‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 172 sur 282 · S IN · texte numérisé non relu

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cylindrique, nue inférieurement. Ses feuilles sont opposées , pétiolées , cordiformes , ovales, dentées en scie, légèrement pubescentes. Les fleurs sont d’un vert pâle , entremêlées avec les feuilles, et formant ainsi une sorte de grappe. Cette Plante, originaire du Brésil , est provenue de graines qui ont germé en premier lieu dans le jardin de l’université à Bonn. Elle s’est ensuite répandue dans les jardins de botanique de l’Europe, notamment en Angleterre, ou Lindley l’a décrite de nouveau , et en a donné une bonne figure dans le Botanical Register, u. 997. Cet auteur a récemment publié trois nouvelles espèces, dont deux, d’une rare élégance , sont figurées {Bot. Regis/., n. 1112 et ri 34) sous les noms de S. gui lata et S. pi lias a. (g.. N.)

SINODENDRE. Sinodendron. ins.

Genre de l’ordre des Coléoptères , section des Pentamères , famille des Lamellicornes , tribu des Lucanides, établi par Fabricius aux dépens du grand genre Scarabœus de Linné et dans lequel son auteur faisait entrer plusieurs Insectes appartenant à des genres diflerens. Les caractères du genre Sinodendre , tel qu’il a été adopté actuellement, sont : corps allongé , cylindrique ; tête petite , cornue on tuberculée; jeux petits ; antennes fortement coudées, composées de dix articles ; le premier fort long , égalant presque la longueur de la moitié de l’antenne; le second globuleux , un peu turbiné ; les cinq suivans globuleux , allant un peu en grossissant du troisième jusqu’au septième inclusivement; les trois derniers formant des feuillets disposés perpendiculairement à l’axe de l’antenne et imitant des dents de scie.

Labre peu distinct ; mandibules cornées , presque entièrement cachées.

Mâchoires presque membraneuses, peu avancées , composées de deux lobes , l’intérieur très-petit, en forme de dent. Palpes maxillaires peu avancés , filiformes, près de deux lois plus longs que les labiaux, leur se-

cond article plus grand que les autres, obeonique , le troisième presque!

ovale , le dernier presque cylindrique; le terminal des palpes labiaux plus gros que les piécédeus, presque ovale. Menton petit, triangulaire, caréné ; languette cachée par le menton ; corselet presque carré, convexe en dessus, sa pallie antérieure concave, surtout dans les mâles , le boid.

antérieur échancré pour recevoir la tête. Ecusson petit , arrondi postérieurement; élytres recouvrant l’abdomen et les ailes ; pâtes de longueur moyenne ; jambes dentées sur deux rangs à leur partie extérieure; dernier article des tarses muni de deux crochets entre lesquels est un appendice portant deux soies ; abdomen assez épais. Ce genre différé des Passales et Paxylles, parce que ceux-ci ont le labre grand et toujours à découvert et que leurs antennes sont simplement arquées. Les Æsales en diffèrent par leur corps court et par leur languette qui est découverte. Les mœurs des Sinodendres sont à peu près semblables à celles des Lucanes ; leurs larves vivent dans les troncs des Pommiers ou des Hêtres.

Fabricius en mentionne neuf espèces dont huit appartiennent à des genres très-éloignés de la famille. Deux espèces composent actuellement le genre Sinodendre tel que Latreille l’admet. Nous citerons la suivante :

Le Sinodendre cylindrique , Sinodendron cylindricum , n° 1, Fabr., Sysl. Eleuth. ; Panzer, Faun. Germ., fasc. 1 , f. 1, mâle , et fasc. 2, f. 11 , fém.; Scarabœus cylindricus , Oliv.

Il se trouve communément en Normandie et en Flandre. On eu connaît une autre espèce très-voisine que Palisot de Beauvois a découverte dans l’Amérique du nord et à laquelle il a aussi donné le nom de Sinodendron cylindricum. (g.)

SINOPE ou SINOPIS. min. Les anciens donnaient ce nom , qui est celui cl’une ville de Paphlagonie, à une Ocre d’une belle couleur rouge cl qui était très - usitée chez

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