L. Pelage brun clair eu dessu
fauve en dessous; dessus de la lêt<j
SAP
ligne qui descend, sur les côte’s de la l'ace , queue et portion inférieure des membres, noirs. Longueur, depuis le bout du nez jusqu’à l’origine de la queue , un peu plus d’un pied ; queue formant un peu plus de la moitié de la longueur totale. Delà Guiane.
Le Sajou robuste, Cebus robustus .
KKuhl et le prince de Neuwied ont donné ce nom à une espèce ou variété qui habite le Brésil et qui se distingue de la précédente par sa taille un peu plus forte, et par quelques légères différences de coloration. Nous ne voyons aucun motif pour séparer du Cebus robustus le Cebus macrocephalus de Spix ( loc . cit. , pl. 1 ); tous les . caractères qu’indique ce voyageur, tels que celui d’avoir des crêtes très- ; pronoucées sur le crâne , sont des ca- : ractères communs aux vieux indiviklus de toutes les espèces.
Le Sajou j^ascif , Cebus libidinosus , Spix, loc. cit., pl. 2 , est caractérisé ainsi par ce naturaliste : ca- I lotte brune noire; barbe entourant encercle toute la face; dos, gorge, barbe, poitrine, membres (excepté Ides cuisses et les bras) et dessous de l ia queue d’un roux ferrugineux ; devant de la gorge d’un brun rouxi foncé ; joues, menton, doigts d’un roux plus clair. Corps d’un roux àuve; queue un peu plus courte j.jue le corps. Du Brésil. «C’est, dit opix, la lascivité qui rend ce Singe ^remarquable ; il aime à faire conti-
Inuellement des grimaces en regardant certaine partie de son corps. » Il est évident qu’une telle habitude était, chez le Sajou observé par Spix, un résultat de la domesticité , et jqu’clle appartenait a l’individu et non à l’espèce.
Le Sajou cornu, Buff., Suppl. 7, Cebus J’atuellus, Erxl., Simia T'atueillus , L. Pelage marron sur le dos, plus clair sur les lianes, et roux vif sur le ventre; tête, extrémités et 1 queue brunâtres ; deux forts pinceaux i ('c poils s’élevant de la racine du front. Delà Guiane.
■ ^ Le Sajou a Toupet , Cebus cirrifer, fl Geoffr. St. -H. Pelage brun châtain;
SAP i4g
un toupet de poils très-élevés et disposés eu fer-à-cheval sur le devant de la tête ; poils longs , doux et moelleux. Du Brésil. — C’est près de celle espèce ou variété que doit être place un Sajou du Brésil dont nous avons parlé au commencement de cet article, et qui ressemble au Cebus Fatuellus dans letat adulte, au Cebus apella dans le jeune âge. Son pelage, très-long et moelleux, est généralement d’un brun châtain ; mais quelques longs poils blancs se trouvent chez l’adulte mêlés parmi les poils bruns. Peut-être le Sajou à toupet ne serait-il qu’un âge intermédiaire?
Le Sajou trembeeur , Cebus irepidus , Erxl. Pelage marron; poils de la tête relevés , disposés en coiffe et d’un brun noirâtre; mains cendrées. Celte espèce, plus douteuse encore que les autres , habiterait la Guiane hollandaise : c’est le Singe à queue touffue d’Edwards [Glan. T. m), et le Simia trépida de Linné.
Le Sajou coiffé , 'Cebus frontatus , Kuhl. Pelage d’un brun noir; poils du front relevés perpendiculairement; des poils blancs épars sur les mains.
Celte espèce, dont la patrie est inconnue , diffère très-peu de la précédente, et doit peut-être lui être réunie.
Le Sajou a capuchon , Cebus eu cuilatus , Spix , loc. cit., pl. 6. Poils de la partie antérieure de la tête dirigés en avant; membres et queue presque noirs; dos et tête brunâtres; bras, gorge, poitrine roussâlres ; ventre d’un roux ferrugineux. Du Brésil et de la Guiane , selon Spix.
Le Sajou barbu, Cebus barbatus , Geoffr. St. -H. Pelage gris roux, variant du gris au blanc suivant l’âge et le sexe; ventre roux; barbe se prolongeant sur les joues; poils longs et moelleux. De la Guiane. Humboîdt rapporte cette espèce ou variété au Sajou brun, et Desmarest , qui l’adopte, mais avec doute, pense que le Sajou gris de Buffon foi me une espèce particulière à laquelle il donne le nom de Cebus grisous.
