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ou qu’elles manquent complètement (Chameau et Chevrotain). V . ces mots et Mammifères. (less.)
RUMINA1NT. pois. On a quelquefois donné ce nom au Scare que les anciens disaient ruminer. F. Scare.
* RUMOHRA. bot. crypt. ( Fougères.) Genre de la tribu des Polypodiacées , établi par Raddi, et caractérisé par ses capsules disposées en groupes arrondis , et recouvertes par un tégument qui n’ad'hèreà la feuille que par son contour, et qui se détache comme un opercule.
On ne connaît qu’une seule espèce de ce genre nommée Rumohra aspidioicles et figurée par Raddi dans ses Filices brasilienses. Elle croît auprès de Rio-Janeiro. C’est une Plante herbacée , à frondes triangulaires, trois fois pinnées , très-glabre. (ad. b.)
RUMPHIA. bot. phan. Ce genre , de la Triandrie Monogynie , L. , à été rapporté par la plupart des auteurs à la famille des Térébinthacées, mais il en a été exclu par Kunlh qui cependant n’a pas indiqué ses affinités. Voici ses caractères essentiels:
calice tubuleux, trifidc; corolle à trois pétales oblongs; trois étamines saillantes, de la longueur des pétales; ovaire presque trigone , surmonté d’un seul style; drupe coriace, turbinée , marquée de trois sillons, contenant un noyau à trois loges dans chacune desquelles est logée une graine. Le Rump/üa amboinensis , L., Rumph. tiliœfolia , Lamk. , est un grand Arbre à rameaux étalés, garnis de feuilles simples, alternes, cordiformes , crénelées, hérissées, à {leurs blanches, disposées en grap-.
pes axillaires. Rliéede a figuré cet Arbre dans son Hortus malabaricus , vol. 4, tab. 1 1 , soiîs le nom de Tsiern- Tani. Il croît au Malabar et non à Amboine, quoique Linné lui ait donné pour nom spécifique celui de cette île. (g..n.‘)
* RUNCINÉ , RUNCINÉE. Runcinatus , Runcinata. bot. phan. On dit qu’une feuille est Runcinée, quand
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elle est divisée latéralement en lanières étroites , aiguës et recourbées vers la base de la feuille ; telles sont celles du Pissenlit , Taraxacurn Dens-Leonis. .(a. R.)
RUPALA. bot. than. Pour Roupala. V. ce mot (b.)
RUPELLAIRE. Rupellaria .
conch. Ce genre étant le même que celui nommé Pétricole a disparu de la Méthode. V. Pétricole. (d..h.)
RUPICAPRA. mam. Nom scientifique du Chamois que Blainviile étend au sous-genre d’ Antilope dont cette espèce forme le type. (b.)
RUPICOLE. Rupicola. ois. Genre de l’ordre des Insectivores. Caractères : bec médiocre, robuste, légèrement voûté , courbé à la pointe qui est échancrée ; base aussi large ou plus large que haute; pointe comprimée; mandibule inférieure droite, échancrée , aiguë; narines placées à la base de chaque côté du bec , ovoïdes , ouvertes en partie , totalement cachées par les plumes de la huppe qui s’élèvent en demi-cercle; pieds robustes; tarse aussi long que le doigt intermédiaire ; quatre doigts ; trois en avant, L externe uni à l’intermédiaire au-dessus de la seconde articulation , l’interne soudé à la base; un pouce très-fort, armé d’un ongle très-robuste ; première rémige allongée en fil ou bien barbée, plus courte, avec la seconde et la troisième , que les quatrième et cinquième; queue courte, carrée. Redoutant une trop vive clarté, les Rupicoles sont presque constamment cachés dans les cavernes ou les grandes crevasses des rochers ; et lorsqu’ils quittent ces sombres retraites pour aller à la recherche d’une nourriture qu’ils ne peuvent rencontrer que dans les forêts, c’est toujours vers les parties les plus obscures qu’ils se dirigent.
Il esta présumer qu’ils ont, dans la faiblesse de l’organe de la vue , des motifs naturels qui les soumettent à ces tristes habitudes. Ils volent avec beaucoup de rapidité, mais sans se
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porter à de grandes élévations, et sans pouvoir franchir de longues distances; ils grattent la terre à la manière des Poules pour en faire sortir les Insectes auxquels néanmoins ils semblent préférer les baies et les fruits sauvages , ce dont on s’est assuré par les individus que l’on est parvenu à plier au joug de la captivité.
Leur nid, qu’ils construisent trèsgrossièrement , est ordinairement placé dans une anfracture inaccessible.
On y a trouvé deux œufs blancs , presque sphériques. Les Rupicoles étaient autrefois confondus avec les Manakins, sous le nom mal approprié de Coq-de-Roche.
Rupicole orangé , Pipra Rupicola , Lath.- ; Rupicola auranlia , Vieill. , Buff. , pl. cnl. 36. Plumage d’un rouge orangé , très-vif : tête surmontée d’une belle huppe longitudinale, formée d’une double rangée de plumes très-serrées qui s’élèvent en demi-cercle ; quelques traits blancs au pli et au milieu de l’aile ; rémiges brunes, bordées extérieurement et terminées de ja une ; l ectrices brunes , terminées de jaune clair; la plupart des plumes coupées carrément et frangées; bec et pieds d’un jaune très-pâle. Taille , ODze pouces.
