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ennemis, se conserver jusqu a nous, si l’extrême développement de leur intelligence ne nous faisait entrevoir une explication possible de ce fait.
Il est probable que ces Animaux suppléent par la ruse à la force qui leur manque, et que, ne pouvant résister à leurs ennemis , ils savent , en mettant à profit les ressources de leur intelligence , se garantir de toute attaque. Tous les témoignages des voyageurs concourent à rendre ce fait vraisemblable, et les observations anatomiques que l’on a pu faire sur le cerveau et les organes des sens des Callitriches le confirment entièrement. Les yeux du Saïmiri sont si gros qu’ils sont presque en contact sur la ligne médiane ; et l’encéphale, principalement le cerveau , est tellement développé , qu’il surpasse en volume, non-seulement celui de tout autre Singe, mais celui de l’Homme lui-même (Tr. Geoffroy Saint-Hilaire, Leçons sur les Mammifères). On savait depuis long-temps que le cerveau de
l’Homme le cède, quant à la quantité absolue de la matière nerveuse dont il se compose, à celui de plusieurs Mammifères , tels que l’Éléphant : ilj devient maintenant nécessaire d’a-t jouter qu’il n’est pas même le plus t volumineux, proportion gardée avec!
l’ensemble de l’être.
Nous nous bornerons , à l’égard) des habitudes des Singes, aux remar-j ques générales que nous venons det présenter. Le genre de nourriture dei ces Animaux, le degré de leur intelligence , leur naturel, varient d’unj genre à l’autre; et nous ne pour-' rions essayer d’en donner une idée!
sans entrer dans des détails, et sansi exposer des faits particuliers qui seraient tout-à-fait déplacés dans uni article général tel que celui-ci. Nous) terminerons en présentant quelques) remarques sur la distribution géographique des Singes. C’est uniquement dans les pays chauds, et| principalement dans les zones inter-i tropicales , que se trouvent répandus ces Animaux : en Amérique, la Guiane , le Brésil, le Paraguay; en Asie, les îles de la Sonde, Bornéo, le continent de l’Inde; en Afrique, le Congo , la Guinée, le Sénégal, le cap de Bonne - Espérance , sont les contrées où iis existent en plus grand nombre. Une seule espèce vit sauvage eu Europe , c’est le Magot (/G ce mot à l’article Macaque); et il n’en existe aucune dans le continent tout entier de l’Australasie. Quant à la distribution géographique des geu- 1 es , nous n’avons pas besoin de dire qu’aucun ne se trouve à la fois en Amérique et dans l’Ancien-Monde, puisqu’on a vu que sur les trois tribus que nous avons distinguées dans famille , la première appartient
exclusivement à l’ Ancien-Monde, et les deux dernières au Nouveau. Les lo
pa
ns de géographie zoologiquc posées ar Bufion {F. Mammifères), reçoi-
vent donc ici une application remarquable. Mais, de plus , il e?t à observer que chaque genre de l’ancien
inonde appartient ■exclusivement ou presque exclusivement, soit à l’Afri-
que , soit à l’Asie, en sorte que les L genres ont , aussi bien que les tribus,
1 leur patrie particulière. Ainsi, saris parler du genre Troglodyte formé 1 d’une seule espèce africaine, et du L genre Orang , dans lequel on ne con- 1 naît encore d’une manière bien certaine qu’une espèce asiatique , tous les Gibbons et tous les Semnopithèques appartiennent à L’Inde, soit continentale , soit archipëlagique ; tous les Colobes sont au contraire ! originaires de Sierra-Leone et de la tGuiuée. Les Macaques , à une ou jt deux exceptions près , ont la même j; patrie que les Gibbons et les Semno- :pithèques, tandis que les Cynocéj phales , et surtout les Guenons , sont des espèces africaines. Ces remarques confirment d’une manière frappante Me fait général que nous avons établi dans un autre travail (Ann. des Sc.
nat. T. 1, avril 1824), savoir, que îplus on remonte dans l’échelle des •'êtres, plus la distribution géographique paraît soumise à des lois ^exactes. Or , ud tel fait ne peut guère s s’expliquer que si l’on suppose que l 'es Animaux supérieurs ont été créés es derniers de tous et postérieurcjament à la formation des conlinens ctuels , hypothèse dont la vraisemblance frappe vivement lorsqu’on îe rappelle les beaux résultats des ravaux de Cuvier. Dans ce monde inlique qui a précédé l’JIomme, et dont l’IIonnne, à force de science,
1 conquis l’entrée et s’est fait le contemporain ; dans ce monde que Homme ne vit jamais, et dont il • su écrire l’histoire et connaître les aabitans , notre espèce ne fut pas eule absente : aucun Singe, aucun ^uadrumaue n’y parut également, misqu’aucun débris n’est venu à traders les siècles nous transmettre les races , et nous apporter les preuves de leur existence. Ainsi le même ait nous est révélé , et par l’étude de a distribution géographique des Aninaux de Page actuel , et par celle les débris l’ancien ordre de choses ; emarque qui montre mieux que de ongs raisonneinens combien tous les
faits de géographie zoologique doivent être recueillis avec soin, et dans quel vaste champ de méditations ils peuvent nous introduire, (is.g.st.-ii.)
* SINGE ROUGE, mam. Barrère nomme ainsi l’Alouate ( Myceies Seniculus , Desm. ) ou le Cercopithecus barba/us guineensis de Marcgraaff , qui est très-commun à Cayenne.
(less.)
SINGE-VOLANT, mam. Ce nom a été quelquefois donné aux Galéopithèques. V. ce mot. (is. g. st.-ii.)
* SINI. bot. r han. V. Confusi.
* SINIQUE. mam. Espèce du genre
Homme. V. ce mot. (b.)
SINISTROPHORUM ou 5INIS- TROPHUM. bot. ph an. ( Schrank cité par Steudel. ) Syn. de Camelina ou rie Myagrüm. K- ces mots. (g. .n.)
* SINNINGIA. bot. piian. Genre de la famille des Gesnériécs et de la Didynamie Angiospermie , L., établi par Nées d’Esenbeck (Ann. des Sc.
nat. , vol. 6 , p. 292) qui l’a ainsi caractérisé : calice tubuleux , campanulé, quinquéfide , à cinq angles foliacés, ailés; corolle presque bila — biée , renflée au-dessous de l’orifice, a^ant le limbe ouvert , presque régulier, divisé en cinq lobes ovales, presque arrondis ; quatre étamines didynames, insérées à la base de la corolle, cl plus courtes que le tube, ayant leurs filets glabres, ascendans, leurs anthères glabres, presque carrées, biloculaircs , d’un jaune pâle, cohérentes au moyen d’un connectif charnu; cinquième filet rudimentaire inséré à la base de la corolle; cinq glandes nectarifères , alternes avec les filets: ovaire infère , à cinq ades , uniloculaire , avec des plancentas doubles; style hérissé ; stigmate cyathiforme ; capsule presque charnue , renfermant un grand nombre île graines. La Plante qui a servi de type à ce genre a été décrite et figurée par Nées d’Esenbeck {lue. cit. , ta b. 12) sous le nom de Sinningia lie lier i.
Elle est haute d’un pied ou un peu moins. Sa tige est épaisse, charnue ,