‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 108 sur 232 · LANCÉOLÉ, LANCÉOLÉE · texte numérisé non relu

LANCÉOLÉ, LANCÉOLÉE

ILanceulalus, Lanceolata. zool. bot.

•On emploie cet adjectif, soit en zoo- Uogie , soit en botanique, pour désigner toute partie de Plante ou d'Aniiimal qui présente la forme d'un fer ikie lance. (j;.

LANCERON ou LANÇON, pois.

ffifcm vulgaire des jeunes Brochets.

If. Ésock. (b.)

LANCETTE, pois. Espèce du genrre Gobie, V. ce mot, et nom vulgaire edes Mourines en quelques lieux, (b.) '

LANCISIA. bot. phan. Genre de lia famille des Synanlhérées , établi, cen 1719, par Pontédéra sur une IPlante assez mal décrite pour que lies auteurs qui ont adopté postérieurement le nom proposé par Ponitédéra , ne se soient pas accordés rrelalivemenl à l'espèce de Cotula qui llui a servi de type. Adanson a cru çque c'était le Cotula coronopifolia , IL. , et cette opinion est aussi celle ■ qui résulte, selon Cassini , de l'obstcurc description du botaniste itallien. Gaertni'i a donné pour type au iLancisia le Cotula turùinata , L. , dont ron a fait le genre Ce/iia. Persoon a icomposc son Lancisia , de Plantes cqui appartiennent au Lidbechia de IBergius. Au milieu de ces changeiinens et de ces fausses applications td uu mot ancien à des choses qui sont d'ailleurs assez convenablement mommées , le meilleur parti est de le rrayer des registres de l'histoire natturelle. En conséquence nous renvoyons pour la connaissance des ob- 'jets, à Ions les mots génériques cités idans cet article. (u..n.)

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LANCISTÈME. bot. phan. Pour Lacistèmme. V. ce mot. (b.)

LANÇON, fois. L'un des noms vulgaires de l'Équille. ce mot. On l'élend aussi au jeune Brochet, (b.)

LANCRÉTIE.. Lancretia. bot.

phan. Genre de la famille des II ypéricinées et de la Décandrie Polygynie, L., établi par Delile (FI. d'Egypte , p. 69 , t. a5 ) qui l'a ainsi caractérisé : calice à quatre ou cinq sépales égaux entre eux; quatre ou cinq pétales ; dix élamines libres , douteinq pl us courtes et opposées aux pétaHk; quatre à cinq stj les. Le Lancretia stijfrulicosa , Delile ( /tic. c't. j, est l'unique espèce de ce genre : c'est un sous-Arbrisseau à feuilles simples, dentées ou crenées , et à fleurs terminales. 11 avait été trouvé autrefois en Egypte par Lippi qui, dans ses manuscrits que possède le professeur de Jussieu , l'avait nommé ^ic/roides africanutn. Lors de l'Expédition d'Egypte, Delile retrouva cette Plante dans les mêmes lieux , et on crut alors qu'elle était particulière aux contrées arrosées par le Nil. Il n'en est pourtant pas ainsi : l'Egypte est la dernière limite du Lancretia, qui a pour véritable patrie tout intérieur de l'Afrique compris entre la mer Rouge et les côtes occidentales de l'Océan. Celte Plante, peuiépandue daus l'Egypte, est au contraire trèscomm uue au Sénégal , d'où J . Gay en a reçu plusieurs échantillons. (G..N.)

* LAN DARIUS, ois. (Frisch.) Syn.

du Busard Saint-Mai tin. V. Faucon.

(dr..z.)

LANDES. Ericeti. geol. Etendues de terrain généralement unies, dont le sol arénacé est rendu noirâtre par un peu de détritus végétal que n'emportent point les eaux pluviales, ordinairement stagnantes à leursurface et ne se dissipant guère que par l'évaporalion ; elles sont stériles ou revêtues seulement de quelques Plantes courtes qui en foi ment la sombre et misérable verdure. L'ingratitude delà terre, qui ne paierait par aficune récolte abondante les soins que l'Homme so

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donnerait pour leur culture, fait ordinairement des pays de Landes des solitudes , mais non ce qu'en géologie ainsi qu'en géographie physique on appelle Désert. V. ce mot. Dans les Landes, le sol n'est point composé d'une arène mohile que soulèvent les vents comme ils le font des vagues de la mer, et qui ne présente plus , quand le sable a disparu , qu'une surface dépouillée, formée depierreselde rochers. Le terrain des Landes est plus consistant, et s'il n'est pas propre à toutes sortes de Végétaux , c'est peutêtre moirls à sa stérilité qu'à son peu de profondeur qu'il le doit ; erraffet , à quelques pieds au-dessous de sa surface , à quelques pouces même , on trouve une couche dure et compacte, brunâtre, foncée, épaisse de plusieurs pouces à plusieurs pieds , formée d'arène quarlzcuse , liée par un ciment ou le Fer est souvent en si grande quantité qu'il peut en être extrait avec avantage, el fournir aux besoins de fonderies qui se trouvent en quelques pays de Landes.