Le Sajou nègre, Buff., Suppl, 7;
i5o SAP
SAP
Cebus niger, Geoffr. St. -H. Pelage brun ; face , mains et queue noires; front et joues blanches. C’est , suivant Humboldt , une simple variété du Sajou brun.
Le Sajou maigre , Cebus gracilis , Spix, loc. cil., pl. 5. Pelage brunfauve en dessus , blanchâtre en dessous ; vertex et occiput bruns; formes très-grêles. Celte espèce, très-douteuse , habiterait les forêts voisines de la rivière des Amazones.
Le Sajou a grosse tête, Cebus Monachus , Fr. Cuvier, Mam. litb.
Front large et arrondi, pommettes saillantes; poitrine, ventre, joues, face antérieure des bras d’un blancjaunâtre orangé ; face externe des bras, blanche; avant-bras, cuisses , jambes et queue , noirs ; dos et flancs variés de noir et de brun ; tête noire en-dessus,, et blanchâtre sur les côtés; bande noire descendant sur les côtés de la face , comme chez le Cebus apella. Cette espèce, dont 'la patrie est inconnue, n’a été établie qu’avec doute par Fr. Cuvier, et ne repose que sur l’examen de deux individus qui même différaient entre eux à quelques égards.
Le Sajou lunueé, Cebus lunalus , Kuhl. Pelage noirâtre ; une tache blanche, en forme de croissant, sur chaque joue. Patrie inconnue.
Le Sajou a poitrine jaune , Cebus xanthosternos , Pr. Max. de Neuw • ; Kuhl. Pelage châtain; dessous du col et poitrine d’un jaune roussâtre très-clair. Du Brésil.
Le Sajou a tête pauve, Cebus xanlhocephalus , Spix , loc. cil., pl. 3. Région lombaire, partie supérieure de la poitrine, col, nuque, et dessus delà tête, fauves; portion moyenne du tronc, fesses et cuisses, brunes.
Du Brésil.
Le Sajou fauve , Cebus flavus , Geoffr. St. -H. Pelage entièrement fauve. Du Brésil. Le Sajou blanc, Cebus albus , Geoffr. St. -IL, n’est qu’une variété alhine de cette espèce, et le Sajou unicolore , Cebus unicolor , Spix {loc. cil., pl. 4), en est un double emploi.
Le Sajou a front blanc , Cebus al bifrons , Geoffr. St. -IL; l’Oùavapavi, Sirnia albifrons , Ilumb. Pelage gris, plus clair sur le ventre ; sommet de la tête noir ; front et Orbite blancs; extrémités d’un brun jaunâtre. Des environs de Maypures et d’Atures, sur les bords de 1 ürénoque.
Le Sajou varié , Cebus variegatus, Geoffr. St. -H. Pel âge noirâtre pointillé dédoré; ventre roussâtre; poils du dos bruns à la racine , roux au milieu , noirs à la pointe. De la Guiane.
Le Saï, Buff. T. xv, Cebus capucinus, Erxl.; Simia capucin a , L. Pelage variant du gris brun au gris olivâtre; vertex et extrémités noirs; 1 front, joues et épaules d’un blanc- !
grisâtre. De la Guiane. Cette espèce, qu’il ne faut pas confondre avec le Saï de Fr. Cuvier (qui paraît être le Cebus apella), est celle que les voyageurs ont le plus souvent désignée sous le nom de Singe pleureur.
Le Sajou a gorge blanche, Buff.
T. xv; Cebus hypoleucus , Geoffr.; St. -H; le Cariblanco, Simia hypoleuca , Humb. Pelage noir ; front, côtés de la tête , gorge et épaules blancs. De la Guiane.
Le Sajou aux pieds dorés , Cebus chrysopus , Fr. Cuv. , Mam. lith.
