‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 59 sur 282 · V . Joël au mot Atiiérine · texte numérisé non relu

V . Joël au mot Atiiérine

* SAUFARAl. ois. Nom d’une es-

pèce d’Oie à collier blanc, dans Foi skalil . (less.)

SAUGE. Salvia. bot. phàn. Ce genre est un des plus remarquables de la famille des Labiées, eu égard au. nombre et à la beauté des espèces qui lé composent. Il fait partie de

Diandiie Monogynic , L. , et il présente les caractères suivans : calice nu .pendant la maturation , tubuleux, un peu campanule, strié , à deux lèvres, Ja supérieure tridentée, l’inférieure bifide; corolle il régulière, dont le tube est élargi et comprimé à sa partie supérieure; le limbe divisé en deux lèvres , la supérieure comprimée, e'chancrée, souvent courbée en dedans et ayant la forme d’un fer de faucille, l’inférieure élargie, à trois découpures , celle du milieu plus grande, échancrée ou arrondie; deux étamines attachées a des lilets courts (pivots), sur lesquels

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sont insérés des fdets transversaux (connectifs) qui tiennent écartées les loges de Panthère, dont l’une est avortée et glanduliforme ; deux étamines avortées situées au fond de la I corolle; ovaire quadrilobé, surmon- i té d’un style filiforme très-long, ter- i miné par un stigmate bifide; quatre akenes arrondis situés au fond du calice persistant. Tournefort avait formé trois genres sous les noms de Salvia, Sclarea et Horminum , qui ont été fondus en un seul par Linné.

Leurs caractères ne reposaient que sur des modifications daus la structure des étamines et de la corolle; conséquemment on ne pouvait les considérer que comme de simples sections du genre Salvia, dont les nombreuses espèces ont besoin d’être réunies par groupes pour qci’on put arriver facilement à leur détermination. Les Sauges sont des Plantes à tiges ligueuses , carrées , rameu- "• ses , garnies de feuilles en géni grandes , offrant une multitude de foi mes , tantôt entières, ou simple-

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ment dentées ou crénelées, tantôt! fc

multifides , quelquefois bulleuses à leur surface, d’une odeur forte loisqu on les froisse. Les fleurs sont en général très-grandes pour des Labiées, ornées , ainsi que les bractées qui les accompagnent, de couleurs V souvent fort vives. On en compte environ deux cent cinquante espèces,-’ parmi lesquelles plusieurs ont été décrites sous des noms différens, de sorte que la synonymie de ces espèces est fort embrouillée. Ces Plantes sont réparties sur presque toute la surface du globe. On en trouve beaucoup1 dans les régions qui forment le bassin i do la Méditerranée. Une foule d’an-t tics croissent au cap de Bonne- Fspérance , dans l’Inde , à Snint-Dommau Brésil, au Çérou , et dans

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les diverses contrées de P Amérique méridionale et septentrionale. Luc charmante espèce ( Salvia pratchsis , L.) orne de ses belles fleurs bleues, pendant presque tout l’été, les prairies cl les coteaux incultes ch i Europe tcmpéiéc et méridionale. |

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)ueiques Sauges soûl des Plantes iliciuales qui avaient beaucoup de îiputatiou dans J’ancieuue médeîuc. Plusieurs espèces exotiques sont ultivées pour la décoration des arterres. Nous ne mentionnerons ans cet article que les plus relarquables sous ces deux points de ' ne.

La Sauge officinale, Salvia offininalis , L. , Lamk., Illustr. , lab. 20, .g. 1 , a une souche ligneuse qui ousse beaucoup de rameaux droits, élus , blanchâtres , garnis de leuil- :s elliptiques lancéolées, légèrement rénelées , ridées , sèches ou peu suculeutes , quelquefois panachées de iverses couleurs. Les Heurs, d’un 1 leu rougeâtre , sont disposées en épi iche et terminal. Cette Plaute ci'oît lontauément d ais le midi de l’Euipe. On la cultive dans les jardins mime Plante d’utilité ; elle est touiue , stomachique et auli-spasmoique.

La Sauge Sclarée, Salvia Sclarea, ., a une tige haute d’un pied à un

Iied et demi, droite, épaisse, râleuse, garnie de feuilles grandes, étiolées , cordiformes , très-ridées et gèremeut crénelées. Les fleurs sont leuâtres, disposées en épi garni de raclées concaves , dont les supéeures ont unecouleur violette. Celte tante croft dans les contrées mérisonales et tempérées de l’Europe.

n lui donne les noms vulgaires O/va/e , Sc tarée et Toute-Bonne.

Ile a une odeur forte , peu agréable, elle passe pour stomachique et îti-liyslérique. Cependant elle ne ms semble pas supérieure, par ses ;rlus médicinales, à la Sauge ofliciile, ni même aux diverses espèces i Sauges qui abondent dans les rairies , dans les bois et les lieux cultes de diverses contrées de l'Ëu- . >pe, telles que les Salvia pratensis , t utiuosa , ( Ut/iiupis , Honninum , Verp y-nàca, etc.

t - Parmi les Sauges cultivées comme 1 antes d’ornement, nous ferons une ! enlion particulière d’une espèce ré- ■ fcr niaient introduite dans les jardins

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d’Europe, dont elle fait en ce moment (octobre 1828) la plus belle décoration.

