‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 39 sur 282 · TOM F. XV · texte numérisé non relu

TOM F. XV

donc avec fruit qu’on consultera le Mémoire de Home, une dissertation deCbamisso qui est fort importante , le chapitre qui traite de ce genre par Quoy et Gaimard , dans le Voyage autour du monde par la corvette l’Uranie , cl enfin des renseignemens anatomiques donnés par Van-Hasselt et par Kuhl. C’est à l’aide de ces matériaux auxquels il faut joindre l’àrticle Salpa du Dictionnaire des Sciences naturelles de Blainviüe, que l’on pourra se faire une idée, si ce n’est complète , du moins assez satisfaisante de l’anatomie des Biphores cl des rapports qu’ils ont avec d’autres Animaux analogues.

Les Biphores sont des Animaux cylindroïdes , transparens , gélatineux , plus ou moins allongés , tronqués ordinairement aux deux extrémités , composés d’une enveloppe extérieure subcartilagineuse ou membraneuse que l’on nomme le manteau, et d’une autre partie ou corps qui paraît pouvoir s’en détacher facilement, comme l’observe Chamisso; de sorte que cette partie extérieure, d’après ce que dit ce savant, serait plutôt un corps excrété, que la véritable peau. Celle-ci formerait alors l’enveloppe même du corps proprement dit ; elle est munie de bandes transverses plus épaisses; quelques personnes croient que ce sont des bandes musculaires; d’autres,et entre autresQuoy et Gaimard, affirment que ce sont des réseaux vasculaires. Les deux voyageurs que nous citons ayant vu sur le vivant sont assez dignes de confiance. D’après des Animaux conservés dans la liqueur , Blainville avoue qu’il est impossible de se décider. Celte membrane, quoique moins épaisse que le corps extérieur, s’en distingue cependant assez bien et s’en détache facilement. Les Biphores ont reçu leur nom des deux ouvertures dont ils sont percés; ces ouvertures terminent antérieurement et postérieurement un canal ouvert dans toute la longueur du corps de l’Animal ; elles appartiennent à la face ventrale. La première ou l’antérieure est la plus grande,

elle est ordinairement ovalaire ou se-* mi-lunaire et pourvue d’une lèvre sorte d’opercule charnu , pourvu d muscles qui lui sont propres. C’es par celte ouverture que s’introdui i’eau tant pour la respiration qu pour la nutrition; le liquide repass par l’ouverture postérieure dépour vue le plus souvent de la lèvre oper culaireetse terminant quelquefois pa un tube peu prolongé. Cette Jongu cavité viscérale offre à l'intérieur l’o gaue branchial ainsi que les ouveij turcs buccale et de l’anus ; elles so situées assez près l une de l’autre; première est une fente étroite, arro die, garnie d’un petit bounelel labi qui , d’après Blainville , serait fe: tonné et même lobé, et le même zo logiste pense que la partit que Sav gny décrit comme une seconde bra chie pourrait bien n’être autre cho|| que les appendices labiaux, conn ceux des Lamellibranches. ComiJfi dans ceux-ci , au reste, la bouche cojjjj duit presque sans œsophage à 1’ tomac qui est peu volumineux et e veloppé de toute part par une glanli irrégulièrement lobée qui est le fojj L’intestin qui naît de cet e-lomac court, il fait plusieurs circonvoljr; tious dans le foie et se porte en rière pour s’ouvrir dans la cavité v céralc, tout près de son ouverture p lérieure. Celte réunion d’organes q à cause du foie qui les enveloppe une couleur particulière , auxqdfl il faut joindre le cœur et l’appaiy générateur, a été désigné parForsk sous le nom de Nucléus qui a été néralement adopté. Quoiqu’il n pas une position absolument co tante dans toutes les espèces, cej dant il est toujours placé postéri rement , et son volume est très- va ble scion les espècfes ; ainsi lesoi:|p| tu res de la bouche et de l’anus, sont dépendantes de la position nucléus, sont également très-po ricures dans les Biphores.

L’organe de la respiration est simple , composé d’un seul feu branchial qui s’étend de l’ouverl antérieure de l’Animal jusqu'}

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bouche; elle a la forme d’un triangle scalène dont la base est vers le nucléus ; elle est placée perpendiculairement dans la ligne médiajie ; dans plusieurs espèces , on distingue sur elle des stries perpendiculaires coupées par d’aulresobliques. Celte branchie est soutenue par un canal médian , une sorte de bronche , comme dit Blainville , qui porte sans doute les vaisseaux à la brauchie. Savigny dit que ce canal contient une seconde branchie que Blaiuville n’a pu découvrir; les autres auteurs u’en parlent pas.

La circulation se fait d’une manière très-singulière et dont on n’a point encore d’exemple parmi les Animaux, si l’on en croit ce que disent Quov et Gaimard : le cœur placé à la partie supérieure du nucléus n'embrasse pas l’intestin comme dans les Lamellibranches. Il est fusiforme et paraît dépourvu de péricarde ; antérieurement , il donne naissance à un tronc unique, fort gros , médian et dorsal , qui est l’aorte; mais il est triangulaire, et ce qui a droit d’étonner davantage , puisqu’on ne retrouve nulle part nen d’analogue, c’est quece vaisseau est composé de deux parties semblables accolées qui se désunissent au moindre choc ; dans ce cas alors le sang s’épanche et la vie doit cesser.

