‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 30 sur 282 · SA G · texte numérisé non relu

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de jaune. Cet Animal , liés- commun, dans l'intérieur des forêls du Brésil où il est nommé Gigo , pousse des cris rauques dès le lever du soleil , et lait un concert discordant qui retentit au loin.

Le Sagouin mitre , CalLUhrix infulalus , Desm. , sp. 82. Celte espèce a été primitivement décrite par Lichteinstein et Kuhl sous le nom de Callithrix infulala , et ils se bornent à l’indication des caractères synoptiques les plus saillans , tels que d’avoir un pelage gris en dessus, roux jaunâtre en dessous , avec une grande tache blanche entourée de noir audessus des yeux ; la queue noire à son extrémité est d’un jaune roussâtre à sa naissance. Ce Sagouin est du Brésil où il est rare.

ff Les Nyctipithèques, Nyctipi-

thecus , Spix; Aotus , Humb. ; Noc-

thora , F. Cuv.

Humboldt, dans sès Mélanges de zoologie, proposa la formation d’un genre nouveau pour recevoir un Animal découvert par lui dans les épaisses forêts de l'Orénoque , et décrit sous le nom de Douroucouli. Ce genre reçut du naturaliste prussien le dénomination d 'Aotus , d’a grec , privatif, sans , et otus , oreilles ; mais ce nom, forgé contre la réalité et trèsmal choisi, fut changé en 182 5 par le Bavarois Spix en celui de ISyctipithecus ou Singe de nuit, nom plus convenable pour qu’il repose sur une particularité essentielle des moeurs des Animaux de ce genre. Sans connaître cette dernière synonymie , Frédéric Cuvier a proposé en 1826 le nom de Noctliora en place de celui à' Aotus.

Les Nyctipithèques présentent des caractères génériques fort remarquables que Humboldt, puis Illiger et Geoffroy adoptèrent ainsi qu’il suit : dents comme dans les Callithriches; museau obtus; face nue; point d’abajoues; yeux grands; oreilles nu lies; queue longue, à poils lâches ; deux pectorales ; mains et pieds

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pentadactylcs ; fesses velues sans callosités. Or, on conçoit que de tels caractères ont dû êtie singulièrement modifiés par une connaissance plus parfaitedes formes de l’Animal, puisque les oreilles externes , dont on supposait qu’il était privé, sont au contraire notablement développées.

Aussi Desmarest, dans sa Mammalogie , donne-t-il pour caractères au genre Aotus , les suivans : tête ronde et fort large; museau court.; yeux nocturnes , très-grands et rapprochés ; les narines séparées l’une de l’autre par une cloison fort mince; les oreilles très-petites; la queue plus longue que le corps , non prenante , et recouverte de poils; tous les pieds à cinq doigts et à ongles aplatis.

Tout,' dans les Nyctipithèques, rappelle la coupe générale des Loris.

En effet , leurs grands yeux , leur tête arrondie, leurs formes grêles, leurs habitudes nocturnes . semblent en faire les représenta ns, dans le Nouveau-Monde, des Quadrumanes Loris exclusivement confinés dans les régions équatoriales de l’ancien.

Geoffroy Saint-Hilaire (Leç. sténog.) a trouvé dans le squelette sept vertèbres cervicales , quatorze dorsales , neuf lombaires , deux sacrées, dixhuit coccygiennes et jusqu’à trente vertèbres caudales. Long-temps on n’a connu qu’une seule espèce de ce genre , le Douroucouli, nommé Aotus trivirgatus par Humboldt; mais deux autres espèces ont été récemment décrites par Spix dans son Simiarum et V espertilionum hrasilienses Species 11000e , publié à Munich en 1820. Ces deux espèces ne nous sont connues que par une courte note insérée dans les Leçons sténographiées de notre collaborateur Geoffroy Saint-Iiilaire, et tous les détails de mœurs relatifs aux habitudes et à la manière de vivre des Nyctipithèques seront rapportés à l’histoire du Douroucouli qu’ils concernent exclusivement.

Le NycTIPITHÈQUE a face de Chat, Nycùpitkccus felinus , Spix, pl. 18, a le pejage d’un gris brun uniforme, le ventre roussâtre, le tour

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des yeux blanc , et la queue noire à sa moitié terminale.

Le jS YCTIP 1TH ÈQU E HURLEUR , Nyclipithecus vociférais , Spix , pl .

19, a le pelage gris-roux partout le corps , même sur la tête , et ayant seulement le tiers de la queue noirâtre.

Du Brésil ainsi que le précédent.

