‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 62 sur 282 · BOT · texte numérisé non relu

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synonymes anciens suivant Ruell.

d’Anagallide

SAURITIS. min. Au temps c l’empirisme faisait rechercher les B zoards , on nommait ainsi une pier: | qui se formait dans l’intérieur d Lézards et qui s’employait dans médecine superstitieuse. (b.

* SAUROPUS. bot. phan. Gen de la famille des Euphorbiacées et «

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Monoecie Triandrie , L. , établi par lume ( Bijdr . Flor. ned. Ind. , p.

,-p ) qui l’a ainsi caractérisé : fleurs onoïqucs. Les mâles ont un calice doré, déprimé, orbiculaire, coriace, six dents; point de glandes; trois amines à filets soudés par la base, anthères extrorses et adnées au ■mmet des filets. Les fleurs femelles îtun calice à six divisions profondes situées sur deux rangs ; un ovaire . iloculaire, à loges biovulées , suranté de trois stigmates réfléchis , fides. Le fruit est charnu, renferint trois coques chai lacées, à une deux graines en hélice , difformes, jnies à l’angle interne d'un arille arnu , presque dépourvues d’almen , à cotylédons inégaux. Les tiropus rhamfioides et S. albicans it des Arbrisseaux quelquefois mpans et qui ont le port des lyllanlhus. Us croissent dans les mtagnes de l’île de Java. (g. .n.)

SAUROTHECA. ois. (Vieillot.) .n. de Tacco. V. ce mot. (dr..z.)

r SAURURÉES. Sauntreœ. bot.

\n. Dans son Analyse du fruit, le fesscur Richard a nommé ainsi une fille nouvelle de Plantes monocoidones*qui se compose des genres trurus et si ponogeton. Les carac- :s de cette famille consistent surt dans des fleurs hermaphrodites ourvues d’enveloppes florales pros, qui sont remplacées par une te de bractée ou de spathe ; les nincs sont libres et varient de six ouzc ou quatorze ; les pistils, au nbre de trois à quatre, sont ses- V s , légèrement soudés entre eux leur base interne , terminés en tfe stigmatifère à leur sommet, ant une seule loge qui contient '.x ou trois ovules ascendans. Les ls sont des carpelles unilocues , indéhisccns , contenant une ois- graines. Celles- ci offrent formation que nous indiquerons article suivant en décrivant le rc Saururus. Celle famille, dont •eut rapprocher aussi le genre Hyyeton qui néanmoins offre quel-

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ques points de contact avec les Alismacées , ressemble tout-à-fait aux Pipéritées par l’organisation de sa graine et le port des Végétaux qui la composent. Mais le nombre des étamines et des pistils dans chaque fleur, les ovaires contenant toujours deux ou trois et non un seul ovule, distinguent suffisamment les Saururées des Pipéritées. Celle famille a aussi beaucoup d’analogie avec les Cabombées ; mais, dans cette dernière famille, la présence d’un calice et l’insertion des graines forment les principaux caractères distinctifs entre ces deux ordres, P. Cabombées et Pipéritées. (a. r.)

SAURURUS. bot. phan. Plumier avait d’abord donné ce nom à quelques Plantes qui ont été réunies avec juste raison au genre Piper , et Linné a employé le nom de Saururus pour désigner un genre qui depuis a été généralement adopté. Ce genre, qui appartient à l’Heptandrie Trigynie, avait été placé par Jussieu dans la famille polymorphe des Naïades.

Mais le professeur Richard en a formé le type d’un ordre naturel nouveau soiis le nom de Saururées. Voici les caractères du genre Saururus : les fleurs sont hermaphrodites, disposées en épis simples et cylindriques, opposées aux feuilles comme dans beaucoup d’espèces de Poivriers. Chaque fleur estsessile, au fond d’une spathe courte , unilatérale et pédicellée ; cette fleur se compose de six étamines dressées, saillantes, attachées autour de trois ou quatre pistils réunis ensemble par la base de leur côté interne et formant ainsi comme un pistil à trois ou quatre cornes un peu recourbées et glanduleuses , qui sont les stigmates; chaque ovaire est à une seule loge, et contient deux ovules ascendans, attachés vers la partie inférieure de l’axe commun.