Nous décrivons avec quelque détail cette jolie espèce parce qu elle n’est encore que très-peu connue. Son pelage est formé de plusieurs couleurs dont la disposition la rapproche de la plupart de ses congénères, mais dont la nuance la distingue parfaitement. La partie antérieure du dessus et des côtés de la tête, depuis les oreilles et le devant de la tête et du col , sont d’un blanc légèrement jaunâtre. Les pieds, les jambes, les régions antérieure et. interne des cuisses, les mains, les huas et une portion des avant-bras , sont d’un roux vif. Le l este des membres , le dessous de la queue, les flancs, les épaules, la partie antérieure du dos et le dessus du col sont d’un brun clair légèrement cendré qui se prolonge sur la partie postérieure de la tête , en pre-
SAP
i nant une teinte un peu plus foncée.
• La partie postérieure du dos et toute I 1 a région lombaire sont roux. Enfin ,
' ; ie ventre est d’un fauve roussâtre | qui se confond par nuances insensijl blés , en avant , avec le blanc du desji sous du col , en arrière, avec le roux
de la partie interne des cuisses. Cette
• espèce , qui a de nombreux rapports :avec l'Ouavapavi de Humboldt ( Ce-
i bits albifrons ) , paraît habiter la Colombie. Notre description est faite i d’après plusieurs individus entièrement semblables, envoyés au Mu- >'Séum par le voyageur Plée sous le nom de Carita b Lança -, nom trèsanalogue à celui de Cariblanco que Humboldt attribue à l'espèce précédente , et qui signifie comme lui , face blanche.
Telles sont toutes les espèces de 'Sajous admises par les auteurs modernes. Quant au Simia morta et Sirmia syrichta , qui doivent également être rapportées au genre Cebus , ce îsont des espèces établies seulement -sur des individus incomplets, et qui (doivent dès à présent être relranichées des catalogues, (is.g. st.-ïi.)
•SAPAN. MAM. Espèce de Polal touche. V. ce mot. (b.)
SAPAN. bot. piian. Espèce de ' Césalpinie. V. ce mot. (b.)
* SAPAN. bot. crypt. Nom qu’on trouve dans- l’herbier de Burmann pour désigner une Prêle qui paraît
i être le Timorianum de Vaucher. (b.)
* SAPENOS. min. Variété d’A-
: méthyste d’un bleu clair , suivant 1 Pline. (g. dix.)
SAPERDE. Saperda. ins. Genre de 'ordre des Coléoptères , section des Tétramères , famille des Longicorn.es , tribu des Lamiaires, établi par Fabricius aux dépens du grand genre Cérambyx de Linné , et adopté ' par tous les entomologistes avec ces caractères : corps allongé ; tête verticale , courte, pas plus large que le corselet ; yeux fortement échancrés au côté interne ; antennes sélacécs ,
SAP
insérées sur le devant de la tête dans une échancrure des yeux , un peu au-dessus de la face antérieure de la tête , distantes entre elles à leur base, composées de onze ou de douze articles ; labre petit , aplati , coriace , arrondi antérieurement , un peu échancré dans son milieu ; mandibules cornées, aplaties, tranchantes au côté interne , sans dentelures , terminées en pointe un peu arquée; mâchoires cornées, ayant deux lobes courts, coriaces , l’extérieur à peine plus grand, arrondi, l’intérieur presque triangulaire; palpes filiformes, leur dernier article ovalaire , assez pointu ; les maxillaires un peu plus grands que les labiaux, de quatre articles; les labiaux de trois; lèvre inférieure rétrécie dans son milieu , échancrée à son extrémité; corselet nuitiqne, aussi large que long, cylindrique ; écusson petit , presque triangulaire ; ély très allongées, rebordées, presque de même largeur dans toute leur étendue, recouvrant les ades et l’abdomen ; pâtes de longueur moyenne , assez fortes ; cuisses point en massue; tarses courts, assez larges , leur dernier article le plus long de tous , muni de deux forts crochets.
Ce genre se distingue des Lamies, avec lesquelles il a les plus grands rapports, par son corselet qui est toujours nautique , tandis qu’il est rugueux ou épineux chez celles-ci.
Les larves des Saperdes vivent dans le bois et y subissent leurs métamorphoses. A l’état parfait on les trouve sur les fleurs ou contre les troncs des arbres. On connaît un grand nombre d’espèces de ce genre. Nous citerons comme type :
La Saperde Requin , Saperda Cardia ri as, Fabr., Latr. ; Cérambyx Carcharias, L. ; Oliv. , Entom. , 68, t. a, fig. 22. Longue de plus d’un pouce; corps gris-jaunâtre avec une foule de
fietits points noirs; antennes moins ongucs que le corps. Cette espèce se trouve dans toute la France , aux lieux plantés de peupliers. (o.)
