SALAMANDRE PIERREUSE
min. Ou a quelquefois donné ce nom à l’Aniianthe. V. ce mot. (b.)
SALANGANE, ois. Espèce du genre Hirondelle. V. ce mot. (dr..z.)
SALANGUET. bot. man. Syn.
vulgaire de Chenopodiummantimum.
SAL A NX. rois.
d’Esoce. V. ce mot.
Sous
genre
SALAR. moll. ( Adansou. j Syn.
de Cône Tulipe. (b.)
SALARIAS, pois. Sous-genre de Blennie. V. ce mot. (b.)
SALAXIS. bot. phan. Ce genre , de la famille des Ericinées et de l’Octandrie Monogynie , L. , a été constitué par Salisbury et adopté par Willdenow , avec les caractères essentiels suivans : calice à quatre folioles irrégulières; corolle campanulée, à quatre divisions; huit étamines; un stigmate dilaté, pelté; capsule drupacée, à trois loges et à trois graines. Willdenow(A'«ü/7?. Plant., i, p. 4i5) a décrit trois espèces de ce genre sous les noms de Salaxis arborescens , S.
rnontana et S. abietina. Elles croissent à l’île de Mascareigne d’où elles ont été rapportées par Bory de Saint- Vincent. Ce sont des Plantes frutescentes, à feuilles lernées, linéaires; à fleurs latérales ou terminales, et qui ont tout-à-fait le port des Bruyères. (G. .N.)
SALBANDE. min. Ce mot. , emprunté de l’allemand , s’applique aux deux surfaces qui limitent un filon et leséparentde la Roche environnante.
Les deux parois de cette Roche, qui regardent les Salbandes , sont désignées sous le nom d’Epontes. V. Fixons. (g. DEL.)
SALUE. Salda. ins. Genre de l’ordre des Hémiptères, section des fléléroptères, famille de Géocorises, tribu des Longilabres , établi par Fabricius aux dépens du grand genre Cimcx de Linné , et adopté par Latreille avec ces caractères : corps court , large pour sa longueur. Tête
transversale , un peu triangulaire , plus large que le corselet; yeux grands , Irès-saillans , rejetés sur les bords latéraux du corselet , et dépassant de beaucoup le bord postérieur de la tête. Deux ocelles peu distincts, placés sur la partie postérieure du vertex à la jonction de la tête avec le corselet. Antennes filiformes , grossissant un peu vers l’extrémité ; à peine de la longueur de la tête et du corselet pris ensemble, composées de quatre articles; le premier court, dépassant à peine l’extrémité de la tête ; le second le plus long de tous ; les troisième et quatrième égaux entre eux , à peu près de la longueur du premier; le dernier plus gros que les autres, fusiforme. Bec long, de quatre articles , renfermant un suçoir de quatre soies. Corselet presque carré, non rebordé; écusson assez grand, triangulaire. Élytres de la largeur de l’abdomen ; celui-ci composé de segmens transversaux dans les mâles ; ses avant-derniers segmens rétrécis dans leur milieu , posés obliquement et en forme de chevrons brisés , le dernier s’élargissant et s’étendant dans son milieu vers la partie moyenne du ventre dans les femelles. Pâtes assez fortes; cuisses simples ; tarses de trois articles, le premier plus long que les deux autres pris ensemble; crochet des tarses fort. Ce genre se distingue des Lygées , Myodoques , Pachymères , etc., par des caractères faciles à saisir et tirés de la forme du corps, de la tête et des pâtes; il se compose d’un assez petit nombre d’espèces toutes propres à l’Europe, et parmi lesquelles nous citerons la Salda grylloides de Fabricius ; Jeanthia grjlloides , Wolff, Jcon. cimic ., tab. 5, fig. 4 1 , figurée dans l’Encyclopédie, pl. 374, fig. h. (g.)
* S A LDI T S. bot. phan. On
ignore quelle Plante de Madagascar Flacourt désigne sous ce nom d© pays. v (b.)
* SALE. pois. Espèce du genre
Holacanlhe. P' . ce mot. (b.)
SALEP. bot. phan. On donne ce 110m aux bulbes desséchés d’Orchis que le commerce nous apporte de l’Asie-Mincui e et de la Perse. Un grand nombre d’espèces produisent ces bulbes, mais il paraît que 1 ’Orchis mascula est la plus abondante.