Le fruit se compose de quatre carpelles épais , indéhiscens , à une loge contenant deux ou une seule graine par avortement; les graines sont ovoïdes, terminées en pointe à leur

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sommet , composées , outre leur tégument propre, d’un gros endosperme blanc, dur et comme corne , sur le sommet, duquel est appliqué un très-petit embryon antitrope , orbiculaire, déprimé, tout-à-fait indivis, et par conséquent monocotylédonc. Fendu longitudinalement, cet embryon présente vers sa partie moyenne un petit corps ou mamelon renversé adhérent, ‘vers sa partie inférieure qui est la plus rétrécie , à la masse de l’embryon , et légèrement bilobée à son extrémité opposée : ce corps intérieur est évidemment la gemmule. Pour peu que i on compare la. structure de la graiue du Saururus , avec celle des Poivriers , on verra qu’elle offre une identité presque parfaite avec celle de ce genre. Voyez ce que nous avons dit dans le volume précédent à l’article Poivrier.

Le genre Saururus se compose de deux espèces , Saururus cornu us , L., qui sert de type au genre, et Saururus lucidus, Don. La première de ces espèces, que nous avons figurée dans l’Atlas de ce Dictionnaire , est originaire de l’Amérique septentrionale.

C’est une grande Plante vivace qui croît dans l’eau; sa lige herbacée, dressée, porte des feuilles alternes, longuement péliolées , cordiformes , aiguës , à sept nervures divergentes.

* SAURUS. rois. V. Saure.

SAUSARAI ou SAU SLR AI. ois.

Espèce du genre Canard. V. ce mot.

(DR. .Z

SAUSSUREE. Saussurea. bot.

phan. Ce genre de la famille des Synanlhérées et de laSyngénésic égale, a été dédié par De Candolle ( Ann.

du Muséum , T. xvi, p. 196)3 ses compatriotes De Saussure père et fils , tous deux illustres dans les sciences physiques et naturelles.il a été formé aux dépens des Serra/ula et Cirsium des auteurs, et il a reçu les caractères suivans : inyolucre composé de folioles imbriquées, inermes, les extérieures aiguës, les intérieures obtuses et souvent membraneuses au

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sommet; réceptacle garni de pailletles déchiquetées longitudinalement en lanières sétiformes ; calathide composée de fleurons nombreux , réguliers, tous hermaphrodites; stigmate bifide; akènes lisses; , aigrette formée de poils disposés sur) deux rangées , les extérieurs courts,, denticulés, persistans, les intérieurs 1 longs , plumeux , soudés à la base en , un anneau qui à la maturité se dé— * tache de l’akène. C’est surtout par la structure de l’aigrette que le genre Saussurea est remarquable, et ce ca- | ractère le distingue particulièrement j du genre Serra/ula, dans lequel lai plupart de. ses espèces avaient été j placées. Il se distingue des Cirsium et| des Leuzea par la forme des écailles; de l’involucre, tandis que sous eu rapport il a quelque analogie aveq le Liatris ,• mais son réceptacle garni de paillettes , ne permet pa; de le confondre avec ce derniei genre. Dans aucune espèce de Saus-

surea, De Candolle n’a pu voir Iq

nodosité du style qui caractérise le:

Plantes qui faisaient partie de Pan Jj cien groupe des Ciuarocéphales Cette particularité tend donc à éloi gner le genre en question des Ciua rocéphales ou Carduacees^ et «à rapprocher des Liatris.

Les Saussurées sont des Herbes feuilles souvent pinnatifides et fleuri purpurines. On en a décrit seu iement une quinzaine d’espèces, mai m le nombre sera probablement aug menté lorsqu’on aura soumis à un révision attentive toutes les espèce anciennement placées parmi les Sei ratula, les Cirsium et autres genre voisins. La plupart de ces Plante croissent dans la Sibérie et notant jfj ment dans les terrains sablonneux d cette vaste contrée. Quelques-unes s trouvent sur les Hautes - Alpes , < particulièrement les,Saussurea alpin et discolor , qui ont servi à établir 1 genre. Ces Plantes ont leurs cnlatlu des dispo ées en petites ombcllij presque terminales; leurs feuilles soi velues en -dessous, principatenaei dans le Saussurea discolor où ell

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ont couvertes d’un duvet si court (u’elles paraissent blanches comme le la neige. Parmi les espèces décrites >ar De Caudolle ( loc. cil. ), nous ne ûterons ici que celles qu’il a figu- ’ées , savoir : i° Saussurea elongata , il. 10; 20 S. runcinata , pl. 11; 3° S. ilata, pl. 12; 4° S. Japonica, pl. i4.