SAPI1AN. mam. V. Daman.
1 5 2 SAP
SAPHIR et SAPHIR ÉMERAU- DE. ois. Espèces d’Oiseau-Mouche.
F. CoLIBRI. (B.)
SAPHIR. Saphirus. min. C’est le nom que l’on donne , dans le commerce de la joaillerie, aux variétés de Corindon liyalin, qui sont blanches ou bleues. V. Corindon. On a aussi nommé Saphir, mais fort improprement, des pierres de toute autre nature. Ainsi une Tourmaline bleue a été appelée Saphir du Brésil , et la Cordiérite a été désignée sous le nom de Saphir d’eau , etc.
(g. del.)
SAPHIRIN. min. Ce nom a été donné d’une part à la Cordiérite de Bohême , et de l’autre à la substance bleue, qui a été regardée comme une variété d’Haüyne , et que l’on trouve en grains disséminés dans les laves de Laach , sur les bords du Rhin.
On a appelé quelquefois cette dernière Saphir du Vésuve, (g. del.)
SAPHIR11NE. min. Ce nom a été donné à une variété de Calcédoine d’un bleu pur, et à un Minéral du Groënland , découvert par Giesecke , et analysé par Stromeyer. La Saphirine du Groënland est d’un bleu de Saphir tirant sur le verdâtre ; sa texture est grano-lamellaire ; elle est transparente, assez dure pour rayer le verre , infusible , et pesant spécifiquement 3,4. Elle est composée d’Alumine , 63 ; Silice , i4 ; Magnésie ,17; Protoxide de Fer, 3, 9; Cbaux, o,5; Oxide de Manganèse, o,5. Elle se trouve en petites masses disséminées dans un Micaschiste à Fiskenaes, au Groënland. (g. del.)
SAPHIRUS. min. V. Saphir.
* S API. mam. Nom malais de la femelle du Bœuf à bosse des Indes.
(LESS
SAPIN. Abies. rot. phan. Dans ses Institutions de Botanique, Tournefort avait distingué comme genres dilFérens les Pins, les Sapins et les Mélèzes. Linné d’abord , dans son Gênera , adopte le genre Pin de Tourncfort, mais réunit en un seul, sous
SAP
le nom ü Abies, les Sapins et les Mélèzes. Dans son Species , au contraire , il ne fait plus qu’un seul genre des trois de Tournefort. Jussieu suit la première des opinions de Linné , en admettant les genres Pinus et Abies. Mais Gaertner revient à la dernière des opinions de l’illustre botaniste suédois en ne formant qu’un seul genre. Telle est aussi l'opinion de Lambert dans son excellente Monographie du genre Pinus. Il faut en effet convenir que , si l’on n’a égard , comme cela doit être généralement, qu’aux organes de la fructification , il 11’existe pas de différence essentielle entre les deux genres Piu et Sapin, l’organisation des fleurs, des fruits et des graines étant presque absolument la même dans les Arbres de ces deux groupes. Mais leur port et quelques caractères d’un ordre secondaire offrent assez de diffé rences pour qu’on puisse les distinguer comme deux genres, en convenant toutefois que ces deux genres sont artificiels. Les feuilles, dans toutes les espèces de Sapin , sont solitaires, éparses, et un peu courtes; dans les Pins , elles sont constamment géminées , ou même fasciculées en plus grand nombre et réunies dans une gaîne propre. Dans les premiers , les fleurs mâles forment des chatons isolés et solitaires; ces chatons sont toujours réunis et groupés dans les seconds. Les écailles des cônes dans les Pins sont renflées et épaissies à leur sommet; celles des Sapins n’offrent pas ce caractère.
