Les quatre pieds antérieurs, au plus, didactyles
A. Pieds antérieurs parfaitement didactyles.
a. Pinces non divisées jusqu’à leur base; carpe non entaillé en manière de croissant.
* Antennes intermédiaires à deux filets.
f Pieds réguliers (les deux de chaque paire semblables ).
— Pieds-mâchoires extérieurs non foliacés et ne recouvrant point la bouche.
Genres : Aepiiée , Hippoeyte , Pontonie et Autonomée.
• ~ — Pieds-mâchoires extérieurs foliacés, recouvrant la bouche.
Genres : Gnatophylle, IIyménocèhe.
tf Pieds antérieurs dissemblables, },un de la même paire didactvle,
* a,*trc simple
Genre : Nika.
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** Antennes intermédiaires à trois filets.
Genres : Paeémon , Ltsmate , Athanas.
(b Pinces divisées jusqu’àleur base, ou mains formées uniquement de deux doigts réunis à leur base ; carpe lunulé.
Genre : Atye.
B. Pieds antérieurs monodaclyles ou imparfaitement didactyles ( les deux doigts étant à peine visibles); antennes intermediaires à deux filets.
Genres : Égéon, Crangon, Pandaee.
II. Corps mou et très-allongé; des appendices sétiformes et très-distincts à la base de leurs pieds.
Genre : Pasiphée. V ■ tous ces articles à leurs lettres ou au Supplément. (g.)
* SALICOR. poeyp. Espèce du genre Cellaire. V. ce mot. (n.)
SALICOR. bot. phan. Les Soudes et autres filantes maritimes, dont on obtient sur certains rivages des sels par incinération , reçoivent collectivement ce nom qui désignecependant le Salsola Kali plus particulièrement, et même le Sa/icomia herbacea. (b.)
SALICORNE. Salicornia. bot.
phan. Genre de la famille de Chénopodées et de la Monandrie Monogynie, L., offrant les caractères suivans : calice ou périanthe entier, ventru, persistant, presque télragone, formé par le rebord squamiforme des articulations ; une à deux étamines dont les filets sont subulés , plus longs que le calice , terminés par des anthères droites , oblongues , biloculaires ; ovaire supère , ovale, oblong, surmonté d’un style simple, trèscourt, terminé par un stigmate bifide; fruit pseudosperme, recouvert par le calice renflé. Ce genre se compose d’environ vingt espèces qui croissent dans les lieux maritimes ou dans les vastes plaines imprégnées de sel marin des diverses contrées du monde. Les steppes de la Russie et de la Sibérie, l’Arabie, les bords dç
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la Méditerranée , sont les pays où l’on a découvert le plus grand nombre d’espèces. Les Salicornes sont des Plan tes herbacées et sous-frutescentes, d’un aspect fort triste , dont les liges sont ordinairement très-ram ifiées, dépourvues de feuilles, composées d’articulations tronquées, portant à leurs extrémités les fleurs qui sont disposées en épis nus. La distinction des espèces de Salicornes offre beaucoup de difficultés, et leur synonymie est en général extrêmement embrouillée.
Le Saiicornia herbacea, par exemple, a reçu plus de douze noms spécifiques différens. Cette Plante , que l’on peut considérer comme type du genre, était nommée Kali par les anciens botanistes. Elle croît en abondance sur les bords de la Méditerranée et de l’Océan dans les terrains fangeux ; on la retrouve dans les marais salés de la Lorraine. C’est une des Plantes qui fournissent par incinération le plus d’Alcali ou de sous-carbonate de Soude. Elle est recherchée avec avidité par les troupeaux , et ce pâturage donne à leur chair une saveur fort estimée. Les Anglais et quelques autres nations qui habitent le littoral de l’Océan , font confire les jeunes rameaux de cette Plante dans du vinaigre, et s’en servent pour assaisonnement dans les salades, (g. .N.)
SALICOT. crust. Même chose que Salicoque. V. ce mot. (b.)
* SALICOTTE. bot. phan. Syn.
de Soude commune en certains cantons maritimes. (b.)
SALIE, ins. Pour Salius. F. ce mot. (B.)
SALÏENTIA. mam. La petite famille formée sous ce nom par Illigcr renferme seulement les deux genres Potoroo et Kanguroo. V • ces mots.
*SALIERNE. bot. p fi an. (Gouan.) Variété d’Olivier à fruits ronds.
fB.)