Le Salep du commerce est en morceaux ovales, d’une couleur jaune blanchâtre, quelquefois à demitransparens, cornés, très-durs , inodores ou doués d’une faible odeur , d’un goût semblable à celui de la gomme Adraganth. Us sont composés presque entièrement de matière fécu- Iante , et conséquemment très-propres à faire des bouillies épaisses qui sont en grande réputation chez les médecins, et surtout chez les habitans des contrées orientales comme analeptiques , c’est-à-dire pour restaurer les forces épuisées ; mais ce que l’on a dit des propriétés aphrodisiaques du Salep est un pur préjugé enraciné dans l’esprit des Orientaux, peuples très-ignorans qui cherchent, par tous les moyens possibles, à se procurer les facultés viriles que l’abus des jouissances a détruites , et qu’ils ne peuvent certainement pas recouvrer à l’aide d’une drogue aussi innocenteque le Salep. Depuis long-temps, Geoffroy , Retzius et d’autres auteurs de pharmacologie ont attiré l’attention des économistes sur la facilité qu’on aurait de préparer du Salep avec les buîhes des espèces d’Orchis, qui croissent si abondamment dans nos bois et nos prés , et ils ont donné la manière de préparer ces bulbes, de manière à les rendre parfaitement identiques avec le Salep des Orientaux. Pour cela, on choisit les plus gros bulbes, on les nettoie en raclant la peau extérieure , on les fait macérer d’abord quelque temps dans de l’eau chaude, puis l’on porte celleci jusqu’à l’ébullition ; on les enfile ensuite dans des ficelles, et on les fait sécher en les exposant à un air chaud et sec. Ainsi desséché , le Salep peut être réduit en poudre , qui se dissout dans l’eau bouillante , forme une gelée que l’on rend plus agréable
par l’addition du sucre et de divers aromates. (g.. N.)
* SALGAN. mam. Espèce du genre Lièvre, y . ce mot. (b.)
SALHBERGIA. bot. phan. Necker a proposé sous, ce nom un genre fondé sur quelques espèces de Gardénia décrites par Thunberg , mais qui ne paraît pas suffisamment caractérisé. (g.. N.)
SALICAIRE. Lythrum. bot. phan.
Genre qui a donné son nom à la famille des Salicariées, et qui offre pour caractères : un calice monosépale, tubuleux , strié , offrant à son sommet de quatre à six dents séparées par des sinus d’oii s’élèvent d’autres dents plus étroites, subulées , quelquefois en forme de cornes; une corolle de quatre à six pétales qui naissent du sommet du calice; les étamines en même nombre ou plus souvent en nombre double des pétales, sont insérées au milieu ou vers la base du calice. L’ovaire est surmonté par un style filiforme que termine un stigmate simple et capitulé. Le fruit est une capsule allongée , recouverte par le calice, à deux loges contenant chacune un assez grand nombre de graines attachées à un trophosperrne épais et saillant. Les espèces de ce genre, au nombre d’environ une quinzaine , sont des Plantes herbacées ou sous-frutescentes, ayant des feuilles entières et opposées, des fleurs disposées en épis terminaux ou réunies à l’aisselle des feuilles.
Plusieurs des espèces de ce genre croissent en France et dans les autres parties de l'Europe. Telles sont entre autres la Salicaire commune, Lythrum Sa/icaria , L. , jolie Plante vivace qui élève ses longs épis de fleurs roses au-dessus des autres Plantes qui croissent dans les prés et sur le bord des ruisseaux ; la Salicaire a feuilles d Hysope , Lythrum Hyssopifo/ia , L. , très-commune dans les lieux humides et sablonneux de presque toute l’Europe , etc. , etc. ' (a. b.)