Enfin , dans les Pins, il faut au moins deux ou même trois ans pour que les fruits parviennent à leur maturité J parfaite, tandis que dans les Sapins ils mûrissent dans l’espace d’une année. Dans l’Histoire des Conifères du professeur Richard , nous avons réuni au genre Abies le genre Larix de Tournefort, c’est-à-dire les Mélèzes et les Cèdres. En effet , ce genre 11e diffère des Sapins que par scs feuilles réunies en faisceaux. Mais cette disposition des feuilles est un caractère d’une bien faible impor- t
SAP
SAP i53
tance, quand on réfléchit que ce que l’on a l’habitude de considérer comme un faisceau de feuilles n’est en réalité qu’un rameau très-court, et dont les mérithalles, et par conséquent les feuilles , sont très-rapprochées les unes des autres. Ainsi donc nous pensons que le genre Abies , tel qu il a été caractérisé dans louvrage déjà cité du professeur Richard , doit renfermer , en outre , des Sapins proprement dits , les Cèdres et les Mélèzes. Voici comment ce genre peut être caractérisé : les fleurs aonl monoïques; les mâles forment des chatons solitaires, terminaux ou axillaires. Les femelles constituent des chatons cylindriques, formés d’écailles imbriquées, et portant chacune à leur face interne deux fleurs renversées. Le fruit est un cône ovoïde ou cylindracé , composé d’écadles imbriquées , non renflées à leur sommet qui quelquefois se termine par une pointe plus ou moins allongée. Les péricarpes , appliqués sur la face interne et supérieure des écailles , sont coiiaces et portent une aile membraneuse sur l’un de leurs côtés. On compte un assez grand nombre d’espèces de ce genre (qui croissent en général dans les régions septentrionales de l’un et de autre continent. Ce sont en général de grands et beaux Arbres résineux, lyant souvent une forme décrois-
sante et pyramidale , avec des ra
meaux étalés horizontalement, des çônes dressés ou pendans. Leurs feuilles , généralement plus courtes que celles des Pins , sont solitaires, 3u forment fies espèces de houppes )u de faisceaux qui ne sont que des a meaux extrêmement courts. Ou peut diviser ce genre en deux sec-
-îons, dont l’une, sous le nom de
Larix , comprend les espèces à feuiles .fasciculées , c’est-à-dire les Mé- (,zes et les Cèdres ; nous en avons ■éia traité à ces deux mots (Pr. CÉdhe jt Méléze), et dont 1’ autre, avec la
^nomination d’ Abies, réunit les vé-
■tahlrs Sapins, qui tous ont les feuilcs solitaires et éparses. Parmi les
espèces de ce genre , nous mentionnerons les suivantes : i°. Le Saxun commun , Abies pectinata , D. C., Fl.
Fr.; Pinus picea , L. , Sp. C’est une espèce que les anciens botanistes désignaient sous le nom spécial d ' Abies , et que Linné a mal à propos nommé Pinus picea, en donnant le nom d 'Abies à une autre espèce fort différente , et que l’on connaît sous la dénomination vulgaire d "Epicéa.
Le Sapin commun est un grand et bel Arbre , dont le tronc droit et cylindrique s’élève souvent à une hauteur de cent vingt piede , qu’il dépasse quelquefois. Ses feuilles sont planes , très-étroites , linéaires , obtuses et comme échancrées à leur sommet, disposées sur deux rangées opposées, ce qui donne aux jeunes rameaux l aspect de feuilles pinnées.
Les cônes sont dressés , allongés et presque cylindriques , formés d’écailles imbriquées , terminées à leur sommet par une très -longue pointe recourbée. Cet Arbre , que l’on désigne aussi sous le nom de Sapin argenté, croît naturellement dans les lieux montueux , découverts et pierreux , dans les Alpes , les Pyrénées et l’Auvergne. 2°. La seconde espèce européenne est le Sapin élevé, Abies exceisa, D. C., Fl. Fr. ; Pinus Abies, L. C’est cette espèce, plus commune encore que la précédente, que l’on nomme Epicéa , Faux Sapin , P esse , Serente , etc. Il forme un Arbre non moins élevé, semblable au précédent pour le port, mais qui en diffère essentiellement par ses feuilles courtes, à quatre angles, d’un vert trèsfoncé , éparses en tous sens autour des rameaux. Ses cônes , longs de cinq à huit pouces , sont cylindriques , pendans , formés d’écailles planes, très-obtuses et sans pointe à leur sommet. On trouve cette espèce dans les mêmes localités que la précédente. On en extrait différens produits résineux , que l’on connaît sous les noms de Térébenthine de Strasbourg, de Poix, de Galipot , etc. , et qui sont entièrement analogues a ceux que l’on retire des différentes
1 54 ' SAP
espèces de Pin , et en particulier du Pin maritime. K. Pin.
