I. Saumon propremen l dit , Salmo
IraproprcnjenlTruite de quelques ouvrage^ , puisque le nom de Salmo est scientifiquement conservé au sousgenre, taudis que T rut ta demeure simplement spécifique pour lîun des
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Poi ssons qu’il comprend. lis oui une grande partie du bord de la mâchoire supérieure forméepar les maxillaires; une rangée de dents pointues aux maxillaires , aux intermaxillaires , aux palatins et aux mandibulaires , et deux rangées au voilier, sur la langue èt sur les pharyngiens , en sorte, dit Cuvier, textuellement copié dans l'article Truite du Dictionnaire de Levràult, que ce sont les plus complètement dentés de tous les Poissons. Tout le monde , ajoute ce savant, connaît leur forme; leurs Ventrales répondent au milieu de leur première dorsale et l’adipeuse à l’anale. Leurs rajo.ns branchiaux sont au nombre de dix ou environ.
Leur estomac étroit et fort long fait un repli et est suivi de nombreux cæcums; leur vessie natatoire s’étend d’un bout de l’abdomen à l’autre , et communique dans le haut avec l’oesophage. Ils ont presque toujours le corps tacheté, habitent les rivages de la mer d’oü ils remontent par les neuves et les rivières jusque dans les .lacs les plus éloignés et même sur ceux très-frais des hautes montagnes.
Les espèces très-connues de Saumon qui méritent une mention particulière sont les suivantes :
-J- Saumon commun, Sahno Salar, L.,Gmel., Sjst. mit., i3 , T. i, p.
1364; Bloch, pl. 20 et 98; Encycl.
Pois. , pl. 65 , ng. 261 et 262. Le plus connu et le plus .répandu de tous, ce qui l’avait fait appeler Sa/uiu vuLgaris par Aldrovande. IL acquiert jusqu’à cinq et six pieds de longueur, mais ceux qu’on voit ordinairement sur nos marchés sont moins grands, et pèsent pourtant de douze à quinze livres. Les mâles , qui portent vulgairement le nom de Bécards , Sont ceux dont la mâchoire inférieure sè recourbe eu crochet vers le haut.
Le Saumon se trouve sur les rivages atlantiques des deux mondes , depuis la zone tempérée jusque bien avant dans l’océan Glacial , puisqu’on en trouve jusqu’au Spilzherg et au Groenland. On assure qu'il existe aussi sur les cotes asiatiques , dans ce
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qu’on nomme la Manche de Tartarie.
11 se tient toujours au voisinage de l’embouchure des eaux douces où il entre vers la saison du frai; c’est alors qu’ou le voit remonter les lieuves et leurs aflluens jusqu’auprès de leur source, sans que les distances soient un obstacle à ses migrations.
Bravant le courant , il chemine beaucoup plus vite qu’on ne l’a dit, puisqu’il met fort peu de temps pour parvenir dans la Loire , par exemple , à ; la plus grande- distance possible de .
la mer. Pour se reposer dans sea voya- ; j ges , le Saumon recherche quelque abri ou le cours de l’eau auquel il i oppose sa tête ne soit pas trop fort, et il appuie sa queue contre quelque pierre qui l’empêche d’être chairié en arrière. Il passe la bellesaison dans p l’eau douce; mais 011 ne le voit ni dans le lac de Genève ni dans le I Rhône , parce que probablement 011 ; n’en trouve point dans la Méditerra- h. née. Il pénètre au contraire par p l’Elbe jusqu’en Bohême; ou assure en avoir trouvé jusque dans les Cor- là dillières de l’Amérique méridionale, A.
qui avaient remonté plus de huit > cents lieues par le Üeuve Maraguon , IV ce qui est possible; mais ce qui ne le j semble pas autant, c’est qu’on ait k pêché dans la Caspienne des Sau- U, mous qui venaient du golfe Persique, 11 comme ou s’en est assuré par des anneaux d’or que leur avaient posés ** dans les ouies de riches habitons des il rives de ce golfe. Au reste, on pré- n I tend que ces Poissons, nés dans les il ; rivières, descendus le long des fieu- [I l ves à la mer pour y passer la mau-lll vaise saison , remontent au printemps j s suivant au lieu ou ils naquirent, if.