La femelle (Buff. , pl. enlum. 747) est petite, et entièrement d’un brun verdâtre, avec quelques nuances de roux; elle a la huppe beaucoup moins élevée. De l’Amérique méridionale.
Rupicole du Pérou , Pipra rupicola , var. Lath. ; Rupicola nigripennis , Bulf. ., pl. enlum. 745. Tout le plumage d’un rouge orangé vif, à l’exception du croupion qui est d’un gris cendré, des rcmiges et des rectrices qui sont noires; toutes les plumes sont entières, et celles de la huppe sont peu serrées; bec et pieds jaunes. Taille, dix pouces huit lignes.
Uupicole vi'RDiN , Rupicola viridis , Temm. , Ois. col. , pl. 21 6. Plumage d’un vert brillant ; une tache noire sur les oreilles; lectr ices alaires noires, terminées de vert, ce qui forme trois bandes sur les ailes ; gran-
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des rémiges noires ; bec et pieds bruns. Taille, six pouces six lignes La femelle est , en dessus , d’un vert de pré , et en dessous , d’un vert plus pâle; partout mélangé de nuances lus obscures; elle n'a ni huppe ni andes noires; l’extrémité des rémiges seule , et les barbes internes sont noires ; un cercle verdâtre entoure les yeux. De Sumatra. (db..z.)
RUPICOLE. Rupicola. conch.
Genre proposé par Fleuriau de Bellevue, sur des caractères peu constans de la charnière de quelques.Coquilles lithophages qui rentrent fort bien dans le genre Pélricole de Lamarck.
F. ce mol. (n..H.)
RUPINIE. Rupinia. bot. crytt.
Linné fils a décrit sous ce nom un genre figuré dans les Amœn. jlcad. , vol. 9 , pl. 5 , fig. 5 , et qui paraît se rapporter à la famille des Hépatiques. D’après la figure de Linné , cette Plante consisterait en de petites frondes oblongues, simples, rapprochées par touffes étendues sur la terre et se croisant l’une l’autre; leurs bords se relèvent, et vers leur milieu sont les organes reproducteurs qui, d’après la description de Linné fils, sont composés de corpuscules droits , subulés, réunis en petits paquets ou épars , et de corps globuleux entourés et surmontés de filamens droits , simples, courts et tronqués ; cesglobulesdeviennent des capsules uniloculaires, remplies de séminulçs petites et globuleuses. Cette Plante, qui croît dans l’Amérique méridionale, n’a pas été observée, à ce qu’il paraît , depuis cette époque , et n’est connue que très-imparfaitement. On a voulu retrouver la même Plante dans X Aytonia de Forster , mais il ne nous paraît y avoir réellement que bien peu de rapports entre ces deux genres, la Plante de Forster étant plus probablement une Sp/iœ ria. F. Aytonia. (ad. .b.)
PvUPPIE. Ruppia. bot. phan.
Genre de la famille des INaïadées , et
aui peut être caractérisé ainsi : les eurs sont uuisexuées; les fleurs fc-
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nielles sont longuement pédicellées, formant deux faisceaux superposés et alternes , très-rapprochés ; elles sont nues et se composent d’un ovaire ovoïde, uniloculaire contenant un ovule dressé, d’un style très-court, terminé par un stigmate simple , discoïde et un peu oblique. Les fleurs mâles constituent un épi simple qui se compose en général de quatre fleurs superposées et sessiles. Chaque fleur est formée d’une anthère à deux loges écartées l’une de l’autre par lè rachis et s’ouvrant par un sillon longitudinal. Ou trouve vers le sommet et vers la base de cet épi , deux petits faisceaux de fleurs femelles , sessiles et avortées. Le fruit est une petite noix ovoïde , monosperme et indéhiscente.
La graine contient, sous son tégument propre, un embryon dont la radicule très-grosse et très-obtuse forme presque à elle seule toute h:
masse de l’embryon ; le cotylédon , qui naît d’une petite fossette occupant la partie supérieure de l’embryon , est conique, allongé, couché obliquement sur le sommet de la radicule.
Le Ruppiamaritima , L. , Fl. Dan., tab. 564 , est une petite Plante qui croît au fond des eaux douces en France, dans l’Amérique septentrionale, eu Egypte, dans l’Inde, etc.
Ses tiges sont grêles et rameuses , ses feuilles linéaires , alternes et embrassantes. (A. R.)
* RURAUX. Rurales, ins. Troi-
sième division formée par Scopoli (Entom. Carn. , 175) dans le genre Papillon. (b.)
* RUSA. mam. Cet adjectif malais
qui signifie Sauvage, est donné par les habitans de Bourou à leur Babi , qui est le Babi-Rusa ou Cochon sauvage. Il est donné aussi, suivant sir Rallies , au Rusa Ubi de Sumatra , aussi nommé Rusa Saput , et même Rusa Tunjut, qu’on suppose être voisin du Ce/vus Muntjak cle Schreber , et qui n’a point encore été décrit. (less.)
RUSAMALF. Rusamala. bot.