Ces deux espèces européennes ont en quelque sorte leurs représentans dans l’Amérique septentrionale. Au Sapin commun correspond le Sapin Ba umier, Abies balsamea , Michx. , Arbr. Amer. sept. , que l’on connaît sous le nom de Baumier de Giléad , parce qu’il fournit une térébenthine que l’on connaît sous le nom de Faux Baume de Giléad, le véritable étant produit par Y Amyris gileadensis , de la famille des Térébinthacées. il a le port et les feuilles de notre Sapin commun. Ses fruits, également dressés, sont moins longs et moins gros. Du reste, ces deux espèces se ressemblent tellement, qu’il est facile de les confondre. A notre Sapin élevé l’Amérique septentrionale oppose son Sapin blanc , Abies alba, Michx., qui a également les feuilles courtes, éparses en tous sens et anguleuses , mais d'un vert glauque et comme argenté , et les cônes très-courts et très-petits comparativement à ceux de l’espèce européenne. On la cultive dans les jardins sous le nom de Sapinelle blanche.
L’Amérique septentrionale fournit encore plusieurs autres espèces, tels que les Abies nigra , rubra , canadensis. Cette dernière espèce, que l’on cultive dans les jardins d’agrément sous le nom de Cèdre blanc , est remarquable par son port, qui est plutôt celui d’un Genévrier , par ses feuilles courtes et planes et ses fruits longs à peine de six à huit lignes.
SAPI1NDACÉES. Sapindaceœ. rot.
phan. Famille de Plantes extrêmement naturelle établie dans le Généra de Jussieu, et qui présente les caractères suivans : les fleurs sont
fiolygames , disposées en grappes ; eur couleur est blanche ou rose , très - rarement jaune. Le calice est composé de quatre ou cinq folioles libres ou plus ou moins soudées f»
leur base ; leur pré floraison est imbriquée. Les pétales sont au nombre de quatre ou cinq, insérés sur le
SAP
réceptacle, alternes avec les folioles du calice, tantôt simples, tantôt munis intérieurement d’une écaille de forme variable j leur préfloraison est imbriquée; dans quelques genres ils disparaissent en entier sans que cet avortemenl complet entraîne avec lui des modifications importantes dans les autres organes. Le disque présente des formes très -différentes , mais qui sont constantes dans les divers genres : tantôt il occupe tout le fond du calice et se prolonge entre les pétales et les étamines en un bord entier et frangé; tantôt il se trouve réduit à deux ou quatre glandes situées à la base des pétales ; dans tous les cas, l’avortement commence par la partie supérieure et est toujours accompagné de modifications constantes dans les autres parties de la fleur. Les étamines sont en nombre double ou très-rarement quadruple des pétales; souvent elles sont réduites par avortement à huit, sept, six , cinq ; elles sont insérées au milieu du disque, ou, dans les genres à disque incomplet, sur le réceptacle, et entourent la base de l’ovaire; leurs filets sont fort souvent velus , leurs anthères mobiles s’ouvrent longitudinalement par la face interne ou par 1e côté. L’ovaire disparaît en entier dans les fleurs mâles, ou se trouve réduit à l'état rudimentaire.
Dans les fleurs hermaphrodites, il est divisé intérieurement en trois , rarement en quatre loges , contenant une, deux ou trois ovules- Le style est simple ou fendu plus ou moins profondément en autant de lobes qu’on compte de loges à l’ovaire. Les) stigmates sont terminaux ou placés longitudinalement sur la face interne des divisions du style. Le fruit présente une organisation extrêmement; variable : tantôt il est capsulaire et s’ouvre en plusieurs valves opposées | aux cloisons ou alterues avec elles; tantôt il est composé de samares indéhiscentes , accolées par leur lace 1 interne à uu axe central ; tantôt enfin il est plus ou moins charnu et iude hiscent. Les graines sont souvent eu
SAP
SAP 1 55
toiirëes d’un arille qui prend dans certains genres un grand développement. L’embryon , dépourvu de périsperme, est rarement droit, presque toujours il est plus ou moins courbé ou même roulé plusieurs fois sur lui-même; dans ce cas le sommet des cotylédons occupe le centre de la spire. La radicule est toujours tournée vers le bile. Les cotylédons sont quelquefois soudés en une masse charnue. La plumule est composée ■ de deux petites folioles.
