‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 188 sur 282 · V. Peigne. (d..h · texte numérisé non relu

V. Peigne. (d..h

SOLEA. bot. phan. Sprengel a donné ce nom au genre Ionidium de Ventenat qui appartient à la famille des Violariées. De Gingins , dans le premier volume du Prodrome de De Candolle, l’applique à un autre genre de la même famille auquel il assigne les caractères suivans : calice dont les sépales sont à peu près égaux en tre eux, carénés, non munis à la base d'un éperon , mais décurrens sur le pédicelie, réfléchis après l’anthèse ; corolle à pétales presque inégaux , roulés dans l’estivation , l’inférieur un peu plus petit que les autres , légèrement gibbeux à la base; étamines rapprochées, dont deux portant extérieurement une glande nectarifère , à filets munis à la base d'un onglet un peu large à peu près de la longueur de l’ovaire ; stigmate en hameçon. Le Solea concolor , Gin g.,

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loc. cit.; F Lola concolor, Porst. ,Tram

Soc. Linn., 6, pag. 009 , tab. 28 , et

une Herbe velue, à tiges effilées, ga; nies de feuilles alternes; les pédoq cules sont géminés, quelquefois r< doits à un seul par avortement, axi Lires , uniflores, courts et accompi gnés de deux bractées. Cette Plan croît dans les lieux humides de Pensylvanie.. (g.. Ni

SOLEARIA. moll. foss. On trou’ quelquefois ce nom chez des oryclc graphes pour désigner les NumnA males. F. ce mot. (b

*SOLÉCURTE. Solecurtus. gong Larnarck a partagé le genre Solen 1 différentes sections , d'après la poj tion de la charnière , soit à l’extn mité, soit au tiers de la longueui soit dans le milieu du bord dorsal, est certain qu’en examinant atteut vement les Coquilles qui ont la cha nière médiane , on trouve des cara tères assez différens de ceux des S lens qui ont la charnière terminalces différences se remarquent au bien dans la disposition des impr« sions musculaires et du manteau, c dans la forme particulière des de cardinales. Ce sont ces motifs qui g déterminé Blainville à proposer démembrement du genre Solen Larnarck et d’en extraire d’abord c lui qu’il nomme Solécurte qui a pi type le Solen st/igillatus et auque do une les caractères suivans : Ai mal inconnu. Coquille ovale, alla gée , équivalve , subéquilalérale bords presque droits et parallèle les extrémités également arrondie; comme tronquées , les sommets tri peu marqués ; charnière médian formée d’une dent saillante en c cliet sur une valve reçue entre dej dents, quelquefois avortées de l’auj valve. Ligament saillant , bomli porté sur des callosités nvmphai ï épaisses ; deux impressions musc Lires, distantes, arrondies ; l’impr sion palléale, étroite, profondéim sinueuse en arrière et se prolonge bien au-delà de la sinuosité.

S’il est vrai, comme il est natul ■

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le penser, que l’Animal des Solértes ne diffère pas de celui des So- I îs, on dévi a supprimer ce genre et considérer avec Lamarck comme ie sous- division des Solens. Il n en , a peul-èlre pas de même d’un autre nie extrait egalement des Solens r Blainville, »ous le nom de Soleil'line [V. ce mot). Les Solccurtes tint des Coquilles ovales, très-allonges , très-transverses , arrondies et i s-bàillantes à leur extrémité. Leur i armère est assez variable ; ordinainment l’une des valves préseuteune iande dent en crochet qui s’enfonce i ns l’intervalle de deux dents lamelir res de l’autre valve; quelquefois • ; deux dents sont presque nulles; ii, ns quelques espèces, il y a deux i n ts ca r d i na les éga l es à cha q ue v a 1 ve ; ms d’autres enfin la dent en crochet l; accompagnée d’une autre hea lieu p plus petite.

ILes espèces de ce genre se trouvent ins presque toutes les mers et pluit urs sont fossiles , mais dans les teri ins tertiaires seulement. Nous citeras quelques- unes des espèces les ius remarquables.

ILeSoLÉcuRTE nosE, Solecurtus s/ri- L'iatus, Blainv. , Malac., pl. 79 »

Solen slrigillatus , L. , Larnk., Anim.

r.as vert. T. v, pag. 455, n. 18 ; lister, Conch., tab. 5i6, fig. 260 ; uemn , Conch. T. VI, tab. 6, fig.