La Sauge éclatante , Salvia spléndenSy Bot. Begist., 11. 687, a été observée pour la première fois dans le Brésil par le prince Maximilien de YVied-Neuwied, et mentionnée sous ce nom , mais sans description, dans la Relatiou de son voyage. Elle a été introduite , en 1823 , dans les jardins d’Europe , où elle s’est tellement multipliée , qu’ou en voit partout des bordures et des massifs qui offrent l’aspect le pius ravissant. C’est une Plante vivace dont les tiges sont sousligncuses à la base , dressées , rameuses , tétragones , hautes de deux, trois et quatre pieds, garnies de feuilles ovales - lancéolées , acuminées , dentées en scie , glandes et d’une belle couleur verte. Les Heurs out le calice très-renflé , le tube de la corolle fort allongé , la lèvre supérieure presque droite , indivise, beaucoup plus grande que l’inférieure.

Les étamines , et surtout les stigmates , sont saillaus hors de la corolle.

Ces fleurs forment au sommet des rameaux des grappes pyramidales, entièrement d’un rouge écarlate.

Cette Plante paraît facile à cultiver; mais comme elle est originaire d’un pays chaud, elle craint les froids de nos climats , et conséquemment ne peut passer l’hiver en pleine terre.

On a étendu le nom de Sauge a plusieurs Végétaux qui 11e sont pas de ce genre, et on a conséquemment appelé :

Sauge amère, diverses Gcrmandrées , notamment le Teucriurn C/iainœris.

Sauge d’Amérique , synonyme de Tarchonante.

Sauge en arbre , diverses PI1I0mides frutescentes.

Sauge des bois ou sauvaoe , le Teucriurn Scorodonia.

Sauge de Saint-Dominique, une Conizc.

Sauge de Jérusalem, la Pulmonaire oflicinale.

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Satjob du montagne, à Saint-Domingue , le Carnara'Lanlana, etc.

S AU Kl . ois. Espèce du genre Canard. V. ce mot. (du.. z.)

SAULAIE ois. Syn. de Gracula saularis de Latham, qui est un Mainate. V. ce mot. (u.)

* SAULCET. pois. V. Satjclet.

SAULE. Salir, bot. phan. Genre principal de la famille des Salicinées et de la Diœcie Diandi ie , L. , offrant les ^caractères suivans : fleurs dioïques. Les mâles sont disposées en un chaton oblong, et chacune d’elles est constituée par une écaille qui renferme ordinairement deux étamines ( rarement une à cinq ) dont les filets sont droits, filiformes, s a i I lans , terminés par des anthères à deux loges; au centre on trouve une petite glande tronquée , qui peut être le rudiment d’un ovaire. Les fleurs femelles sont disposées en chaton comme les fleurs mâles ; chaque écaille renferme un ovaire rétréci au sommet en un style très-court, terminé par deux stigmates droits et bifides. Le fruit est une capsule ovale, subulée , à une seule loge, à deux valves qui se recourbent en dehors après la maturité des graines. Cellesci sont solitaires, ovales, fort petites, entourées à leur base d’une aigrette de poils simples. Quelques espèces offrent de légères variations dans les caractères que nous venons d’exposer ; ainsi le Salir pentandra est ainsi nommé à cause de ses cinq étamines; le S.monandra paraît n’avoir qu’une seule étamine , mais en réalité il en possède deux qui sont soudées dans toute leur longueur , ce que l’on reconnaît à l’anthère quadi iloculaire.

Les Saules forment un genre trèsnaturel , compose d’un nombre immense d’espèces (plus de deux cents) dont la synonymie est devenue, pour ainsi dire, inextricable. Les vrais botanistes ne sont pas les seuls coupables de celte confusion ; elle provient aussi de la cupidité de certains collecteurs cl marchands de Plantes qui

font des espèces sans autre motif que l’augmentation du nombre des objets à vendre. Schleichcr , par • exemple, a fait plus de cinquante espèces qui se rapportent toutes au , Salir stylusa de De Candolle. La U difficulté qu’on éprouve dans la dé- il termina lion des espèces de Saules * vient principalement de ce que ces ' i Arbres ou Arbrisseaux sont dioïqucs,j| et conséquemment qu’il faut les étu-

dier vivans , car on ne rencontre

pas souvent dans les herbiers les individus mâles et les individus femelles de la même espèce. L’apparition des fleurs avant les feuilles,; Jes différences du sol , de l’exposi-»

tion , la culture qui multiplie à l’infini les variétés, sont encore desi sources de difficultés.