Ce fait a besoin d’être affirmé par les deux observateurs que nous venons de citer pour être cru. Cette singulière aorte à mesure qu’elle s’avance, fournit des vaisseaux pairs qui paraissent symétriques et qui se distribuent au manteau ; elle se termine antérieurement par trois branches principales, deux latérales qui se contournent autour de l’ouverture antérieure pour se rejoindre ensuite dans le canal branchial, et la troisième moyenne s’infléchit à l’intérieur du canal médian sur la ligne oii sont placées les ouvertures buccale et de l’au.us, et donne des rameaux au manteau. Tous ces vaisseaux se réunissent de tous les points du corps en une seule veine pulmonaire qui porte le sangau cœur ; de sorte que , d’après les observations

de Quoy et Gaimard , il n’y aurait à.

chaque impulsion qu’une partie de ce fluide qui aurait été soumise à l’influence de l’organe respiratoire, et qui se mélangeant avec l’autre rentredans le cœur. Mais un fait très-extraordinaire, relatif à la circulation des Bip hores , est le suivant : le cœur se contracte en spirale et chasse j»ar ce moyeu tout le sang qu’il contient; après l’avoir poussé pendant quelque temps dans l’aorte antérieure, il se contracte tout-à-coup dans un sens opposé , le fait entrer dans la veine pulmonaire, et il circule dans tout le corps en suivant une direction inverse à la première et dans les mêmes vaisseaux. Voilà certainement la plus singulière circulation qui existe parmi les Animaux; aussi quelque garantie d’exactitude que nous présentent les observateurs auxquels nous empruntons ces détails, nous pensons qu’ils ont besoin d’être confirmés pour qu’oti les croie sans réserve.

Les organes de la génération sont à peine connus ; cependant on distingue quelquefois autour du nucléus un organe granuleux qui est bien probablement un ovaire ; c’est la seule partie que l’on ait pu distinguer. Il est donc bien croyable que les Biphores sont hermaphrodites et que chaque individu se suffit à luimême comme dans les Lamellibranches. Les Biphores ont la faculté de s’attacher les uns aux autres dans un ordre régulier; ils peuvent être séparés sans que la vie cesse ; cependant cette chaîne d’individus une fois interrompue ne peut plus se réunir. Il y a des individus qui , dès leur naissance, vivent isolés, et quoique provenant d’une espèce bien caractérisée , cet isolement les modifie d’une telle manière, qu’il est fort difficile de les rapporter à leur véritable type spécifique , à moins que l’on n’ait observé deux générations ; à cet égard il paraît qu’il n’existe pas moins d’anomalie que dans les autres fonctions. Chamisso a observé en cft’et que les Biphores agrégés donnent naissance à des individus qui ne le sont

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jamais, ou vivant isolément, tandis que ceux-ci ne produisent que des Biphores réunis qui à leur tour donnent de nouveau des individus solitaires. Qu’ils soient agrégés ou isolés , les Biphores ne vivent que dans la liante mer et toujours complètement immergés à une profondeur variable ; les mers équatoriales en contiennent bien plus que les autres ; on en trouve aussi dans la Méditerranée, mais il n’est pas certain qu’ils dépassent cette limite vers le nord. Ces Animaux ont une progression lente qui leur est propre ; elle est due au passage de l’eau dans le canal médian ; le liquide actuellement contenu est chassé par l’ouverture postérieure et à l’aide d’une contraction du manteau; elle ne peut prendre une autre direction , la valvule de l’ouverture antérieure s’y opposant; la force avec laquelle le liquide est poussé au-deliors détermine le fluide ambiant à devenir un obstacle, et l’Animal s’avance par la même raison que l’Oiseau s’élève et que le Poisson nage; la sortie de l’eau agissant ici comme une nageoire. Par un mouvement de relâchement du manteau , le canal se remplit de nouveau par l’ouverture antérieure, et une nouvelle contraction détermine un nouveau mouvement en avant de l’Animal. On est convenu, par une comparaison assez juste, de nommer ces contractions alternatives systole et diastole. On ne connaît rien sur le système nerveux de ces Animaux ; il est à présumer que leur transparence qui s’étend à la plupart de leurs organes , est la cause qui l’a fait échapper jusqu’ici à la recherche des observateurs.

Voici les caractères que Blainville donne à ce genre : corps oblong, cylindracé, tronqué aux deux extrémités, quelquefois à une seule, et d’autres fois plus ou moins prolongé à l’une ou à toutes deux par une pointe conique rarement caudiforme ; les ouvertures terminales ou non ; l’une toujours plus grande, transverse, avec une sorte de lèvre mobile, opereulairc; l’autre plus ou moins tubifonne ,

quelquefois fort petite, béante. L’enveloppe extérieure, molle ou subcartilagineuse, toujours hyaline, pourvue d’espèces de tubercules creux j faisant l offi.ee de ventouses en nombre et eu disposition variables, au moyen desquels les individus adhèrent entre eux d’une manière déterminée pour chaque espèce.

Si le mode d’adhérence était suffisamment connu , ce serait le meilleur moyen de déterminer rigoureusement les espèces ; mais l’observation manque sur un certain nombre , I de sorte qu’il est presque impossible : de ne pas faire de doubles emplois.

Une autre cause bien faite pour augmenter l’embarras , c’est la différence ; qui existe entré les individus libres et agrégés d’une même espèce. Cha- j misso s’est vu à cause de cela dans il l’obligation de faire une double des- I cription pour chaque espèce , exem- I pie qui sera suivi puisqu’il est le j| seul qui puisse lever tous les doutes. I On ne connut d’abord que peu d’es- il pèces dans ce genre ; mais les der- I niers travaux de Chamisso, et surtout il de Quoy et Gaimard, en augmenté- 1 rent considérablement le nombre qui II’ est maintenant de plus de trente ; il.jr s’augmentera probablement encore jn beaucoup.