, , 4-2 ; Encyelop. , pl. 224 , fig. 3 ;

1 vient fossilis , Brocchi, Conch. loss.

ibap., pag. 497; Basterot , Bassin 1 t. du sud-ouest de la France, Mém.

la Soc. d’Hist. nal. de Paris, T. il, g. 96, n. 1. On a confondu , selon us, plusieurs espèces distinctes dans 1 .le ci ; les matériaux que nous avons us les yeux maintenant nous en donfin t l’assurance. L’espôcevivanferose iec des zones blanches se distingue is-bieri du Su/eu candidus de Rcteri que l’on y avait joint comme i ridté ; elle se distingue aussi du leu slrigillatus fossile des environs Paris, qu’on ne peut pas confone non plus avec le Soleil candidus ; îasi le Solen slrigillatus de Linné ,

1 1e l’on trouve vivant dans la Médi-

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terranée, au Brésil, au Sénégal, dans la mer des Indes , se trouve fossile en Italie, et une variété également fossile à Dax , Bordeaux et aux environs de Vienne , tandis que le Solen candidt/s que l’on rencontre vivant dans la Méditerranée, dans l’Océan , sur les côtes de la Manche et fossile en Italie, n’est point du tout l’analogue du fossile de Grignon qui constitue, selon nous, une troi.-ième e.-pèce fossile seulement.

Solécutite Gousse, Solecurtus JLegumen, Blainv., loc. cit , pl. 80, fig. 1; Soleil Legumen , Lamk. , loc. cit. , p.

453, n. 1 1 , ibid.; L. , Ginel., p. 0224, n. 4 ; Plane., Conch. , tab. 3 , fig. 5 ; Born., Mus. Cœs. uind.} tab. 2, fig. 1 , q; Encyelop., pl. 225, fig. 3. Cette espèce commune se trouve dans la Méditerranée, sur nos côtes de l’Océan et dans l’océan Atlantique. (d..ii.)

SOLEIL, conch. La disposition rayonnante des appendices marginaux de certaines Coquilles ou de quelques Astéries, leur a fait donner par le vulgaire le nom de Soleil ou Soleil marin. Les marchands ont donné le nom de Soleil, levant ou Soleil couchant à quelques Coquilles bivalves qui ayant des couleurs rosées ou aurore d’une grande fraîcheur et toujours rayonnantes, pouvaient être sous ce rapport comparées au lever et au coucher du Soleil. Des Tel 1 i ries , des Soletellines et des Solens ont reçu ces dénominations.

SOLEIL, bot.thàn. L’un des noms vulgaires et des plus répandus de Y Heliant/ius arinuus. V . Hélianthe, (b.)

SOLÉMYE. Solemya. moll, On doit ce genre à Lamarck qui l’a établi dans son dernier ouvrage sur les Animaux sans vertèbres. Adopté depuis par les auteurs, il a été constamment rapproché des Solens avec lesquels il a en effet des rapports plus peut-être qu’avec les genres de la famille des Mactracécs ( .ce mol) dans laquelle Lamarck l’avait compris.

Blainville, Traité de Malacologie, p.

570, l’a placé dans la. famille îles Py—

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loridés {V . ce mot), entre les Solens et les Panopécs , non loin des Glycimères. Latreille adopta l’arrangement de Lnmarck; mais ayec le doute de savoir si le genre Solémye ne serait pas mieux place dans la famille des Mactracées ou celle des Solénides.

Lorsque l'on examine ce genre dont l'Animal n’est point connu , on ne lui trouve que fort peu de rapports avec d’autres des famdles avoisinantes ; tout dans sa structure et ses caractères semble en faire un type à part pour lequel on sera peut-être obligé par la suite d établir une famille particulière. Ceci paraîtra plus probable, lorsqu’on aura comparé les caractères du genre à ceux de la famille dans laquelle les auteurs ont voulu le faire entrer. A oici ces caractères : Coquille mince , fragile , ovale-oblongue, bâillante, très-transverse, très-inéquilatérale, épidermée; épiderme épais , très-débordant, profondément découpé en lanières plus ou moins larges ; bord dorsal , droit; charnière sans dents; ligament interne porté par des ceillerons obliques, profondément creusés en gouttière et saiilans dans l’intérieur des valves sur le côté le plus court; deux impressions musculaires, petites; aucune trace de 1 impression palléale.