SALÏETTE. rot. ru an. Les Conyscs ont reçu quelquefois ce nom vulgaire. (b.)
SALIGÜT. bot. PHAN. L’un des noms vulgaires de la Macre. (b.)
SALIMORI. bot. than. (Rumph, Amb. 3 , pl. 75). Syn. de Cordia 8ebes/ena. (b.)
* SAL1NDRE. min. Nom cité par Kirwan , et donné anciennement à une vai'iété de Grès , renfermant des grains calcaires. (g. del.)
SALINES, min. C’est le nom que l’on donne aux différentes exploitations du chlorure de Sodium , autrement dit Sel gemme ou Sel marin , soit qu’on l’extraye en masse du sein delà terre où il constitue quelquefois de véritables mines , soit qu’on le retire à l’aide de l’évaporation naturelle ou artificielle des eaux de la mer, de celles d’un grand nombre de lacs et d’une infinité de sources dans lesquelles il est tenu en dissolution.
Le Sel gemme, ou la Soude muriatée solide , forme dans l’intérieur de la terre des bancs d’une puissance souvent considérable , que l’on exploite par des galeries entièrement taillées dans le Sel, et soutenues par des piliers réservés dans la masse même du Minerai. C’est ainsi qu’il se présente dans les mines célèbres de Wieliczka et de Bochnia en Pologne, du comté de Chester en Angleterre , et de Vie dans le département de la Meurtlie en France. F. Soüde muriatée. On extrait le Sel delà mer et des lacs salés de deux manières :
1 0 par la seule évaporation naturelle; 20 par l’évaporation naturelle combinée avec l’évaporation artificielle.
Dans le premier cas , on pratique sur le bord de la mer des marais salans : ce sont des bassins étendus et peu profonds, que l’on remplit d’eau à marée haute, ou par le moyen d’une écluse; cetfe eau , y présentant une vaste surface à l’évaporation , se concentre par l’effet de la chaleur salaire, et surtout par celui de certains vents , et dépose sur le sol tout le Sel qu’elle ne peut plus tenir en dissolution. On relire ce Sel cl on le met en las sur les bords , pour le faire
égoutter et sécher, puis ou le soumet au raffinage. Dans la seconde manière d’extraire le Sel des eaux de la mer, on établit sur le rivage une vaste esplanade de sable que le flot doit submerger dans les hautes marées des nouvelles et des pleines lunes; ce sable s’imprègne de Sel , et , dans l’intervalle des marées , on en ramasse la surface en tas , puis on la lave avec de l’eau de mer que l’on sature ainsi de Sel marin. On décante celte eau pour la séparer du sable, et on l’évapore ensuite dans des chaudières par le moyen du feu. On se sert aussi dans quelques Salines, pour concentrer l’eau de la mer, de bâtimens de graduation , comme ceux qui sont en usage dans les exploitations de sources salées. Ces sources , qui existent dans un grand nombre de lieux à la surface de la terre, ou on les voit sortir des terrains analogues à ceux qui renferment les bancs de Sel gemme , ne contiennent pas généralement tout le Sel qu’elles peuvent dissoudre. On concentre alors leurs eaux par un procédé peu dispendieux, qui consiste à favoriser leur évaporation naturelle , en faisant en sorte qu’elles présentent à l’air le pius de surface possible. Pour cela , on les élève par des pompes à une assez grande hauteur, et on les laisse retomber sur des piles de fascines où elles se divisent à l’infini et éprouvent une évaporation considérable. On répète la même manœuvre un grand nombre de fois sur la même eau pour l’amener au degré de concentration nécessaire. On appelle cette opération graduer l'eau , et les ateliers que l’on construit à cet effet se nomment des bâtimens de graduation. L’eau amenée au degré de salure convenable est conduite dans de grandes chaudières plates et carrées, composées de feuilles de tôle réunies par des clous rivés. On achève de I évaporer par le moyen du feu , et 1 on recuedle le Sel qui se précipite au fonddu bain. (g. deu.)
SALIQUIER. bot. pii an. Syn. de Cuphée. V . ce mot. (b.)
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SAL1SBURIA. bot. ru an. V.
Ginkco.
* S À LITE. min. Même chose que
Sahlite. V . ce mot. (g. deu.)
* SALITR.E. min. Syn. de Manganèse sulfatée. , (G. DEL.)
SALIUNCA. bot. PIIAN. Syn. antique de INard celtique, V aleriana cellica , L. (b.)
