‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 178 sur 282 · tome xv · texte numérisé non relu

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ce qu’elles soient parvenues à la percer; alors, faisant de leur bec un levier, elles enlèvent des éclats qui agrandissent l’ouverture et leur permettent d’extraire l’amande par moiceaux.

Elles quittent rarement les grandes forêts et les bois pour se rapprocher des habitations; elles ne se perchent point comme la plupart des autres Oiseaux sylvajras, mais se retirent la nuit dans un trou qu’elles ont adopté. C’est aussi dans un trou pratiqué le plus souvent dans un vieux tronc , et presque toujours l’ouvrage d’un Oiseau plus grand, qu’elles déposent leurs œufs. La construction de ce nid est assez remarquable pour que nous en donnions une idée : lorsqu'au retour du printemps le besoin de la reproduction vient se faire sentir aux époux que les frimas ne désunissent point, ceux-ci se mettent de concert à la recherche d un trou favorable à la ponte ; s’il n’est point assez grand , ils l’élargissent à grands coups de bec, et les éclats qu’ils détachent sont balayes, à l’exception des plus menus qui, avec un peu de duvet, constituent le matelas de l’incubalion ; le trou arrangé, il s’agit de le mettre à l’abri de toute attaque, et pour cela on travaille avec zèle aux clôtures extérieures que l’on élève avec de la terre glaise gâchée. L’adresse avec laquelle les Si (telles se servent du liée en guise de palette ou de truelle pour transporter et disposer les matéi iaux de leurs bâtisses , les ont fait comparer à des maçons ou à des potiers, et de-là leur sont venus les noms vulgaires et surtout celui de Torche-Pot que plusieurs ornithologistes leur ont conservé. La ponte consiste en cinq ou sept œufs blanchâtres, ordinairement tachetés de roux; la femede les couve avec tant de constance que rien n’est capable de lui faire abandonner le nid ; pendant tout ce temps elle reçoit la nourriture du mâle qui la lui porte avec une assiduité admirable. Excepté sous les latitudes équatoriales , on a trouvé des Si t telles dans toutes les parties

habitées du globe. Nous citerons les»

espèces suivantes comme les princi-1 pales.

SiTTELLE FOLLE , Sitta Stl/l/a i

"Vieil l . ; Sitta Ja/naicensis,\3ii\ , Lathl Parties supérieures d’un gris ardoisé!

sommet de la tête noir; cette nuança se termine en pointe sur la nuque!

sourcil blanc, se prolongeant sur léj cou et accompagnant un trait noir1 rémiges et rectiices les plus extérieur res noires, terminées de blanc. Par-j ties inférieures d’un brun rougeâtre bec noir; pieds d’un vert obscur. L i femelle a les teintes beaucoup moin!

prononcées , et les pai lies inférieure: j d’un roux obscur. Les jeunes sont cendrés en dessus et d’un roux brur en dessous. Taille, quatre pouces e demi. Amérique septentrionale. Peut être n’est-ce, comme le pense Latham , qu’une variété de la Jamai\ ce/isis ou de la Carolinensis.

Sittelle Torche-Pot, Sitta euro\ pœa , Lath.; Sitta cæsia , Meyerj Buff. , pl. enl. 6^5 , fig. i . Parties suj périeures d’un bleu cendré; trait ocu laire noir; rémiges noirâtres; h?

deux rectrices intermédiaires cen drées . les suivantes noires , terminée de cendré , les latérales noires; gorg blanche ; devant du cou, poitrine c ventre d’un roux jaunâtre; flancs e cuisses d’un brun marron ; bec d’m gris brunâtre; iris brun; pieds cen drés. Taille , cinq pouces. La femeli a les couleurs moins vives et moin tranchantes. Sa taille est aussi naoin dre. D’Europe.

Sittelle voilée, Sitta velala Tcmm. , pl. color. 72, fig. 5; S'àl frontalis , Horsf. Parties supérieure [l’un bleu d’azur; joues et côté 0 cou d’un bleu tirant sur le pourpre un large bandeau noir sur le fron ainsi qu’une bande de cette cojjlcu au-dessus des yeux ; rémiges et roc 1 lices d’un bien nqancé de eeudie menton blanc: parties inférieur*]

Tun cendié pâle, nuancé de po"1 pre; bec jaune avec la pointe noire pieds bruns. Taillfi, cinq pouce Des Moluques.

vèces qui paraissent appartenir à ce genre.

itta cafra, Lalh. ; Sitta C/iinensis; ta C/i/ u ris , Latli.; Sitta iongi rosira , th.$ Sitta surinamensis , Lalh.

(DR. .Z

S8ITTINE. Xenops. ois. Genre île j die des Anysodactyles. Caraces : hec court, grêle, très-compri- , subulé’, pointu, retroussé; ute des mandibules recombée en ; it , la supérieure à peu près droite, itférieure plus étioite et plus relevers la pointe, conséquemment • s-bombée en dessous. Narines plaj-s de chaque côté du bec , piès de * base , ovoïdes, couvertes d’une mbrane; pieds médiocres. Quatre : .gts , trois en avant , ceux des côtés ! jeu pi ès égaux, l’externe uni à termédiaire jusqu’à la seconde aviation, et l’interne jusqu’à la i nière. Ongles forts , comprimés et ■ aés. Ailes médiocres : La première i ige plus courte que la seconde ! l’est un peu moins que la troime. Queue conique , à liges flexi- . Tout ce que l’on connaît des urs et des habitudes des Siltines a lus grand rappoit avec ce que avons dit relativement aux Si t— s , conséquemment nous croyons i le de répéter les mêmes choses , :e en d’autres termes. Les trois ces connues jusqu’à ce jour sont res au continent de l’Amérique, •s citerons l’espèce suivante combine des plus remarquables, i TT1NE ANABATOÏDE , XetlOpS atiades , Tetnin. Ois. color. , pl. i 5o , i. Parties supérieures d’un brun ; bande occipitale Ldanche; un

S ter blanc sur la nuque; lectrices roux vif; gorge blanche; poi- : et milieu du ventre d’un îonx ■ î; le reste des parties inférieures roux foncé; bec blanchâtre;

5 gris. Taille, sept pouces. Du il. (dr. .z.)

L IfDLE. rept. opij. Espèce du | e Couleuvre. V. ce mot. (b.)

’D. ois. Nom chilien dans Molina 1 0isra" q”c ce jésuite nomme

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