Le N yctipithèque Douroucouli, Nyclipithecus trivirgatus ; /lotus trivirgatus, Ilumb. , Obs. zool. , p!. i8, p. 806; Geolf. , Ami. Mus. T. xix , sp. x ; Üesm. , sp. 8â ; Nocthora trivirgata , F. Cuv. , 451' liv. Le Douroucouli , aussi nommé Çara ray ad a par les missionnaires espagnols établis sur les bords de l'Oréuoque , est, sans contredit , un des Singes les plus remarquables de l’Amérique méridionale , tant par ses formes corpo- 1 cl les que par les couleurs de son pelage. Sa longueur totale est d’environ vingt-trois à vingt-quatre pouces. Tout le pelage , sur les parties supérieures du corps , est d’un gris varié qui est dû à ce que chaquepoil est annelé de blanc et de noir ; ies parties inférieures , depuis le menton jusqu à l’origine de la queue , sont d'un orangé qui remonte sur les côtés du cou ; la queue , noire à son tiers terminal , est grise-jaunâtre dans le restede son étendue ; un sourcil blanc surmonte l’œil ; trois raies noires sillonnent le front en divergeant; l’une occupe .la ligne médiane et chacune des deux autres naît de l’angle extérieur de l’œil et se recourbe vers l’angle interne; l’intérieur des mains et des oreilles est nu et couleur de chair ; la face, également nue , est fuligineuse; l’iris est brun-jaunâtre et les ongles sont noirs. Les dents du Douroucouli ne diffèrent point de celles des Sajous; les mains ont aussi la même conformation ; les doigts antérieurs ne sont point extensibles , les ongles sont longs , étroits , creusés en gouttière et un peu crochus. La queue, qui n’est pas prenante, est assez touilue et mobile. Le globe de 1 oeil est très-développé et a sa papille ronde. L’oreille externe est très-développéc. Le nez n’est point terminé

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par un mufle; les narines sont étroites; la bouche est fort grande et sans abajoues. Les poils sont doux , épais et très-soyeux. Les intestins grêles sont extrêmement petits; les colons soutau contraire largement développés. La vidve est grande et assez semblable , pour la forme extérieure, à celle des Chiens. Les mamelons sont placés sur chaque aisselle. Le Dourouco'uli dort pendant le jour, parce que la lumière du soleil l’incommode, et ne se met en quête de sa nourriture qu’aux approches du crépuscule. Ses tanières sont des trous d’arbres vei’~ moulus où il fait le guet lorsqu’il est inquiété par le bruit. En captivité , il se nourrit de lait, de biscuit et de fruits; en liberté, au contraire, suivant Humboldt, il chasse aux petits Oiseaux , et ne dédaigne peint les fruits, tels que les bananes, les cannes à sucre, les amandes du BerlhoLLetia et les fèves du Mimosa I/iga. Cet Animal vil par paires ; pour dormir il prend la même position que les Loris, c’est-à-dire qu’il s’assied sur la croupe , les jambes de derrière ramenées sur le ventre, les quatre mains réunies, le dos courbé, la tête baissée, presque cachée dans les mains. Cette position est facilitée par une grande mobilité dans l’articulation des vertèbres. Son cri nocturne ne peut mieux être rendu que par la syllabe mu/imuh et n’est pas sans , analogie avec celui du Jaguar. Aussi est-ce pour cela , dit Humboldt , que les Créoles des missions de i’Orénoque l’appel- ' lent Titi-Tigre. La voix du Douroucouli , en effet , est d’une force considérable par rapport à la petitesse de sa taille. Il paraît qu’il a aussi deux autres cris , l’un qui est une espèce de miaulement ( e-i-aou ), et l’autre un son guttural très-désagréable qu’on peut rendre par les syllabes quer-quer. Sa gorge enfle lorsqu’il est irrité; il ressemble alors, par sou renflement et la position de sou corps, à un chat attaqué par un chien. Un individu mâle, quellumboldl essaya d’apprivoiser , fut rebelle à tous ses soins ; une femelle

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qui a vécu à la ménagerie ilu Muséum, était d’une grande douceur.

Le Douroucouli habite les forêts épaisses des bords du Cassiquiaré et du Haut-Orénoquc, près des catai actes de May pures.

fff Les Sakis , Pithecia , Desm. ,

Geoff. St.-Hil. , Cuv. , 111. : Ceùus Erxleb.

Les Sakis ont été nommés Singes à queue de renard ou Singes de nuit.

Cependant ils sont moins nocturnes que les Nyctipithèques , mais ils sortent de préférence le soir et le matin. Us sont voisins des Sapajous et des Sagouins par leurs formes corporelles , mais ils se distinguent des premiers parce que leur queue n’est pas prenante , et on les isole nettement , à la première vue , des autres genres de la famille des Sagouins, parce que leur queue est garnie de longs poils touffus. Leur système dentaire présente aussi des particularités que Frédéric Cuvier a décrites.