SAUSSURIA. bot. phan. (Mœncli.) v. Chat aire.

SAUSSURITE. min. Syn. de Jade le Saussure. V. Jade. • (g. del.)

SAUTERELLE. Locusta. ins.

Veure de l’ordre des Orthoptères , fanille des Locustaires, établi par Veoffroy et adopté par Lalreille et >ar tous les entomologistes , avec ces aractères : corps allongé; tète grane, verticale, de la largeur du corelet ; yeux petits , saillans , arrondis ; celles peu ou point apparens 1 an- 2nnes sétacées , très-longues, à aides courts, nombreux et peu dis - .nets, insérées entre les yeux et ers leur extrémité supérieure; labre rand , entier , presque circulaire en evant ; mandibules fortes , peu déniés; mâchoires bidentées à leur exrémité, ayant une seule dent allouée au côté interne ; galette allongée , resque trigone; palpes inégaux, les laxillaires plus grands , de cinq aides, leslabiauxde trois; le dernier bcontque dans les quatre palpes; .vre ayant quatre divisions , celle du ulieu fort petite; les extérieures arindies à leur extrémité; menton resque carré; corselet souvent téagone , court, comprimé sur lçs îtés; point d’écusson ; élytres incliées, réticulées, recouvrant des ailes; idomen terminé par deux appendi- :s sélacés , écartés entre eux à leur isertiou , et portant , dans les femels un oviscapte vulgairement nommé bre, très-saillant , comprimé, et imposé de deux laines accolées i’u- -* a l’autre; pâtes postérieures trèsandes , et propres à sauter; leurs tisses renflées vers la b ise et leurs utiles munies eu dessus de deux ugs d 'épines assez fortes ; tarses

composés de quatre articles dont le dernier supporte deux crochets sans pelottes ; le pénultième article de ces tarses bilobé. Ce genre formait à lui seul la famille des Locustaires de Latreille ; mais, dans ces derniers temps (Fam. natur. du Règn. Anim.) , il en a extrait plusieurs espèces formant des genres distincts qu’il a nommés Conocéphale , Pennicorne [Scaphura, Kirby), Anisoptère et Ephipigère.

Les Conocéphales diffèrent des Sauterelles proprement dites , parce que leur front est terminé en un cône obtus ; le genre Pennicorne , que Kirby établissait en même temps sous le nom de Scapnura ( Zoological Journal) en est bien distingué, parce que la base de ses antennes est garnie de poils. Le genre Anisoptère s'en éloigne parce que les femelles sont toujours aptères ou n’ont que des élytres très-courtes, en forme d’écailles arrondies et voûtées. Enfin, le genre * Ephipigère eu est distingué parce que les deux sexes n’ont point d’ailes et ont les élytres remplacées par deux écailles ‘cornées , arrondies et voûtées. Les Sauterelles se nourrissent de Végétaux; aussi on les trouve eu abondance dans les prairies , les champs herbeux , et sur les arbres.

Quand elles veulent s’envoler , il faut qu’elles exécutent un saut, afin de pouvoir étendre leurs grandes ailes , ce qu’elles ne pourraient faire étant à terre. Leur vol est peu rapide et ne s’étend pas à de grandes distances. Le chant des mâles est aigu et longtemps continué ; il est produit par le frottement des élytres l’une contre l’autre, et 11’appartient qu’aux espèces qui ont à leur base un espace scarieux , décoloré, transparent, et ressemblant en quelque sorte à un miroir. Les femelles ne produisent aucun bruit. Elles déposent leurs œufs dans la terre au /noyen de leur sabre ou oviscapte; les larves ne diffèrent de lTnsecte parfait que par 1’abscnce totale d’ailes etd’élytres , et par leur petitesse. Los nymphes ont nés fourreaux contenant les ailes et les él v— très ; sous ces deux étals , elles jouis-

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sent des mêmes facultés qu’à l’état parfait , mais elles ne peuvent pas se reprpduire. Ce genre se compose d’un grand nombre d’espèces dont plusieurs sont d’une taille assez considérable ; on en trouve dans toutes les contrées du monde. Parmi celles qui habitent les environs de Paris, nous citerons:

Ua Sauterelle très-verte , Locusta viridissima , Latr. , Fabr.; G/illus ( Tettigoriia ) viridissima , L figurée par Rœsel , Ins. 2 , Grill. 10 , fig. 11. Longue de deux pouces, verte, sans taches.

