‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 231 sur 282 · AD. R · texte numérisé non relu

AD. R

STACIIYOIDES. bot. piian. Reneaulmo faisait sous ce nom un genre

de Y O rnithogalum pyrenaicum , L.

ST ACIi Y O PT ERI D ES. bot .^crypt.

Ce nom , dans le Species de Willdenow, indique un groupe de Végétaux qui correspond à la famille des Ly~ copodiacées. F . ce mot. (ad. b.)

STACHYS. bot. pii an. F. Sta-

CIIIDE.

STACHYTARPHETA. bot. phan.

Genre de la famille des Verbénacées et de la Didynamie Angiospermie, L., établi par Vahl aux dépens des Ferberia de Linné, et offrant les caractères suivans : calice tubuleux , à quatre dents ; corolle dont le tube est courbé, le limbe quinquéfide , inégal; quatre étamines didynames, dont deux sont stériles ; stigmate à peu près capilé ; drupe sèche , biloculaire, bipartible , à loges monospermes. Ce genre a été nommé Cymburus, par Salisbury ; il renferme au moins quinze espèces presque toutes originaires des Antilles et de l’Amérique méridionale. Ce sont des Plantes herbacées ou frutescentes, à feuilles opposées , dentées en scie ou crénelées. Les tleurs sont alternes , disposées en épis , sessiles et à demi enfoncées dans l’axe charnu. Leur corolle est tantôt violette ou bleuâtre, tantôt purpurine ou rose. Parmi les espèces les plus remarquables . nous citerons les suivantes qui sont cultivées dans les jardins de Botanique :

î ° Stachytarpheta anguslifolia, Vahl, Enum. Plant., i, p. 20Ô, ou F erbena inclica , Jacq., Obsero ., 4, p 7, tab.

86 ; 20 S. mutabilis, Vahl , Loc. ci/. ; Ventenat, Malm., p. 36 ; Jacq., Icon.

rar., 2, tab. 207; 3° S. prisma/ïca, Vahl, loc. cit.; Jacq., loc. ci/., tab. 208; 4° S. squamosa, Vahl , loc. ci/.; Jacq. , Hort. Schœnbr., p. 3, tab. 5.

D’après Auguste Saint-Hilaire , le genre Stachytarpheta 11c diflcre aucunement du V erbena. (g. .N.)

STACKOUSIA. bot. crytt. ’JIydrophytes.) Lamouroux avait proposé de former sous ce nom un genre d’une espèce d’ Algue de la Nouvclle- Hollanrle qui ne paraît pas différer du

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Fucus dorycarpus de Turner, qu’Agardh rapporteayecdoute à son genre Cysloseira. (ad. b.)

STACKOUSIE. Stackousia. bot.

Pii an. Ce genre, établi par Smith [Lin. Soc. Trans., 4, p. 218) pour un Arbuste originaire de la Nouvelle- Hollande, a été considéré par Brown comme formant le type d'une famille naturelle distincte et nouvelle qu’il nomme Stackousiées. Les caractères du genre Stackousia sont les suivans:

le calice est monosépale , turbiné, à cinq divisions ; la corolle est pseudomonopétale, c’est-à-dire composée de cinq pétales soudés ensemble par leurs onglets et formant ainsi une corolle tubuleuse et à cinq divisions ; les étamines au nombre de cinq sont distinctes, insérées au calice, deux d'entre elles sont constamment plus courtes que les trois autres; l’ovaire est libre , à trois ou cinq loges , qui forment autant de côtes saillantes; chaque loge contient un seul ovule dressé ; les styles, en même nombre que les loges, sont quelquefois coliérens entre eux par leur base et terminés chacun par un stigmate simple. Le fruit est une capsule à trois ou cinq coques monospermes , indéhiscentes , réunies à un axe ou coluinelle persistante. La graine se compose d’un endosperme charnu au centre duquel est un embryon dressé.

Ce genre ne se compose que d’une seule espèce décrite et figurée par Labillardière sous le nom de Stackousia monogyna (Nouv. -Holl. , 1, tab. io4). G’esl une Plante sousfrutescente à sa base, ayant les rameaux grêles et effilés; ses feuilles alternes, entières, petites, sans stipules; ses (leurs fort petites, disposées en très!

longs épis à la partie supérieure des ramifications de la tige#. Elle croît à la Nouvelle-Hollande. Nous avons déjà dit en commençant cet article que R. Brown avait proposé ( Gen.

rem., p. 25) de faire du Stackousia et d’un genre encore inc'dit, une famille distincte sous le nom de Stackousiées .

Celle famille serait placée par cet ha-

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| le botaniste auprès des Euphoibiaes et des Célastrinées. Smith au •ntraire rapprochait le genre Slacuisia des Térébinthacées. A.-L. De uissieu ne partage pas entièrement s opiuions. Le genre Stackousia lui mble avoir d’assez grands rapports ême avec quelques Ficoïdées , ou ême les Hygrobiées ; mais néanoins il regarde la place de ce genre rame encore indéterminée, (a. n.)