SALIUS. ins. Fabricius ( Syst.
Piezat. , p. 124) a désigné sous ce nom un genre nouveau d Hyménoptères qui renferme trois espèces , le Pompilus sex-punctalus de l’Entomologie systématique, et deux autres espèces rapportées de Barbarie par Rehbinder. Ce genre paraît voisin des Sphex ; Fabricius le place entre ses Joppa et ses Banchus. (aod.)
SALIX. bot. phan. V. Saule.
SALKEN. bot. phan. C’est un nom vulgaire , dans les possessions hollandaises de l’Inde, d’une Plante de la famille des Légumineuses , décrite et figurée par Rhéede ( Hort .
Dlalab. , vol . 8, fab. 46) sous le nom de Tsjeria-Cametti-Valli , et dont Adanson a formé un genre qui n’a pas été adopté. (g. .N.)'
SALLES, mam. V . Abajoues.
SALLIAN. ois. Syn. de Jabiru, et non de l’Autruche de Magellan , comme il est dit par Sonnini dans Déterville. V. Cigogne. (dr..z.)
* SALMACIDE. Salmacis. PS Yen.
Genre de la famille des Conjuguées, dans l’ordre des Arthrodiés, du règne intermédiaire dont nous avons proposé l'établissement sous le nom de Psychodiaire [P. ce mot) , et dont les caractères consistent en des filamens simples , cylindriques , légèrement muqueux au tact, où la matière colorante est disposée par séries de corpuscules hyalins disposées dans l'intérieur du tube en filamens qui affectent la figure de spirales plus ou moins serrées et diversement variées, jusqu’à l’instant où l’accouplement de deux filamens ayant en lieu, ces spirales élégantes s’oblitèrent, pas-
seul des articles d’un filament dans ceux de l’autre, pour former dans l’article fécondé un seul propagule que nous soupçonnons devoir être un Zoocarpe (Z . ce mot); Le genre Salmacide, formé dès long-temps par nous, se trouvait faire partie du Zygnema des auteurs, qui, en adoptant le genre Conjugata de Vaucher , avaient reconnu la nécessité d’en changer le nom; mais ce genre Conjuguée ou Zygnème, qui est devenu depuis une famille entière, nécessitait une réforme , et nous y proposâmes dans un Mémoire lu à l’Académie des Sciences en 1820, quatre coupes sous les noms de Zer/a, Tendaridea , Sa/~ macis et Zygnema. Nos désignations mythologiques, fondées sur des analogies que diverses personnes ont jugées être assez heureuses, n’ont pas trouvé grâce devant Agardh, qui, appelant Mougestia {V. ce mot) le démembrement auquel nous avions conservé le nom de Zygnema , réserva ce nom primitif aux trois autres genres qu’il laissa encore confondus au mépris des caractères si tranchés qui les distinguent. Vu l’antériorité et la convenance, nous concevons le genre Salmacide et la désignation qui rappelle l’un de ses principaux caractères. On sait qu’une Nymphe ainsi appelée , éprise d’ardent amour pour Hermaphrodite , s’élança sur ce bel adolescent lorsqu’il se baignait dans un clair ruisseau , et, s'enlaçant dans ses bras, ne fit plus avec lui qu’un seul être. De même, daus le genre d’Arlhrodiés qui nous occupe, deux filamens distincts, étrangers l’un à l’autre jusqu’à l’instant oh se font pour eux sentir sous les eaux les aiguillons de l’amour, se recherchent, se joignent, et, se confondant par divers points de jonction, s’identifient l’un avec l’autre pour ne plus former qu’un même tout. Nos Salmactdes abondent dans l’eau des mares et des ruisseaux; mais il faut que celle eau soit pure , tranquille et fraîche.
