‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 250 sur 282 · La Strontiane sulfatée unitaire · texte numérisé non relu

La Strontiane sulfatée unitaire

provenant d’une modification sur les angles aigus, qui a atteint sa limite et a fait disparaître les hases. Le cristal se présente sous l’aspect d’un octaèdi e rectangulaii e , allongé et devenu cunéiforme; ou comme un prisme rhomboïdal terminé par des sommets dièdres. A la Cathoüca en Sicile , à Newh aven en Connecticut.

2. La Strontiane bisunitaire : en cristaux tabulaires très-aplatis , de forme hexagonale, et composant par leur réunion des masses lamelleuses ; le B/œttriger Cé/estin de Karsten.

3. La Strontiane dodécaèdre : en prismes rhomboïdaux, terminés par des pointemens à quatre faces, et semblables à la variété de Barytine qui porte le même nom. En Sicile, dans les vais de Noto et de Mazzara , etc.

4. La Strontiane apotome : le même prisme rhomboïdal , terminé par des pyramides quadrangulaires très-aiguës, dont les faces remplacent les arêtes des bases. A Bougival , à Arcueil et à Montmartre près Paris.

5. La Strontiane dioxy hile : c’est la variété précédente augmentée de deux facettes vers chaque sommet.

A Meudon près Paris, dans la Craie et dans l’intérieur des Silex.

Les cristaux de Strontiane sulfatée sont ordinairement groupés entre eux par leurs extrémités ; et lorsqu’ils sont aplatis, ils composent des masses flabelliformes ou dentelées, toutà-fait semblables à celles de la variété de Barytine, à laquelle on donne le nom de Crétée. Considérée sous le rapport de la texture , la Strontiane sulfatée nous offre les variétés suivantes :

î . La Strontiane laminaire : en masses lamelleuses, limpides, blanches, bleuâties ou rougeâtres, provenant souvent de l'accumulation de cristaux plats de la variété bisunitaire. Elle est très-répandue dans les terrains secondaires et dans les terrains pyrogènes. A Vie, département

de la Meurlhe, dans le Calcaire coin- i pacte; variété rougeâtre, au Seisseralpe dans le Tyrol.

2. La Strontiane fibreuse : en libres I déliées, réunies suivant leur Ion- j gueur, ordinairement droites, rare- j ment contournées, et formant des couches d’un demi-pouce à un pouce j d’épaisseur environ. La direction des i fi b res est perpendiculaire à celle de la coüche. La couche de cette variété j varie du blanc au grisâtre et au i bleuâtre. On Ta d’abord trouvée à Frankslown en Pensylvanie, dans j une marne feuilletée brunâtre : puis

à Carlisle , dans l'État de New-York; à Dornburg près ïéna , à Bristol en Angleterre; en France, à Beuvron près de Toul , dans le département de la Meurthe, et à Vezenobres, dans le département du Gard. On trouve aussi la même variété , sous la forme ; de lentilles très - aplaties , à Monte- j Viale dans le Vicentin.

3. La Strontiane aciculaire : en j aiguilles tapissant les parois des cavités de la Célesline compacte. A Montmartre près Paris, ou implantée dans les masses de Barytine des collines île Montferrat.

Les variétés de mélanges sont les suivantes :

î . La Strontiane sulfatée barytifere:

en masses radiées ou fibreuses, bleuâtres ou jaunâtres, formant une couche de plusieurs pieds d’épaisseur dans la formation du Calcaire co~ quillier. A Siinlel près de Miinder, dans le Hanovre; et à Derhshelf près de Karlshülle. On la trouve aussi dans la vallée de Fassa en Tyrol.