Les Sapiudacées sont des Arbres ou des Arbrisseaux souvent grimpans et munis de vrilles , rarement des Plantes herbacées. Leurs feuilles - sont alternes, péliolées , presque toujours composées, souvent pourvues /.de stipules. Les espèces de celte farmille habitent pour la plupart les ^régions chaudes de l’Amérique, de 1 l’Asie et de l’Afrique. Quelques-unes ionl originaires de la Nouvelle-Holande et des îles de l’Océanie. Kunth i proposé de diviser les Sapiudacées m trois tribus auxquelles il a donné es noms de Pauiliniaceæ , Sapindareœ verœ et Dudoneaceœ , et son opinion a été adoptée par De Candolle.
i ' dais ayant observé de nombreux 'es entre” les deux premières I sections et ne trouvant aucun moyen le les caractériser d’une manière
■ jrécise .
nous avons cru devoir les 1 'éumr sous le nom de Sapindées, uriployé déjà par De Candolle pour lésigner les Sapiudacées verœ de Minth. La famille se trouve ainsi livisée en deux tribus caractérisées 4 le la manière suivante : Sapindées, oges de l’ovaire uniovulées ; embryon Q tourbe sur lui-même ou droit. Do- Ijdoneacées: loges de l’ovaire conte-
i îant deux ou trois ovules; embryon I oulé en spirale. La dernière de ces
actions ne comprend que les genres ^Koelreuteria , La mit. ; Cossignia , |uss. ; Llagunua , Ruiz et Pav. , et ^Vodonœa, L. La première, beaucoup nus nombreuse, est formée des genres dirdiospermum, L. ; Urvillea, Kunth; ZrJan?a, Plum.; Toulicia , Aulil. ; anilinia, Schum. ; Sc/tmidelia , L. ;
Prostca , Nob. ; Sapindus , L. ; Nephelium , L. ( auquel nous réunissons le Pometia de Forster); Mou/insia , Nob.; Cupania, Plum. (auquel on doit rapporter les genres Trigunis , Jacq. ; Molinœa, Juss.; Guioa, Cav.; Stadrnannia , Lamck. ; Blighia , Kœnig; T/na, Rœin. etSchult. ; Na/onia, D. C. ; Dimereza , Labill.); Talisia , Aubl. ; Thüuinia , Poil. ; Hypelate , P. Broyvne; Melicocca , L. , dont le Schleic/iera de Willdenoyv ne saurait être distingué. Le Magonia d’Auguste Saint-Hilaire doit être placé à la suite de la famille comme genre anomal. Eufin les genres Enourea, Malayba d’Aublet et Aleclryon de Gaertner demandent à être examinés de nouveau avant qu’on puisse fixer leur place d’une manière définitive dans l’une des deux sections que nous avons adoptées.
Les Sapindacées ont des rapports avec les Vinifères par les genres P aullinia , Serjania , etc. , qui ont , comme les Plantes de cette famille, des rameaux pourvus de vrilles et des feuilles munies de stipules, par les parties de leur fleur en nombre déterminé, et par leurs ovules souvent dressés au fond des loges de l’ovaire. Elles se rapprochent aussi par une certaine analogie de port des Méliacées et des Térébinthacées.
Mais le groupe de Végétaux avec lesquels elles ont l’affinité la plus intime, est celui des Acérinées dont elles ne se distinguent guère que par leurs feuilles alternes et presque toujours composées, et par leurs pétales munis le plus souvent d’un appendice sur la face interne, organe qui n’existe, à notre connaissance, dans aucune Acérinée. (camb.)
* SAPINDÉES. Sapindeœ. bot.
pii an. Nom sous lequel nous comprenons les tribus des Pauiliniaceæ et des Sapindaceœ verœ de Kunth , et q”ui avait été déjà employé par De Candolle pour désigner la seconde, V. Sapindacées. (camji.)
SAPINDUS. bot. pii an. V. S.vvo-.
N IEB.
1 56 . SAP
SAP1NETTE. ciurh. L’un v des synonymes vulgaires d’Analife. V.
ce mot.
SAPINETTE. bot. ni an. On appelle ainsi divers Sapins du Canada.