Là Sauterelle tachetée , Locusla verrùcivora , Fabr., Latr., figurée par Rœsel, Ins. 5 , Loc. Gerrn. , tab. 8. Longue d’un pouce et demi; verte , avec des taches brunes et noirâtres sur les élytres. Son nom de Ronge-Yerrue vient de ce que les paysans de la Suède font mordre les verrues qu’ils ont aux mains par cet Iusecle , et que la liqueur noire et bilieuse qu’il dégorge dans la plaie fait sécher les excroissances.

On donne quelquefois aux Criquets le nom vulgaire de Sauterelle de passage, et l’on appelle Saute rele de mer, diverses Squilies. (g.)

SAUTEUR, zool. On a nommé ainsi, à cause de leurs ail ures, les Gerboises et un Antilope parmi les Mammifères , un Sphénisque parmi les Oiseaux, le Gecko à tête plate parmi les Sauriens, un Cyprin , le Skib et un Exocet parmi les Poissons, (b.)

SAUTEURS, zool. Premier ordre de la méthode erpctologique de Laurenti. /^.Erpétologie.

On a aussi fait des Sauteurs , Saltatores , Saltatoria , parmi les Mammifères et les Insectes. Latreille (Règne Animal) divise les Insectes Orthoptères en deux grandes familles auxquelles il donne les noms de Coureurs et de Sauteurs. Ces deux familles sont converties (Fam. nalur. du Règn. Anim.) en trois sections dont la première correspond entièrement à la famille des Coureurs, et les deux autres à celle des Sauteurs. Ces deux

dernières sections renferment les familles des Grilloniens, Locustaires et Acrydicns. V. ces mots. (g.)

SAUVAGEA. bot. piian. Linné avait ainsi orthographié, dans la première édition de son Généra Planta - /'i/m , le nom du genre qu’il rectifia | ensuite par celui de Sauvagesia. Nec- j ker et Adanson ont néanmoins adopté l’orthographe primitive. (g. .N.)

sauvageon, bot. phan. Les!

Arbres fruitiers , venus de pépins et !

non greffés* portent ce nom chez les j pépiniéristes. (b.) i

SAUVAGES NIVELEÜRS. bot.

crypt. Groupe d’Agarics dans la ridicule nomenclature de Paulet, ; dont les espèces sont des Souris roses, des Cinq-Parts, et la Feuille-Morte.

SAUVAGESIE. Sauvagesia. bot.

piian. Ce genre fut dédié par Linné à Sauvages, fameux médecin et botaniste de Montpellier , et placé dans la Pentandrie Monogynie. Ses rapports naturels restèrent long-temps méconnus. En 1789, Jussieu indiqua ses affinités avec les Violacées , et Du Petit-Thouars se rangea à cet avis qui fut celui de tous les botanistes et notamment de De Gingins dans le Prodrome de De Candolle , jusqu à ce qu’Auguste Saint- Hilaire , après avoir étudié les Plantes du Brésil dans leur pays et particulièrement ie genre Sauvagesia , se décida à le placer parmi les Frankeniées , dont il forma une tribu avec d’autres genres nouveaux, tels que le Lavradia de Yandelli et le Luxemburgia. Dans un Me moire très-étendu qu’il a publié sur ces genres et qui est inséré parmi ceux du Muséum d’Hisioire naturelle, il a imposé les caractères suivans au Sauvagesia : calice persistant, divisé profondément eq cinq segmens très-ré ta lés, mais fermés dans le fruit. Corolle ayant deux rangées de pétales ; les extérieurs au nombre decinq, hypogynes , égaux , très-ouverts, obovés , caducs ; les pétales intérieurs, aussi au nombre de cinq , hypogynes , opposés aux extérieurs, dressés,

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