: STACKOUSIÉES. bot. than. Cette mille ne se composant que du seul nre Stackousia , nous renvoyons à ■ mot pour en connaître les caraci res. F . Stackousif.. (a. r.)

i STADM ANNIE. Stadmannia. bot.

ian. La ma rck avait figuré sous ce >m un Arbre nommé vulgairement ( ois de fer à Mascareigne , et qui Re j'Stinguait des autres Sapindacées à 1 urs régulières par son fruit uniloi. lai re et par ses fleurs dépourvues ! pétales. Ayant récemment trouvé 1 nombreux passages entre l’orga- ^sation de cette Plante et celle du i(pania tomentosa , que I on peut [□sidérer comme le type du genre npania de Plumier, nous avons cru woir réunir à ce dernier le Stadnnnia , et nous l’avons mentionné ms notre Mémoire sur la famille ;ï Sapindacées sous le nom de Cunia Sideroxylun. (camb.)

v5 ÏÆ H É L I jN E. Stœhelina. bot.

i an. Genre de la famille des Synantérées , tribu des Carlinées , et de Syugénésie égale, L. , offrant les aelères suivaus : involucre obig , cylindracé , plus court que les urs, composé de folioles sur pluurs rangs, régulièrement imbri- -ées, appliquées, coriaces, très- I :;uës au sommet; réceptacle garni paillettes; calathide composée tic ' irons égaux , réguliers et hermairoditesjovaires comprimés , un peu -guleux, surmontés d’une aigrette poils soudés ensemble par la base, ssini divise ce genre en trois sousires : le premier, sous le nom de tzhelina , renferme le S. di/bia , L. , ■ ir lequel il propose le nom de S.

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rosrnarinifolia. Cette Plante , que l’on peut considérer comme type du genre , a une lige ligneuse ascendante , divisée en rameaux nombreux, garnis de feuilles rapprochées , sessiles , linéaires, denticulées, tomenteuses en dessous. Les fleurs sont purpurines, entourées d’un involucre rougeâtre, un peu cotonneux. Cette Plante croît dans les lieux secs et stériles de toute la région méditerranéenne. Le second sous-genre nommé Barbellina se distingue du précédent par son aigrette composée de paillettes ou squamellules très-barbellulées , tandis qu’elles sont nues dans le Stœhelina. Ce sous-0enre ne comprend que le S. arborescens , L. , Arbrisseau qui croît dans l’île de Candie, et probablement dans d’autres localités de la Grèce; on la dit au>si indigène des îles d’Hyères. Enfin , sous le nom d ' Hirtellina , Cassini décrit un sous-genre qui se compose du S. fruticosa , L. /Plante qui habite également les montagnes de l’île de Candie. Ce sous-genre est très-remarquable en ce que l’ovaire est entièrement couvert d’une couche épaisse de poils très-longs.

De Candolle a établi son genre Syncarpha sur le Stœhelina gnaphaloides , L. F. Syncarfiia. (g..n.)

STAG. mam. F. Cerf du Canada.

STALACTITES et STALAGMI- TES. min. On donne le nom de Stalactites aux concrétions allongées , coniques ou cylindriques , qui résultent. de l’infiltration d un liquide chargé de molécules pierreuses ou métalliques à travers les voûtes des cavités souterraines. Ces cônes ou cylindres sont creux ou pleins à l’intérieur; leur surface est tantôt lisse et tantôt hérissée de pointes cristallines. Ce sont des formes accidentelles qui dépendent uniquement du mouvement lent et vertical que possédait le liquide qui a déposé leurs particules.

Les premières gouttes qui arrivent à la voûte de la cavité, et qui y restent suspendues , éprouvent un commen-

cernent d’évaporation à leur surface extérieure; elles abandonnent alors une partie des molécules étrangères qu’elles tenaient en dissolution ; celles-ci forment un petit anneau solide ou un rudiment de tube; ce rudiment de tube s’accroît et s’allonge par 1 intermède de nouvelles gouttes qui arrivent à la suite des premières , et qui descendent soit le long de la surface externe, soit à travers la cavité intérieure; mais cette cavité finit bientôt par se remplir, et alors la Stalactite ne prend plus d’accroissement qu’à l’extérieur , et, comme elle eu prend plus vers sa base supérieure ou l’eau commence à déposer avant d’arriver plus bas , on sent qu’elle doit avoir en général une forme conique. Les Stalactites sont quelquefois terminées par des espèces de rondelles cristallines ou des amas fongif'ormes de petits cristaux ; c’est ce qui a lieu lorsque la cavité dans laquelle elles se produisent se remplit en partie d’eau , et que ces Stalactites en atteignent la surface. Leur extrémité, plongée dans le liquide, devient un centre d’attraction pour les particules de matières minérales qu’il tient en dissolution. Les gouttes , qui tombent sur le sol des cavités souterraines, y forment d’autres dépôts ordinairement mamelonnés ; ce sont les Stalagmites. Quelquefois ces dépôts , en prenant de l’accroissement , vont joindre les Stalactites qui pendent aux voûtes et forment par la suite d’énormes colonnes. On en voit de semblables dans un grand nombre de grottes calcaires, et particulièrement dans les grottes d’Âuxclles et d’Arcy , en France; mais de toutes les grottes de ce genre, la plus célèbre est celle d'Antîparos dans l’Archipel , qui a été visitée et décrite par Tourne fort. Ce botaniste, en la voyant, s’imagina que les Pierres végétaient à la manière Vies Plantes.