comme les Hirondelles reviennent;; 1 faire leur ponte aux mêmes lieux ou:
elles reçurent le jour. C’est ce dont f un amateur dit s’être jissuré en ache-l tant à Cbâteaulm, sous-préfecture duj département du Finistère, lieu connu j par une grande pêcherie de Saumons, j douze de ces Animaux à qui on plaça i lies anneaux de cuivre à la queue , cil qu’on relâcha après celte opération 1 L’année suivante cinq de ccs Saumons j •
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ment repris , les autres l’ont été sucessivement eu deux ans, ce qui ne 'l'ouvc pas a qu’une force invincile trace aux Saumons la îoutequ’ils oiveut taire, » mais simplement que os Animaux, soit de l’air, soil de la erre , soit de l’eau, ont assez de mémoire pour reprémire, dans lcuis mirations , un chemin qu’ils ont suivi, ’ourquoi s’émerveiller, en style prétentieux, des choses les plus simples, l leur donner un vernis miraculeux ? I eût été beaucoup plus exlraoidiaiie, selon nous, que les Saumons épris à Châteaülui l’eusseul été, par xcinple , dans les lacs du Canada. Ce est pas non plus « en corps d’année i ue ies Saumons semblent s’elaiicer i u sein des mers pour envahir ‘l’empire es eaüx douces. » Us ne s’éldùcent oint, ils ne sont point enrégimenis , ils n’envahissent aucun empiie j s voyagent tout bonnêméui sur eux de hauteur, par bandes iunomi râbles dirigées par les plus grosses omelles qui retournent aux lieux ou liles ont habitude de déposer leui s mfs. Ou assuré que ces femelles hoisissent pour la ponte un fond de ible ou , avec leurs ventrales, elles reusent un sillon de quelques pouces e longueur et de profondeur; elles aiment ensuite leur dépôt dont l’oeur attire le mâle qui y répand le oermede ses laites. On assùie que les ilaractes d’une certaine hauteur ne >nt pas des 'obstacles pour lcS Sautons, et qu’ils savent les franchir; il ;t probable cependant qu’ils ne velouteràientpas les plus hautes comme ■ lont si lestement les petites espèces u thème sous-geme. Le bruit les mouvante, et on croit avoir remaillé, aux environs dès communes rii srâilics, qu’au temps du pasSage ils alarmaient du son des clôches voisi-
es.Dece préjugé vient sans doute ce- 11 qui s’enracine aujourd'hui de plus
I plus parmi les pêcheurs, auxquels s obâcurans , ennemis obstinés de 1,1 pei fectibbnetnfc’nt nouveau, periadcnt(|uc les bateaux à vapeur font
II les Poissons èt doivent opérer bient le dépeuplement des rivières. INul
doute qu’un bateau à vapeur comme toute autre embarcation à rames, venant à traverser des bandes de Saumons voyageurs, ou bien à voguer dans le sens où elles se dirigent , n’y porte le désordre; mais est- il croyable que le bruit ayant cessé, les Saumons ne reviennent plus aux lieux où ils l’en tendirent? Le bruit qu’on fait pour les prendie en jetant et levant les filets, la destruction qui s’en opère de temps immémorial aux mêmes lieux , les débris de leurs pareils dont on ensanglante les pêcheries, n’ont jamais été plus un obstacle à leur retour annuel que les coups de fusil que nous tirons aux Hirondelles ne les dégoûtent des clochers et des toits à l’abri desquels elles naquirent.
Ce sont les mêmes hommes qui ont déclamé contre la vaccine et causé la mort de tant de victimes dans ces de rniers temps, qui veulent aujourd’hui attaquer , soi-disant dans l’intérêt des Poissons et de ceux qui les prennent, le mode de communication, qui doit avant la fin du siècle identifier pour ainsi dire l’Amérique libre et la vieille Europe. A-t-on renoncé à l’usage de la poudre à cànon parce qu’elle fait peur aux oiseaux? On ne renoncera point aux bateaux à vapeur, les Saumons, les Turbots j les Soles, la Morue et les Harengs dussent-ils manquer dans les poissonneries de hos capitales pour alimenter la bonne chère du samedi, du vendredi et du carême. Les gens de la profession de Saint Pierre qui ont abandonné la mer de Galilée depuis qu’on n’y saurait plus trouver une Ablette, feront comme les pêcheurs de baleine, ils en seront quittes pour suivre leur proie , et pour l’aller forcer dans ses refuges aux lieux où ne vont pas encore de bateaux à vapeur ; libre à eux d’y aller à la voile selon la vieille coutume.