Si nous cherchons à faire coïncider ces caractères avec ceux des genres de la famille des Solénacées, par exemple, nous ne pouvons y réussir; car ils ont toujours le ligament externe , une charnière articulée, une impression palléale prolondément échancrée. Cependant , parmi ces genres, il en est un , dont Audouin vient de faire connaître l’Animal , le genre Glycimère ( V. ce mot), qui paraît avoir avec celui qui nous occupe la plus grande ressemblance; mais le ligament est extérieur; l’échancrure palléale peu profonde, il est vrai, existe ; néanmoins la coquille est beaucoup plus solide et plus bâillante. Si nous prenons la famille des Myaires , nous ne trouvons également que des rapports éloignés avec les Solémyes; il ço e$t meme

des Mactracées, quoique les Lutrair* semblent s’en rapprocher davantaga mais ce genre a une charnière arti culée , une impression palléale et u( épiderme d’une toute autre naturel Quant aux genres Onguline et Am| phidesme entre lesquels Lainartj place les Solémyes , ils ont évidem ment moins de ressemblance avec K que celui que nous citions tou t— 3 l’heure. Il semble que des observa lions précédentes ou peut conclur que le genre Solémye, ne pouvan s’accorder dans les caractères essen tiels et même secondaires avec aucui de ceux qui s’en rapprochent, devn probablement former à lui seul un petite famille voisine de celle da Myes , très- rapprochée par consé' quent des Solénacées.

On ne connaît encore que deux e^i pèces appartenant à ce genre ; elle sont d’un médiocre volume et on entre elles beaucoup d’analogie quoi qu’elles soient de pays fort éloignés

Solémye australe, Solemya a us traits, Lamk., Anim. sans vert. T. V pag. 48g, n. i ; Blainv. , Malac.

pag. 570, pl. 79 , fig. 1 ; Mya mafl ginipeclinata , Péron et Lesueur. Eli vient des mers de la Nouvelle-Hol lande au port du Roi George.

Solémye méditerranéenne, Sa lemya mediterrauea, Laink., /oc. cil.

u. 2; Solen,Poli , Tesl. utr. Sicil. T. 1 pl. i5, fig. 20; Encyclop., pl. 223 fig. 4. Elle vit dans la Méditerranée) on l’a trouvée à Marseille; mais ellj est plus commune dans l’Adriatiqud

SOLEN. Solen. conch. Solen ei grec signifie tuyau, un tube, aus^ chez les anciens; cette dénomination ne s’employa jamais que pour les ser pules et autres tuyaux marins, l’a suite d’une comparaison peu exacte on assimila des Coquilles bivalves longues et étroites, ouvertes aux deu:

bouts , aux tuyaux marins , et 01 leur donna le même nom quoique) effet il ne leur convînt pas. Par uni bizarrerie qu’il est difficile d’expli quel', mais qui offre plus d’un exein-

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e dans l’histoire de la conchylioloe, les véritables tuyaux marins ne inservèrent pas le nom de Solen qui ur convenait; on l’appliqua au couaire aux seuls corps qui mal à pro- >s amalgamés parmi eux n’auraient :i jamais le recevoir. Quoi qu’il en 'it , consacré depuis long-temps, lopté par Adanson , Linné et tous >s auteurs qui vinrent après lui, le ot Solen ne s’applique plus maintenu qu’à un geme de Coquilles bilves. Ce genre, ti ès-abotidant sur ïs plages sablonneuses de nos mers , t bien connu des anciens qui étuèrent avec assez de soin les habitues des Animaux qui l’habitent. Linné 1 1 formant le genre Solen y fit entrer m-seulement des Coquilles tubi- 'mes, mais encore d’autres aplaties ■ larges, assez semblables aux Vénus aux Tellines , de sorte que le nom Solen perdit au moins pour ces ipèces toute application possible, ■la devait arriver pour les genancieus établis comme celui-ci rr un seul caractère , à l’exclusion tous les autres. Les progrès qu’aiit faits la science ne permettaient is une marche arbitraire; il fallait e les geures fussent faits d’une maé.rre rationnelle ; ou ne devait plus conséquence donner autant de vair et d’jmportance à la forme extéi ure que l’on sait être très-variable; isau contraire en donner beaucoup les caractères plus difficiles à étu- :r sans doute, mais beaucoup plus istans. C’est à Linné que Ton duit le sage réforme; si elle rencontra elque opposition , elle trouva un n plus grand nombre d’imitateurs, u gui ère était du nombre; mais f-JS attaché à l’esprit qu’à la lettre Systema Naturœ de Linné , il y irla une sage réforme. Le genre I .en aurait mérité d’être démembré des premiers; Bruguière le laissa que Linné l’avait lait. Lamarck . le premier qui le réforma ; il en >ara d’abord les Sanguinolaires et Glycimères , puis le genre Anaj e, et forma en même temps la faite des Solénacées ( V . ce mot); et