Cette couche dure ,donton tire parfois une assez bonne pierre à hâ tir, est nommée Alios dans l'Aquilanique. Elle devient plusdure et une véritable brèche quand des cailloux roulés de toutes les grosseurs, antiques galets, s'y mêlent au point d'y dominer.

Les eaux pluviales n'ayant guère d'écoulement sur les Landes , qui , presque partout , sont exactement horizontales, pénétrant le sol après avoir d'abord stagné à sa surface , sont retenues par PAlios, et lui portent peut-être par les principes dont elles se sont chargées comme dissolvant , les matériaux du ciment qui en aide l'augmentation ; car oh croit avoir remarqué en plusieurs endroits que l'Alios se répare quand on en a extrait quelques parties. C'est même un préjugé parmi les habitans que les Bruyères iburnissent , dans celte circonstance, la matière ferrugineuse délayée par l'eau , et qui colorant en rouge , eu jau|ie ou en brun la couche dure, y'Stlcpose le métal qu'on en extrait. Par l'obstacle qu'oppose

l'Alios aux infiltrations , il suffit I de creuser la terre à un , deux ou I trois pieds , pour trouver ordinaire- | ment l'eau , et c'est la fraîcheur qui I en résulte qui nourrit les racines d'u- I ne végétation dont la nature est I sans doute déterminée par la longueur qu'il esf permis aux racines d'atteindre, puisque des Arbres qui auraient besoin de beaucoup de fond , ainsi que les Végétaux pivotans, n'y sauraient croître , l'Alios s'opposantà l'enfoncement, à une profondeur suffisante, de racines considérables. Cependant, en quelques cantons des pays de Landes où l'Alios est plus profond , ou bien oh quelque accident le brisa , on trouve de beaux Arbres , entre autres le Pin maritime et de superbes Roures. Dans une baronie de Saint-Magne qui appartint à la famille de l'auteur de cet article, on voyait encore , en 1790, au hameau nommé Brau, l'un de ces vénérables Chênes dont le diamètre n'avait pas moins de douze pieds , el sous lequel le bon Henri , quand il tenait sa cour à Nérac , s'était, dil-on , reposé pour dîner dans une partie de chasse. Cet obstacle à l'infiltration des eaux qu'oppose l'Alios , est encore la cause qu'on trouve dans les Landes beau-?

coup de lagunes sans issues, formées par les eaux pluviales, toutes peu profondes, niais remarquables par la pureté de leurs eaux reposant sur un fonds de sable blanc. Les Poissons, qui n'y sentent conséquëmment jamais la vase, sont réputés délicieux. La plupart sont des Cyprins, l'Anguille et lelîrochet; c'est dans l'une de ces lagunes de la baronie de Saint-Magne, appeléeLahuco, réputée très-profonde, que nous avons vu prendre un Congre de trois pieds de long, qui causa un grand effroi à tous les paysans de corvée aidant à celte pêche et qui l'appelèrent un Serpent d'eau. Un Poisson éminemment marin , trouvé dans une lagune d'eau douce , à vingt lieues environ des côtes de l'Océan et sans qu'on puisse supposer qu'il y ait eu communication depuis sa naissance , entre Lahuco et le golfe de

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Gascogne, est un fait très-remar- [quable en histoire naturelle. Il est ['probable qu'il existe encore plus

l'un Congre clans la lagune oii le seicond coup de filet ramena celui que nnous y avons vu.