Plusieurs auteurs ont évalué la roule que peut faire un Saumon dans un jour à un ou deux milles; cette évaluation est beaucoup trop faible; il est bien certain au contraire que ce Poisson nage avec une telle vélocité
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qu’il peut faire au moins cent loiscs en une minute, et môme plus s’il n’est point contrarie par le courant; mais ce qu’on raconte de leur manière de sauter nous semble moins avéré : on veut que, pour s’élancer hors de l’eau à quelque distance, ils saisissent quelque pierre avec la bouche, que se courbant en arc le plus possible , ils rapprochent leur queue du point d’appui , et que , lâchant des dents en poussant des deux extrémités rapprochées , ils produisent ainsi un violent mouvement de détente. Si les Saumons se livraient à un te! exercice, on en trouverait bien peu dont les mâchoires ne fussent point dégarnies. Les jeunes Saumons, dit Cloquet, grandissent rapidement, et parviennent en assez peu de temps à la taille de quatre à cinq pouces.
Lorsqu’ils ont atteint celle d’un pied à peu près , ils se trouvent avoir assez de force pour abandonner le haut des rivières et gagner la mer qu’ils quittent à son tour lorsqu’ils sont longs de dix-liuit pouces , c’est-à-dire vers le commencement de l’été et plus tard que les vieux individus de leiir espèce. A deux ans ils pèsent déjà six ou huit livres , et à cinq ou six ans ils n’en pèsent que dix ou douze. D'après ces données, on pourrait facilement juger de l’âge avancé de ceux qu’on pêche en Ecosse et en Suède , et qui , de la taille de six pieds , ne pèsent pas moins de quatre-vingts à cent livres. Il est des cantons, tels que divers points de la Bretagne littorale , ou l’on en prend une si grande quantité, que les domestiques font mettre dans leurs conditions de service qu’on ne leur fera pas manger de Saumon plus de deux fois la semaine. A Paris ce Poisson est généralement assez cher et estimé ; on le prépare à l'huile pour le conserver, et dans ces divers états on le sert toujours sur les meilleures tables.
L’Illanken , ou Saumon de 1111 , paraît n’être qu’une variété du Saumon proprement dit, à laquelle la position géographique de sa patrie ne permet point de descendre à la mer.
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Le lac de Constance est l’Océan pour elle. Ce Poisson ne peut en quitter les eaux douces , arrêté par la grande cascade de Schaffhouse. Il y passe l’hiver, et remonte dans tous ses affluens , et vers le Rhin supérieur dans la belle saison. Sa chair est des pins délicates. Quoiqu’il ponde une immense quantité d’œufs, l’espèce en est peu multipliée , ses migrations n’étant pas assez étendues pour qu’elles puissent ie mettre suffisamment à l’abri des nombreux ennemis qui lui font la guerre. Les Hommes, les Oiseaux pêcheurs, les Anguilles et les Brochets détruisent la plus grande quantité des jeunes. B. 12, d. i5, p. i4, v. jo , a. i3 , c. 19-21.
La Truite commune, Salmo Fario, L., Gmel., Syst. nat., 1,1067; Bloch, pl. 22; le Fario, Encyci. Pois., pi. 5a, lig. 266. L’un des plus jolis Poissons des lacs et des rivières , outre qu’il est l’un des plus estimés pour la délicatesse de sa chair. O11 le trouve dans presque toutes les eaux vives et froides de T univers ; il est néan-»
moins forl rare dans la Seine. Sa taille! piordinaire est d’un pied à quinze pou-jll ces, et son poids d’uue livre tout aujijj plus; 011 en cite cependant de beau-jH coup pius considérables. Celles deaïj Pyrénées et de l’Ecosse passent poui||| être les meilleures. B. 10, d. liiM; p. 10, v. io-i3, a. 11, c. 18-20.
La Truite saumonée , .Sa/maft.
Truffa, L. , Gmel. , Syst. nat. T. 1 p. 1 566 ; Bloch, pb 2 1 ; Encyci., pl. 67!
îig. 270. A la chair plus délicate en-* coïC que celle de la Truite com-ql mune et rougeâtre, comme si l*p Poisson participait de la nature d* cette Truite et de celle du Saumoi ordinaire. Elle se tient surtout dan les lacs très-élevés , et remonte dan les plus hautes régions des monta gnes tant qu elle y trouve des lilc' d’eau pure et courante. Elle nage ave plus de vélocité encore qu’aucun an Ire Saumon , et franchit les cataracte avec une incroyable agilité, e. 12,1 1 2-1 4, p. 12-1 4 , v. 10-12, c. 20.
