V. Lunularia. (a. r
STAUROTIDE. min. Scliorl cruciforme ; Pierre de Croix et Croiselte ; Staurolithe. Substance d’un brun rougeâtre ou grisâtre, fusible en fritte , s’offrant toujours cristallisée sous la forme de prismes rhomboïdaux. Elle a une structure sensiblement laminaire, dont les joints mènent à un prisme droit rhomboïdal de i2g°5o’, dans lequel la hauteur est à la grande diagonale des bases , comme un à six. Ce prisme se subdivisa très-nettement dans le sens de la petite diagonale. La cassure de la Staurotide est conchoïde et inégale , un peu luisante et comme résineuse dans les cristaux bruns , terne et tirant sur celle de l’Argile dans les cristaux d'une couleur grise. Elle est seulement translucide sur les bords minces ; sa dureté est inférieure à celle de la Topaze et supérieure à celle du Quartz ; sa pesanteur spécifique varie de 3,2 à 3,q. Elle est composée de 6 atomes de bisilicate d’Alumine , et d’un atome de Silicate bi-ferrugincux ; ou en poids , de Silice 29, Alumine 53, Bi-oxide de Fer
)8. Les cristaux de ce Minéral sont tantôt simples et tantôt maclés. hes variétés de formes simples ou sans groupement, se réduisent à troisce sont : i° la Staurotide primitive:
en prisme rhomboïdal , ordinairement allongé dans le sens de son axe; 20 la Staurotide périhexaèdre .c’est la forme précédente tronque»
sur ses arêtes longitudinales aiguës- 5° la Staurotide unibinairc (Iiaüy) ; la variété précédente , dans laquelle les angles obtus de la base sont remplacés par une facette triangulaire très-oblique. Les cristaux maclés résultent du croisement régulier de plusieurs cristaux simples , prismatiques. Ce groupement cruciforme a toujours lieu de manière que les prismes réunis paraissent se pénétrer mutuellement, et que leurs axes se croisent ou sous l’angle de 90° , ou sous ceux de 120° et 160°. De-là les variétés suivantes, que l’on distingue parmi les maclés de Staurotide : 1
STAUROTIDE CROISÉE RECTANGU- LAIRE : offrant l’apparence de deux cristaux semblables à la variété périhexaèdre, qui se pénétreraient par leur milieu , et dont les axes seraient perpendiculaires entre eux. A Saint- Jacques de Compost elle ; en Bretagne.
Staurotide croisée obliquasgle : ies deux prismes entiers, qui par leur pénétration apparente, dounent ce nouvel assortiment, ont leurs axes inclinés l’un à l’autre sous les angles de 6o° et 120°. On la trouve au Sainl-Golhard ; en France , dans la Bretagne.
Staurotide ternée : assemblage de trois prismes qui semblent se pénétrer , et produisent une sorte de groupement stelliforme.
Sous le rapport des caractères extérieurs, on distingue deux variétés principales de Staurotide, auxquelles Bronguiart a conservé les dénominations spécifiques de Grenatitc et de Croisetle , qu’on leur avait anciennement données. L’une comprend tous
les cristaux d’un brun -rougeâtre 1
translucides , en longs prismes smr pics ou rarement groupés entre euï;
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>e rapprochent du Grenat par leur et : de-là le nom de Grenaille , né à cette variété par Saussure ,
I l’a découverte au Saint-Golhard; lire comprend les Staurotides opa- >> d'un brun grisâtre, qui semit affecter particulièrement et pres- ! constamment la disposition crurrne. Elles abondent en différens î roi ts du Finistère , et on les trouve r i en cristaux assez volumineux , ut quelquefois plusieurs pouces s.ongueur, à Saint-Jacques de îpostellc , oii elles sont l’objet de énération des pèlerins , ainsi que .acle que l’on rencontre avec elles ï > le même terrain, i ss Staurotides appartiennent exrivement aux terrains primorjx , et principalement aux Micai-stes et aux Schistes argileux. Les éraux qui l’accompagnent le plus memment sont le Grenat et le ihène. On trouve la Staurotide . le Micaschiste même au Saintiiiard ; dans les Roches qui lui subordonnées , à Greiuer dans le ;arthal en Tyrol ; dans le Schiste i eux primitif, au passage de Grasy dans les Pyrénées ; dans des sstes argileux très-rapprochés du intermédiaire , dans le départe—
Itt du Finistère en France, prin- ’.cment aux environs de Quimde Baud et de Coray ; à Saintues de Compostelle en Galice.