Les suintemehs qui ont lieu sur les parois latérales des cavernes y produisent aussi des concrétions dont la surface est comme ondulée , et qui représentent grossièrement des espèces

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de franges ou de draperies. LesStalactites se forment journellement dans les galeries de mines, dans les fissures des Roches, dans les grottes naturelles, dans l'intérieur des caves ou des vieux souterrains. Elles abondent principalement dans les pays calcaires; aussi la matière qui compose le plus grand nombre des Stalactites est le Carbonate de Chaux; mais il en existe aussi qui sont composées de matière siliceuse, d’Oxide de Fer, d’Oxide de Manganèse, etc.

(g. DEL.)

5TALAGMITIS. bot. pha.v.

Genre de la famille des Guttifères et de la Polyandrie Monogynie de Linné, établi par Murray, et dont les différentes espèces découvertes depuis ont été décrites sous des noms génériques différeus. Nous avons essayé de démontrer, dans un Mémoire sur la famille des Guttifères, que les genres Xanthochymus , Roxb. ; Brindoni.a , Du Pet. -Th. , et Oxycnrpus , Lotir. , ne pouvaient en être séparés; nous allons tracer les caractères du Stalagmitis, ainsi constitué, soit d’après nos propres observations, soit d’après les descriptions de Murray, Roxburgh et Du Petit-Thouars. Les fleurs sout polygames; dans les mâles, on trouve un calice dépourvu de bractées à sa base, et composé de quatre ou cinq folioles inégales entre elles; quatre ou cinq pétales insérés sur le réceptacle , alternes avec les folioles du calice, égaux entre eux; un réceptacle charnu , divisé en quatre ou huit lobes, couvert, daus quelques espèces , d’un grand nombre d’étamines avortées; des étamines monadelphes ou disposées en quatre ou huit faisceaux divisés au sommet en nombreux filets, soutenant chacun une petite anthère didyme , a deux loges, qui s’ouvrfc longitudinalement par le côté; un pistil réduit à l’état rudimentaire. Dans les fleurs hermaphrodites, le calice, les pétales , le réceptacle .et les étamines présentent les mêmes caractères que dans les fleurs mâles ; le style est très-court ; le stigmate est divisé en

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(sieurs lobes ; l ‘ovaire contient de is à huit loges uniovulées ; le fruit i rte à sa base les folioles du calice i pei'sistent, il est terminé par les s :tes du style et du stigmate , sa : me est arrondie ; il est très-charnu, visé en plusieurs loges séparées par •s cloisons peu épaisses ; les graines nnt munies d’un arillej leur radit le est petite; leurs cotylédons, fis-développés , sont soudés en une jsse compacte.

Xe genre Slalagmitis se compose Arbres originaires des Indes-Orieniles etdela Chine. Leurs feuilles sont posées; leurs fleurs sont disposées grappes ou en ombelles axillaires ; s> mâles et les femelles se trouvent nntôt mêlées sur le même individu , :ntôt sur des pieds différons. Ce 'i nre est voisin du Mammea , L. ; du larcinia , Ach. Rich. (formé des ores Garcinia et Cambogia , L.), et n Rheclia , L. Il compose avec eux troisième section que nous avons i ablie dans la famille des Gutlifères.

(CAMB.)

! * STACKER, ois. Nom africain de . 4rgala Marabou , nommée Cigogne Afrique dans l’Hist. gén. des Voyais , T. m , p. 5 1 1 . (less.)

STANILITE. min. (Struve.) Syn.

iEtain concrétionné fibreux, (a. n.)

STANLEYA. bot. pfian. Nuttall ,rien. PL amer.,\\° 166 ) a établi sous ‘ nom un genre de la famille des irucifères que Pursh avait confondu fec les Cleome. R.afincsque a donné ce nouveau genre le nom de Poolobus qui n’a pas été adopté. Voici s caractères assignés à ce genre par e Candolle : calice ample, coloré,

1 ivert ; pétales dressés, connivens î un tube tétraèdre, et dont les onuets sont plus longs que le limbe ; x étamines presque égales; quatre landes dont deux situées en dedans U deux en dehors de la corolle ; siliue longuement stipitée , trois fois lus longue que le stipc, grêle, cyndracée , bivalve , biloculaire, ren- ;rmant des graines oblongucs, à Dtylédons linéaires et incombans. Ce

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genre a de l’affinité avec le Sisymbriurn, mais il s’en distingue par sa silique longuement stipitée et par son port. Il se compose de deux ou trois espèces qui croissent dans l’Amérique septentrionale. Ce sont des Herbes glabres, glauques, dressées, à feuilles caulinaires alternes, pinnatifides-lyrées ou entières. Les fleurs sont jaunes et disposées en grappes allongées, terminales. Le Stanley a pinnatijida , Nuttall , Cleome pinnata , Pursh, est une Plante qui, d’après une certaine analogie avec le Chou, a été essayée comme Plante alimentaire lorsqu’on lui a fait subir la coction dans l’eau; mais, selon Nuttall, elle est violemment émétique.

STAPELTE. Stapelia. bot. phan.

Genre de la famille des Asclépiadées de R. Brown, et de la Pentandrie Digynie , L. , offrant les caractères suivans : calice court, à cinq divisions profondes; corolle rotacée , quinquéfide , charnue; couronne staminaïe soudée à la base en un urcéole , divisée supérieurement en dix parties qui forment deux rangées de prolongemens en forme de cornes ou de ligules , couvrant à la base les masses polliniques ; celles-ci au nombre de dix, rapprochées par paires, céréacées-lisses ; stigmate mutique, discoïde; deux follicules cylindracés , lisses, renfermant des graines aigretlées. Le genre Stape/ia est un de ceux qui a été le plus subdivisé.