Le Huche, Salnw Hacha , T
Gmel., Syst. nat. T. 1, p. >
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loch, pl. 10; Encycl., pl. 66, fig.
S8. Le plus grand des Saumons, el ■lui qui se trouve le plus commuémcnt dans le Danube. On ne le encontre guère que dans les affluons e la mer Noire ; aussi es l— il assez immun dans la Russie méridioale. Il dépasse ordinairement six ieds de long et soixante livres de oids ; sa chair est lourde, mais asiz bonne, b. 12, r>. i4, P. 17, v. 10 , . 1 2 , c. 16-20.
L’UMBLE,iS'a///zo Umbla,h., GmcI., yst. nat. T. 1, p. 1Ô71; Bloch, 1. 101 , vulgairement l’Ombre , ou lumble et Ümble Chevalier, Enycl. Pois. , pl. 68 , fig. 274. Le lac e Genève oii il est assez répandu, elui deNeufchâlel où il est très-rare, int les lieux ou se trouve ce Poisson iélèbre parmi les amateurs de bonne hère , et réputé exquis. Bosc assure n avoir vu de beaux individus payés Paris jusqu’à trois cents francs our l’ornement de tables sompleuses. Les petits, qui ont tout au lus un pied, ne valent pas moins un louis. On ne mange ce. Poisson ue cuit au bleu. d. i4, p. i4 , T.
La Rille, petite rivière qui se jette ans la Seine vers son embouchure , ■ossède une petite espèce de Saumon, gurée par Lacépède (ï. v, pl. i5 , ig. 3), qui ne dépasse guère un Haeng par sa taille. Les autres Saunons proprement dits sont la Truite le montagne, Salmu alpinus (Bloch, )l. io4), la Salveline, Salmo Salueinus (Bloch, pl. 99), la Sa 1 marine , 'ialniu Salrnarinus , les Salmo syluaicus , Goedinii , Sc/iiefermulleri , re- 1 >ré$en tés par Bloch , outre les Salmo ■rythrinus , lacustris et autres , mcnionués par Pillas ou Lepcchin comme îabitant les fleuves de la Russie, soit l’Europe,* soit asiatique.
IL Epi: iî lan , Osmerus. Artedi forn;| le genre Osmerus que n’adopta >oiut Linné, mais ,qife Cuvier a üéta- •’li comme sous-genre en repoussant >1 Usieurs espèces qu’y avait placées -•acopède. Les Eperlans ont deux angs de dents écartées à chaque pa-
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latin, mais leur vomer 11’en a que quelques-unes sur le devant. Leur branchiostége a huit rayons ; leur corps est sans tache, et leurs ventrales répondent au bord antérieur de leur première dorsale , c’est-à-dire qu’elles sont situées un peu plus avant que dans les véritables Saumons. Il n’en existe qu’une espèce bien constatée , FÉperlan commun , Sa/mo J^perlanus , L. , Gmel., Syst. nat., xm, T. 1, p. 1075; Bloch, pl. 28, fig. 2 ; Encycl. Bois., pl. 68, fig. 176 ; trop connue pour que nous nous arrêtions à la décrire. Elle habite la plus grande partie de l’année dans les lacs dont le fond est sablonneux, ainsi que dans les grandes rivières. L’embouchure de la Seine en est remplie, et c’est l’un des Poissons dont ou mange le plus à Rouen, ou il est fort recherché à cause de l’odeur de violette qu’on lui attribue. Sa taille est petite et sa chair délicate. Il abonde également dans la Baltique.
On en cite une variété un peu plus grande, et qui, se tenant constamment dans l’eau salée autour des terres magellaniques , a été figurée (Encycl. Pois., pl. 68 , fig. 277) sous le nom d’Eperlan de mer. d. 11, p. 1 1 , v. 8 , a. 17, c. 19.
III. Goiiégone , Coregonus. Sousgenre auquel on a quelquefois étendu le nom d’Ombve , qui est celui de l’une de ses espèces et qu’avait fondé Artedi. La bouche y est trèspeu fendue; les dents y sont si petites , qu’on les aperçoit à peine ; elles manquent même au palais ainsi qu’à la langue, et quelquefois à la mâchoire inférieure. U y a sept à huit rayons à la branchiostége , et les écailles y sont plus grandes que dans les autres Saumons. La plus grande confusion règne dans la distinction des espèces de ce sous-genre, et conséquemment. dans la synonymie de ces espèces,- on peut néanmoins y distinguer certainement les suivantes.