(G. DEL
TS A SCHISTE. min. Schiste talix; Talc schistoïde; Talkschiees Allemands. Proche cristalline, •ucture scliisteuse, composée esellement de lamelles de Talc , nfermant différens minéraux disnés, tels que le Grenat', 1 ’Amolc , le Pyroxène , le Quartz , le oxidulé, le Fer sulfuré aurielc. Cette espèce comprend les les à base de Chlor.ite schistoïde ;
Inend quelquefois l’aspect phy I— orme, avec des teintes noirâtres, le doit à un principe charbon- . Elle renferme souvent des Malt des espèces de nœuds qui sont à une substance (probablement
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la Macle ou la Staurotide) imparfaitement cristallisée et comme empâtée avec la matière du Talc. Les Stéaschistes phylladiformes sont quelquefois chargés de particules quartzeuses ; ils sont alors assez durs pour recevoir une sorte de poli. C’est à cette variété de Roche que l’on rapporte les Pierres qui servent à aiguiser les faulx. Les Stéaschistes appartiennent à la partie supérieure du sol primordial ; ils sont stratifiés et forment des terrains assez étendus et même des montagnes entières -, mais rarement ils les composent seuls, et sont presque toujours accompagnés de Schistes argileux et de Roches ophiolitiques. (g. dex.)
STÉATITE. min. Variété compacte du Talc .V. ce mot. (g. dex.)
STEBE. bot. ru an. V. Stoebe.
STEEN-BOCK. mam. Ce mot, qui en hollandais signifie Bouc des pierres , est devenu le nom spécifique d’une Antilope du cap de Bonne- Espérance. V. ce mol. (is. g. st.-ii.)
STEGANIA. bot. crypt. (R.
Brown.) V. Lomaria.
STÉGANOPE. ois. Genre d’Oiseaux de l’ordre des Echassiers , établi pàr Vieillot pour un Oiseau désigué par D’Azzara sous le nom de Chorlite à tarse comprimé. Ses caractères sont les suivans : le bec est droit , effilé et faible, avec des narines linéaires , placées dans une rainure ; les taises sont extrêmement comprimés latéralement; il y a quatre doigts dont les trois antérieurs sont bordés d’une membrane dans tout leur contour. L’espèce unique de ce genre, Steganopus tricolor, Vieillot, a été trouvée au Paraguay. (a. r.)
STÉGANOPODES. ois. Trenteneuvième famille de la méthode zoologique d’Illiger , qui comprend les Oiseaux palmipèdes , dont les quatre doigts sont tous engagés dans la même membrane. (a. r.)
STEGIA. bot. niAN. V. Lava-
TÉRE.
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STEGIA. bot. chypt. ( Tlypoxy lèes .) Genre de la section ries Phacidiées fondé par Fries qui l’a aussi désigné par le nom à'Eustegia , pour qu’on ne le confonde pas avec le genre Stegia de De Candolle que ce savant ne considère plus que comme une section des Lavatera. Le Stegia de Fries est ainsi caractérisé : périihécium en forme de cupule orbiculaire, entouré d’un rebord saillant, s’ouvrant au moyen d’un opercule ; thèques dressées, parallèles , dilïluentes; ce genre renferme une espèce qui croît sur les branches de Pins; lorsque l’opercule est tombé, elle ressemble à une Pezize ; le Sphæria complanata iücis de Mougeot et Nestler, Sti/p., n. 82, paraîtrait en être une seconde espèce.
(ad. b.)
* STEGONOTUS. BOT. phan. Cassini (Opusc. Phyt. , 2 , p. 64) a proposé , sous ce nom , un genre de la famille des Synanthérées , tribu des Arctotidées, et qui a pour type X Arctotis unclulata de Gaertner. Ce genre se distinguerait des vrais Arctotis par les caractères suivans : folioles extérieures de l’involucre en forme d’appendices, étalées , linéaires, subulées et foliacées ; réceptacle alvéolé à cloisons tronquées, porlant des limbrilles piliformes; face extérieure de l’akène pourvue de trois saillies longitudinales , laminées, entières, celle du milieu en forme de cloison , les deux latérales en forme de valves, rapprochées sur leurs bords de manière à former deux loges vides ; aigrette composée de huit paillettes denticulées sur leurs bords. (g.. N.)
STÉGOPTÈRES ou TECTIPEN- IS'ES. ins. Duméril désigne sous ce nom une famille de Névi oplères comprenant les genres Fourmilion , Ascalaphe , Termite, Psoque , Ilémérobe , Panorpe , Raphidie, Semblidc et Perle. V. ces mots. (g.)
STEGOS1A. bot. tiian. Ce genre de Loureiro est le RoUboella exaltata, L. (a. b.)
STEINHEILITE. min. Nom donné à la variété de Dichroite ou Cordié-
rile , que l’on trouve à Orijarvi , près d’Abo en Finlande. K. Dichroïte.
, . ' (g.hel.)
STELECHITES. bot. foss. v.
Litiiocadames.
STÉLIDE. Stelis. ins. Genre de l’ordre des Hyménoptères , section des Porte-Aiguillons, famille des Mellilères , tribu des Apiaires , établi par Latreille et par Panzer aux dépens des Apis de Kirby, des Megilla de Fabricius, Anlhophora d’Hliger et dont Latreille avait placé quelques espèces dans ses genres Megachile et A nthicüum. Les caractères de ce genre peuventêtreexprimés ainsi qu’il suit:
corps oblong ; tête transverse; antennes filiformes , brisées , composées de douze articles dans les femelles, de treize dans les mâles ; le premier long, les autres presque égaux entre eux.