Dans son Traité de Malacologie , Blainville a porté à huit le nombre jldes divisions qu’il propose parmi les fl espèces de Biphores ; l’une d’elles ren- fl. ferme le genre Mouophore de Quoy fl et Gaimard sur lequel il existe encore H des doutes {V- Monophobe). Dans», son article Salpa du Dictionnaire des || Sciences naturelles , il les réduit à jfl cinq; peut-être deux seraient-elles ■ suffisantes , l’une pour les espèces* sans appendices , la seconde pouijii celles qui en sont pourvues.

f Espèces tronquéés aux deux ex- A trémités , s’agrégeant circulairemenl et ayant l’anus très-éloigné de la fl bouche.

Biphobe pin né Salpa jnnnata Jj li., Gmel. , pag. âag , n. 2; ibid Lanik. , Anim. sans vert. T. 111 .

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p. nl),n.3; ibui. , F o rs ka b 1 , Bgypt . , pag. iio,i). 5i , et lcon. , tab. 55 , lig. B, b, i, 2 ; Brug. , Diet. encycl.,

; pag. 180, n. 2, pl. 74 , fig. 6,7,8; Sa/pa crislaln , Cav. , Mém. sur les Moll., fig. 1, 2, 1 1 ; Chamisso , Mém., fig. 1 A à 1 I. Des mers de Portugal et de l’océan Atlantique.

ff Espèces tronquées aux deux extrémités; l'anus très-voisin delà bouche; s’agrégeant latéralement et sur deux lignes.

Biphore confédéré , Salpa confœderata , L., Grnel., loc. ci/., u.6; tForskahl , ibid., pag. 1 1 5 , et lcon., tab. 36 , A, a ; Encycl., pag. 181 , n. 6, pl. yô, fig. 2,5,4. Se trouve dans la Méditerranée.

f-f-j- Espèces subcarlilagineuses , à orifices subterminaux , souvent mucronées au moins à une extrémité ; agrégation sur deux lignes , les individus de chaque ligne par les extréunités et les deux lignes entre elles par iedos de chaque Animal.

Biphore zonaire, Biphora zona- ■ia, Lamk., loc , cil., n. 10; Holol'uria zonaria , L. , Grnel. , p. 5i42 , a. 18 ; ibid. , Pallas, Spicil, zoolog., oag. 26, tab. 1, fig. 17, a, b, c; En- :yclop., pl. 75 , fig. 8, 9, 10 ; Chauisso , Mém. , fig. 3. La mer des \lcores.

tff-j- Espèces tronquées à l’état soîtaire , et pourvues à l’état agrégé I l’une longue pointe latérale , opposée à chaque extrémité , d’où résulte me agrégation oblique sur un seul rang.

Eipiiohe géant , Salpa rnaxi/na , L., Grnel. , loc. ci/., n. 1; Forskahl, 'oc. cit., p. 1 12, n. 3o, lcon. , tab. 35, a, a. ; ibid., Lamk., loc. ci/., n. 1 ; 3rug., Encyclop., loc. cit., u. 1, pl.

fig. I

à 5. C’est une des plus

i, pi s pl U

fraudes espèces du genre ; elle a environ huit pouces. La Méditerranée, a mer Atlantique.

il'

ttt+t Espèces tronquées aux deux extrémités ; les orifices terminaux ; me paire d’appendices plus ou moins

longs , symétriques à l’extrémité postérieure ; agrégation sur deux rangs.

Bifhore démocratique , Sa/pa deniocratica , L. , Grnel. , lue. cit. , n. 3; Forskahl, loc. cit., n. 02, et lcon., tab. 56, fig. 9; Brug., loc. cil., n. 5 ; Encyclop., pl. 74, fig. 9 ; ibid. , Lamk., loc. cit., n. 3. Très-commun aux environs de Pile Mayorque.

SALPE. pois. Même chose que Saupe. F~. ce mot. (R.)

SALPÊTRE, min. V. Nitre et Potasse N1TRATÉE.

*SALPHINX. ois. (Gesner.) Nom présumé de l’Agami. V . ce mot.

(DR. .Z

SALPIATNTHE. Salpianlhus. bot.

pii an. Genre de la famille des Nyctaginées et de la Triandrie Monogynie , L., établi parliumboldt etBonpland (Plantes équinoxiales, 1 , p. 1 55, tab. 44), et ainsi caractérisé : périanthe ou calice coloré , tubuleux , ayant le limbe plissé, à quatre dents; trois ou quatre étamines saillantes, unilatérales ; ovaire surmonté d’un style et d’un stigmate aigu ; akène renfermée dans le périanthe persistant. Ce genre a été nommé Boldoa par Cavanilles etLagasca; mais cette dernière dénominationpourraitentraînerquelque confusion avec le Boldea de J ussieu , ou Feumus de Molina , qui est un tout autre genre. B. Boldeau.

Le Salpianlhus arenarius , Humb.

et Bonpl., loc. cit. ; Boldea lanceolata , Lagasc. , Nov. gen. ctsp. diagn. , p. 10 , est un Arbrisseau sai menleux, visqueux , répandant une odeur forte eL désagréable , raineux; les rameaux inférieurs cylindriques et d'un rouge foncé; les supérieurs couverts d’un duvet très-court, garnis de feuilles alternes ovales-laucéolées , pubescentes-blanchâlres. Les fleurs, dont le périanthe est d’un beau rouge, sont disposées en corymbes à l'extrémité des rameaux. Cette Plante croît sur le littoral arénacé de l’océan Pacifique , près d’Acapulco dans le Mexique. (g.. N.)

* SALP1E1NS. Salpacca. mode. T«l

est le nom que Hla inville , dans son Traite de Malacologie , a donné à une famille de ses Hétérobranches ( F. ce mot); elle rassemble les genres Pyrosome et Biphore {V. ces mots), qui , dans l’ouvrage de Savigny, constituaient chacun une famille, les Lucies pour le premier, les Thalides pour le second. Nous croyons que ce n’est pas sans de bons motifs que Blainville a opéré cette réunion qui semble autorisée par des rapports vraiment naturels. (d..h.)