L’Ombbe commun , Salmo Thym al lus , L., Gmel., Syst. nat., xm , T. r, p. 1679; Bloch , pl. 24; Encycl., pl. 62, fig. 281. Celui qu’ou
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appelle Marèue de rivière dans cer— tains ca nions de la Prusse pour le distinguer de l’espèce suivante qui est la Marèue des lacs. 11 esl surtout commun dans les cours d’eaux rapides et froides de la Norvège ou l’on en mange beaucoup , et où ses enirailles sonl employées pour faire cailler le lait. On. assure que sa cbair tient un peu de la saveur du miel et du parfum du thym. b. 10, d. 21vt3 , r. r(3 , v. îo-i ü , a. i4-i5, c. 18.
La Grande Marènk , Sal/nu Mareena , Gmel., Syst. nat. , xiti, T. i, p. 1 58 1 ; Bloch, pl. 27; Encycl. , pl. 69 , fig. 279 ; mal à propos appelé Murène dans certains dictionnaires, et qui est bien le Lavaret de Rondelet , celui du lac du Bourget; mais non le Lavaret de Bloch, qui est un tout autre Animal. C’est de ce lac du Bourget que le grand Frédéric, qui était fort amateur de la bonne chère, lit transporter la Grande Marèue dans les lacs de la Poméranie, où la pêche en fut très -long -temps défendue pour donner au Poisson le temps de s’y multiplier. 11 y a parfaitement réussi; et Pou en prend des individus qui atteignent presqu’à trois pieds de long dans le lac Madu , près deStargart, où nous en avons vu nous-même un individu de cette taille. Il est difficile d’imaginer un mets plus délicat , une chair plus blanche et plus savoureuse; aucune
Ï>etite arête ne s’y rencontre , et les îabitans du pays ne s’en régalent jamais qu’ils n’expriment leur reconnaissance pour le monarque auquel la province doit une si précieuse importation, b. 8, d. j4, r. i4, v. 11, a. i5 , c. 20.
La Marénule , Salino JUarœnula , Gmel. , Syst. nat., xlu, T. 1, p. i38i ; Sal/no Albula , Bloch , pl. 28 , fig. 2 ; l’Able, Encycl., pl. 69, fig. 280, vulgairement Petite Marène, Kleine Marœna en Allemagne, où l'on prend fréquemment ce Poisson qui n’est pas moins estimé que les précédcns. Il 11e faut pas le confondre avec le Sal/no Albula de Gtnelin (p. 1579), qui pourrait bien être l’état fort
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jeune de l’Ombre bleu. b. 7, n. 10, r. 1 5 , v. 1 1 , a. i4 , c. 20.
Le Lavaret, Sal/no Lavaret us , L., Gmel., Syst. nat., xai, T. 1,
р. 1576; Bloch , pl. 23; Encycl., pl. 08, fig. 278, qui n’est pomt le Lavaret de Rondelet , regardé par Cuvier, ainsi que nous l’avons dit plus haut, comme le même Poissou que la Grande Marène, mais dont les Sal/no Oxyrhinchus , L. , qui est le Houling des Hollandais , l’Ombre bleu , Sal/no Wartmannii , Gmel. , 1, i582; Bloch , pl. io5, qui est la Bésole de Rondelet , avec le Ferra et le Vangeron de divers lacs de l’Europe, paraissent former une autre espèce distincte à laquelle on a donné plusieurs noms mal à propos. Le Lavaret des mers du Nord aurait aux nageoires n. i4,p. 16, v. 12, a. 17,
с. )8, et l’Ombre bleu du lac de Constance, d. i5, p. 17, v. 12, a.
11 est des espèces du sous -genre qui nous occupe dont le museau est pointu et proéminent; tels sont entre autres le Nez * Sal/no Nasus de Lepéchin , qu’on pêche dans l'Obi , où il n’a pas moins de six pieds de long, et le Large, Sal/no Latus de Bloch, pl. 26 , Encycl. Pois , pl. 69 , fig. 282, qui ne pèse guère plus de quatre livres et demie.