Labre en carré allongé , dépassant les mandibules; celles-ci assez larges, cannelées en dessus , bidentées au côté interne. Palpes maxillaires trèscourts, de deux articles , le premier long, cylindrique, le dernier c\liodro-comque; trois ocelles disposés en triangle sur le vertex. Corselet court, convexe; écusson mutique. Ailes supérieures ayaut une cellule radiale, rétrécie depuis son milieu jusqu’à son extrémité, celle-ci assez aiguë, un peu écartée de la côte, et trois cellules cubitales; la première et la seconde presque égales entre elles, cette dernière rétrécie vers la radiale, recevant la première nervure récurrente; troisième cubitale recevant la seconde nervure récurrente et n atteignant pas le bout de l’aile. Pâtes de longueur moyenne; jambes intermédiaires munies à leur extrémité d’une épine simplè, aiguë; premier article des tarses très-grand, aussi long que les quatre autres réunis; crochets bifides. Abdomen cylimi"" que ovale , recourbé, convexe en dessus , un peu concave en dessous, awj pourvu de poils dans celte partie ch<* les deux sexes, composé de cinq >eg" mens entre l’anus dans les femelles, en ayant un de plus dans les inâlcJr
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"Stelides se distinguent des Cœies , parce que ceux-ci ont deux > à l’écusson, tandis que les iers n’en ont pas ; les genres idie, Osinie, Lithurge et Méile en diffèrent par leur abdoet par d'autres caractères tirés alpes et de la forme des cellules i iles. Des caractères de la même r les distinguent des Ammo- , Plxilérèmes , Epéoles , etc. Le : Stélide est peu nombreux; les •es qui le composent sont parades genres Osinie, Anlhidie et chile, c’est-à-dire qu’elles délit leurs œufs dans les nids des es de ces genres. INous citerons îe type :
.‘Stélide petite , Stelis minuta , 1. St.-Farg. et Serv., Encycl.
e de trois lignes, noire ; les trois erssegmensde l'abdomen ayant aque côté une tache allongée tbâtre. On la trouve aux envile Paris. (g.)
5LIDE. Stelis. bot. piia/n. Genre famille des Orchidées, tribu alaxidées , qui comprend pluespèces parasites , principaleoriginaires de l'Amérique méale, et en général remarquait- l'extrême ténuité de leurs qui sont souvent incompléteunisexuées. Ces fleurs sont disen épis allongés ; les trois >ns extérieures du calice sont et semblables, étalées, sounsemble par leur partie infé-
B; le labelle est absolument de forme que les deux divisions if es du calice, qui sont concaves 5 -s courtes que les extérieures; t? ostême est court, terminé par I inlhèrc o|)erculiforme , à deux | contenant chacune une masse i len solide, ovoïde, allongée,
| à celle de la loge contiguë par distance comme glanduleuse, pèces de ce genre sont en gèle petite taille; leur racine est »e; leur lige est simple, non en bulbe à leur partie iufé- ; elle ne porte généralement
qu’une seule fenille coriace, entièie, articulée à sa base. Les fleurs sont petites, verdâtres ou légèrement purpurines. (a. r.)
SI ELLA. Moll. Genre proposé par Klein (Méih. ostrac., p. 16) pour une espèce de Turbo dont la spire est garnie de cinq à six côtes rayonnantes qui aboutissent à autant de tubercules saillans sur le contour.
Ce genie n’a point été adopté.
STELLAIRE. Stellaria. bot. pii an.
Genre de la famille des Caryophyllées , tribu des Alsinées, et de Ja Décandi ie Trigynie , L. , ayant pour caractères principaux : un calice à cinq sépales ovales-lancéolés , ordinairement étalés; une corolle à cinq pétales oblongs , bifides, marcescens ; dix étamines; ovaire arrondi, surmonté de trois styles divergens , terminés par des stigmates obtus; capsule ovoïde, uniloculaii e , à six valves , renfermant plusieurs graines arrondies , comprimées. Ce genre est voisin de Y Arenaria et du Cerastiu/n il se distingue du premier par ses pétales bifi les, du second par le nombre de ses styles ; mais ces caractères ne sont pas tellement absolus qu'on n’ait confondu les espèces d’un genre à l'autre. Auguste Saint - Hilaire (Méin. du Mus., 2, p. 87) a fondé son genre Larbrea sur le Stellaria aquatica , Poil., qui a les étamines et les pétales périgynes. Les Stellaires sont en général de petites Plantes herbacées, la plupart européennes, à feuilles étroites, linéaires, à fleurs blanches, ouvertes en étoile, circonstance qui a fait naître l’idée du nom générique. Parmi les espèces les plus connues, et en même temps les plus agréables à la vue , nous mentionnerons le Stellaria huluslea , L. , qui croît abondamment dans les bois aux environs de Paris Ses fleurs sont grandes, nombieuses, d’un beau blanc de lait, et loi ment une panicule terminale. Le Stellaria graminea , L., est une autre espèce assez répandue dans les haies cl les fossés; elle est