S IP
les peintres de l'antiquité. V.
Ocre. (a. r.)
SINOPLE. min. Nom d’une variété de Quartz Hyalin d’un rouge vif et d’un Jaspe. (a. r.)
SINSIGNOTTE. ots. Syn. vulgaire de la Farlousc ( Gmel. ) et du i Pipit des Buissons. V. Pipit. (dr. .z.)
S1NTOXIE. Sintoxia. mole. Sous- . genre que Rafinesque (Monographie des Coquilles de l’Ohio) établit dans son genre Obliquaire pour les Coquilles de forme ovale , oblique , à dent lamellaire et ligament courbe.
Ce genre Obliquaire n’ayant pas été adopté , les sous-genres qui le composent ne l’ont pas été non plus. V.
•Obliquaire et Mulette. (d..h.)
SION et SIUM. bot. phan. Ce nom, sous lequel les anciens désignaient une Plante peu connue , a été appliqué par Tournefort et Linné à un genre d’Ombellifères nommé en ! français Berle. V . ce mot. Les vieux auteurs de botanique l’ont employé , les uns pour désigner le Cicuta vii rosa , les autres le Veronica Beccaibunga. (g.. N.)
SI PALUS, ins. Genre de Chai ransonites établi par Schœnherr. V.
: RuYNCHOPHORES. (G.)
SIPANEA. bot. phan. Genre de la ! famille des Rubiacées , établi par Aublet (Guian. , t. 56 ) et auquel on doit réunir le Virecta de Linné fils « et de Yahl qui ne paraît pas en différer. Voici ses caractères : le calice, adhérent par sa base avec l’ovaire , est à cinq divisions étroites; la corolle est infundibuliforme , allongée, à tube cylindrique très-peu renflé dans sa partie supérieure ; le limbe est iplan et à cinq divisions; l’entrée du 'tube est bouchée par un bouquet de poils jaunes ; les étamines sont incluses, sessiles et insérées vers la partie supérieure du tube; le style est simple, terminé par deux stigmates subulés : le fruit est une capsule ovoïde, couronnée par les divisions du calice , à deux loges contenant chacune un très-grand nombre de
SIP 40i
graines très-petites , irrégulièrement ovoïdes ou polydriques et à surface chagrinée ; leur tégument est crustacé , recouvrant un endosperme charnu , dans lequel est placé un embryon dressé. Les espèces de ce genre son t toutes originaires de l’ Amérique méridionale. Ce sont des Plantes herbacées , vivaces, ordinairement très-velues, à feuillés opposées , munies de stipules intermédiaires ; leurs fleurs sont ou rapprochées en faisceaux ou formant des grappes qui naissent à l’aisselle des deux feuilles supérieures de la tige qui , le plus souvent, se termine par une seule fleur solitaire. (a. R.)
SIPARUNA. bot. phan. Aublet a décrit sous ce nom un genre de Plantes resté long-temps fort imparfaitement connu , mais dont nous avons déjà indiqué les rapports avec le genre Citrosma de Ruiz et Pavon , rapports qui sont tels, que ces deux genres devront probablement être réunis quand on aura étudié comparativement leur structure avec plus d’attention. Néanmoins nous allons faire connaître ici les caractères du genre Siparuria , tels que nous les a présentés le Siparuria guianensis , Aubl., 2, tab. 353, seule espèce dont se compose ce genre. Les fleurs sont petites, unisexuées, monoïques, les mâles et les femelles réunies et mélangées à l’aisselle des feuilles. Les fleurs mâles ont un involucre commun, régulier, turbiné, épais, offrant quatre petites dents à son sommet. Les étamines , dont le nombre varie de cinq à dix , sont insérées à la paroi interne de l’inivolucre, sans ordre, et sont caduques.
Dans les fleurs femelles, l’involucre commun est pyriforme , à quatre dents; les pistils sont au nombre de quatre à huit, et même au-delà, attachés à la paroi interne de l’involucre qui est resserré à sa partie supérieure, par laquelle sort l’extrémité des styles. Le fruit est semblable à celui du Figuier, c’est-à-dire que l’involucre commun devient
charnu , qu’il est ombiliqué à son sommet, et qu’il renferme un à huit nucules qui sont les véritables fruits.