IV. Saüre , Sauras. Les Saumons de ce sous-genre sont les plus allongés de tous, et diffèrent des autres parleur forme cylindracée , et par la grandeur de leurs écailles qui s'étendent sur les joues et sur les opercules. Leur première dorsale est fort en arrière des ventrales qui sont assez grandes. Le museau est court; la gueule fendue fort eu a rrière des yeux ; le bord de la mâchoire supérieure e->t formé en entier par les intermaxillaires. Il y a beaucoup, de dents poiutues le long des deux mâchoires des palatins et sur toute la langue, mais aucune sur le vomer. Les viscères sont pareils à ceux des Saumons proprement dits. Leurs branchiostége»
offrent un grand nombre de rayons, c’est-à-dire de douze à quinze. Ce
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ont îles Poissons voraces dont on rotive des espèces dans la Méditeranée, tels que le Sa/mo Saurus, L., ni paraît n ôtre pas le même que le '<a/mo Saurus de Bloch, pl. 584 , et Osinère à bande de Risso ; le Salrno ietens, Bloch , pl. 584 , fig. 2 , qui est > Blanchet de 1 Encyclopédie, pl. 70, g. 27a, et le Tumbil , Bloch, pl.
00, l’un de l’Amérique du nord et autre du Malabar, sont encore des aurcs. Nous ajouterons une espèce i 1 ce sous-genre :
Le S.vunF. Milien, Saurus Mi/ii , P", planch. de ce Dici.). Ce Poisson , >ng d’un à deux pieds, tout d’une enue, et presque aussi gros vers insertion de la queue que par le avers du corps, est d’une couleur :un-noirâtre lavée de bleuâtre vers tête et uniforme sur toutes ses irlies. L’anale y est précisément auissôus d’une très-petite adipeuse et ;sez haute. Noire ancien camarade ilius , qui fut successivement gourneur de Mascareigne et de la iiiane, a pêché ce Poisson à la baie ‘S Cliierrs - Marins dans l’Austra- - de ; nous lui en devons la conissance et la figure, n. 10, P. 8, 10 , a. 8 , c. 20.
' V. Scopèle , Scope/es. Ces Poisns ont , comme les Satires , la euie et les ouïes extrêmement fenes ; les deux mâchoires garnies de ;s— pet ites dents; le bord de la snrieurc entièrement formé par les lermaxrllaircs ; la langue et le pas lisses. Leur museau est trèsurt et obtus; on leur compte neuf dix rayons aux ouïes, et, outre dorsale ordinaire qui répond à itervalle des ventrales et de l’ale, il y en a en arrière une hésite oii l’on apeiçoit des ves’iges de fons. Ce sont de très-petits Poisis argentés et brillans qu’on pê- 5 confusément aVec les Anchois certains lieux de la Méditerranée, on les nomme vulgairement JHe- ■s. Rafinesquc , dans son Ichlyo- 1(1 Sic Mae , a formé un nouveau ire de l’espèce dédiée à Ilumboldt Risso, et l’a figurée (pl. 11 , 5)
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sous le nom de Myctophc pointillé, MyctOphurn punctatum .
VL Aulope, Aulopus. Ici se présente un passage assez naturel des Saumons aux Gades. La gueule des Aulopus est bien fendue ; leurs intermaxillaires, qui en forment le bord supérieur, sont garnis, ainsi que les palatins, le bout antérieur du vomer et la mâchoire inférieure , d’un ruban étroit de dents en cardes , mais la langue n’a que quelque âpreté, ainsi que la partie plane des os du palais. Les maxillaires sont grands et sans dents, comme dans le plus grand nombre des Poissons. Leurs ventrales sont presque sous les pectorales , et ont leurs rayons externes gros et seulement fourchus. La première dorsale répond à la première moitié de l’intervalle qui les sépare de l’anale.
Il y a douze rayons aux branchies; de grandes écadles ciliées couvrent le corps, les joues et les opercules.
Le Salrno Jilamentosus de Bloch , Poisson de ia Méditerranée, est jusqu’ici le seul Poisson de ce sousgenre.
VU. Gastéropeèque , Gasleroplecus , ou Serpes de Lacépède. Une seule espèce , le Gasteroplecus Sternicla de Bloch, p. 97, fig. 5, constitue ce petit sous-genre; elle est de taille médiocre , avec le ventre comprimé et saillant , parce qu’il est soutenu parties côtes qui aboutissent au sternum. Les ventrales sout trèspetites et en arrière ; la première dorsale est située sur l’anale qui est longue. La bouche est dirigée vers le haut; des dents coniques garnissent la mâchoire supérieure; à l’inférieure sont des dents tranchantes et dentelées.
ff Cijaractns, Characinus. Artedi avait formé sous ce nom un genre de Salmones qui ne fut point adopté par Linné, mais que rétablit Lncépède. Cuvier , après Gmelin ( Sys't .
