la voie des Sécrétions varient beaucoup, tant sous le rapport de leur nature que de leurs usages. Ceux dont l’existence est la plus générale sont le mucus, le sperme, la bile et l’urine; la salive , le liquide pancréatique et les larmes se rencontrent aussi chez un grand nombre d’Animaux; enfin il est encore des produits analogues qui appartiennent plus spécialement à tel ou tel Animal , et dont on a souvent eu déjà l’occasion de parler dans divers articles de ce Dictionnaire.

Pour plus de détails , relativement aux Sécrétions en particulier , nous nous bornerons donc à renvoyer aux mots Glandes, Follicules, Foie, Génération, Urine, Insectes , Civette, Chevrotai n, etc. (h.-m. e.)

* SECTILE. bot. PiiAN. Le professeur Richard, dans son travail sur les Orchidées d’Europe , appelle aiusi les masses polliniques qui sont composées dégranulés irréguliers, réunis entre eux par une matière visqueuse qui s’allonge par la traction en lilamens élastiques; tels sont les masses polliniques des genres Orc/iis, Ophrys , Serapia , etc. (a. r.)

SECURIDACA. rot. piian. Touruefort avait institué sons ce nom un genre que Linné réunit au Coron ilia, mais qui fut rétabli par De Candolle sous le nom de Securigera. Tr. ce mot. Un autre genre a etc nommé Securic/aca par Linnc, et il a été adopté par tous les botanistes modernes.

Il appartient à la famille des Pohyga-

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iées et à la Diadelphie Oclandrie, L.

Voici scs caractères principaux : ca- Jice irrégulier, coloré, caduc, à cinq lolioles , dont trois extérieures petites , et deux intérieures grandes, pétaloïdcs. Corolle à cinq pétales hypogynes , soudés à leur base en un tube qui se confond avec celui des •étamines; le pétale supérieur grand, en forme de casque, renfermant les organes sexuels ; les deux latéraux très-petits , en forme d’écailles ; les deux inférieurs connivens. Huit étamines dont les filets sont ascendans et soudés par la base en deux faisceaux , ou plutôt formant un tube fendu et ouvert à sa partie antérieure.

Disque hypogyne, peu visible dans la fleur, mais tggs-remarquable dans le fruit ou il est persistant. Ovaire supère, comprimé latéralement, échancré au sommet , l’un de ses lobes • (celui qui regarde le pétale supérieur) plus grand, uniloculaire, renfermant un seul ovule pendant et fixé au som- % met de la cavité ; un style terminal ascendant, et terminé par un stigmate échancré. Fruit capsulaire, ob~ long, un peu comprimé, indéhiscent, membraneux d’un côté, et se prolongeant de l’autre côté en une aile foliacée très -longue et cullriforme.

Graine pendante, oblongue, lisse, glabre, dépourvue d’albumen, munie d’un tégument extérieur membraneux , et d’une pellicule charnue intérieure ; ses cotylédons sont oblongs , charnus, et sa radicule est supérieure. Huit espèces de Sccuridaca ont été décrites par Linné, Swartz , Lamarck , Kunth et De Candolle.

Elles croissent dans les Antilles et sur le continent de l’Amérique méridionale. Ce sont des Arbrisseaux . ou des Arbustes grimpans , couverts d’une pubescence de poils simples.

Leurs feuilles sont alternes , simples, très-entières , munies de deux glandes sur leurs pétioles. Les fleurs sont purpurines ou blanchâtres , exhalant une odeur agréable, pédicellées , accompagnées de bractées dont l’extérieure est la plus grande. Elles forment des épis ou des grappes axillai-

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res. La principale espèce est le Sec* riclaca volubilis , figurée ancienn« ment par Plumier, édition burmani tab. 247, f. i , et reproduite par Ja«| quin, PI. Amer. , tab. 1 83 , f. 38. 1| Securidaca virgata , Swaitz , a au été figuré par Plumier , loc. cit il tab. 248, f. i. Enfin, dans ses Illuj trations, tab. 699, f. i, Lamarck donné la figure d’une espèce q Cayenne, sous le nom île Secundo. 4 paniculata. A l’égard des autres ej pèces décrites dans les Nova Genei de Kunth et dans le P rodromus d De Candolle , nous ne les mentioii nous pas ici , parce que leurs de-} criptions n’étant pas accompagné^ de figures, il faut nécessairement U étudier en détail dans les ouvragé originaux. (G..N.J

SECURIFERA. ins. ( Latreille, Syn. scientifique de Porte-Scies./^. q mot. (b. J

SECDRIGERA. bot. PHAN.Gem; delà famille des Légumineuses etc!