Ilawortli , dans son Synopsis P Lantarum sacculenta.ru m , a établi onze genres qui ont pour types diverses espèces de Stapelia décrites dans les auteurs. Comme ces genres n’ont pas été admis généralement , nous nous bornerons à les indiquer, mais sans exposer leurs caractères. x° Stapelia.

Le S. grandi floia et la plupart des espèces à Heurs larges et étoilées qui se cultivent dans les jardins, composent ce genre. — P Gonostemon. Le S. divaricala est le type de ce genre. — 5° Huernia , R. Brown ( ou mieux Iieumia, selon Sprengel ). Fondé sur le 5. reticulata et autres espèces ana-

logues. — 4°. Portant /tes. Genre qui renferme les S. iryorata , uerrucosa , etc. — 5°. Tride/itea. A ce genre appartiennent les j S. genirniflora , mosc/iala , etc., des jardins. — 6°. Tro- /notric/ie. Ayant par type le S. revo- Lula. — 7<\ Orbea. Le *S. variegata , L. , est une espèce de ce genre. — 8W. Obeçia. Fonde sur les S. punctata et décora. — g0. Fiaranthus , R. Br.

Le type de ce genre est le S. pulla.

— ïou. Duvalia. Les S. reclinata , elegans , cœspiiosa , etc. , composent ce genre. — u°. Caralluma , R. Br.

Fondé sur le S. ascendens de Roxburgh.

Les espèces de Slapélies sont trèsnombreuses, car on en connaît plus de soixante, et elles offrent cette particularité remarquable pour la géographie botanique, qu’elles croissent pour la plupart dans l’Afrique australe, non loin du cap de Bonne-Espérance. Le premier auteur qui ait fait mention d’une espèce de ce genre est un médecin hollandais, J. Bodæus à Slapel , qui la décrivit dans ses Commentaires sur Théophraste , sous le nom bizarre de Fritillaria crassa. Bientôt la singularité des tiges el des fleurs de ces Plantes , et la facilité de leur culture , les firent rechercher par les curieux. Les serres chaudes des jardins d’Europe en offrirent bientôt un grand nombre qui furent apportées du cap de Bonne- Espérance, à l'époque ou cette colonie était sous la domination hollandaise.

Deux ouvrages ornés de belles figures ont. été consacrés à l’illustration de ce genre : l’un est dû à Francis Masson qui le publia à Londres , en 1796 , sous le titre d e Stapeliœ novœ ; l’autre a pour auteur N. J. Jacquiu , et a paru à Vienne en 1806 : il est intitulé : Stapeliarum in hortis Find'obonensibüs cultarurn descriptiones. Quelques espèces ont aussi été décrites et figurées avec soin dans d’autres ouvrages, telles que les Plantes grasses de DeCandolle , le Botanical Magazine , etc.

Les Slapélies sont des Plantes a tiges analogues à celles des Cactus , char-

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nues, laiteuses, vertes ou glauques, I t anguleuses, dentées, dépourvues de t feuilles, portant des fleurs dont l’as- 1 pect est des plus agréables, étant ornées de couleurs vives, jaunes, violettes, purpurines , etc. ; mais la plupart d’entre elles exilaient une odeur extrêmement fétide qui rappelle celle de la viande pourrie, à tel point que la mouche de la viande, attirée par cette odeur , vient y déposer ses œufs. On les cultive facilement dans les serres chaudes ou elles se multiplient de boutures, et fleurissent ordinairement depuis le mois d’août jusqu’à la fin d’octobre.

Parmi les plus remarquables , nous citerons les S. grandi/lora , asterias , bufonia , hirsula et reliculata. (g.. N.)

* STAPHYLÉACÉES. bot. fhan] L’une des tribus de la famille des Ce'lastrinées , qui comprend les genres Staphylea et Turpinia. V. Célastrînées. (a. b.) :

STAPHYrLIER. Staphylea. bot.

phan. Genre de la famille des Celas- , trinées et de la Peutandrie Trigynie,

L. , qui offre les caractères suivans : un calice à cinq divisions profondes, dressées, colorées; une corolle formée de cinq pétales égaux , réguliers, alternes , avec les divisions calicinales; cinq étamines libres, distinctes et dressées , alternes avec les pétales; deux ou trois pistils soudés ensemble par leur côté interne; chaque ovaire est à une seule loge qui contient plusieurs ovules attachés à un trophosperme longitudinal ; le style, à peine distinct du sommet de chaque ovaire, offre un sillon longitudinal sur sa face interne, et se termine par un stigmate simple. Le fruit est une capsule membraneuse, à deux ou trois loges , s’ouvrant par leur côté interne et contenant un très- petit nombre de graines globuleuses, osseuses, et comme tronquées à leur base. Les graines sont munies d’un endosperme charnu, très-mince ou presque nul, qui recouvre un embryon dont les deux cotylédons sont épais. Les espèces de ce genre, au nombre de

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x , sont des Arbrisseaux à feuilles jmposées , opposées ou alternes,

, ccompagnées à leur base de deux 'ipules ; les fleurs sont blanches , isposées en grappes ou en panicule.

armi ces espèces nous ferons relia arquer le Staphylea pinnaia , L. , luham. Arbr. , a, tab. 77, qui croît aturellement dans les bois des réions méridionales de l’Europe, et ne nous cultivons très-communéi.ienl dans nos jardins d’agrément jus le nom vulgaire de Faux Pista- 1 hier. Ses feuilles sont imparipinnées , om posées de cinq ou sept folioles;

; is fleurs sont blanches, assez gran- ; es , disposées en grappes pendantes; :s capsules sont membraneuses, iuüées , vésiculeuses , contenant i ans chaque loge une ou deux grai- : es globuleuses , luisantes , troniuées à leur point d’attache. Les 1 raines ont une saveur qui a quelque malogie avec celles des pistaches , ta is elle fiuit par être âcre et désagréable. (a. r.)