/rat., xm, p. i582), n’en fit pas un simple sous-genre, mais une sorte de section ou tribu pour y réunir tons les Saumons qui n’ont pas plus de quatre ou cinq rayons la bran-
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chioslége , et dont la langue est dépourvue de .dents; les sous-genres qui se trouvent dans l'Histoire du Règne Animal sous le nom de Chavacins sont les suivans :
IX. Cuiti mate , Curi/naifl. Les Characins de ce sous-genre ont la bouche petite; la première dorsale au-dessus des ventrales; des dents variables aux mâchoires , et le ventre non tranchant. Ce sont de petits Saumons américains dont ou connaît environ quatre espèces , savoir : le Salrno cyprin aides , L. , Edenté , de Bloch , p. 38o ; le Sal/no uni/naculatus , Bloch , p. 58 1 , qui est le Charaçinus Curimala de Lacépède; le Sal/no I rider ici de Bloch, p. 878, et le Sal/no fascialus du même, qui est le Characinus fasoiatus de Lacépède.
X. Anostome, Anostomus. C’est-àdire qui a la bouche en haut. C’est dans la position de la bouche que gît effectivement le caractère du sousgenre dont il est question, dont l’unique espèce, Sal/no Anostomus de Gronou , Gmel. , Syst. nat. , xiii , T. x, p. 1687, a les formes des Corégones , mais avec la mâchoire supérieure relevée au-devant de la supérieure , et bombée de façon à former une sorte de bec. O11 trouve ce Poisson dans l’Amérique méridionale et même , dit-on, aux Indes- Orientales. D. 1 1 , P. 1 3 , V. 7, A. I O, C. 25.
IX. Serrasalme, Se/rasal/nus. Lacépède forma le genre Serrasalme, dont le nom signifie Saumon en scie, en prenant pour type le Sal/no r/10/nbeus , L. , Bloch , pi. 282 , ou Rhomboïde; Encycl. Pois., pl. 70,fig. 286.
C’est un Poisson comprimé , plus haut verticalement que ne le sont les autres Saumons , avec le ventre tranchant et denté. « il faut , dit Cuvier, ajouter à ce caractère des dents •triangulaires, tranchantes, dentées, et disposées sur une rangée aux intermaxillaires et à la mâe.hpirc inférieure seulement ; le maxillaire, sans dents , traverse obliquement sur la commissure.» Le Serrasalme avaitete
anciennement décrit sous le nom de| Piraya par Marcgraalf. Il habite lest eaux douces du Brésil et de la Guianc, où il atteint, dit -on, une assez grande taille, et se nourrit d’autres; Poissons et d’Oiseaux de rivage, tels • que les Canards , qu’il sait prendre!
fort adroitement. On prétend même* qu’il fait de cruelles morsures au# hommes qui se baignent, d. 17, p. 17. 1 T. 6 , a. 52 , c. 1 6-22.
XIL PiAuuquE , Piabucus. Leaj Saumons de ce sous - genre ont bp forme allongée , la tête petite et lai bouche peu fendue des Curimates t leur corps est comprimé, avec le ven-t ) tre caréné et tranchant , mais now denté comme dans les Serrasalmes ; 1 dont ils ont les dents redoutables^/ L’anale y est très-longue , et so<; commencement antérieur répond aui ; dessous du commencement de li première dorsale, « On ne connai:
encore dans ce genre , dit Cuvier/ 1 que des espèces des rivières de l’A* .i mérique méridionale qui montrei beaucoup d’appétit pour la chair pour le sang. » Parmi ces espèe qui sont au nombre de trois quatre , nous citerons la Moud ou Double - Mouche , Sal/no nolatm fl Gmel., Syst. nat., xxn , p. 1 384 1 qu’il ne faut pas confondre , cornu $1 on l’a fait dans le Dictionnaire ( tja Levrault, avec le Sal/no bimaculatu ài L. ; lé Piaba de Marcgraalf, et t Piabuque commun , qui est le Pù\ bncus du même naturaliste (p. 1 7< • i ou le Sal/no argentinus de Blocm pl. 082.