la Diadelphie Décandrie , L. , prim tivement établi par Tournefort soi!

le nom de Securidaca que Linné inj posa plus tard à un autre genre, apr<3 avoir réuni le genre de Tournefort a Coronilla. Il a été rétabli par Scopol Necker, et Desvaux, sous le nom d Bonavenia , puis par De Candolle dans la seconde édition de la Florjt française, sous celui de Securigera qu lui est resté. Voici ses caractères sentiels : calice court , à deux lèvrea l’inférieure bipartite , la supérieur bidentée ; corolle papilionacée , dorj les pétales ont les onglets un peu plu longs que le calice, et la carène aiguët étamines diadelphes; gousse compri mée, plane, linéaire, à sutures prod minen les, offrant des isthmes ou é trait glemens non articulés entre les graii nés , terminée par un bec allongé I huit à dix graines comprimées aynn la forme d’un parallélogramme. L Securigera Fait partie de la tribu de ; Hédysarées , section des Coroniliéesj Il ne se compose que d’une seule es 1 pèce , Securigera ■ Coronilla , D. C. j Coronilla Securidaca, L. ; Securi \

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■ laça légitima , Gaertn. , De Fr uct, , tab. i53. C’est une Plante herbacée qui a le port des Coronilles , et qui croît dans les champs de l’Europe méridionale. (g. .N.)

SEGURILLA. bot. pii an. Pcrsoon a nommé ainsi une section du genre ; Coronilla , qui correspond au genre ' Securidaca de Tournefort , ou Securigera de DeCandolle. V. ce dernier mot. (g. .N.)

SECURINEGA. bot. piian. Genre de la famille des Euphorbiacées et de la Diœcie Pentandrie , L. , établi par Jussieu , et offrant les caractères suivans : fleurs dioïques ; les mâles r ont un calice divisé profondément en i> cinq segmens; cinq étamines opposées, à filets saillans et soudés à la base, à anthères oblongues et introrses , munies de cinq glandes al- St ternes, insérées sur un disque glan- !■ duleux , crénelé , et placé au-dessous ül’un rudiment de pistil à trois bran- :hes linéaires. Les fleurs femelles ;ont un calice divisé profondément en : juatre à six segmens réfléchis ; un ovaire placé sur un disque glandut eux , à trois loges biovulées , et surnonté de trois stigmates réfléchis , iresque sessiles et bilobés. Le huit :st une capsule à trois coques bivalves, renfermant des graines lisses et . mires comme celles du Buis. Ce genre e compose de deux espèces , savoir :

e Securinega nitida de Willdenow, ur laquelle le genre a été fondé, et i |ui croît à l’île de Bourbon. L’autre ( spèce, originaire de l’île de France, •st inédite dans l’herbier de Jussieu ; % nais elle semble une simple variété ■Me la précédente. Quant au Securirega nitida décrit et figuré par Lind- *3y ( Collectanea , tab. 9), qui est oriinaire de l’île Otahiti , Adrien Uc ussieu , dans son E^sai sur les genres d’Euphorbiacécs, la regarde comie distincte peut-être même sous 2 rapport générique, à raison des caractères que son auteur lui a itn- 1 osés. Les vraies espèces de Secttrift ega sont des Arbres dont le bois est P ès-dur ; les feuilles alternes très-en-

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tières, coriaces , luisantes , veinées; les fleurs axillaires , les mâles agglomérées , accompagnées de bractées ciliées , les femelles longuement pédonculées et fasciculées , et également munies à la base des bractées, (g. .N.)

SECURIPALPES. Securipalpi. ins.

Tribu de l’ordre des Coléoptères , section des Hétéromères , famille des Sténélytres , établie. par Latreille et très-voisine, sous plusieurs rapports, de celle des Hélopiens; les Sécuripalpes , dit ce savant fFam. nat. , etc. ) , en diflèrent par leurs antennes insérées à nu , par le pénultième article des tarses, celui du moins des quatre antérieurs, qui est bilobé et ordinairement en cône , et à raison de leurs palpes maxillaires terminés par un article en forme de hache allongée et cultriforme, et même dentée en scie; ils s’éloignent des Ædémérifes par ce dernier article , et à raison de leur corps généralement ovale, oblong, avec la tête très-inclinée et le corselet de la largeur des élylres et en trapèze ; leurs antennes sont généralement plus courtes. Cette tribu renferme six genres que Lepelletier de Saint-Fargeau et Serville rangent dans plusieurs divisions , ainsi qu’il suit :

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