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enfin le genre Solémye dans son’ dernier ouvrage. Lamarck eut plus de facilité que Bruguière à réduire le genre Solen à de plus justes limites; car il put profiter des connaissances anatomiques que l’on doit au bel ouvrage de fioli, dans lequel on trouve des détails précieux sur le genre qui nous occupe; sa place dès-lors put être marquée avec certitude dans la série; ses rapports devinrent faciles à saisir, et restèrent à peu près invariables dans les diverses méthodes qui ont été publiées depuis quelques années. Il semblait difficile après les travaux de Lamarck de pousser plus loin le démembrement des Solens, et de le faire du moins d’une manière rationnelle. Blainville, dans son Traité de Malacologie, a proposé deux gen-^ res nouveaux sous les n&ms de Solécurte et de Soletelline {V. ces mots), pour des Coquilles prises parmi les Solens de Lamarck. Elles diffèrent, sous plusieurs rapports, des autres Solens ; mais il manque, pour en faire des genres incontestables , une condition bien essentielle, la connaissance des Animaux; jusque-là il est raisonnable de conserver du doute. En adoptantlesnouveauxgenresdeBlainville, le genre Solen se trouverait réduit uniquement aux espèces allongées en manche de couteau dont la charnière est terminale ou subterminale, et que Lamarck avait fort bien distinguées par une section particulière, la première de son genre Solen.

En admettant avec Blainville les deux genres nouveaux qu’il a proposés, le genre Solen devra être caractérisé de la manière suivante : Animal cylin- (lroïde, allongé, les deux bords du manteau réunis dans toute leur longueur et cou verts d’un épiderme épais; manteau ouvert aux deux bouts, l’extrémité antérieure donnant passage à un pied cylindrique terminé par un empâtement; l’extrémité postérieure terminée par deux siphons réunis.

Coquille éqtiivalve , très-inéquilatérale, les sommets très-petits , terminaux, à peine sensibles; charnière linéaire, (boite, gnrnic vers les som*

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mets d’une ou deux dents ordinales ; ligament bombe, extérieur, assez long; deux impressions musculaires très-distantes , l’antérieure longue et étroite, la postérieure ovalaire, toutes deux réunies par une longue impression palléale, bifurquée postéiieurement.

Les Solens sont des coquillages littoraux qui vivent enfoncés dans le sable où ils se creusent un trou assez profond dans lequel ils montent et descendent au moyen de l’empâtement de leur pied qui sert à les fixer dans un point quelconque de la longueur <lu trou. On aperçoit facilement les Solens, à marée basse, faire sortir leurs siphons qui font saillie au-dessus du trou qu’ils habitent; on croirait qu’il est facile alors de s’en saisir; mais on est dans l’erreur à moins que l’on ail acquis à cette pêche une grande habileté. Le Solen échappe presque toujours, tant il met de promptitude à s’enfoncer dans son trou. Les habitans des côtes emploient un moyen plus sûr pour s’en saisir; lorsque la mer a laissé à découvert les plages de sable dans lesquels les Solens se plaisent , ils voient les trous qu’ils habitent et y jettent une pincée de sel ; l’Animal, irrité par son âcreté , sort du trou pour rejeter ce qui le blesse; il le fait rapidement, et c’est dans ce moment qu’il faut le saisir ; car si on le manque, le même moyen ne le fait

flus ressortir, préférant supporter âcreté du sel que de courir un nouveau danger.

Nous ne pourrions , sans entrer dans des détails beaucoup trop longs pour ce Dictionnaire , donner l'anatomie des Solens ; nous ne ferions que répéteV d’ailleurs ce qui a été dit par Poli dans son magnifique ouv rage sur lesTestacés des Deux Siciles auquel nous renvoyons. Les Solens , tels que Blainville les a réduits, ne comptent plus qu’un fort petit nombre d’espèces, soit vivantes , soit fossiles. On ne doit plus y comprendre que les cinq espèces de la première section de Lama: ek et y joindre quel-

3ues espèces fossiles; nous allons iniquer les principales.