Leurs filamens s’y développent d’abord dans le fond , comme si 1 obscurité leur convenait. Essentiellement
simples, ils s’y superposent en beaucoup plus grand nombre, et offrent alors, étant visibles à l’œil nu et longs de plusieurs pouces , quelque rapport avec la disposition stratiforme qu’affectent les Oscillaires. Les masses qui résultent de leur intrication devenant assez considérables , finissent par flotter en masses souvent bulleuses, et qui furent, dans plusieurs de ces Flores faites avec tant de légèreté, du nombre de ce que les botanistes peu versés en cryptogamie appelaient Conferva bullosa. Les filamens des Salmacides sont erf général plus gros que ceux des autres Conjuguées, et d'un vert plus intense, souvent tirant sur le bleu noirâtre. Quand ils sont réunis en très-grand nombre, et de façon à composer des masses très-serrées , ils tendent par leur extrémité à s’élever en faisceaux souvent pointus à la surface des eaux ; ils sont alors très-muqueux au toucher, et se collenlaux doigts qui les veulent saisir. Ils adhèrent étroitement au papier sur lequel on les prépare, y deviennent luisans et cassans , n’y changent guère de couleur, et ne reprennent pas l’apparence de la vie quand on les remouille. La différence d’aspect ne suffit pas pour établir de bons caractères spécifiques, quand on veut en récolter des échantillons qui puissent offrir quelque utilité à l’observation. Il faut avoir soin d’en dessiner sur le papier même ou on les prépare, quelques détails faits d’après des grossisseinens proportionnels à la grosseur des espèces qui varient beaucoup. Le nombre des lignes en spirales qui , selon ces espèces, est d’un, de deux, de trois et même de quatre, la forme cylindrique ou aplatie de ces lignes, fourniront les caractères les plus certains. On a tenté de chercher des caractères spécifiques daus la forme et la longueur des articles , c est-â-dire des espaces compris entre deux cloisons valvulaires internes, sans réfléchir que celte, distance, était variable et subordonnée au développement des spires. ïNous en avons dès long-temps
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averti les observateurs qui u’en tiennent nul compte, et qui par conséquent marchent d’erreurs en erreurs.
Ces mêmes micrographes, obstinés à mesurer les rapports de la distance des valvulesau diamètre des filatnens, s’amusent aussi à fonder des espèces sur la mesure de ce diamètre rigoureusement comparée à l’échelle de graduation qu’ils se font sur leur porte-objet. M’ont-ils donc jamais rélléchi que la grosseur d’un filament doit varier selon ses âges? Que diraient-ils du botaniste qui ferait autant d’espèces des Asperges d’une même couche , parce que l’une d’elles aurait dix-huit ligues de circonférence, une autre douze, une troisième six , et qu’une quatrième enfin ne serait pas plus grosse qu’une plume d’oie? Les eaux douces de France nourrissent six ou sept espèces de Salmacides bien caractérisées, dont on pourra faire autant d’espèces qu’on voudra en les différenciant par leur diamètre, l’allongement ou le raccourcissement des articles , par le volume et la régularité des corpuscules colorans ,* enfin par les dessins fort variés et souvent très-élégans qu’affectent leurs spirales. Le mécanisme de ces spirales est dans l’intérieur des tubes absolument analogue à celui de ces spirales en fil de fer qu’on met dans des cylindres de fer-
blanc sous Une bougie qui les comprime et qu’elles poussent en avant à mesure que la bougie se consume.
Nous citerons comme exemple :
i°. Salmacide brillante , Saltnacis uitida [V. pl. de ce Dictionnaire, Arih., fig. io ); Conféra a nitida delà More danoise, et probablement les Confervci scalaris , conjugata et se/ifonnis de Roth. La plus grande de toutes, et l’une des plus communes, que sa belle couleur d’un vert obscur et la manière dont elle se déploie en masses flottantes fait quelquefois ressembler colossalement à l 'Oscilla ire ténioïde [V. T. xii , p. 468); elle diffère surtout delà suivante, avec laquelle elle paraît être confondue par Agardh , en ce qu’elle contient
trois séries spirales qui , dans la jeunesse des fila mens , soûl tellement serrées que ces lilamens en sont entièrement opaques , et qu’on n’y peut discerner ni cloisons ni dessins divers , et alors la Plante paraît formée de segmens étroits comme ceux donl se compose l’Oscillaire, de laquelle nous lui trouvons le port. 2°. Salmacide principale, Sa/macis princeps , N. ; Conjugata p/ inceps , Vauch., pl. 4; Confe/va jugalis de la Flore danoise , confondue évidemment avec la précédente sous le nom de Zyg- 7ierna nitidum par Agardh , Syst. /J Ig. , p. 82 , qui a fait de sa Plante un potpourri synonyrnique. Celle-ci, peutêtre encore plus grosse que le .Nitida, ne présente que deux séries de spirales intérieures. 5°. Salmacide rhomboïdale, Saimacis rhomboidalis , N.