SALPIGLOSSE. Sa/piglossis. bot.

phan. Genre de la famille des Bignoniacées et de la Didynamie Angiospermie , L., établi par Ruiz et Pavon ( Prodr. Flor. Peruv . , p. g4 , tab. 19), et offrant les caractères suivans : calice à cinq angles, divisé jusqu’au milieu en cinq segmens lancéolés , égaux en longueur , les trois inférieurs fendus plus profondément; corolle très-grande, infundibuliforme , dont le tube est du double plus long que le calice, l’orifice dilaté , campanulé , le limbe étalé , à cinq segmens peu profonds et échancrés au sommet; quatre étamines didynames , incluses dans le tube, insérées sur la base de la corolle , ayant de grandes anthères presque cordiformes , s’ouvrant par le sommet ; une cinquième étamine, avortée et réduite à un court filet, existe entre les deux plus longues étamines; ovaire ovoïde, surmonté d’un style de la longueur des étamines, dilaté au sommet et terminé par un stigmate bilobé et comprimé ; capsule renfermée dans le calice, ovale , à deux valves , et à deux loges séparées par des cloisons parallèles aux valves , renfermant un grand nombre de graines attachées à un gros placenta central.

Le Salpiglossis sinuata , Ruiz et Pav.,£js/. Flor.Peruv., p. i65,estune Plante herbacée , haute d’environ deux pieds, à feuilles lancéolées, sinuées-dentées, et à fieurs couleur de sang. Cette Plante croît au pied des collines près de la Conception du

Chili. Une seconde espèce a été décrite et figurée par Iiooker ( Exolic Flora , n. 229) sous le nom de Salpiglossis straminea ; elle diffère de la Plante de Ruiz et Pavon par quelques caractères près du style et du tube de la corolle, ainsi que par la couleur de paille qu’offrent ses fleurs, tandis qu’elles sont écarlates dans le : S. sinuata. Elle est également ori- !

ginaire du Chili , et on la cultive dans quelques jardins d’Angleterre.

* SALPINGA. bot. ph an. Sous ce nom qui signifie Trompette, Martius et Schrank ont établi un nouveau genre de la famille des Mélastomacées , et qui ne se composait d’abord que d’une seule espèce originaire du Brésil. Il a été publié par De Candolle I ( Prodr. syst. Feget. , 3, p. 1 1 2, et Mé- j moires sur les Mélastomacées. p. 24), I qui lui a ajouté trois nouvelles es- | pèces de la Guiane française , ou [I elles avaient été recueillies par Ri- I chard etPerrotlct. Richard avait près- * senti l’établissement de ce nouveau a genre, et lui avait même imposé le 1 nom d ’ Aulacidium dans son Herbier. ï Le genre Salpinga est ainsi caraclérisé : calice oblong-turbiné très-al— ! fj longé, à huit ou dix côtes séparées la par de profonds sillons , à quatre ou J cinq dents larges , courtes et persis- J tantes ; corolle à quatre ou cinq » pétales lancéolés, aigus et connivens; I étamines inconnues ; style court jjl filiforme , surmonté d’un stigmate!»

orbiculaire ; capsule prismatique àjjl trois angles obtus , libre dans le tubejH du calice , à trois valves qui , à la ma-ul turité, portent chacune une cloisonjji ; sur le milieu de leur lace interne, et) I laissent au centre un axe ou colu-jiB:

melle libre. Les graines sont nom-iil:

breuses, très-petites, attachées à l’axq M . par séries , demi-ovales , avec la ci-J:« > calricule linéaire.

Le Salpinga secunda , type di tir genre, est une Plante sous-ligneus< g qui croît dans les forêts ombragée; ■ et humides, près de Porto dos Mi-i»

ran lias au Brésil. Les Salpinga fasci I culata , cris! a ta elparviflora sont dei 1

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Plantes herbacées annuelles qui croissent dans les forêts ombragées de la Guiane française ; leurs rameaux sont cylindracés , un peu comprimes, garnis de feuilles portées sur des pétioles assez longs, ovales-acu minées, ciliées et un peu crénelées sur les bords, glabres d’ailleurs, membraneuses et à trois ou cinq nervures.

Les fleurs sont sessiles , unilatérales le long des branches de l’axe ; elles forment ainsi des épis axillaires ou terminaux qui rappellent assez bien l'inflorescence de plusieurs Borraginées. (g. .N.)

SALPINGUS. ins. (Illiger.) Syn.

de Rhinosime. V . ce mot. (b.)

SALSEPAREILLE. Salsaparilla.

bot. phan. Espèce du genre Smilax, auquel certains Dictionnaires ont étendu ce nom. V. Smilax. (b.)