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Solen Gaine , Solen V agi ri a , L„ Gtnel., pag. 3223, n. 1 ; Lamk. , Anirm sans vert. T. v, p. 45i, n. i; Lister* Concb. , t. 4og, fig. 2.55; Chemnitz Conch. T. VI, t. 4, fig. 26; Encycl.

pl. 222, fig. 1 , a, b, c. Des Rierj d’Europe, d’Amérique et de l’Inde on le trouve fossile à Grignon, d’aprà Lamarck ; mais il est Irès-douteuJ que l’analogie soit complète , coinmt nous l’avons fait observer dans DOtri ouvrage sur les fossiles des environ^ de Paris. Ce Solen a presque sep pouces et demi de long.

Solen Silique , Solen Siliqua , L.

Gmel., n. 2 ; ibid., Lamk., toc. vit.

n. 4; Pennant , Zool. Brit. T. iv* pl. 45, fig. 20 ; Chemnitz , Conch T. vt, pl. 4, fig. 29; Encvclop., pl 222, fig. 2, a, b, c. La charnière ea moins terminale. Celte espèce très commune dans les mers d’Europe ea moins grande que la première.

Solen Sabre , Solen E/isis , L.

Gmel., n. 5; ibid. , Lamk., loc. cit., n 5; Schrœber, cint. Concb., 2, p. 626 tab. 7, fig. 7; Encyclop. , pl. 22* fig. i, 2, 3 ; Lister, Conch., tab. 4i* fig. 257; Chemnitz, Conch. T. VI tab. 4, fig. 29. Espèce très-commun dans les mers d’Europe, remarqua p ble par sa courbure. (D..H.1

SOLENA. bot. pii an . Sclneber^ donné ce nom au genre Fosoque/i d’Aublet. Mais comme uou« penson ‘ que ce genre n’est pas différent d.

Tocojena du même auteur , nou

renvoyons a ce mot pour eu tracer caractère. Jr. Tacovena. (a. r..}

SOLÉNACÉES. conch. La familj des Solénacées fut instituée par La marck dans sa Philosophie zoologi que. Dès sou origine, elle fut compa sée des six genres Glycimèrc, Solen Sanguinolaire, Pétricole, Rupellair*

Saxicave; elle éprouva des change notables dans l’Extrait dl

mens

Cours : la famille dds Litbophages et fut extraite, et d’un autre côté el fut augmentée du genre Panopéc que Ménaid de la Groye «voit pi blié depuis peu de temps. Quoique famille des Solénacées fût composai?

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lcmeus assez naturellement grouille ne fut cependant pas adoptai' Cuvier , et son genre Solen ne j eprésente que d’une manière très- , parfaite. En la repioduisant dans i dernier ouvrage , Lamarck la rénia en écartant le genre Sanguinaire, et elle se trouva réduite aux uis genres Solen , Panopée et Glyli lève. INous renvoyons à ces mots i>si qu’à Solen et à Solénides. rite dernière dénomination est celle iployée par Latreille pour une fa- Ue à peu près équivalente à celle s > Solénacées. (d..h.)

sSOLÉNANDRIE. Solenandria.

v. PHAN. Palisol de Beauvois a Iblié sous ce nom un genre qui fut opté par Venteuat(Jard. de Malin., 6g) , mais qui avait déjà été fondé rr Michaux sous celui d ’Erythro- , :'za. Il appartient à la famille des

|;icinées et à la Monadelphie Penndrie, L. Voici ses caractères esutiels : calice persistant, divisé prondéinent en cinq parties; corolle double plus longue que le calice, inq pétales soudés avec le tube des j mines , jusqu’au sommet de celui- ,, et tombant avec lui; cinq étami- 'S de la moitié plus courtes que les ' taies , soudés en un tube cylindri- < e , à dix dents, dont cinq alternes, acées , stériles ; cinq plus courtes, i thérifères ; ovaire presque arrondi, uinci au sommet en un style court • épais, terminé par un stigmate ca- } é, trilobé; capsule un peu plus igue que le calice qui l’entouie, loculaire, s’ouvrant par le sommet trois valves qui portent ces cloims sur le rniWeu , renfermant un -•and nombre de graines fixées à un e central.

ILe Solenandria cordifolia , Palis.

• auv. ; Sulanandra cordifolia, Pers.; rythrorhiza rotundifolia , Mich., Fi.

n\ Amer., 2, p. 35, tab. 36 , est une • ante vivace dont la racine est ranime, d’un rouge foncé , à peu près inme celle de Garance. Les feuilles nt radicales , cordiformes et dénias. Les fleurs sont petites, blanches,

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disposées en épi au sommet d’une hampe haute de plus d’un pied, et qui offre à sa base quelques écailles imbriquées. Celte Plante croît dans les montagnes de la Caroline. (g.. N.)