Le Confe/va rhomboidalis de notre premier Mémoire de l’an Y , sur les Conlerves , fort bien représenté par Vaucher, pl. 5, fig. 4, sous le nom impropre d ’adnata, p. ^o; le Confe/va decinima ne paraît en être qu’une variété. Les deux séries spirales forment ordinairement deux et quelquefois trois figures parfaitement rhomboïdales dans chaque article,sa couleur est un peu moins sombre que celle des précédentes, et peutêtre la plus belle de la végétation ; on dirait le vert le plus brillant et le plus vif de la porcelaine. 4°. Salmacide quinine , Saimacis quinina , N. ; Confe/va quinina de Muller; Conjugata condensaia de Yaucher, pl. 5 fig. 2, dont Agardh a fait deux espèces distinctes en réunissant la suivante.
Un seul filet spiral y forme comme deux Y accolés l’un à l’envers , l’autre à l’endroit dans chaque article ; d’où résulte , quand il n’y a pas solution de continuité dans leur succession , un zig-zag souvent très-qgalement régulier d’un bout à l’autre du filament. 5°. Salmacide porticale, Saimacis porticalis , N., Confe/va portica/is de Muller; Conjugata porticalis , Vauch., pl. 5, fig. 1, dans laquelle un seul filament spiral forme des séries de figures linéaires donl les
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lignes de jambages arrondis par le haut, donnent uneidée assez juste sur certaines exemples par lesquelles les maîtres d’écriture ont coutume de faire exercer les commençans. 6°.
Salinacide jaunâtre, Salmacis lutescens , N. , qu’il ne faut, pas, comme Agardh, confondre avec lu suivante; belle espèce très-muqueuse qui forme des touifes d’un vert jaune, souvent aussi brillantes que de l’or, devenant cl’un jaune pur par la dessiccation, et clans les fiiamens de laquelle le microscope montre un seul filet spiral , fort aplati en ruban, et assez semblable, à la couleur près, au ruban qu’on distingue dans le corps des Naïdes [V. ce mot). 70. Salmacide allongée, Salmacis elongata,^., Conjugata elongata, Vauch., pl. 6,fig. 1-8; 8°. Salmacide enflée, Salmacis infiata, N.; Conjugata injlata , Vauch., pl. 5, fig. 5. Ces deux dernières , qui ne renferment qu’un seul filet spiral, sont très-grêles et soyeuses; leur finesse les fait paraître comme des masses nébuleuses où l’on ne distingue que très-difficilement les fiiamens à l’œil nu.
Les diverses espèces de Salmacides se rencontrent souvent confondues dans les mêmes marais et mêlées toutes ensemble dans un même amas; alors on serait tenté de les prendre pour de simples variétés d’âge, si l’on n’avait recours, pour les différencier, au nombre des filets spiraux et à la forme des propagules qui sont diversement ovoïdes ou parfaitement arrondis , plus où moins gros selon chaque espèce. Nous ne perdrons pas de temps à réfuter l’opinion de ceux qui, ayant probablement surpris des Salmacides au moment où leurs filets spiraux internes s’allongeaient ou se resserraient par un effet purement mécanique, ont imaginé que les corpuscules hyalins qui s’y voient étaient des Animaux en récréation , et qui, d’après ce rêve, ont placé ces Arthrodiés entre leurs Némazoones ou Némazoaires. V . ces mots. (b.)
SALMARINE. pois. Salmo Sal-
marinus. Espèce du genre Saumon.
SALMAS1A. bot. phan. (Necker.) Syn. de Tacliibota d’Aublet. V. ce mot. (b.)
SALMEE. Salmea. bot. phan. De Candolle (Catalogue du Jardin de Montpellier, p. i4o) a établi sous ce nom un genre qui appartient à la famille des Synanthérées , tribu des Hélianlhées. Voici les caractères que Cassini attribue à ce genre : involucre à peu près de la grandeur des fleurs, turbiné, campanulé ou presque cylindrique , formé d’écailles sur plusieurs rangs, régulièrement imbriquées, appliquées, un peu coriaces ; les extérieures plus courtes , ovales , obtuses, planes ; les intérieures notablement plus longues , oblongues-ovales , obtuses et comme tronquées au sommet, concaves et embrassantes. Réceptacle plus ou moins élevé, cylindracé, garni de petites écailles analogues aux folioles de l’involucre , presque aussi longues que les fleurs qu’elles embrassent.