STAPHYLIN. Staphylinus. ins.

1 eure de l’ordre des Coléoptères eentamères qui, dans l’acception innéenne, répond à notre famille es Brachélytres ou à celle des Miroptères de Gravenhorst , et qui, 1 que ce dernier auteur l’a resfeint, ne comprend plus que les es- 1 (Aces du groupe primitif, offrant les t. iraclères suivans : tête séparée du tnrselet par un étranglement ou sorte 1*2 cpu,non rétractile; labre échanjr'é; antennes insérées au-dessus de ! :tte pièce et des mandibules ; tous ! s palpes filiformes. L’étymologie 1 -ecque du mot Staphylin semblerait s diquer un Insecte vivant sur le 1 ornent; et comme Aristote, à l’ocj 1 sion des maladies des chevaux, dil non ne peut opposer aucun remède Kicace au mal produit par le Sta- 1 i'iylin , on pourrait soupçonner qu'il agit ici d'un Animal analogue à .ce-

I i que 1 on appelait aussi iiuprestis.

II lissant la question d’identité indése , Mouffct , d’après un ancien pasge ou il est dit que le Staphylin est

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semblable aux Sphondyles que l’on trouve dans les maisons, mais plus grand; qu’il s’engendre partout dans les champs, et qu’il relève sa queue lorsqu’il marche, désigne réellement ainsi des Insectes portant aujourd’hui cette dénomination, et nul doute que la première figure , et peutêtre aussi la seconde des espèces qu’il représente, ne soit celle du S. olens; il est encore vraisemblable que la troisième est celle du maxillosus. Il parle des deux vésicules anales qu’il compare à deux sortes d’aiguillons, mais en observant qu’ils ne sont et ne peuvent êlr.e, d’après leur nature, offensifs. Il figure ensuite, comme congénères, une chenille à queue fourchue, celle du Bombix fagi de Fabiicius. Voulant éviter des répétitions inutiles, nous renverrons à l’article Bracïiérytres pour tout ce qui concerne les Staphylins, considérés en général ou selon la méthode de Linné. Tel qu’il est aujourd’hui circonscrit, ce genre comprend les plus grandes espèces de la famille et les plus carnassières. Ces Insectes ont le corps long et étroit , avec les antennes en grande partie moniliformes, grossissant vers le bout ou un peu en massue dans quelques-uns , souvent terminées par un article ovoïde et un peu échancré obliquement ; la tête ordinairement ovoïde; les mandibules avancées, pointues et croisées, le corselet en carré plus ou moins long, mais arrondi en demi -cercle postérieurement; l’écusson distinct, les élytres courtes, elles tarses antérieurs souvent dilatés, du moins dans les mâles. Les espèces présentant ce dernier caractère , et ayant en outre la tête peu allongée, les antennes écartées à leur naissance et peu coudées ; la longueur de leur premier article égalant à peine le quart de la longueur totale, formeront une première division. Dans l’une d elles, le Staphylin dilaté f Ge/rn. Fau ri.

Insecl. Europ. , vt , J 4 ), ces organes composent une massue dentée en scie, et le corselet esl grand, presque semi - orbiculaire. Le doctcuç

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Leach la distingue génériquement ; celles dont les antennes ne forment point de massue dentée en scie constituent seules son genre Slaphylin.

Quelques-unes, par leurs antennes plus courtes , plus épaisses et un peu pei foliées, ainsi que par leur corps moins allongé, et dont le corselet plus large et tronqué en devant forme presque un demi-cercle, paraissent se rapprocher, quant au port, des Oxypores. Telles sont les trois suivantes : le Stapijylin a mâchoires , 5. rnaxiUosus , Punz. , Faun. , xxvii, 2 , qui est d’un noir luisant, avec une grande partie des élylres et de l’abdomen d’un gris cendré, tacheté de noir. Le Staphylin Bourdon , S. hirtus , Panz. , ibid. , xxvir, i , dont' le corps est noir, très-velu, avec le dessus de la tête, du corselet et le bout de l’abdomen garnis de poils épais d’un jaune doré , et les étuis noirs à leur base, et d’un gris cendré ensuite. Le Stapiiyltn gris de Souris , S. murinus , Panz., ibid. , XXVI, j6, dont la tête, le corselet et les étuis sont d’un bronzé foncé , luisant , dont l’écusson est jaunâtre avec deux taches très -noires, et qui a l’abdomen noir. D’autres Staphylins avoisinent les précédens quant à la figure du corselet; mais le corps et les antennes sont comparativement plus allongés. De ce nombre sont :

i° le Stapiiylin odorant, S. olens, Panz., ibid., XXVII, i , qui est la plus grande des espèces de notre pays ; tout noir, très-finement pointillé, avec la tôle plus large que le corselet. Ses œufs sont d’une grosseur trèsremarquable. 2° Le Stapiiyetn érythroptère, S. ery thropterus , dont le corps est noir, avec la base des antennes , les élylres et les pieds fauves; le limbe postérieur du corselet a une tache près de ses angles antérieurs d’un jaune d’or , et l’écusson trèsnoir. On formera une troisième subdivision avec des espèces dont le corselet est plus arrondi , et se rapproche de la forme d’un ovale tronqué en devant; il ofli c dans plusieurs des points enfoncés, disposés en séries longitu-

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dinales plus ou moins nombreuses.