On trouve des- Landes plus ou iimoins étendues en Ecosse, aux pays <Ue Galles et de Cornouailles ,en Wcstpphalie , en Flandre, eu Bretagne, osn Sologne et surtout vers les côtes die Gascogne entre la Garonne et l'Adipur, oii elles ont donné leur nom à inn département dont Ses Landes les mfieux caractérisées occupent presque [•toute la surface. Les parties de la Ponnéranie, du Brandebourg et delà IPologne, q\ie nous avons visitées,sont aaussi , en beaucoup d'endroits , couvvertes de Landes , qui partout indiquent l'antique présence de la mer ■ou le fond mis à sec de quelque grand .ïamas d'eau. La végétation de ces solitudes est ordinairement formée par les lErica cinerea , scoparia , letralix et ccUiaris , avec des Ulex si communs qu'ils en ont pris le nom de Lanxïicr. Dans le Midi, quelques Cistes 19 y mêlent déjà ; des Graminées courûtes et rigides , le Festuca ovina , entre autres, y fournissent une maigre ^nourriture à des Moutons chétifs. Les ILicbcns scyphipbores et coralloïdes vy sont fort communs aux lieux tour- Ujcux fréquens dans ces Laudes. On yy trouve encore la végétation propre aaux tourbières, et sur les bords des Uagiines , quelques Plantes particulières, telles que le Lobe/ia Dortmanna, regardé jusqu'ici comme exclusivement du Nord, et que nous avons irenconiré dans les Landes d'Anvers, • et dans l'étang de Cazau au revers des idunes aquitaniques.

La surface des grandes Landes est sujette à un mirage qui ne le cède point par ses elfets Ici plus extraordinaires ia celui des déserts de l'Lgypte cl de l'Arabie, sur lequel Monge a donné un ■excellent Mémoire. En Languedoc , en Provence , dans leDaupbiné, en Espagne, il existe aussi des Landes, unais les Bruyères y disparaissent peu 'à peu; des Cistes, des Mufliers», des

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Astragales, et surtout des Labiées aromatiques les remplacent; cependant les Ulex y persistent long-temps vers le sud. Ce sont ces Landes qu'on nomme Garrigues dans quelques cantons de la France méditerranéenne. Il est probable que les Steppes de l'Asie centrale , à la nature de la végétation près , sont, comme les Paraméras de la péninsule Ibérique, d'immenses Landes plus élevées au-dessus du niveau de la mer que celles de la France et de la Germanie. (u.)

LANDIA. uot. pu an. Commerson nommait ainsi un genre de Rubiacées qui ne diffère du Mussœnda , que parce que toutes les divisions du calice sont égales entre elles. Cette légère différence ne paraît pas suffire pour distinguer un genre ; elle exige seulement qu'on eu modifie le caractère générique. V. Muss^esda.

LANDIER. bot. ru an. (Lamarck.) Syn. d'Ajonc {Ulex). V. ce mot. (b.)

LANDOLPHIE. Landolphia. bot.

piian. Genre de la famille des Apocyuées , et de la Pentandric Monogynie, L., établi par Palisol-Beauvois (Flore d'Oware et de Bénin, t. j, p. 54, t. 55), dédié au capitaine Laudolphc , commandant le vaisseau qui porta Beauvois en Afrique. Ce genre est ainsi caractérisé : calice persistant, composé de cinq à six folioles coriaces , écailleuses , imbriquées , les intérieures plus petites ; corolle monopétale , tubuléc , le limbe à cinq divisions égales, obliques, le tube velu à son orifice ; cinq étamines alternes avec les divisions de la corolle , insérées à l'orifice du tube , à filets courts et à anthères oblongues; style filiforme; stigmate presque divisé; ovaire presque globuleux , comprimé , marqué sur son pourtour, de dix stries; baie charnue , presque globuleuse , déprimée , uniloculaire , renfermant plusieurs graines aplaties, aliachées à un axe central. Ce genre oll're, selon Beauvois, des ressemblances avec le Gynopoçun de Fors-

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ter, mais il en est suffisamment distingué par le fruit.

La Landolphie d'Oware, Lcindi?l~ p/iia Owariensis , Beauv., loc. cit., est un Arbrisseau qui croît dans l'intérieur des terres du royaume d'Oware.

Ses feuilles sont opposées , ovalesoblongues, entières, lisses et aiguës.

Ses fleurs sont terminales , disposées sur une panicule en forme de corymhe. (g..n.)

LANFARON. ins. L'un des noms vulgaires de l'Attélabe delà Vigne dans quelques provinces du Midi.

LANG. mam. L'Animal delà Chine, mentionné par le P. Navarette, comme ayant les jambes de devant très-longues et celles de derrière fort courtes, serait-il une espèce de Girafï'e ou un Musc? (b.)

* LANGADIS. bjept. saur. Barbot dit qu'on nomme ainsi en Afrique une espèce de Crocodile qui ne vit jamais daus l'eau. (b.)