Il offre trente-six dents : quatre incisives , deux canines, douze molaires eu haut et un pareil nombre en bas.

Les incisives supérieures sont arrondies à leur bord inférieur, ëchaucrées au côté externe, et excavées à la face interne* la canine se termine par une pointe aiguë; les molaires, y compris les fausses, sont hérissées de pointes diversement contournées; leur rapport se trouverait être parfaitement analogue avec les dents des Alouates et paraît êtie le même dans les Callilhriches. Ce genre est aussi distingué des Ouistitis par les tubercules mousses de leurs molaires; car les dents de ces derniers sont couronnées de tubercules acérés. Leurs ongles diffèrent aussi notablement des demi-griffes des Ouistitis. Les caractères extérieurs des Sakis sont :

une tête ronde avec un museau court dont l’angle facial est de 60 degrés environ ; les oreilles sont de grandeur médiocre et bordées; la queue, moins longue que le corps, est garnie de poils longs et touffus ; les pieds goût pentadactylcs et munis d’ongles

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courts et recourbés. Les espèces qui composent ce genre vivent, dans les profondes forêts du Nouveau- Monde, de fruits et d’insectes , et dorment ou se cachent dans le jour, de soi te que leurs habitudes sont peu connues ; on dit toutefois qu’elles vivent en troupes de sept ou huit individus, se livrant ù la recherche des ruches de mouches à miel ; que les Sajous les suivent pour s’emparer de leur pourriture et les batti e lorsqu’elles fout mine de résister.

Le Saki a ventre roüx, Pithecia rujiventer , Geolf. , Desm. , sp. 86; le Saki , le Singe de nuit , B ff. , pl. 5i ; Si/nia Pithecia , L. Le Saki est re marquable par sa face arrondie , son museau court, ses grands 3reux, sou manque de barbe, ses narines obliques et dilatées. Il est partout recouvert de poils très-longs, Irès-touilus et qui ont jusqu’à trois pouces de longueur sur les côtés du cou ; son pelage est brun , lavé de roussâtre en dessus; roux sur le ventre, chaque poil étant brun à son origine et annelé de roux et de brun; les poils du sommet de la tête forment une espèce de calotte divergente; les poils des pieds et des mains ras , et ceux de la face fins et doux et de couleur tannée. Le Saki est très-commun dans les forêts de la Guiane française.

Le Saki Yapqué, Pithecia leucocepha/a, Geofl. , Desm.; Saki et Y arqué , Buff. , pl. 12; Simia Pithecia , L., Audebei T, pl. 2. Cctteespèce de Singe a le corps long de dix à onze pouces, et son pelage brun noir; les poils sont longs , touffus en dessus et beaucoup moins en dessous; ceux de la tête sont courts cl ra~ ; les joues, le front et la mâchoire inférieure son d’un blanc sale teinté de jaunâtre; le tour des yeux , le nez et les lèvres! sont les seules parties nues et son colorées en brun. Les Yarqués se réu uissent par petites troupes d’une dou zaine d’individus , et recherchent dans les broussaille^ , le miel de Abeilles sauvages. Ou les trouve au; environs de Cayenne.

Le Saki Moine, Pithecia Monacu

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Geoff., Dcsm., sp. 90. Co Singe est remarquable par son pelage varié de grandes lâches brunes et blanchâtres; les poils son! bruns à leur origine et roux flores à leur extrémité; il n 'appoint de barbe; les poils divergens de l'occiput se terminent au vertes. Sa taille est plus petite que celle du Saki à ventre roux. On le trouve au Brésil.

Le Saki a tète jaune, Pi/hecia ocrocephala , Kuhl , Desin., sp. 89.

Ce Singe , de la taille du Yarqué et dont un seul individu existe dans la collection de Temminck , provient, dit-on , de Cayenne. Son pelage est d’un marron clair en dessus , puis d’un roux cendré jaunâtre en dessous , avec les mains et les pieds d’un brun-noir ; les poils qui recouvrent le front et qui entourent la face sont d’un jaune d ocre.

Le Saki a moustaches rouges, Pilhecia nijibarba , Kuhl, Desm., 88.

Celte espèce a été décrite d’après un individu conservé dans la collection de Temminck , et provenant de Surinam. Le corps est d’un brun-noir en dessus et d’un roux pâle en dessous; la queue paraît pointue par la diminution de longueur des poils ; on n’observe point non plus de tache blanche au-dessus de l’œil.