Ici viennent les espèces suivantes de Fabricius : S. splendens, nitidus,politus, marginatus ,/lavescens , etc. La seconde division générale des Sla pli3Tlins se composera des espèces dont le corps est encore plus étroit et plus long ou linéaire , avec les antennes rapprochées à leur base, fortement coudées et grenues ; la tête et le corselet sont allongés ; les tarses antérieurs sont rarement dilatés ; les jambes antérieures sont épineuses, avec une forte dent au bout. On a formé avec ces espèces le genre Xantholin , Xanthülinus. Nous citerons le Staphylin allongé , S. elungatus d’Olivier ; le Staphylin pointillé , S.

punctulatus de Fabricius; le Sta-

PIIYLIN ÉCLATANT , N. fulgiduS de

Paykull, etc. F. , pour d’autres espèces , Gravenhorst et Gvllenhal , et le Catalogue de la collection des Coléoptères de Dejean. (i,at.)

STAPHYLINÜS. bot. piian. (Pline.) Syn. du Daucus Carota. (a. r.)

STAPHYLODENDRON. bot.

piian. (Pline.) Syn. de Staphylea. V.

Staphylier. (a. r.)

STAPHYSAIGRE. bot. phan. Espèce du genre Dauphinelle qui sert de type à la quatrième section établie par De Candolle dans ce genre, (b-)

STARB1A. bot. phan. Du Petit- Thouars ( Gen. nov. Madag., p. 7> n. 20) a établi sous ce nom un genre de la famille des •Scrophularindes ou Rhinanthacées , et l’a caractérisé de la manière suivante : calice inégal, à cinq découpures aiguës ; corolle globuleuse, inégale, ventrue; la lèvre supérieure plus courte, fendue ; 1 inférieure trilobée; étamines didynaines , incluses, à filets hérissés, « anthères dont les deux loges sont inégalés , barbues au sommet , d'variquées ; style courbé , syrmonlé o. un stigmate oblong , comprimé ; capsule biloculaire, renfermée dans le calice, s'ouvrant en quatre valves à la ina-r turité, renfermant des graines nombreuses , très-petites", fixées à un pla-

i ta central , renfermées dans une je cylindrique. La Plante qui -stitue ce genre n’a pas encore reçu nom spécifique. C’est une Herbe a le port des Bar/sia. Sa tige est

* 'agone , munie de feuilles oppoi 'S ou alternes; ses fleurs sont asiles , solitaires , presque sessiles ,

i ompagnées de deux bractées li- | h ires. (g.. N.)

fiTARCKIA. bot. phan. Le genre ■ si nommé par Willdenow est le 5 me que V An drom a chi a . V. ce t. (A. R.)

} STARIK. ois. Pallas ( Spicileg . ,

■ .5, p. iô et* 19), ainsi ^ue Fleurieu ras le Voyage de Marchand (T. ni,

1 166), ont nommé ainsi l’Oiseau, >e du genre P/ialeris. (less.)

S3TARIQUE. Phalerès. ois. Genre l’ordre des Palmipèdes. Carac- | es : bec plus court que la tête, f j primé, dilaté sur les côtés , presse quadrangulaire , échancré à la inle ; mandibule inférieure for- | ml un angle saillant ; narines plai. ms au milieu du bec près du bord , i réaires, à moitié fermées derrière jj ren dessus, percées de part en part; 1 f jds courts, retirés dans l’abdomen ; j! r. ses grêles ; trois doigts devant ; ) gles très-courbés ; ailes médiocres; 1 emière rémige la plus longue. Con- ! indus jusqu’à ce jour, avec les Mai iceux dont ils réunissent à la vérité f : Téreus caractères , les Slariques ont k t; érigés en genre par Temminck ,

• ns son Analyse d’un Système gé- [ ral d’Ornitbologie. Cet auteur a

oupé autour de l’espèce princier le, nommée Starik par les natura- \ tes russes , quelques autres Oiseaux 1 i à lui paraissaient déplacés parmi les I ncareux , et en a formé une petite I maille qui semble bien naturelle.

J us Slariques, comme les Macareux , jj ' ; G uillemots et les Pingouins, quilk ! at rarement les meis glaciales des y iix- pôles ; ils nagent ou courent | 1 milieu des glaçons avec une agi- I é admirable ; eux seuls avec quelï i es monstrueux habitans des mers , 1 iment ces immenses domaines des

frimas. Les antres des rivages , les crevasses des rochers corrodés qui sourcillent au-dessus des flots, sont pour les Slariques des temples de l’hymen ; c’est dans ces âpres retraites voisines du Groenland et clu Kamtschalka que ces Oiseaux, rassemblés ordinairement en bandes extrêmement nombreuses , élèvent , sur quelque peu de duvet entouré de fucus , une famille à laquelle, suivant le rapport des voyageurs, ils témoignent le plus vif attachement.