Les Saules sont des Arbres ou des Arbrisseaux qui se plaisent particulièrement dn©s les localités humides. On en trouve un grand n ombré en Europe , où plusieurs espèces son* i, cultivées à raison des divers usage de leur bpis, et aussi parce qu’ellei viennent bien dans des terrain que l’on ne peut utiliser autrement Quelques Saules servent â consoli der les chaussées, parce qu’ils reprennent facilement de boutures, e qu’en peu de temps ils émettent de:

racines fort ramifiées. Nous noutj bornerons à citer quelques-unes dei principales espèces qui croissent eil France.

Le Salle blanc , Salir alba , L., s’élève dans son état naturel à plus df]

dix mètres, et se divise en ramcauj.nombreux et élancés. Lorsqu’on 11 taille, il forme une souche épaiss haute de un mètre à un mètre < demi, et couronnée par des brandi divergentes foi niant une tête nrron die. Ses feuilles sont lancéolées, a longées , dentées eii/ scie , glabres e dessus , couvertes en dessous de poi soyeux eL couchés. Ce Saule est cou mpn dans les villages sur le bor des fossés. Son écorce est ainèri astringente, fébrifuge, et a été cm ployëe comme un des meilleurs rue cédants du quinquina

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Le Saule jaune. Sali; x ritellino , vulgairement connu sous les oms d’Osier, Osier jaune, Bois jaune i Amarinier , est remarquable par t couleur jaune de ses jeunes branlies , des pétioles et des nervures de ros feuilles. On le voit rarement -eurir, parce qu’on coupe chaque nnée ses branches et qu’on l’emèclie de grandir. Ces branches sont ouples, et très - convenables pour aire des liens , des paniers et autres ustensiles.

Le Saule Marceau, Salix caprœa, j., est un Arbrisseau de deux à six nètres de hauteur, dont le tronc est :endre' , légèrement fendillé, et dont es rameaux sont allongés , nombreux, d'un vert jaunâtre. Les leuiles, qui naissent après les fleurs, sont irrondies ou ovales, remarquables iar leur épaisseur et leurs nervures aillantes, réticulées. Cet Arbrisseau iroît sur les collines sèches et dans es bois. Ses fleurs mâles, qui parafent au commencement du princinps , exhalent une odeur agréable, l sont recherchées par les abeilles, j’écorce de ce Saule est amère-astrin- ;eute, et même propre au tannage.

)n fait des paniers avec ses jeunes branches.

Le Saule pleureur, Salix babyonica, L. , est un Arbre très-facile à econnaître à ses rameaux longs , pèles, flexibles et pendans. On le liante fréquemment dans les jardins baysagers , lé long des eaux , où il :st d’un effet fort pittoresque. Il sert iussi à orner les monumens Linéaires; et c’est un des Arbres les plus ippropriés à ce genre de décoration.

-‘ étal de delapsus de ses branches est vraiment symbolique et affecte l’aine le pensées très -analogues à la circonstance. Le Saule pleureur est originaire du Levant.

Sur les plus hautes sommités de f Europe, comme par exemple dans es Hautes- Alpes et les Pyrénées, les dernières Plantes ligneuses que l’on encontre sont des Saules [Salix lierbacca et refusa). Ce sont des Plantes JXti ornement petites , si on ne con-

sidère que la partie hors de terre; car la souche est souterraine et s’étend quelquefois assez profondément.

Il est remarquable que, dans la partie la plus septentrionale du globe que l’on ait explorée sous le rapport botanique (l’île Melville), le dernier Arbuste que l’on rencontre à ces hautes latitudes soit, de même que sur les hautes sommités de l’Europe, une espèce naine de Saule. (g.. N.)

SAULE MARIN. i>olyp. Plusieurs espèces de Gorgones ont été désignées ainsi par d’anciens naturalistes et par quelques voyageurs. (e.d..l.)

SAULET. ots. L’un des synonymes vulgaires de Moineau. V. Gros- Bec. (dr. .z.)

SAUMON. Salmo. pois. On a pu voir au mol Salmones que le genre Salmo de Linné composait cette famille , et qu’il y était si naturel qu’on n’a guère pu le diviser en genres nouveaux suffisamment distingués, de sorte qu’y étant toujours seul , Cuvier a du se borner à n’y former que des groupes en assez grand nombre , réunis par les caractères précédemment exposés. Les Saumons , dont Gibelin avait déjà mentionné une soixantaine, sont des Poissons abdominaux, ayant la bouche grande et garnie de dents , la tête comprimée, plus de cinq rayons à la branchiale , la chair ordinairement exquise, et dont quelques espèces ont acquis non-seulement une grande célébrité sur nos tables , mais encore une importance commerciale réelle par la quantité qu’on en pêche et qu’on prépare pour la conservation. Après avoir distrait du genre Saumon les Argentines ( V. ce mol ), nous suivrons, pour faire connaître les autres coupes qui doivent y être conservées , l’ordre établi dans l’Histoire du Règne Animal par Cuvier.

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