Le Saki Mihiquouina , Pithecia lUiriqirouina , Geoff. , Desm. , sp. 87 ; Azara , Voy. au Parag. T. n, pag.

245. Ce Singe, décrit soigneusement 1 par Azara , est long , sans v compren- 1 dre la queue, de trente-deux pouces, i II habite les bois de la province du I Choco et de la rive occidentale de la rivière du Paraguay qu’il n’a jamais traversée. Il vit dans les forêts, et on , dit qu’en captivité il est paisible et j'! docile. Ce Singe a un cou très-court qui paraît plus gros que la tête, car celle-ci est petite et arrondie; son œil est grand et l’iris est couleur de tabac d’Espagne; Poreille est trèslarge , arrondie et velue ; le pelage est très-touffu j une tache blanchâtre finissant en pointe surmonte l’œil ; la • ace est nue , et les joues légèrement velues sont blanchâtres; tout le des-

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sus du corps est d’un gris brun assez uniforme , quoique les poils soient annelés de noir et de blanchâtre ; les parties inférieures ont une belle couleur cannelle fort vive; la queue est noire excepté à son origine où elle est couleur de marron vif eu dessous; les poils du dos sont longs d’un pouce et demi , et ceux de la queue ont vingt-une lignes. La femelle ne diffère pas du mâle par ses teintes; elle est seulement un peu plus petite, et présente une mamelle sur chaque côté de la poitrine. On ne connaît point les mœurs du JM i ri— quouina qui est la seule espèce du genre qui s’avance autant dans les zones méridionales.

ftff Les Brachyures , Brachyurus,

Spix ; Pilhecia , Desm. , Geoff’. ;

Ce b us , Erxleb. ; Sirnia , L.

Les Brachyures ne diffèrent en rien , par les caractères essentiels d’organisation, des Sakis. Leur boîte crânienne, leur système dentaire sont analogues; mais leur queue , lâche et touffue comme celle des Sakis , est de moitié plus courte; de là le nom de Brachyure , courte queue. Les espèces qui composent ce genre, sont remarquables par leur chevelure épaisse et rabattue sur le front, et par sa longue barbe qui pend du menton et couvre la partie latérale des joues. Ils habitent les profondeurs des foi êts, et leur naturel paraît triste et mélancolique. Lorsqu’ils sont irrités , ils se dressent sur leurs pieds de derrière, grincent des dents, se liottent la barbe et se lancent sur leur ennemi. Ils boivent, avec le ci eux de leurs mains et prennent les plus grandes précautions pour ne jamais se mouiller. Ces détails , que nous empruntons à Geoffroy Saint-.

Hilaire dans ses Leçons sténographiées, se rapportent" à cinq espèces connues de ce genre dont deux ont été découvertes par Spix.

Le Bkaciiyure Couxio, Brachyurus Salarias, Geoff. , Lcç. sien. ; Pithecia Salarias, Geoff. , Ann. Mus. T.

xtx, sp. 1; Desm . , sp. 84; C'ebus

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Salarias, lïofTin.; Brachyurus israehia , Spix; Couxio , Hum b. , Mél.

200 1; i pl- 27. Ce Singe est sans contredit 1 espèce la plus remarquable et b> plus singulière qu'on puisse connaître, par la couleur uniforme et sombre de son pelage , et par la physionomie bizarre que lui donne une longue barbe. Le Couxio a de longueur totale environ deux pieds neuf pouces, en y comprenant la queue; sa face est nue, de couleur brune; l’ampleur de la bouche laisse entrevoir les dents, et les canines surtout sont d'une grande force. Le pelage est d’un brun foncé et lustré chez le mâle, et d’un brun fuligineux chez les femelles; les jeunes sont entièrement d’un gris brunâtre ; les poils sont épais sur le corps, rares et grêles sur la poitrine, le cou, le ventre et sur les faces internes des membres; la tête paraît revêtue d’une sorte de chevelure formée de poils droits , assez longs, retombant sur le front et sur les tempes , en s’irradiant du sommet de l’occiput comme d’un point central ; une barbe touffue , ilexueuse, médiocrement longue, occupe les joues et le menton, et se compose de poils prodigieusement épais et tous d’égale longueur, de sorte qu’ils forment un demi -cercle barbu autour du visage, tel qu’on en voit dans certains tableaux; la queue est d’un brun noir et la barbe des femelles est moins prononcée que celle des mâles. On ne connaît point les mœurs des Couxios dont le Muséum possède plusieurs individus très-bien conservés. Ils habitent la Guiane la plus déserte et le Para.