Ceux-ci sont arrondis, un peu comprimés , à surface chagrinée , et enveloppés clans une substance charnue qui paraît différente de celle de l'involucre, lequel finit par se rompre irrégulièrement et par devenir plan. L’espèce unique qui forme ce genre est un Arbrisseau à feuilles opposées, entières, très-aromatiques, dont les différentes parties sont couvertes d’un duvet étoilé. 11 croît dans les forêts de la Guiane. Si l’on compare les caractères du genre Siparuna à ceux du Cilrosma , on verra qu’il y a presque identité entre eux, à moins qu’on n’admette comme suffisante pour les distinguer la différence que présente l'involucre du Siparuna, qui est ruptile et devient plan , caractère de fort peu d’importance , mais qui n’a pas été mentionné dans les espèces de Citrusma.
Si l’on se décidait à réunir ces deux genres, il faudrait nécessairement adopter le nom d’Aublet comme de beaucoup antérieur à celui des auteurs de la Flore du Pérou. (a. R.)
SIPÈDE. rept. oph. Espèce du genre Couleuvre. V. ce mot. (b.)
*S IPH A N T HER A. bot. pii an.
Genre de la famille des Mélastomacées etde la TétrandrieMonogynie, L., récemment établi parPohl (Plant. Brasil. Icon. et Descript. T. i, p. 102) qui l’a ainsi caractérisé : calice dont le tube est campanulé, un peu renflé à la base, le limbe quadridenté, avec des folioles persistantes placées entre les dents et plus longues que cellesci ; corolle à quatre pétales orbiculés , plans, munis à la base d’un court onglet, insérés sur le sommet des dents du calice; quatre étamines ayant leurs fdels égaux , filiformes , beaucoup plus longs que les pétales , insères sur le bord du calice et cnlic ses dénis ; anthere oblongue , presque cylindrique, convexe du côté externe , marquée au côté interne d’un sillon longitudinal, munie à la base
SIP
d’un processus blanc ascendant, ou, pour nous servir des expressions du professeur De Candolle, ayant le connectif irès-coui t, renflé en deux oreillettes à son articulation ; l’anthère se termine par un bec long, cylindrique, tubuleux et tronqué; ovaire elliptique, surmonté d’un style long , filiforme à la base , et terminé en massue; capsule déprimée, obovée , ohcordée au sommet , biloculaire , bivalve, déhiscente par le sommet, à cloison membraneuse insérée sur le milieu des valves ; graines nombreuses, ovées et réticulées. Ce genre a été adopté par De Candolle ( Pro drum. Syst. J^eget., 5, p. 120) qui l’a placé immédiatement avant le genre Rhexia. Il se compose de trois espèces qui croissent au Brésil dans la capitainerie de Goyaz, et qui ont été décrites et figurées ( loc . cil., tab. 84 et 85) avec beaucoup de soins par l’auteur, sous les noms de Siphanthera cordata , tenera et subtilis. Ce sont de petites Herbes très-élégantes , hérissées, glanduleuses , croissant dans les localités moutueuses. Leurs feuilles sont opposées , sessiles , dentées , couvertes de poils glanduleux ; les fleurs sont roses ou blanches, agglomérées en capitules axillaires ou terminaux , entourés chacun d’un involucre composé de bractées foliacées et ciliées. Les anthères ont une belle couleur bleue qui contraste agréablement avec le rose des pétales, (g. .N.)
SIPHO. moll. Genre de Klein dans lequel on trouve en plus grand nombre des Fuseaux à queue courte, des Mitres, des Buccins , etc. ; il n’a été adopté de personne. (d .h.)
SIPHON. Sipho. bot. phan. Trèsbelle espèce du genre Aristoloche.
Les Grecs donnaient aussi ce nom à une Graminée qu’on dit être un Agrostide. (b.)
SIPHONAIRE. Sip/iofiaria. moll.