SALICARIÉES. Salicariœ. bot.
rriAN. Ce nom asété donne par Jussieu ( Gener. Plant. , 55o) à une famille de Plantes qui a pour type le genre Salicairc. Plus lard , ce célèbre botaniste (Dictionn. des Scienc. nat.) a décrit la même famille sous le nom de Lythrariées qui a été adopté par De Candolle, soit dans le Mémoire particulier qu’il a publié sur cette famille ( Mem . Soc. Geneu. , 3 , pl. 2 , p. 65), soit dans le troisième volume de son Prodrome. Néanmoins cette famille n’ayant pas été décrite au mot Lythrariées, dans ce Dictionnaire, nous devons en traiter ici. Les Salieariées se composent de Plantes herbacées, très-rarement sous-frutescentes à leur base,- leurs feuilles sont simples , entières , opposées ou alternes , sans stipules; leurs fleurs sont axillaires ou forment des épis terminaux ou des espèces de grappes. Le calice est monosépale , tubuleux ou campanulé , offrant de trois à six divisions séparées par des sinus qui, quelquefois , se prolongent en dents ou cornes. Ces divisions calicinales sont généralement rapprochées , en forme de valves avant l’épanouissement de la fleur. La corolle, qui manque quelquefois , sc compose de pétales en même nombre que les lobes du calice et qui sont insérés à sa partie supérieure : ils sont généralement trèscaducs. Les étamines , attachées au calice au-dessous des pétales, sont ou en même nombre , ou double , triple ou même quadruple des pétales ; quelquefois aussi ils sont moins nombreux. Le pistil se compose d’un ovaire libre à deux ou quatre loges contenant chacune plusieurs ovules attachés à des trophospermes axiles. Le style est simple , terminé par un stigmate capitulé et à peine lobé. Le Iruit est une capsule mince , enveloppée par le calice qui persiste , a deux ou quatre loges séparées par •les cloisons très-minces qui , se détruisant facilement , font paraître la capsule à une seule loge. Elle s’ouvre ordinairement en un nombre variable de valves ; les graines , insérées à des trophospermes saillaus, se corn-
posent d’un embryon droit sans en- (losperme , immédiatement recouvert par le tégument propre de la graine
Le professeur De Candolle, loc.
cit. , a divisé les genres de la famille des Salicariées , ou Lythrariées , en deux tribus , de la manière suivante :
ïre Tribu : Saeicariées.
Lobes du calice distincts ou rapprochés en valves avant la floraison ; pétales rarement nuis, alternes avec les divisions du calice, et insérés au haut du tuhe; étamines attachées audessous des pétales ; graines dépourvues d’ailes. Plantes herbacées ou sous-frutescentes :
Rotala , L. ; Cryptotheca , Blume; Sujfrenia, Bellard ; /, imeletia , D. C. ; Peplis , L. ; Ammannia ,Houst. ; Lythrum , Juss. ; Cuphea , Jacq. ; A citant liera , Browne; Pemphis, Forster; Heimia , Linck et Otto; Diplusodon , Pohl ; Physocalymna , Pohl; Decodon, G mel. ; Nesœa, Commers.; Crenea , Aubl. ; Lawsonia , L.; Antherylium , Rolir. ; Dodecas, L. ; Ginoria , Jacq.; Adenaria , Kuntll; Grieslea , Lœfll.
IIe Tribu : Lagerstroemiées.
Lobes du calice valvaires; pétales nombreux; graines ailées. Arbres ou Arbrisseaux.
Lagerstrœmia , Willd. ; Lafoensia , Vand.
Cette famille a les plus grands rapports avec celle des Onagres , dont él'Ie diffère surtout par son ovaire libre et non infère. (a. r.)
SALICASTRUM. rot. ïiian.
(Pline.) Probablement le Solanum Dulcamara, L. (b.)
SALICTNÉES. Salicineœ. bot.
Thaïe L’une des familles établies dans la grande tribu des Plantes amentacées. Elle offre les caractères suiVans : fleurs unisexuées et dioïques , formant des chatons globuleux ou ovoïd’es , ou cylindriques cl allongés. Dans les fleurs mâles , on trouve une écaille de forme variable sur laquelle sont insérées les étamines dont le nombre varie
d une a vingt-quatre. A la base des étamines , on observe fréquemment une autre écaille glanduleuse , creusée quelquefois en forme de coupe ou de calice. Les lleurs femelles se composent également d’une écaille, à la base interne de laquelle est attaché un pistil fusiforme , uniloculaire, contenant plusieurs ovules insérés à deux trophospermes pariétaux qui occupent surtout le fond de la loge.