Leur nourriture consiste dans les parties les plus tendres des Plantes marines dont ils font usage, ainsi que des Motîusques et des petits Poissons.

Star i que cristatelee , Phaleris cristatella , Ternin., Ois. color. , pl.

200. Parties supérieures d’un brun noirâtre ; tête garnie d’une aigrette recourbée en avant formée par la réunion de six ou huit plumes ; front et côtés du bec garnis de plumes trèslongues, effilées, blanches, qui se dirigent en différens sens vers le derrière du cou ; parties inférieures d’un brun cendré; poitrine d’un gris bleuâtre ; abdomen tirant sur le jaunâtre ; bec rouge , jaunâtre à l’extrémité ; pieds noirâtres. Taille, six pouces , six lignes. Les jeunes, Alca Pjgmœa, Lath., ont le bec plus déprimé que les adultes, ce qui fait que, faute d’avoir pu les mieux connaître, on les a rapportés à l’espèce suivante (Starique Perroquet); ils sont en général d’un brun noirâtre; ils n’ont point de huppe frontale, ni de longues plumes blanches aux côtés de la tête; les plumes qui garnissent la région des oreilles sont un peu plus longues que les autres et terminées par de petites soies blanches ; toutes celles du front sont noires avec une partie de la lige blanche; les scapulaires ont une teinte cendrée; gorge et poitrine d’un blanc jaunâtre sale; le reste des parties inférieures blanc.

Star 1 que Perroquet , Alca P s U taenia , Latli.; prale/'cula Psittacnla , Duin. Parties supérieures noires ; une tache blanche au milieu de la pau-r picrc supérieure ; une raie blanche ,

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oblique sous l’œil , descendant de chaque côté du cou; parties inférieures blanches, nuancées de gris sur le cou , de noir aux flancs et aux jambes ; bec rouge ; pieds d’un brun jaunâtre. Taille , neuf pouces. Les jeunes, Alca tetracula , Latli., ont le bec beaucoup moins fort et plus aplati sur son arête ; son plumage est à peu près le même; mais les nuances, surtout celle du noir, sont beaucoup moins vives; le bec est d’un brun jaunâtre ; les pieds livides.

Starique des anciens , Alca antiqua , Latli. Parties supérieures noires; un petit faisceau de plumes blanches derrière l’œil , s’élevant sur les côtés du cou en forme de croissant ; queue courte et arrondie ; gorge noire; parties inférieures blanches; bec blanchâtre, noir vers la pointe; pieds bruns. Taille, onze pouces.

(DR. .Z

ST ARON, moi.l. Le Columbella mercatoria , Lamk., a reçu ce nom d'Adanson , Voyage au Sénégal , pl.

9, fig. 29. V. Coeomeelle. (d..h.)

STATICÉ. Staticc. rot. piian.

Genre de la famille des Plumbaginées, et de la Pcutandrie Penlagynie, L., offrant les caractères suivans : calice ou périanthe extérieur persistant, tubuleux , membraneux et plissé à son limbe ; corolle ou périanthe intérieur coloré, infundibuliforme ; le limbe à cinq lobes étalés , obtus , ou composé de cinq pétales libres , rapprochés seulement en tube ; cinq étamines à filets insérés à la base des pétales ; ovaire surmonté de cinq styles filiformes , terminés par autant de stigmates aigus; capsule enveloppée par le périanthe, indéhiscente, uniloculaire , renfermant une seule graine soutenue par un cordon ombilical, ayant son point d’attache au sommet de la capsule , mais qui, à la base de la capsule, prend une situation droite.

Les espèces de Staticés sont extrêmement nombreuses , et se reconnaissent facilement à un port particulier qui n’est pas dépourvu n élégance.

La plupart habitent les côtes rnarili-

STA

mes , particulièrement celles des légions chaudes et tempérées. On en trouve quelques espèces qui se plaisent dans l’intérieur des terres , sur les coteaux arides. Tournefort les divisait en deux genres nommés Slatice et Lirnonium. Mœnch a distingué en outre le Statice monopetala, comme genre particulier, sous le nom deLimoniastrum. Les rapports intimes qui existent entre les espèces de ce genre, y ont occasioné un peu de confusion, et de même que dans tous les genres nombreux en espèces, la synonymie de ces Plantes est encoie fort embrouillée , et appelle l’attention d’un monographe. Les fleurs des Slalicés sont nombreuses et ornées de couleurs variées; on en voit de roses ou purpurines , de bleuâtres , de blanches et même de jaunes. Les tiges sont simples , scapiformes ou ramifiées , ordinairement dépourvues de feuilles ou seulement munies de feuilles radicales qui sont très-caduques.

Parmi les espèces qui croissent en France et qui se font remarquer par leur beauté, nous citerons le Stalice Arme ria , L., Plante à feuilles linéaires , planes, obtuses, radicales, à hampe deux fois et même quatre fois plus longue que les feuilles , portant un capitule de fleuis roses. Cette Plante est commune sur les pelouses sèches de l’Europe. On cultive, sous le nom de Gazon d'Olympe, dans les jardins ou elle sert à faire des bordures , une jolie petite espèce lièsvoisiue de la précédente , dont elle n’est peut-être qu’une variété. Le Slalicc Lirnonium est une des espèces qui se trouvent en plus grande abondance sur le littoral de l’Océan et de la Méditerranée. Elle donne beaucoup de Soude par incinération.