Le Brachyure Càeucin, Brachyurus Chiropotes , Geoflf. , Leç. sien.; Pil/iecia Chiropotes , Geoff. , Desin., sp. 85; Simia Chiropotes ou Capucin de l’Orénoquc, Humb., Obs. zool.

Ce Singe, de la taille du précédent, a son pelage roux marron ; la face et le front sont nus ; ses yeux sont grands et enfoncés; la chevelure, qui recouvre le sommet de la tête , est formée par des poils fort longs et disposés sur chaque tempe en une

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touffe ou toupet assez long; la barbe est très-touffue et tombe sur la poitrine qu’elle recouvre en partie ; la queue est d’un brun noirâtre, et les testicules ont une belle Couleur pourprée. Le Capucin de l’Orénoque a des mœurs tristes et solitaires; il vit isolé par couple dans les immenses déserts du Haut-Orénoque. Le nom de Chiropotes , qui boit avec la main , lui a été donné par Humboldt paFce qu'il prend un soin particulier de sa barbe, en ayant la précaution de ne pas la mouiller en buvant.

Aces deux espèces, ou doit joindie sans contredit celle que Slew. Traill a décrite comme en étant très- voisine, et n’en différant que par quelques teintes peu importantes du pelage; et qu’il nomme Saki a gilet, Pithecia sagu/ata ( Mèm. de la Soc.

Wern. T. 111, p. 167’, dont la queue est longue, noire, très-velue et clav:forme; la barbe noire, ainsi que le corps en dessus et dont les poils du dos sont de couleur ocracée. Ce Singe a été découvert à Démérary , dans la Guiane hollandaise , par Edmous- •tone.

Sans nul doute on doit laisser parmi les Bracliyures le Cacajao, Simia melanocephala , Humb., pl. 529 ; Pithecia rne/anocephala , Geoff. , Desm.

Ce Singe a été supérieurement figuré par Griffith, dans sa Traduction du Règne Animal. Ce qui le distingue, dès la première vue , est sa tête ei entier de couleur noire , tandis qui le corps et les membres sont d’ui brun-jaunâtre clair; sa queue, asse:

courte et touffue, est d’un brun-jaunâtre et terminée de brun ; les partie; inférieures et la face interne des mem bres sont plus claires que les flancs les mains et les pieds sont noirs cl remarquables par des doigts trèsallongés. Le Cacajao, nommé aussi dans les forêts do la Guiane et sur le; bords de la rivière Noire , Carniriu, Shucuzo et Mona-Raoon , vit en ti 011-j pes qui recherchent les fruits sucrés et doux, tels que les bananes et Ici goyaves. Scs habitudes sont lentes c

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paresseuses , et son caractère doux et paisible. (less.)

SAGOOTIER. bot. ph an. Pour Sagouier. ce mot. (b.)

SAGODY. mam. L’un des noms vulgaires de l’Ouistiti. (b.)

* SAGR.A. ins. V. Sagrje.

* SAGRÆA. bot. ph an. Nouveau genre de la famille des Mélastomacécs et de l'Octandrie Monogyuie, L., établi par De Candolle ( Prodr .

Syst. Veget. , 5 , p. 170) qui l’a ainsi caractérisé : calice dont le tube est adhérent à l’ovaire, mais ne le dépassant pas ; le limbe à quatre lobes courts et persistans ; corolle à quatre pétales obtus; huit étamines à anthères à peine auriculées à la base; ovaire presq»e glabre au sommet, portant un style filiforme que surmonte un stigmate obtus; baie capsulaire à quatre loges , renfermant des graines petites, ovoïdes - anguleuses. Ce genre est voisin , quant au port et aux caractères, de deux autres genres nommés Ossæa et CUcleniia , aussi établis aux dépens des anciens Melastama ; il diffère du Clidemia parle nombre quatre de ses parties, et de l’ Ossæa par ses pétales obtus, ovalés, et non lancéolés-aigus, La plupart des espèces ressemblent aux Clidemia par l’aspect hérissé des feuilles et des rameaux. L’inflorescence est axillaire, à fleurs sessiles ou pédicellées, agrégées ou en cimes, un peu paniculées comme dans les Ossæa. De Candolle a décrit quinze espèces de ce genre , toutes originaires des Antilles , à l’exception de quelques-unes qui se trouvent sur le continent de l’Amérique, au Brésil , au Pérou et à Cumana. Parmi les espèces anciennement connues, on remarque le Melastama rubra , et probablement le M . rari/lara de Bonpland , les Melasloma fascicularis , enpilla/is , /ûrle/la, ion b ras a, pi las a , micrapkylla et hirsuta de Swartz.

SAGRE. rois. Espèce de Squale.

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