SOLEN ARIUM. bot. crypt. ( Hypoxylées .) Sprengel a donné ce nom au genre établi par Muhlenberg sous celui de Glonium. Ce genre , rapproché par Fries des Actidium , dans l’ordre des Phacidiacées , est ainsi caractérisé : périthécium composé de rameaux étendus en forme de rayon et s’ouvrant par une fente longitudinale rameuse ; ce périthécium est posé sur une base filamenteuse, qui elle-même est fixée sur les bois morts. On ne connaît qu’une seule espèce de ce genre, découverte dans l’Amérique septentrionale par Muhlenberg; c’est le Glonium stellatum.

(AD. B

SOLENIA. bot. crypt. ( Champignons). Genre très- peu connu , établi par Persoon , et rapproché par lui des Pezizcs , mais dont il doit peut-être s’éloigner beaucoup. Ces Plantes se.

présentent sous la forme de tubes droits, membraneux, ouverts supérieurement, et dont l’orifice est un peu resserré; on n’y a pas reconnu de thèques; les sporules en sortent élastiquement , et sont à peine distinctes. Persoon a figuré l’espèce qui sert de type à ce genre dans sa Mycologie européenne, tab. i-a, fig. 8 et g. Toutes ces Plantes croissent sur les bois morts. Fries en distingue quatre espèces. (ad. b.)

SOLENIDES. Solenidœ. conch.

Latreille, dans ses Familles naturelles du Règne Animal (p. 222) a proposé celte famille qui, en remplaçant celle des Solénacées de Lamarck , est destinée à rassembler un plus grand nombre de genres, sans cependant en contenir autant que la famille des Pylorides de Blainvillc. loutes les coquilles qui sont bâillantes aux deux extrémités sont pour Latreille des Solénides ; c’est ainsi qu il place dans un même cadre les genres lanopee , Hyatelle, Glycimorc, Solen , Gastio-

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chêne, Pholadomye et Lcpton. S’il est permis de joindre quelques genres aux Solénncées de Lamarck , tels que les Hyatelles par exemple, nous croyons que pour les autres ils n’ont aucun des caractères pour faire de leur reunion une famille naturelle.

Le genre Gastrochène qui est un double emploi des Fistulaires n’y est pas convenablement placé. V. Solénacées et les mots de genres que nous avons mentionnés. (n..n.)

* SOLÉNIE. Solenia. bot. crypt.

( Hydrophytes .) Genie de la famille des Ulvacées dans l’ordre des Encœliés , que nous avons établi dans les Hydrophytes de la Coquille, indiqué d’abord par Agardli , dans son Species , comme une simple section de son genre Ulva, mais qu’il distingua dans son Systema en réunissant trèsjudicieusement la plupart des espèces de Scytosiphon de Lyngbye. Linné et Lamouroux n'y voyaient que des Ulves. Ses caractères sont :

expansions tubuleuses , simples , prolifères , à gongyles petits, épars à la surface de la Piante , sur laquelle ils se développent habituellement en ex-

fiansions nouvelles ; le tissu est aréoaire. Les espèces de ce genre sont très-difficiles à distinguer , et ne sont

Seut-êlre que des variétés les unes es autres , que modifient les circonstances locales qui président à leur naissance et à leur développement.

On a pu voir à l’article Géographie combien l 'Ulva compressa, L. , qui est une Solénie , est polymorphe.

Nous avons montré cette Plante, véritable protée , passant pour plusieurs espèces aux yeux des cryptogamistes, Autant les Solénies sont variables, autant elles sont cosmopolites. La plus commune se trouve indifféremment dans la mer, dans les marais , dans les rivières et dans les lacs de l’intérieur, souvent à trois ou quatre cents lieues de toute côte.

Les modifications les plus communes, qui passent pour espèces, sont : i° la Solénie intestinale , Solenia intestinale, Ag., Syst., 1 85 ; Ulva intesfi-

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nalis , L. , qui, boursouflée d'air*|)|l ressemblerait parfaitement à des in-I festins plus ou moins gros, entassé»!

dans l’eau , si sa couleur n’était d’n»! beau vert. Très-commune d/ins leil .canaux saumâtres des bords de lJ^r mer, on la retrouve en abondanc4l dans la rivière des Gobclins , ou sou-l vent on la prendrait pour des touf-r fes de Conferves , tant les individu*!nombreux, qui se développent suil ces vieilles expansions, sont souvent!:

longs et soyeux. L 'Ulva Linza des!

auteurs n’en est qu’une très-légèrol modification , ainsi que le VentricosaX le Maxima, 2°. Le Solenia compressa ,!