D’après les analyses de Stromeyerct Brandcs, cette variété contient deux à trois centièmes de sulfate de Baryte. jH

" 2. La Strontiane sulfatée calcarifère , compacte ou terreuse : en masses tuberculeuses, ellipsoïdes ou ovoïde», à cassure terne et écailleuse , rarement grenue, dont la couleur va» ie du blanc grisâtre au blanc jaunâtre; quelquefois en masses lenticulaiies , pseudomorphiques , dont la foune est empruntée aux lentilles de Gyp>®

même terrain. Certains rognons Célestine compacte ont éprouvé retrait qui les a divisés intérieu- ! eut, comme les Ludus , en poriîS prismatiques, sur les parois . quelles sont implantées des cris- \< aciculaires de la même subsje. On connaît la Célestine comte à Montmartre près Paiis , dans marnes maibrées , jaunâtres et :ies, qui appartiennent à la forion gypseuse; à Dresde en Saxe, i Laubenheim près de Mayence.

■e sidfate de Strontiâne ou la Céline, qui a tant d’analogie avec mlfale de Baryte par ses caracs extérieurs , en diffère à plu- :irs égards par sa manière d’être logique. Sa formation est en généjplus récente; et il ne commence re à se montrer dans la séiie des ains que vers les points ou finit iar\te sulfatée. Mais à partir den le rencontre aux diverses étadu sol de sédiment jusqu’aux nations les plus supérieures. Dans ol secondaire , on connaît la Cél ine en cristaux gris dans la K.a isole ou Pierre de Vulpino; en noees dans un Psammite, aux envi- 'S de Bristol en Angleterre, et à erness en Ecosse ; mais son gîte icipal est dans les formations seuses des terrains de sédiment yens, ou elle s’associe fréquemi il au Soufre et au Gypse sélénile.

Célestine cristallisée a été découte pour la première fois par Doueu en Sicile, dans les mines de ifre du val de INoto et du val izara , et dans celle de la Cathoprès Girgenti. C’est de ces loca- •5 que proviennent les plus beaux upes de ciistaux de nos collecns. On a retrouvé depuis la Céline cristallisée à Co n il la près 1 lix , ou elle est implantée en crisx xi’ un bleu verdâtre dans la me qui .renferme le Soufre. On connaît encore à Leogang près de tbourg, et aux enviions de Greii, dans le cercle de l’Iun , en ol. La variété laminaire a été ervée dans une marne calcaire

endurcie aux environs d’Aaramen Suisse. La variété fibreuse est en lits dans une marne argileuse feuilletée à Fiankslown on Pensylvanie, et à Carlisle dans l’État de New-York , à Dornburg près d’Iéna , et en Fiance à Beuvron, près de Toul , département de la Meurthe. Eu 1818, on a découvert la Célestine en petits ciistaux d’un bleu azuré, appartenant à la variété dioxynile , à Meudon près Paris , (fans la Craie supérieure et dans les cavités des rognons de Silex noir, situés au milieu même de la masse crayeuse. On a trouvé aussi des Oursins siliceux dont l’intérieur était tapissé de ces mêmes cristaux. Suivant les auteurs de la Description géologique des environs de Paris, cette Célestine n’est pas essentiellement de la même époque de formation que la Craie, mais elle peut appartenir à une époque postérieure, contemporaine de celle des Ai giles plastiques , et avoir pénétré dans le sol crayeux à la manière des M inéraux qui remplissent les filons.

La Célestine existe dans les Roches amygdalaires de Monieccbio - Maggiore dans le Vicenlin , où elle est disséminée dans une Brecciole trappéenne ou Pépérine grisâtre, avec des Coquilles fossiles ; et aussi à Monte-Viale auprès de Vicence. Dans les terrains tertiaires , la Célestine a été observée en petits cristaux appartenant à la variété apoloine sur des fragmens de Lignite, à Auteuil près Paris, et dans l’intérieur de Géodes calcaires situées vers la partie supérieure de l’Argile plastique. C'est pareillement dams des Géodes d’un calcaire compacte blanc jaunâtre, qui recouvre la Craie a Bougival pics de Marly, que Cuvier et Brongniart ont observé pour la première fois cette variété de Célestine, en cristaux limpides, ayant plus de deux centimètres de longueur. La Célestine compacte calcarifère se trouve dans les bancs de Marnes qui appartiennent à la formation gypseuse desenvirous de Paris, et qui y sont intercalés ou qui la