XIII. Tétragonoptère, Tetran- \ nôpterus. Artedi fut encore le fonq teur de ce genre, négligé par Lip et rétabli comme sous-genre pap C vier. La seule espèce qu’on y cor prenne encore a la forme élevé l’anale longue et les dents Ira chantes du Serrasalme ; le maxilla sans dents traverse de même oh quement sur la commissure, in leur bouche est peu fendue; d ] deux rangs de dents à la mâch
supérieure , et le ventre n’esl ni «
rené ui dentelé. Ce Poisson , rep
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\ sente par Séba (tab. 3 , pl. 34 , fig. 3), | n'est pas le Salmo himaculatus de Bloch, pl. 16, qui appartient au sousgenre precedent , et avec lequel on l’a confondu de même que la Mouche.
XIV. Mylète, Myletes. Les espèces de ce sous-geure ont le ventre
: caréné et denté en scie du Serrasalme , avec lequel on serait tenté de les confondre , si ce n’était le système dentaire qui est fort singui lier. Les dents y sont en prismes triangulaires, courts, arrondis aux arêtes , et dont la face supérieure se :.creuse par la mastication, en sorte que les trois angles y sont trois points saillans ; la bouche, peu fendue, a deux rangs de ces dents aux interi maxillaires et un seul à la mâchoire i inférieure , avec deux dents en arrière; mais la langue et le palais sont lisses. On en trouve en Amérique de : rès-grandes espèces qui sont trèstonnes à manger. Cuvier, sous le nom de Myletes macropomus , en a ait représenter une, pl. îo, fig. i du I Tome iv de son Règne Animal , fort i "levée, avec les nageoires verticales un faux. La plus anciennement conîue est le Raii du Nil , qui était le 'ÿprinus dentex de Linné dans la . c i Ie édition du Systema naturœ , devenue le Salmo dentex dans Gmelin, lyst. nat.y xm, p. i583. Ce Poisson la forme allongée ; la première dorale y répond à l’intervalle des veniales et de l’anale. On prétend qu’il : été retrouvé dans les fleuves de iibérie, mais le fait n’est point prouvé. io, p. iü, v. 9, a. 26, c. 19-28.
XV. IIydbocin , Hydrocinus. Ces iaumons, dit Cuvier dans son Règne Vnimal , ont le bout du museau orme par les intermaxillaires , les maxillaires commençant près ou en vaut des yeux, et complétant la
! nâchoire supérieure. Leur langue et eur vomer sont (oujouts lisses, mais I y a des dents coniques aux deux nachoircs; un grand sous-orbitaire mnee et nu comme l’opercule coute la joue. Les uns ont encore une angee serrée de petites dents aux maxillaires d «aux palatins; leurpre-
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mière dorsale répond à l’intervalle des ventrales et de l’anale , ce qui les a fait ranger parmi les Osmères par Lacépède. Us viennent des rivières de la zone torride , et leur goût ressemble à celui de la Carpe; tels sont les Salmo falcatus et Odoe de Bloch (pl. 385 cl 386). D’autres, ont une double rangée de dents aux intermaxillaires et à la mâchoire inférieure ; une rangée simple aux maxillaires , mais leurs palatins n’en ont pas ; leur première dorsale est audessus des ventrales. Le savant auteur que nous citons a fait graver une espèce nouvelle de cette tribu sous le nom à' Hydrocinus brasiliensis dans la planche 10 , Tome iv. D’autres encore n’ont qu’une simple rangée aux maxillaires et à la mâchoire inférieure; les dents y sont alternativement très - petites et très - longues , surtout les deux secondes d’en bas, qui passent au travers de deux trous de la mâchoire supérieure quand la bouche se ferme. Leur ligne latérale est garnie d’écailles plus grandes ; leur première dorsale répond à l’intervalle des ventrales et de l’anale; une quatrième sorte, qui vient aussi du Brésil et que Cuvier nous fera connaître dans sa grande Ichthyologic, a le museau très-saillant, pointu; les maxillaires très-courts, garnis , ainsi que la mâchoire inférieure et les intermaxillaires, d’une seule rangée de très-petites dents serrées ; leur première dorsale répond à l’intervalle des ventrales et de l’anale. Tout le corps y est garni de fortes écailles. Une cinquième enfin n’a de dents absolument qu’aux intermaxillaires et à la mâchoire inférieure; elles y sont en petit nombre, fortes et pointues. La première dorsale est audessus des ventrales. C’est le Roschal , ou Chien d’eau , de Forsknhl , ou Characintts dentex de Geoffroy (Pois. d’Kgypte, pl. i4,fig. 1), qu’il ne faut pas confondre avec le Salmo dentex d’HaSfeelquist , qui est le Raii du Nil, espèce du sous-genre Myletes, dont il a été question plus haut.