SALSES. géol. Ou donne ce nom, ainsi que celui de volcans d’eau, de boue ou vaseux, à des terrains assez circonscrits d’oii sortent habituellement et de temps immémorial , à certaines époques et d’une manière trèsvariée, de véritables éruptions de gaz et de terres argileuses délayées. Il ne faut pas confondre ces éruptions des Salses avec les éruptions boueuses qu’ont en plus d’une circonstance vomies les véritables volcans; cependant, comme dans ceux-ci, les Salses finissent par former des monticules et des cônes qui résultent de la consolidation de la boue rejetée. Au sommet des cônes se voient des ouvertures en entonnoir, proportionnées en grandeur à l’importance des Salses. Il s’cn élève par intervalle une bouc grisâtre qui, s’épanchant par-dessus les bords, concourt à élever de plus le monticule, ainsi qu’il arrive au faîte des mamelons volcaniques à cratère. De telles éjections se répandent souvent au loin , n’élèvent pas seulement lecône qui les produisit, mais encore le sol, ordinairement en plateau, qui supporte ceux-ci. Du milieu des sortes de cratères des Salses, on voit aussi s élever de grosses bulles terreuses délayées qui, venant ù crever, ont

l’air d’en faire bouillonner la surface , el dégagent du gaz hydrogène ordinairement carboné, bitumineux ou sulfuré. Ce gaz s’enflamme parfois , et la surface des Salses eu est passagèrement comme toute brûlante. On a vu les boues poussées par de tels volcans s’élever en gerbes jusqu’à soixante mètres de hauteur, el être accompagnées de détonations , de vent , de sifïlemens et de bruits souterrains ; on dit même qu’il en est résulté de pelils tremblemens de terre. Les Salses sont rarement isolées ; elles sont au contraire assez rapprochées dans les cantons où il s’eu forme. On en connaît en beaucoup de parties du monde, et celles de l’Italie, ou il en existe beaucoup aux bases septentrionales cl méridionales de l’Apennin , on t été assez bien observées. Les plus connues sont celles de Parme , de Reggio , de Mo dène et de Bologne. O11 en compte dans ces cantons au moins huit gioupes désignés par les noms des villages les plus voisins. Pline avait mentionné l’une d’elles. Il paraît que celle-ci , qui se trouve aux environs de Sassenlo , offrit à diverses époques des différences très - notables.

Les anciens disent qu’elle vomit avec fracas des pierres, de la fange et de la fuinée ; récemment elle ne présentait qu’une ouverture en coupe trèspetite, placée au sommet d’un cône en miniature qui s’élevait à peine à la surface d’un plateau boueux qui en était provenu, et qui n’envahissait guère sur la végétation voisine qu’un espace de cent pieds tout au plus de diamètre. Il arrive ailleurs que les cônes des Salses n’ont pas plus de quinze à vingt, centimètres d’élévation , et que leur cratère n’a que quelques pieds de circonférence; ils se font souvent jour à travers des pierres qu’ils détruisent en les recouvrant de leur boue salée, sur laquelle nulle Plante ne croît de longtemps.

La Sicile possède près d’Agrigente la Salse la plus célèbre chez les anciens; Dolomieu l'a décrite sous le

nom de Volcan d’air de Maccoluba.

C’est une colline en cône tronqué d’environ cent cinquante pieds d’élévation , composée cî’une boue épaisse sur laquelle ne se voit pas la moindre verdure, et ou se font jour parfois une multitude de petits cônes qui chacun rejettent leur boue par leur petit cratère. Il s’en dégage aussi une grande quantité de gaz, et dans certaines éruptions de la Salse, des matières terreuses et pierreuses ont été lancées à de grandes distances.

On en voit une du même genre dans l’île Taman , qui se trouve jointe à la Crimée entre la mer Noire et la mer d’Azof. On prétend qu’elle a vomi non -seulement de la boue, mais jusqu’à des flammes accompagnées de torrens de fumée. Kæmpfer parle d’une autre Salse sur les bords de la Caspienne dans la presqu’île d’Okorena et non loin de Baku; elle a produit des torrens d’eau salée. Le docteur Horsfield , dans l’Histoire de Java de Rallies , en a décrit une nouvelle qu’il a observée dans cette île.

Il en existe à Timor; enfin on en trouve au Mexique près du village appelé Turbaco. Ce dernier lieu est élevé de plus de trois cents mètres au-dessus du niveau de la mer, et le plateau sur lequel existent les cônes de la Salse est encore élevé de quarante ou cinquante mètres de plus.

Ces cônes, au nombre d’une vingtaine, ont sept à huit mètres de haut, et sont formes par une boue noirâtre ; ils sont surmontés d’une cavité remplie d’eau. Des phénomènes du même genre, mentionnés en d’autres lieux, n’ont pas été assez bien observés pour que nous en parlions ici. Il suffira de dire que tout extraordinaires qu’ils puissent paraître , on ne doit pas leur attribuer des rap-

fjorts directs avec les volcans, dont 'importance et les vastes effets sont d’une bien autre nature. Les Salses doivent tenir à des dégagemens qui viennent des couches les plus superficielles de la terre , où des infiltrations bitumineuses, des combinaisons chimiques, produites par l’in-

troduction d’une eau saturée de tel ou tel gaz et de la chaleur, suffisent ftour produire le boursouffleinent d’une Argile délayée. (b.)

SALSIFIS, bot. piian. Ce nom vulgaire du Scorzonera hispanica a été appliqué aux espèces du genre Tragopogon. K. Scorzonère et Tra-

GOPOGON. (G..N.)

SALSIGRAME. bot. piian. Syn.

de Géropogon dans quelques Dictionnaires. (B.)

* SALS1LLA. BOT. IMIAN. Espèce du genre Alstroémère. V . ce mot.

* SALSIRORA. bot. i’han. (Thalius.)Syn. deDiosère. ce mot.

SALSOLA. bot. phan. V. Soude.

*SALSQiR1E. bot. piian. L’un des noms vulgaiies du S a Isola Tragus , L., sur les bords de la Méditerranée.

* SALTA-MURADA. pots. (Delaroche.)Syn. d ’Osmerus Sauras, Lac., aux îles Baléares. V. Saumon, (b.)

* SALTIA. bot. ‘piian. Dans l’Ap-

pendice botanique au Voyage de Sait en Abyssinie, R. Brown a indiqué l’existence d’un nouveau genre qu’il a nommé Sallia, maisdout il n’a pas donné les caractères. (g. .N.)