recouvrent immédiatement. On commence à la rencontrer en rognons épars dans les Marnes argileuses marbrées de la première masse de Gypse à Montmartre, et qui servent de pierres à détacher. Ces rognons sont aplatis , et percés de canaux tortueux à peu près perpendiculaires. Les ouvriers donnent à ces rognons les noms d 'œufs, de miche ou p ai/i de quatorze sous. On retrouve ensuite la Célestine calcarifère terreuse en rognons dans un banc de Marne jaunâtre feuilletée , qui recouvre les Marnes blanches, et qui renferme de petites Coquilles bivalves du genre Cythérée. Dans les Marnes vertes situées au-dessus, la Célestine se présente de nouveau en rognons, qui forment des cordons horizontaux à un pied les uns des autres. On en compte cinq dans la Marne verte des escarpemens entre Bagnolet et Montreuil. Il en existe également plusieurs à Ménilmontant.

On y observe aussi des Géodes argilo-calcaires , dont les cavités sont tapissées de petites aiguilles de Calcaire et de Célestine.

Strontiane carbonatée ou la Strontianite , nommée aussi Slrontite et Stronite. Substance pierreuse, transparente ou translucide , blanche ou verdâtre , pesante , soluble avec effervescence dans l’Acide nitrique, s’offrant rarement en cristaux nets, et plus ordinairement en masses fibreuses et radiées. Ses formes cristallines peuvent être dérivées d’un rhomboïde obtus de 99° 35’ (Haüy), dans lequel le rapport des diagonales est celui de 2 à 3. Elle est clivable dans des directions parallèles à l’axe de ses cristaux ; la cassure est raboteuse et a un certain luisant de résine. Elle est facile à casser; sa dureté est inférieure à celle du Fluorite, et supérieure à celle du Calcaire spathique; sa pesanteur spécifique est de 5,6o5. Elle a en général l’éclat vitreux, avec un certain degré de transparence. Elle est facilement fusible au chalumeau, et communique «ne teinte rougeâtre à la flamme.

Eile se dissout avec effervescence dans l’Acide nitrique. Si l’on plonge un papier dans la solution , et qu’après l’avoir laissé sécher, on l’allume , on le voit brûler en répandant une lueur purpurine. Elle est composée d’un atome de Strontiane et de deux atomes d’Acide carbonique; ou en poids, de Strontiane, 70, et Acide carbonique , 5o.

Les formes régulières de Strontianite se réduisent à un petit nombre.

Ce sont toujours des prismes hexaèdres , plus ou moins modifiés sur les arêtes des bases. Haüy en compte trois :

La Strontianite prismatique : en prisme hexaèdre régulier, sans modifications. Se trouve à Strontian eo Ecosse.

La Strontianite annulaire : un anrieau de facettes à l’entour des bases.

A Leogang près de Salzbourg.

La Strontianite hisannulaire : les arêtes des bases remplacées par deux rangées de facettes situées l’une audessus de l’autre. A Leogang.

Suivant Phillips et Haidinger, qui rapportent les cristaux de Strontianite au système prismatique, et lui assignent pour forme fondamentale un prisme droit rhomboïdal de 1 170 19’, cette substance présenterait des groupemens tout-à-fait semblables à ceux que l’on remarque dans le Calcaire arragouite , et entre autres un prisme à six pans, ayant quatre angles de 1 170 1 9’ et deux de 1 28° 22’.

Les variétés de couleurs de la Strontianite sè bornent aux suivantes : le blanc, le verdâtre , le brun jaunâtre-pâle , le jaune et le gris.