Ce genre ne pouvait manquer d’être créé , car il fut pressenti par Blaiuville d’abord et par nous-mêmes depuis long-temps dans notre collection , et enfin définitivement établi
SIP
par Sowerby dans son Généra. Adanson le premier, dans son excellent ouvrage sur les Coquilles du Sénégal, nous fit connaître , sous le nom de Mouret , une Coquille qu'il rangeait dans les Patelles tout en reconnaissant qu'elle en diffère sous plusieurs rapports ; il indique même des différences très-notables entre l’Animal du Mouret et celui des autres Patelles. Ainsi, à l’aide de ces connaissances et par l’étude des Coquilles rangées autrefois dans les Patelles , on pouvait arriver à un bon genre en groupant toutes celles qui, n’étant pas symétriques , ont en dedans et latéralement une gouttière plus ou moins profonde indiquée ordinairement audehors, soit par un prolongement du bord, soit par une côte plus saillante. Les caractères pris de l’Animal étaient fort incomplets lorsqu’on ne pouvait avoir recours qu’à Adanson. Depuis cet auteur, Sa vigny , dans les magnifiques figures de l'ouvrage d’Egypte, dont on doit la publication récente au zèle de notre ami Audouin , représenta une espèce de Siplionaire avec son Animal. Blainville en profita pour compléter les caractères génériques qui se ressentaient nécessairement de l'ignorance presque complète où l’on était à l’égard de l’Animal . L’auteur que nous venons de citer a exprimé les caractères génériques de la manière suivante , à son article Siphonaire du Dictionnaire des Sciences naturelles : corps subcirculaire , conique , plus ou moins déprimé ; tête subdivisée en deux lobes égaux, sans tentacules , ni yeux évidens ; bords du manteau crénelés cl dépassant un pied subcirculaire comme dans les Patelles; cavité branchiale transverse , contenant une branchie probablement en forme d’un grand arbuscule (la branchie est inconnue), ouverte un peu avant le milieu du côté droit et pourvue à son ouverture d’un lobe charnu de forme carrée située dans le sinus , entre le manteau et le pied ; muscle rélracteur du pied divisé en deux parties , une beaucoup plus grande, poslé-
SIP 453
rieure, en fer-à-cheval ; l’autre trèspetite à droite et en avant de l’orifice branchial. Coquille non symétrique, patelloïde , elliptique ou suborbiculaire , à sommet bien marqué , un peu sénestre et postérieur ; une espèce de canal ou de gouttière sur le côté droit, rendue sensible en dessus par une côte plus élevée et le bord plus saillant. L’impression musculaire divisée comme le muscle qu’elle représente.
D’après ces caractères , on peut juger que l’Animal des Siplionaires est fort différent de celui des Patelles , puisqu’il n’a ni tentacules, ni yeux appareus, et que l’organe branchial, au lieu d’être placé autour du pied comme dans les Patelles, est contenu , à ce qu’il paraît , dans une cavité branchiale , transverse et cervicale. Cependant les figures d’ Adanson et de Savigny laissent dans le doute à ce sujet , et même on voit dans celle de ce dernier une sorte de frange ou de bourrelet entre le manteau et le pied , ce qui pourrait bien représenter l’organe branchial des Patelles; cependant cela n’est pas probable, puisque la gouttière paraît destinée à transmettre dans la cavité branchiale le liquide ambiant. On voit qu’il existe encore des doutes sur l’Animal des Siphonaires, doutes qui seraient depuis long-temps éclaircis , si une longue et douloureuse maladie n’avait pas empêché Savigny de fournir des détails sur les figures qu’il a fait faire avec tant de soins et de perfection. Les Coquilles de ce genre vivent sur les rochers ; quelques espèces semblent rester long-temps à la même place, car les difformités qui résultent d’un même accident de l’endroit où elles sont attachées et qui se succèdent depuis long-temps, comme les stries d’accroissement le démontrent , indiquent une habitude semblable à celle de plusieurs Cabochons, et nous croyons que, sous plus d’un rapport, les Siphonaires sc rapprochent de ce genre et devront entrer dans la famille des Calyptraciens , ce que l’on ne pourra décider au reste que lors^-