* SALTICUS. ARACHN. V. Sauti-

QÜ2.

.* SALTIENNE. mam. Espèce du genre Antilope. (b.)

S ALT I GRADE S. Saltigradœ.

abachn. Araignées - Phalanges de plusieurs naturalistes , tribu de la famille des Aranéides ou Filcuses , ayant pour caractères : pieds propres à sauter; groupe oculaire formant un grand quadrilatère, soit simple, soit double, et dont un jSlus petit est inscrit dans l'autre ; yeux latéraux de devant situés près des angles du bord antérieur du céphalothorax , les deux postérieurs séparés par toute la largeur de cette partie du corps , et opposés aux prccédens. Les Araignées de cette tribu marchent com-

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me par saccades , s'arrêtent tout court après avoir fait quelques pas , et sc haussent sur les pieds antérieurs. Découvrent-elles un Insecte, une Mouche ou un Cousin surtout, elles s’en approchent doucement , jusqu’à une distance qu’elles puissent franchir d’un seul saut, et s’élancent tout-à-coup sur la victime qu’elles épiaient. Ces Araignées ne craignent pas de sauter perpendiculairement sur un mur, parce qu’elles s’y trouvent toujours attachées par le moyen d’un fil de soie qu’elles dévident à mesure qu’elles avancent; il leur sert encore à se suspendre en l’air, à remonter au point d’où elles étaient descendues , ou à se laisser transporter parle vent d’un lieu à un autre. Plusieurs Salligrades construisent, entre les feuilles, sous les pierres , etc. , des nids de soie en forme de sacs ovales , et ouverts aux deux bouts ; ces Arachnides s’y retirent pour se reposer, faire leur mue et se garantir des intempéries des saisons.

Degéer a vu les préludes amoureux des sexes d’une espèce ( Salticus grossipes ). Le male et la femelle s'approchaient l’un de l’autre , se tâtaient réciproquement avec leurs pales antérieures et leurs tenailles; quelquefois ils s’éloignaient un peu, mais pour se rapprocher de nouveau ; souvent ils s’embrassaient avec leurs pâtes , et formaient un peloton, puis se quittaient pour recommencer le même jeu; mais il ne put les voir s’accoupler. Tl fut plus heureux à l’égard de l’ Aranea scenica; le mâle monta sur le corps de sa femelle , en passant sur sa tête et se rendant à l’autre extrémité; il avança un de ses palpes vers le dessous du corps de sa compagne, souleva doucement son abdomen , sans qu’elle fît de résistance, et alors il appliqua l’extrémité du palpe sur l’endroit du ventre de la femelle destiné à la copulation. II vit ce mâle s’éloigner et revenir à plusieurs reprises, et se réunir plusieurs foiîàsa femelle; celle-ci, loin de s’y opposer, se prêtait aisément à ce jeu.

Cette tribu se compose des deux

genres Erèse et Saltique. V. ces mots. (g.)

SALTIQUE. Salticus. arachn.

Genre établi par Latreille , et ayant pour caractères : huit yeux , formant par leur réunion un grand carré ouvert poslérieurementou une parabole, quatre situés en avant du corselet sur uue ligne transverse , et dont les deux intermédiaires plus gros; les autres placés sur les bords latéraux de la même partie; deux de chaque côté, et dont le premier, ou Le plus antérieur, très-petit; mâchoires droites longitudinales, élargies et arrondies à leur extrémité; lèvre ovale, trèsobtuse ou tronquée à son extrémité; pieds propres au saut et à la course , la plupart robustes, surtout les premiers; ceux des quatrième et première paires généralement plus longs, presque égaux; les intermédiaires presque de même grandeur relative.

Ce genre est si naturel, qu’il a été établi dans presque tous les écrits des naturalistes qui ont traité des Aranéide.;. Aristote (Hist. des Anim. , liv.

9, chap. 5g, traduct. de Camus) en distingue plusieurs espèces. Lister, dans son Traité des Araignées d’Angleterre, désigne les Salliques sous le nom d’Araignées-Phalanges ou Araignées-Puces ; Clerck les appelle Araignées sauteuses. Geoffroy forme une famille particulière avec ces Araignées et les Lycoses de Latreille. Degéer et Olivier ont suivi l’exemple de Lister et Clerck , et ont formé , avec ces Araignées , leur famille des Phalanges. Fabricius, à l'exemple de Geoffroy , réunit , dans la même section , les Araignées Citigrades et Saltigrades. Linné comprend les Saltiq ues dans son grand genre Araignée. ScGpoli en forme un groupe sous le nom d’Araignées Voyageuses qu’il distingue en Vibrantes et en Sauteuses. Enfin, Walckenaer a désigné cette coupe sous le nom d'Atte , ///tus, que Latreille n’a pas conservé, parce que ce nom ressemble trop à celui d'Atte, Atta , que Fabricius a donné à un genre d'Hyménoptcres.

Walckenaer partage ce genre en trois familles : les Sauteuses, les Voltigeuses et les Paresseuses; leurs caractères sont fondés sur la grandeur des palpes , sur celle des pâtes et sur leurs fonctions. La première famille est divisée en deux races , les Courtes et les Allongées; la troisième famille De renferme qu’une seule espèce indigène.

Ce genre se compose d’un trèsgrand nombre d’espèces presque toutes propres à l’Europe. Parmi celles que l’on trouve sur les murs des maisons à Paris , nous citerons :

La Saltique chevronnée , Sait icus scenicus , Lalr. ; Atte paré , Walkenaer ; Araignée chevronnière de presque tous les auteurs. Elle est longue de trois à trois lignes et demie, noire, avec l’abdomen ovale, allongé, ayant trois bandes blanches demi-circulaires. (g.)