Calathide obovoïde non radiée , composée de fleurs nombreuses , égales, régulières et hermaphrodites. Ovaire comprimé sur les deux côtés , oblongcunéiforme , un peu tétragone , comme tronqué au sommet, hérissé de longs poils sur ses deux arêtes extérieure et intérieure; aigrette composée de deux dents situées sur les deux arêtes de l’ovaire, continues avec celui-ci, persistantes, aiguës, plus ou moins garnies de poils.
Le genre Salmea se rapproche beaucoup du Spilant/ies , auquel Kunlh ( No a. Gen. et Spec. Amer., vol. 4, p. 208) a proposé de le réunir; cependant il s on distingue suffisamment par la forme de son invo^ucre. Sous ce rapport, il a des affinités apparentes avec le Bide/is, mais, selon Cassini, il s’en éloigne considérablement par plusieurs autres caractères.
Les espèces de ce genre, au nombre de trois ( Salmea scandens , hirsuta et curviflora ) sont des Arbrisseaux de l’Amérique équinoxiale, ordinaire-
ment décombans , à feuilles opposées, indivises , à Heurs blanches disposées eu corymbes paniculés et terminaux.
* SALMÉLINE. pois. Espèce du genre Saumon , voisine de la Truite.
SALMIA. BOT. PHAN. Willdenow ( Hort . Berolin.) a désigné sous ce nom le genre Carludotdca de la Flore du Pérou , ou Ludovia de Persoon.
V. ce dernier mot. Covanilles avait aussi donné le nom de Salmia au Sanseviera de Thunberg et Willdenow. F’ . Sansevière. Enfin , De Candolle a établi parmi les Synanthérées un genre Salmea que quelques auteurs ont écrit Salmia. V. Salmée.
SALMO. pois. V. Salmones et Saumon.
SALMONE. pois. Du Dictionnaire de Déterville, pour Saumon. V . ce mot. (b.)
SALMONE A. bot. phan. (Valil.) Pour Salomonia. V. ce mot. (g.. N.)
SALMONÉE ou SAUMONÉE.
pois. V. Truites au mot Saumon.
* SALMONES. pois. Première famille de Tordre des Malacoplérygiens abdominaux dans la méthode de Cuvier, famille qui n’était que le genre Salmo pour Linné , duquel le caractère générique s’est étendu à toutes les Salmones; il consiste dans une première dorsale à rayons mous, suivie d’une seconde petite et adipeuse, c’est-à-dire formée simplement d'une peau remplie de graisse et non soutenue par des rayons. Ce sont , dit l’illustre auteur de l'Histoire du Règne Animal (T. il, pl. i5g et 1G0), des Poissons écailleux à nombreux cæcums , pourvus d’une vessie natatoire ; presque tous remontent dans les rivières, et- ont la chair agréable. Ils sont «Tune nature vorace. La structure de leur mâchoire varie étonnamment.
Leur chair est généralement des plus savoureuses. Les Salmones , quoique étant aujourd’hui considérées comme constituant une famille, ne compo-
sent cependant encore guère qu’un seul genre , ou les espèces très-nombreuses sont réparties dans un grand nombre de sousTgenres, comme on le verra au mot Saumon. (e.)
* SALMONETTE. pois. (Delaroche.) L’un des noms de pays du Mullus barbai us. V. Mulle. (b.)
SALOMONIA. bot. phan. Ce genre , de la famille des Polygalées , a été constitué par Loureiro [F/or. Coch. , édit. Willd., i , p. îBjsurune Plante que les auteurs systématiques ont placée dans la Monandrie Mouogynie. Deux nouvelles espèces découvertes par Walliclx devront nécessairement faire changer la place de ce genre dans le système sexuel, puisqu’elles ont quatre anthères et des filets monadeiphes. Voici au surplus les caractères assignés au genre Salojnonia par De Candolle ( Prodr . Sysi.
Vcget. , 1 , p. 555) : calice à cinq sépales presque égaux; corolle dont le tube est fendu dans sa longueur ; le limbe trifide ; la carène cuculliforme ; étamines monadeiphes à quatre anthères ; capsule bilobée, compiimée, ordinairement munie d’une crête ciliée. Le Salomonia can/oniensis, Loureiro , /oc ch'. , Sa/monea canloniensis, Vahi, Enum. î, p. 8, est une Plante herbacée, annuelle, haute de six pouces , à plusieurs tiges , dressées , garnies de feuilles cordiformes, acuininées, entières, glabres, portées sur de courts pétioles. Les fleurs, de couleur violette , forment des épis simples, dressés et terminaux. Cette Plante croît en Chine, près de Canton. De Candolle a publié deux espèces nouvelles qui croissent dans le Napaul, et auxquelles il a donné les noms de Salomonia edentu/a et Sa L oblongifoLia. Il a en outre ajouté , mais avec doute , à ce genre , le Polyga/a ciliata de Linné, qui croît dans les Indes-Orientales. (g..n.)