Ag., 189, N., Coq., p. 201, si com-Imune sur nos côtes, et que nou9r:

avons de la Nouvelle-Hollande. (b.JI

SOLENIER. coNcn. L’Animal du.1 Solen. ^ ce mot. (e.) Lj

SOLÉNITES. conch. Les SolensX ou Manches-de-Couteau fossiles. (B.)!:

* SOLENOPUS. ins. Genre dej,

Charansoniles établi par Schœnherr. I V. Rhynchophores. (g.) I'

* SOLENORHINUS. ins. Genre | du Charansoniles établi par Schœn- [, herr. V. Rhynchophores. (g.) I.

* SOLENOSTERNUS. ins. Genre [ de Charansonitcs établi par Schœn- 1= herr. V. Rhynchophores. (g.)

SOLËNOSTOME. pois. (Duméril.) F V . Centrisque.

SOLENOSTOMES. arachn. La-L treille avait établi sous ce nom , dans t ses premiers ouvrages , un ordre de L la classe des Arachnides qui se trou- L vaient alors réunies aux Insectes. IL | renfermait les Acarus de Linné. La L famille actuelle des Holètreslui cor- ^ respond en partie. (ahd.) :!

SOLKNUS. ins. Suivant Duméril , 1 ce genre d’insectes a été établi par t Mégerlc et est voisin des Scolytes.

(aud.) L

SOLETELLINE. Soletellina. t conch. Comme nous l’avons vu aux j| articles Solen et Solécurte , Blain- * ville a démembré ce premier genre, et 1 en a séparé , outre les Solécurtes , les p

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îletellines qui rassemblent ceux des , ïlens de Lamarck qui , avec la charmère médiane , sont larges et aplatis , î Is que le Solen rostratus , parcxemi e. La manière dont Blainville a eni-sagé le geure Sanguinolaire ( V . ce : ot ) nous fait penser que dans sa i éthode l’un de ces genres est inu e. Dans le genre Sanguinolaire , en :£et , il n’adinet que les espèces que i)us en rejetons, parce que nous soyons qu’elles ne diffèrent pas des ilens , et qu’elles doivent y être rei acées. Blainville , en faisant le conm aire , n’aura pas sans doute comit ré le Sanguinolaria occidens ou : mguinolaria rosea, Lamk. , avec ses . ux espèces de Soletellines ; il en lirait facilement reconnu l’identité.

tuant aux caractères génériques , les aurait rassemblés sous une èême dénomination. Ceci explique '■mmenl Blainville a été conduit à fpprocher les Sanguinolaires des liens plus que desTellines.

?Nous pouvons résumer en peu de rots les observations que nous avons lies à l’égard des genres dont nous mons de parler. Nous pensons, i° ’en admettant le Sanguinolaria ru- <a comme type du genre, on devra écarter les autres espèces de Lanrck et le laisser à côté des Tellines ; que ces espèces, prises dans les aguinolaires, au lieu de constituer genre à part, devront entier dans ui des Soletellines par suite de .r identité générique , et par consé- •ent elles seules se rapprocheront turellement des Solens , ce qui urait pas lieu en admettant sans orme le genre Sanguinolaire. Il ait possible que, par la suite, ces eussions devinssent inutiles, car mimai des Soletellines est inconil pourrait arriver que sa resiblance avec celui des Solens déminât à ne considérer le genre it nous nous occupons que comme sons- division des Solens; mais résultat nous semble moins proileque pour les Solécurtes; les dif- :nccs avec les Solens sont plus sidérables. Voici les caractères

SOL 48q

que Blainville a donnés à son nouveau genre : Animal inconnu. Coquille ovale-oblongue , comprimée, équivalve , subéquilatérale , plus large et plus arrondie antérieurement que postérieurement; sommets submédians , peu saillans; charnière formée par une ou deux petites dents cardinales; ligament épais, bombé, supporté par des nymphes saillantes, et le plus souvent larges et Calleuses.

Deux impressions musculaires arrondies ; impression palléale très - sinueuse et très-profonde en arrière.

Nous n’avons rien changé d’important dans la caractéristique de Blainville, et cependant les Sanguinolaria occidens et rosea peuvent s’y ranger d’une manière facile, ce qui prouve , ce nous semble , leur identité et la nécessité des changemens que nous avons proposés.