Le style est très-court, surmonté de deux stigmates bipartis. Quelquefois la base du pistil est embrassée par une sorte de calice cupuliforme , analogue à celui qu’on observe assez souvent dans les fleurs mâles. Le fruit est une petite capsule ovoïde, allongée, terminée en pointe à son sommet, s’ouvrant en deux valves dont les bords reutrans simulent quelquefois une capsule biloculaii e. Les graines , qui sont fort petites , sont environnées de longs poils soyeux.
Les Salicinées sont de grands Arbres , des Arbrisseaux ou plus rarement de petits Arbustes rampansqui croissent en général dans les lieux humides , sur les bords des ruisseaux et des rivières. Leurs fleurs s’épanouissent en général avant que les feuilles commencent à se montrer. Celles-ci sont simples , alternes, et accompagnées de stipules. Les deux seuls genres Salix et Vopulus composent cette petite famille. V. P-EUFLTERet Sauee.
SALICOQUES. Carides. crust.
Tribu de l’ordre des Décapodes, famille des Macroures , établie par Latreille, et renfermant des Crustacés que les Grecs avaient distingués sous les noms de Caris et de Crangon ; ce sont ceux qu’on appelle vulgairement Crevettes , Salicoques, etc. Ils ont pour caractères essentiels : le corps d’une consistance moins solide que celui des autres Décapodes, quelquefois même assez mou, arqué ou comme bossu, ce qui leur a encore valu le nom d eSquilles bossues. Les antennes qui sont toujours en forme de soies , sont avancées; 1rs latérales sont fort longues, et les intermédiaires, ordi-
nairement plus courtes, ont leur pédoncule terminé par deux ou trois fdets sétacés et articulés. Lorsqu’il y en a trois, un de ces filets est plus petit et souvent recouvert par l’un des deux autres ; les yeux sont trèsrapprochés , presque globuleux et portés sur un pédicule très-court. La face supérieure du pédoncule des antennes mitoyennes offre, dans la plupart, une excavation qui reçoit la partie inférieure de ces organes de la vue ; l’extrémité antérieure du test s’avance presque toujours entre eux et cette saillie ; il a la forme d’un bec ou d’un rostre pointu, déprimé quelquefois , mais le plus généralement comprimé , avec une carène de chaque côté, et les bords supérieurs et inférieurs aigus, plus ou moins dentés en scie. Les côtés antérieurs du test sont souvent armés de quelques dents acérées , en forme d’épines ; les pieds-mâchoires inferieurs ressemblent, dans le plus grand nombre , à des palpes longs et grêles, et même soit à des pieds , soit à des antennes.
Les quatre pâtes antérieures sont, dans beaucoup d’espèces, teiminéps par une pince double ou une sorte de main didactyle ; deux de ces pâtes, ordinairement la seconde paire, sont doublées ou pliées sur elles-mêmes.
Le carpe de cette seconde pince, et quelquefois celui des deux dernières, à l’article qui précède immédiatement la pince, offre dans plusieurs celte particularité que l’on n’observe point dans les autres Crustacés ; il paraît comme divisé transversalement en un nombre variable de petits articles, ou aunelé. La troisième paire de pâtes est elle -même quelquefois, comme dans les Pénées , en forme de serres; dans plusieurs, cette troisième paire est plus courte que les deux dernières : en général ,(on n’a pas fait assez d’attention à ces différences dans les longueurs relatives des pâtes. Les segmens du milieu de la queue sont dilatés sur les côtés; elle se termine par une nageoire en forme d’éventail, ainsi que dans les autres Macroures, mais le feuillet du milieu est plus
étroit, pointu ou épineux au bout; son dos est armé , dans plusieurs , de quelques petites épines; les fausses pâtes, ou pales caudales , sont allongées et souvent en forme de feuillels.
Ces Crustacés sont assez recherchés, et on en fait une grande consommation dans toutes les parties du monde; on les sale même quelquefois afin de les conserver et de les transporter dans l’intérieur des terres. Tous les Salicoques habitent les mers de nos côtes : la Méditerranée , en offre beaucoup.
Latreille (Fam. natur. du Règne Anim.) divise la tribu des Salicoques ainsi qu’il suit :
I. Test généralement ferme , quoique mince; une forme de corps analogue à celle des Ecrevisses, et la base des pieds dépourvue d’appendices ou n’en ayant que de très-petits.