* SALMONIDES, rois. Risso , dans le tome troisième de son Histoire natureilede Nice etdes Alpes-Maritimes, propose sous ce nom l’établissement d’une famille qui ne diffère de celle
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des Salinoues que par la terminaison du mot, et dans laquelle il admet les quatre genres Salrno, Argentina , Sauras et Scolepus , qu’avec Cuvier nous ne considérons dans le présent Dictionnaire que comme de simples sousgenres. JA. S a.lmones et Saumon.
* SALONTA. bot. ni an. Une espèce d’Euphorbede Madagascar dans Flaccourt. (b.)
SALPA. moll. Ce nom scientifique est celui d’un genre que l’on nomme Biphore dans quelques dictionnaires français. Les Biphores sontcounus depuis long-temps ; il est à présumer que les voyageurs avaient remarqué les longs rubans de feu qui se dessinent en ondoyant dans la mer, pendant la nuit et qui sont dus à la phosphorescence de ces Animaux, avant que les naturalistes les eussent soumis à leur investigation. Quoique fort remarquables sous plus d’un rapport, ils ne furent pourtant mentionnés d’une manière non équivoque que très-tard, la première fois dans l’Histoire naturelle de la Jamaïque par Browne ; il proposa pour eux son genre Thalia que Linné , on ne sait pourquoi, n’adopta pas; mais dans la dixième édition du System a Naturœ, il ressembla dans un seul les genres Thalia et A relhusa de Browne, sous la dénomination d’Holothurie, ce qui mettait de la confusion à la place de la clarté que Browne avait voulu établir dans leur distinction. Dans la douzième édition , la confusion s’augmenta encore par l’addition, dans ce genre Holothurie, des Animaux que Rondelet nommait ainsi {JA. Holothurie); de sorte qu’il présentait l’assemblage vraiment bizarre d: Animaux fort dilFérens. Pallas eut donc raison de le critiquer dans ses Mélanges de zoologie et dans son Spicilegia lorsqu’il voulut débrouiller ce chaos.
Il pioposa de partager les Actinies en deux sortes, celles qui sont fixes et celles qui sont libres; ces dernières n’étaient autres que les Holothuries ; mais comme ce nom sc trouvait par
cela même sans application , il proposa de le donner aux Animaux du genre que Browne avait nommé Thalia , c’est-à-dire aux Biphores.
Forskalh, auquel on doit de fort bous travaux sur plusieurs genres de Mollusques , observa un assez grand nombre de Biphores et proposa un nouvel arrangement pour les Animaux compris par Linné dans son genre Holothurie ; d’abord au lieu de laisser ce nom aux Biphores, comme Pallas, il rassembla dans ce genre les Velelles et les Porpites. Il fit des véritables Holothuries un genre qu’il nomma Fislulaire , qui correspond aux Actinies libres de Pallas, et enfin créa le genre Priapus pour les Actinies fixes du même auteur. Le nom d Holothurie n’eut donc plus pour lui la même application et donna le premier le nom de Sa/pa aux Animaux que Pallas y comprenait, c’est-à-dire aux Thalides de Browne. Malgré l’étude particulière qu’il avait faite des Salpes , Forskalh néanmoins confondit avec elles des Ascidies, ce qui fut probablement l’origine du rapprochement que l’on fit des Biphores eide ces Animaux. Dans la treizième édition du SjslernaNaturæ, Gmelin fit, à l’occasion du genre qui nous occupe, un double emploi qui n’est pas le seul qu’on pourrait lui reprocher ; il adopta tout à la fois et le genre Salpa de Forskalh en confondant toujours les Animaux Thalides de Browne avec les Holothuries, et le geme Dagysa qui venail d’être créé 'par Banks et Solahder pour un Animal du genre Salpa. Bruguière, sur le prctexie que le nom donné par Forskalh avait appartenu autrefois à un poisson, lechangea pour celui de Biphore, tout en donnant dans l’Encyclopédie des caiaclèrcs mieux , circonscrits à son genre, qui lui permirent d’en écarter deux espèces d’ Ascidies qui y étaient, confondues , comme nous l’avons vu. Bruguière ne laissa pas de faire une faute semblable à celle de Gmelin en admettant eu même temps, dans les plauehes de l’ouvrage que nous venons de citer, cl les Bt-