Indépendamment des cristaux simples ou groupés, qui sont toujours forts petits, on observtj encore cette substance sous la forme d’aiguilles entrelacées et très-brillantes (à Braunsdorf en Saxe), et en masses cristallines composées d’aiguilles ou défibrés tantôt radiées ét tantôt retîntes suivant leur longueur, très-serrées et présentant une surface connue striée. La Strontianite n’a encore etc observée que dans les filons mé-

. Ilifères des terrains primordiaux , .'Stroutian en Ecosse, clans l’Argyshire , où elle a été découverte pour première fois; elle est clans un i Ion de Galène qui traverse des coules de Gneiss, associée à la Bary- | ne et au Calcaire spathique. A raunsdorf en Saxe , en cristaux ilancs-jaunâtres ayant un éclat presae perlé, dans des druses calcaires ' /ec Cuivre et Fer pyriteux. A Leoiiug près de Salzbourg, en cristaux un assez beau volume, avec des istaux semblables d’Arragonite. On cite encore au Pérou, à Pisope , ins les environs de Popayan.

La substance désignée sous le nom tî Stromnite, et qui a été trouvée à frkney, n’est qu’un mélange de cardinale de Strontiane avec du sulfate e; Baryte et du carbonate de Chaux, j. le est composée : de carbonate de l: rontiane , 68,60 : sulfate de Baryte, ■ ,5o ; carbonate de Chaux , 2,60.

(g. DEL.)

STROPHANTHUS. bot.phan.

î Candolle (Ann. du Muséum, T. 1, 4o8 , tab. 27) a établi ce genre qui ) partient à la famille des Apocy- :es et à la Pentandrie Monogynie ,

. En l’adoptant, R. Brown (Me/n.

1 c. Wern., 1, p. 72) en a ainsi fixé s. caractères: calice divisé profonment en cinq segmens ovaleslongs ; corolle infundibuliforme , )»nt la gorge est couronnée par dix ! uamules indivises; étamines innées sur le milieu du tube, à ani ères sagittées , aristées ou rhucroi es; deux ovaires surmontés d’un Ale filiforme, dilaté au sommet, et * miné par un stigmate presque cy- 1 drique. Un caractère que R. Brown u pas mentionné et d’après lequel I : Candolle a formé le nom généj[ue , c’est la longueur des divisions la corolle qui se terminent en Gts allongés et contournés en spi— e. Ces singuliers prolongemens la corolle du Slrophant/ius le cl is— guent du genre Neriurn avec leel une espèce ( Strophanthus dichoms) a été confondue par Lamarck;

1 présence des écailles à l’entrée du

tube de la corolle ne permet pas de le confondre avec le genre Echites dans lequel Linné avait placé l’espèce que nous venons de citer. Dans le Mémoire de De Candolle , quatre espèces sont décrites sous les noms de S. glaber , laurifulius , dichotomus et hispidus, auxquelles Poiret a adjoint le Nerium scandens de Loureiro. Ce sont des Végétaux à tiges ligneuses el sarmenteuses, munis de feuilles entières et opposées. Les fleurs sont portées sur de courts pédieelles , et le plus souvent rapprochées par faisceaux. Ces Plantes croissent dans les contrées chaudes de l’Afrique occidentale, principalement à la côte de Sierra -Leone et au Sénégal. Une espèce est indigène de l’Inde Orientale.

STROPHITE. Strophitus. mole.

C’est sous ce nom que Rafinesque a proposé un sous-genre parmi les Anodontes pour une seule espèce de ce genre qui est X Anodonta undulaia de Say. V. Anodonte. (d. h.)

ST RO P HOMÈNE . Slrophomena .

CONCH. Blainville a adopté ce genre dont on doit la création à Rafinesque, établi sur des Coquilles pétrifiées trèsvoisines des Térébratules ou plutôt des Productus. Nous ne voyous pas en quoi il en diffère d’une manière essentielle , ce qui nous détermine à ne pas l’admettre dans la méthode.

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