* ST AT Y RE. Stalyvq. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Ilétéromères , famille des T racliélidcs, tribu des Lagriaires, établi paf - La treille (Fam. nat. du Règ. Aniiü.»

et Règ. Anim. , nouv. édit. ) étayant pour caractères, suivant Lepcllelier île Saiut-Fargeau et Serville : anlcn-

STA

assez longues, filiformes, cornées de onze articles, les dix prers coniques, le second fort petit, | onzième cylindrique, surpassant I longueur les trois précédens réuiau moins dans les mâles , insérées râlement sur un tubercule de la 1 avant le prolongement de celle- Bouche placée à l’extrémité du Uongement antérieur de la tête;

? e très-avancé, transversal , coupé cément en devant; mandibules et thoires fort courtes, peu appa- ! :es. Palpes maxillaires fort grands, {quatre articles , le premier trèsrt , le second fort long, cylindritonique, le troisième très-petit, ionique , le dernier le plus long de > ' , en couperet allongé; palpes i aux très -courts, peu visibles, e; rétrécie postérieurement en une ee de cou , prolongée en devant et nacie en une espèce de museau; peron presque carré, un peu conyeux très-grands, assez rapt hés sur le front ainsi qu’en desde la tête, échancrés, recevant s» celte échancrure la base du tuule radical des antennes. Corps ngé, rétréci en devant. Corselet irdé postérieurement, convexe, “Ici en devant. Ecusson très-petit, otiforme; élytres allongées, plus :s que le corselet , très-peu dilatant leur extrémité , recouvrant (iles et l’abdomen; pâtes assez s; cuisses antérieures un peu ées; jambes un peu arquées à base ; arses très-velus , leur péièrne article bilobé; le premier {postérieurs aussi long que les autres pris ensemble. Les Ladifierent du genre dont il est Jt bon ici , parce que leurs antennes Il en grossissant, et sont, en tout ou Ij irtie, presque grenues ; par leur l| let presque cylindiique ou cart|tl leur tête peu avancée en devant t| rondie insensiblement en ar- 1 . Le genre llérnipèple, que Latf e rapporte avec doute à la même il , en est bien distingué par ses nés filiformes presque grenues 4 idées, et par d'autres caractères

ST A * 6 j i

faciles à saisir. Jusqu’à présent on ne connaît que deux espèces de Statyres; elles ont été décrites pour la première fois par Lepelletier deSaint- Fargeau et Serville dans l’Encyclopédie, et se trouvent au Brésil. Nous citerons comme principale espèce :

La Statyre agroïde , Stalyra agruides , Lep. et Serv. , Encycl.

Longue de cinq lignes, ressemblant au premier coup-d’œil à une Agra, et ayant une couleur testacée brune.

STAUNTONIA. bot. than. Genre de la f àmille des Ménispermacées , établi par De Candolle ( Syst . Veget., i, p. 5i3) qui l’a ainsi caractérisé:

fleurs dioïques. Les mâles ont un calice à six sépales linéaires, disposés sur deux rangs , les trois extérieurs un peu plus larges ; point de corolle; des étamines monadelphes; six anthères presque réunies en anneau , déhiscentes extérieurement par une double fente, finissant an sommet en arêtes un peu charnues. Les fleurs mâles sont inconnues. Ce genre est encore trop peu connu pour que sa place soit bien définitive parmi les Ménispermacées. Il a un peu de rapport par son feuillage avec le Siercu- Lia qui appartient à une famille différente ; mais les caractères de sa fleur le rapprochent du Lardizabala.

Le Stauntunia chinensis est un Arbuste de la Chine, sarmenteux, grimpant, glabre, à feuilles alternes, péliolées , peltées, composées de cinq folioles ovales, oblongues , très-entières. Les bourgeons floraux sont axillaires, et de chacun d’eux s’élève un pédoncule qui se divise en deux ou trois pédicelles, dont l’un porte une fleur avortée. (g. .N.)

STAURACANTHE. St au rac anthus. bot. piian. Genre de la famille des Légumineuses , établi par Link {in Schrad. lieu, jauni., 2, p. 5a) et ainsi caractérisé : calice divisé en deux lèvres dont la supérieure est bifide , l’inférieure tridenlée ; toutes les étamines réunies par leurs filets ; gousse longuement saillante hors du

6 au ST A

calice , plane , comprimée , polysperme. Ce genre est extrêmement voisin rie Y U/ex , aux dépens duquel il a été formé. Le Stauracauthus aphyllus , Link, loc. cit. ; U/ex genistoides, Brotero , Fl. Lusit., 2, p.

78 , est un Arbrisseau dépourvu de feuilles , à branches divariquées et à gousses très-glabres. Ou le trouve dans le Portugal , au milieu des bois de Tins et d^ns des localités sablonneuses. (g. .N.)

STAUROBARYTE. min. (Saussure.) Syn. de Harinolome. V. ce mot.

STAUROLITHE. min. ( Werner et Lamétherie.) Syn. de Staurotide.

Kirwàn nomme aussi Staurolithe l’Harmotome. (a. r.)

ST AUROPIIORA. bot. crypt.

( Hépatiques. ) Willdenow a formé sous ce nom un genre pour la Marchantia cruciata, qui est le Lunu/aria de Micheli, d’Adanson et de Raddi.

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