phores et les Thalies de Browne ; il confondit même avec ce dernier genre les Physales. On ne sait pas quels rapports Bruguière aurait donnés aux Thalies, puisque ce genre n’est mentionné que dans les planches ; quant aux Bîphores il les place dans les Vers mollusques dépourvus de tentacules, JNous avons dit à l’article Mollusque tout ce quecet arrangement avait de défectueux. Les Animaux dont il est question étaient généralement peu connus ; leurs liaisons avec d’autres analogues étaient difficiles «à établir ; il n’y a donc rien de bien étonnant que Cuvier, dans son Tableau élémentaire d Histoire naturelle, en imitant Bruguière quant au double mploi, ait placé d’une manière peu :onvenable le genre Thalie parmi es Mollusques gastéropodes et les Biphores dans une classe toute difFé— 'ente avec les Ascidies dans les Acéphales nus sans coquille. Du moins Buvier avait conservé ces deux gènes dans les Mollusques ; Lamarck ne il pas de même dans son Système des minimaux sans vertèbres (z8oi). On rouve bien des Biphores dans la lasse des Acéphalés nus ; mais il faut hercher les Thalies parmi les Raiaires mollasses. Bosc, peu de temps près, démontra d’une manière évrente le double emploi de Gmelin , luguicre, etc., et donna quelques ' ouveaux détails sur les Biphores u’il avait vu s pendant son voyage en mérique. De nouveaux renseigneicns , ainsi que de nouveaux rn n te— aux. furent rapportés par Péron de >n voyage aux Tei res Australes. Des nirnaux conservés dans la liqueur , pposés par ce voyageur au Jardin du °' , fui ent anatomisés par Cuvier ii publia à leur sujet un excellent émoire dans les Annales du Muiun. Il confirma l’opinion de Bosc , '1 ajouta une anatomie qui mil hors ' douie pour le plus grand nombre s zoologistes , que les Biphores par ^organisation se rapprochent plus s Acéphales que de tout autre type Animaux. Roissy adopta celte opi- )n Sut profiter du bon travail de
Cuvier loisqu’il traita ce genre dans le Bulfon de Sonnini ; Lamarck luimême , comme le prouvent les Tableaux de sa Philosophie zoologique, la partagea d’abord pour l’abandonner seulement dans son dernier ouvrage , après l’avoir reproduite une seconde fois dans l’Extrait du Cours.
Ce respectable savant, après avoir admis les Biphores dans la section des Acéphales nus de ses pi’écédentes méthodes , abandonna tout-à-fait celte opinion, et dans son dernier ouvrage fit avec les Ascidiens et les Salpiens une nouvelle classe, les Tumciers {V .
ce mot) qu’il considéra comme formant un type d’organisation intermédiaire entre les Radiaires et les Vers.
A l’exception de Lamouroux dans l’Encyclopédie et de Latreille dansses Familles naturelles du Règne Animal, nous ne connaissons aucun zoologiste qui ait adopté la manière de voir de Lamarck. Cependant avant les trois ouvrages que nous venons de mentionner avait paru un travail trèsimportant sur les Ascidies par Savigny; là se trouve confirmée d’une manière évidente la justesse des rapports assignés au Biphore par Cuvier et d’après cela nous cherchons en vain à nous rendre compte des motifs qui ont déterminé Lamarck à proposer ce nouvel arrangement. Le travail de Savigny a été reproduit quant à la classification dans les Tableaux systématiques de Férussac; le genre Biphore avec ses deux sous-genres constitue à la fois la dernière famille de la classe des Ascidies , les Thalies ( V. ce mot). Enfin Blainville,dansson Traité de Malacologie, établit dans les Ascidies deux familles ; la seconde, celle des Salpiens {V. ce mot), partagée en deux sections , contient dans la première le genre Biphore et clans la seconde le genre Pyrosome qui se trouve de celte manière plus en rapport avec ' le premier que dans les méthodes précédentes. Plusieurs travaux, quoique moins généraux que les précédons, ne laissent pas que d’avoir un grand intérêt par un grand nombre d’observations qui y sont répandues ; ce sera