SALUT, rois. L’un des synonymes vulgaires de Silure. (b.)

SALVADORE. Salvadora. bot.

PHAN. Genre de la famille des Chénopodées ou Atriplicées , et de la Tétrandrie Monogynie , L. , offrant les caractères suivans : calice ou périanthe extérieur court, divisé peu profondément en quatre segmens ovales un peu obtus ; corolle ( périanthe intérieur) persistante , profondément partagée en quatre segmens roulés en dehors; quatre étamines dont les filets sont droits , de la longueur de la corolle , terminés par des anthères arrondies; ovaire supère, arrondi, surmonté d’un style court , terminé par un stigmate simple , obtus et ombiliqué; baie globuleuse, de la grosseur d’un pois, uniloculaire, renfermant une seule graine sphérique, enveloppée d’une tunique calleuse.

Ce genre est rapproché «les Riuina dont il diffère par la présence d’une corolle ou périanthe interne, et par ses graines recouvertes d’une tunique ou enveloppe particulière un peu calleuse.

La Sai.v adore de Perse, Salvadora persica , L. ; Lamk. , Illustr. ,

lab. 81 ; Roxburgh , Coromand. , i , tab. 26 , est un Arbrisseau dont les tiges sont glabres, divisées en rameaux opposés, cylindriques, un peu pendans , garnis de feuilles opposées , pétiolées , ovales , oblongues, aiguës , quelques-unes acuminées , glabres à leurs deux faces , entières , fisses , un peu charnues , portées sur de courts pétioles. Les fleurs sont très-petites et disposées en grappes terminales ou axillaires. Cette Plante croît dans les Indes-Orientales , sur les bords du golfe Persique , dan».

l’Arabie , la Haute-Egypte, et au Sénégal. Nous l’avons reçue de ce deinier pays où elle a été trouvée par Le Prieur, zélé botaniste qui parcourt en ce moment l’intérieur de l’Afrique. Parmi les nombreux synonymes imposés au Salvadora persica , nous croyons utile de signaler les suivans : c’est le Rivina paniculata , L., Syst. Veget. , éd. xv ; le Cissus arborea , Forskahl , Descript. , p. 32 ; 1 ’Embelia grossit la ria , et ÏEmbelia Burmanni , de Retz ; et le Relia ribesioides de Gaertner , de Frucl. , lab.

28 , fig. 8. Forskahl dit que les Arabes estiment beaucoup cette Plante; qu’ils en mangent les fruits lorsqu ils sont parfaitement mûrs ; que les f eu.il— les passent pour résolutives, appliquées en cataplasmes sur les tumeurs; qu’elles jouissent surtout d'une grande réputation comme contre-poisons , et qu’elles ont été célébrées dans les poésies arabes.

Loureiro a déciit deux autres espèces originaires de la Coehinchiue , auxquelles il a donné les noms de Salvadora capitulala et N. bijlora. (g. .N.)

SALVELINE. pois. Espèce du genre Saumon. V. ce mot. (b.,1

*SALVERTIA. bot. phan. Genre de la nouvelle famille' des \ ochysiées , et de la Monandrie Monogynie , L. , établi par Aug. Saint-Hilaire (Mémoires du Muséum , vol. 6 , p. 266), et présentant les caractères suivans : calice divisé presque jusqu’à la base en cinq lobes à peu près égaux , l’un d’eux muni d’un épe-

ron. Corolle à cinq pétales insérés sur la base des divisions calicinales, les deux supérieurs plus étroits. Une seule étamine fertile, opposée à l’un des pétales inférieurs, formée d’un filet épais et d’une anthère oblougue, très-grande , embrassant lestyle dans le bouton, déjetée en arrière après l’épanouissement; cette étamine est placée entre deux autres étamines très-petites et stériles. Style grand, en massue, portant un stigmate scutelliforme , adné au côté concave de la partie supérieure du style , oblongue-trigone, velue, à trois valves déhiscentes par le milieu, et à trois loges qui renferment chacune une seule graine linéaii e-elliptique , prolongée en aile , dépourvue d’albumen, ayant les cotylédons grands, elliptiques, roulés ensemble en spirale, et la radicule petite supérieure.

Le Salvertia convallariœodora , A.

Saint-Hilaire, /oc. ci/.; Martius et Zuccbarini , Nov. Gener. et Spec.

Brasil. , 1 , p. i52 , tab. 93 , est un bel Arbre à rameaux épais, remplis d’une substance résineuse , munis de feuilles ovales , obtuses , penninerves, verticillées , ordinairement au nombre de huit par verticille , portées suides pétioles épais à la base , et dépourvus de stipules. Les fleurs sont grandes , de couleur blanchâtre , avec quelques teintes rougeâtres et violettes (d'après la figure de Martius) , répandant une odeur agréable, et disposées en tliyrses terminaux. Cet Arbre croît au Brésil dans les champs secs et d.ms les forêts composées d’aibrisseaux épars , de la province de Minas-Geraes, et d’autres contrées plus australes. (g.. N.)

SALYIA. bot. phan. V. Sauge.

SALVINIE. Salvinia. BOT. CIIYPT.

{ Marsileacces .) Ce genre constitue avec V/Izolla la section des Salvijuéesdan» la famille des Marsiléacées.

Les deux genres ont en efïèt beaucoup de rapport par leurs caractères tes plus importans. Celui qui nous occupe a été établi parMichcli, et 1 espece qui lui sert de type a été

étudiée avec beaucoup de soin depuis quelques années par Vaucher , Savi fils, Duvernoy, Kaulfuss. Le Salvinia na/ans, la seule espèce européenne et bien connue de ce genre, flotte sur les eaux tranquilles dans l’Italie et dans quelques parties du midi de la France et de l’Allemagne.