Le genre Soletelline est encore peu nombreux en espèces; il serait possible que quelques-unes des Psammotées de Lamarck vinssent en augmenter le nombre. Blainville ne cite que deux espèces ; nous y ajoutons deux Sanguinolaires et le Psammobia Labordei de Basterot qui se trouve fossile aux environs de Bordeaux.

Soletelline soleil - couchant , Soletellina occidens, Nob. , Sanguinolaria occidens , Lamk. , Anim. sans vert. T. v, p. 5io, n° i ; Solen occidens, L. , Gmel., p. 3228 , n° 21; Cbeinn. , Conch. T. VI, tab. 7, fig.

61 ; Encycl. , pl. 226 , p. 2 , a. b. Coquille très -rare, grande, dont on ignore la patrie.

Soletelline rostrée , Soletellina rostrala, Bl. , Malac. , pl. 77, fig. 5; Solen rostratus , Lamk. , loc. cit. , n° 21; Solen diphos , L. , Gmel., n° 1 r» ; Chemn. , Conch. T. vi , tab.

7, fig. 53 , 54 ; Encycl. , pl. 226 , fig. 1. Elle est assez rare; elle vient de l’océan des Grandes-Indes. (d..ii.)

SOLFATARE, min. C’cst-à-dirc Soufrière. Terrain volcanique d ou s’exhalent des vapeurs sulfureuses qui déposent du Soufre sur les parois des fissures qui leur donnent pas-

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sage. La Solfatare la plus célèbre est celle de Pouzzole , près de Naples , qui était connue et même exploitée du temps de Pline. (g. del.)

SOLHAG. mam. L’un des noms de pays de l’Antilope Saïga.

(is. G. ST. -H.)

SOL1DAGO. bot. phan. Genre de la famille des Synanthérées , tribu des Astérées, et de la Syngénésie superflue , L. , offrant ies caractères essentiels suivans : involucre cylindracé , composé de folioles imbriquées et appliquées; réceptacle nu; calathide radiée, composée à la circonférence d’environ cinq demi-fleurons ligulés et femelles , et au centre d’un grand nombre de fleurons hermaphrodites; akènes surmontés d’une aigrette simple. Ce geni'e est trèsvoisin de X Aster, dont il serait difficile de le distinguer par les caractères , mais toutes les espèces de Soli~ dago ont une couleur jaune et un port particulier qui les fait reconnaître au premier coup-d’œil. Elles sont excessivement nombreuses , et par conséquent difficiles à distinguer entre elles. Elles croissent pour la plupart dans l’Amérique septentrionale , et plusieurs sont assez élégantes pour qu’on les cultive comme Plantes d’ornement dans les jardins d’Europe. La plus anciennement connue est le Solidago Virga aurea , L., vulgairement nommé Verge d’or.

G’est une Plante herbacée dont la tige est rougeâtre, cannelée, terminée supérieurement par des fleurs d’une belle couleur jaune, disposées en grappes droites , allongées. Les feuilles inférieures sont ovales-lancéolées ; les supérieures sont plus étroites.

Cette Plante croît dans les hois et les prés secs de l’Europe. Elle passait autrefois pour diurétique et détersive , mais aujourd’hui on n’en fait plus d’usage. (g. .N.)

SOLID1CORNES ou STÉRÉOCÈ- RES. ins. Duméril donne ce nom à la septième famille des Coléoptères pentamérés; il lui donne pour caractères : élytres dures, couvrant tout

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le ventre ; antennes en masse ronde,, solide. Cette famille renferme les geu-' res Lethrus, Escarbot et Anthrène.,

SOLIPÈDES. mam. Nom adopté; par Cuvier pour désigner la troisième!

division des Mammifères de l’ordrej des Pachydermes; ils ont été ainsi!

nommés par une extension forcée!

du mot, car ils sont caractérisés par quatre pieds , n’ayant chacun et àt l’intérieur qu'un seul doigt et un seuil sabot. Le nom de Solidungula , que»

leur donne Illiger , est donc pîusi vrai et plus convenable, et répond àt celui de Monochires donné plus an-j ciennement par Klein. Linné plaçait les Solipèdes , sans les distinguer!

à la tête de son ordre des BeLluæ., Les Solipèdes ne renferment qu’un»

seul genre, le Cheval, Equus. Mais»

dans ces derniers temps Gray a proposé de remplacer le nom de Solipèdes par cel ui d’Equidées , et de diviser le» genre Equus en deux autres genres qui seraient le Cheval , Equus , et l’Ane, Asiuus. Ces idées n’ont été admise^ jusqu’à présent par aucun zoologiste.;

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