Sa tige, simple ou peu rameuse, porte des feuilles opposées , oblongues, traversées par une seule nervure, et toutes couvertes de papilles ou de poils courts; elles ne sont pas enroulées en crosses dans leur jeunesse ; de cette tige naissent aussi de longues radicelles qui flottent dans l’eau. C’est à l’aisselle de ces feuilles que sont placées par grappes de six à huit les involucres qui contiennent les organes reproducteurs ; ces involucres sphériques, uniloculaires, sont recouverts par deux membranes qui sont réunies par des cloisons qui s’étendent de l’une à l’autre , comme les méridiens d’une sphère. L’intervalle de ces membranes est rempli d’air; la membrane externe est recouverte de poils articulés et fascicules. Parmi ces involucres, il y en a un ou deux à la base de la grappe qui renferment les corps reproducteurs femelles; les autres contiennent des corps que quelques expériences semblent devoir faire considérer comme des organes mâles.

Les involucres femelles renferment environ trente à trente-deux semences ovoïdes , portées sur un court pédicelle simple ; toutes s’insèrent sur une colonne ou placenta central libre. Leur tissu externe est formé d’une membrane réticulée qui se continue avec le pédicelle ; la graine elle -même est formée d’un corps ovoïde, ch a rnu, farineux, qui nous a paru creusé d’une cavité dans son centre ; on n’a pas pu jusqu’à pre’senty découvrir d’embryon , et peut-être toute celte masse est -elle un embryon acotylédon. Lors de la germination , la graine donne d’abord naissance, par la partie opposée à son point d’attache, à une sorte de calotte bilobée ; son sommet porte un pedi —

celle bilobé d’ou sort un corps triangulaire que l’on peut considérer comme une sorte de cotylédon ; de la base de ce corps naissent les premières radicelles , et de son échancrure sort la plurnule portant les premières feuilles opposées.

On ne peut douter, d’après ces observations, dues d’abord à Yaucher , répétées ensuite par Savi et Duvernoy, que ces corps ne soient les graines des Salvinies.

Les involucres mâles renferment un grand nombre de petits corps globuleux , insérés sur des pédicefles de diverses longueurs, remplissant tout rinvolucre, et s’insérant au sommet d’une colonne centrale libre. Chacun de ces globules est formé d’une membrane réticulée, et est remplie, suivant les observations de Savi , d'un liquide parsemé de poiuts globuleux.

Cette structure est analogue à bien des égards à celle des grains de pollen. Les involucres commencent à paraître au mois de septembre. Au bout d’un mois, ils sont à l’état le plus parfait; ils commencent alors à jaunir, se crèvent et tombent au fond de l’eau. Au printemps, vers le mois d’avril , les globules ovoïdes viennent llolter à la surface de l’eau et germent.

Les premiers auteurs qui ont observé cette Plante, Hedwig en particulier, avaient considéré les poils qui couvrent les involucres comme remplissant les fonctions d’organe mâle ; la différence des deux sortes de globules , ou n’avait pas été observée, ou n’avait pas attiré leur attention. Paolo Savi , qui décrivit avec beaucoup de soin la structure de ces organes , voulut s’assurer, par des expériences directes , du rôle qu’ils doivent remplir , et , présumant que la fécondation ne pouvait s’effectuer qu’après que les graines étaient sorties des involucres, il fit les expériences suivantes : il mit dans des bocaux différons remplis d’eau , i° des corps elliptiques seuls ; 2° des globules seuls; 5° un mélange des uns et des autres; 4° des

involucres entiers des deux espèces.

Au printemps, quelques-unes des graines du nü i ont monté à la surface de l’eau, mais elles nont pas germé. Aucun des globules du n° 2 n’est venu flotter sur l’eau.

Les graines elliptiques des n06 3 et 4 sont presque toutes venues à la surface et ont germé. Ce jeune savant en conclut , i° que les globules sphériques sont bien des organes mâles, puisque leur présence est nécessaire au développement du germe; 2° que la fécondation s’opère après la rupture des involucres et la dispersion des deux ordres de globules. Ce mode de fécondation est donc analogue , dans le règne végétal , à ce qui a lieu dans les Poissons et dans quelques autres Animaux où les œufs sont fécondés après leur sortie de l’organe femelle. Duvernoy a fait connaître d’autres expériences qui sembleraient contredire celles de Savi; mais ces expériences, faites dans des lieux où la Salvinie est difficile à se procurer fraîche , ne nous paraissent pas avoir le degré de précision de celles de Savi , qui , habitant la ville de Pise, dont les environs présentent abondamment cette Plante , a pu les répéter et les faire sur des échantillons intacts et choisis.

Les espèces exotiques de ce genre croissent dans les contrées tropicales et sont peu connues. L’une d’elles, figurée par Aublet et dont les involucres à deux valves sont portés sur une grappe dressée , semblerait constituer un genre nouveau ; mais elle est connue trop imparfaitement pour qu’on puisse rien dire de certain à son égard. (ad. b.) 1

* SALVINIÉES. BOT. crypt. T'.

Marsilé.acées.

S AL W ED ELI A. /bot. crypt.

{Mousses.) Genre établi par Necker aux dépens du Bryum de Linné; il comprend des espèces de Tortula , de // eissia, de Bryum , etc., et n’a pu par conséquent être adopté, (ad. b.)

SALZKUPFER. min. (Wcrner.) y . Cuivre muriàté.

* SALZWEDELÏA. bot. phan. Le genre proposé sous ce nom , dans la Flore de Wétéravie , pour le Genista sagitlalis , n’a pas été adopté, (g. .N.)

* SAMACHEST. bot. phan. P'.

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