LANGAIIA. rept. oPH. Genre de la famille des vrais Serpens munis de crochets à venin , dans l'ordre des Ophidiens, établi par Lacépède 'sur un Serpent découvert à Madagascar par Bruguière qui le fit connaître dans le Journal de Physique, en 1784. Ses caractères sont : des plaques en forme d'anneaux et faisant le tour delà queue derrière l'anus; de petites écailles seulement vers l'extrémité de la queue; tête et ventre garnis de grandes plaques; anus simple, transversal et sans ergot; dents aiguës; des crochets venimeux; naseau long et pointu. On n'en connaît qu'une espèce qui n'existe , à ce qu'il paraît, dans aucune des collections de l'Europe. C'eslle Langaha Madagascariensis , Lacëp. ; Jmphisbœna Langaha , Schneid. Ce Serpent, rougeâtre sur le dos, et qu'on dit être fort à craindre , acquiert trois pieds de long. (H.)

LANGÉOLE. bot. puant. L'un des noms vulgaires de l'Kuphraisc officinale. ("•)

LANGIT. bot. pu an. Nom vulgaire de pays proposé dans le Dictionnaire de Déterville, pour désigner le I genre Aylanthe. V. ce mot. (b.)

LANGLEIA. bot. phan. (Scopoli.) | Syn. de Casearia. V. ce mot. (b.)

LANGODIUM. bot. phan.

(Rumph.) Pour Lagondium. V. ce mot. (b.)

LANGOU. bot. cuypt. {Champignons.) L'un des noms vulgaires du Boleîus Juglandis , L. , qu'on mange en plusieurs cantons de la France.

LANGOUSTE. Palinurus. crust. Genre de l'ordre des Décapodes , famille des Macroures , tribu des Langoustines (Latr. , Fam. Natur. du Kègn. Anim.) , établi par Fabricius , et ayant pour caractères : queue terminée par une nageoire composée de feuillets presque membraneux , à l'exception de leur base, et disposée en éventail; pédoncule des antennes intermédiaires beaucoup plus long que les deux filets articulés de leur extrémité ; tous les pieds presque semblables , terminés simplement ^ en pointe ou sans pince didactyle; thorax cylindrique; anteunes latérales sétacées, fort longues, hérissées de piquans; yeux grands , presque sphériques , situés à l'extrémité antérieure du thorax; leurs pédicules insérés aux extrémités latérales d'un support commun, fixe et transversal.

Les Langoustes diffèrent des Scillares par les antennes et par les yeux; elles s'éloignent des Ecrevisses par des caractères de la même valeur.

Les antennes extérieures des Langoustes sont ,. proportions gardées, beaucoup plus grosses que les correspondantes des autres Macroures : elles sont portées sur un grand pédoncule, très-hérissées de poils et de piquans, et fort longues. Les intermédiaires ont essentiellement la figure des an-1 tenues analogues des Brachyures , et n'en diffèrent que parce qu'elles sont plus grandes,; elles sont placées un peu au-dessus des précédentes.

Les pieds- mâchoires extérieurs ou

.les derniers ressemblent à de petits ipieds avancés et dont les articles tinférieurs sont dentelés et velus au tcôté interne. Le thorax ou le corsellet est soyeux , parsemé d'un grand raombre d'épines très-aiguës et d'asfpérités. Les épines sont beaucoup (plus fortes antérieurement , elles sont l'en foi me de dents, comprimée» et 1 très- acérées , surtout les deux qui ssont placées derrière les yeux. La I poitrine fotme img. espèce de plasitron triangulaire ,%négal ou tuber- LCiilé , sur les côtés duquel sont inséirées les pâtes qui , à raison de la lisgure triangulaire de cette pièce, s'éccarterit graduellement de devant en carrière. Ces pâtes sont courtes , assez 1 Tories , et se terminent toutes par un 'doigt simple, crochu , garni de petliles épines ou de poils. Elles n'ont [point de pinces : les antérieures sont (plus courtes que les quatre suivantes tel que celles surtout de la troisième [paire. Les segmens de la queue sont I ordinairement traversés par un sillon (dans leur largeur; ils se terminent llatéralement en manière d'angle dirigé en arrière et souvent dentelé ou cépineux; en dessous, les anneaux *sonl unis les uns aux autres par une t membrane. Ce qui distingue les femelles des mâles, c'est que ceux-ci ont, aux quatre anne.iux du milieu i de la.queue , deux lilets membraneux (Ovales, auxquels les œufs s'attachent «après la ponte. Suivant Aristole, la I Langouste (Carabus) femelle dill'ère idu mâle en ce qu'elle a le premier [.pied fendu. Comme d'après la inamière de compter de ce naturaliste, lia première paire de pieds est celle i qui est la plus voisine de la queue, ;son observation est exacte , et effectivement, les femelles ont, vers lia base du doigt de ces pieds, une ■sorte d'ergot qui manque dans le i mâle.

Les Grecs ont donné le nom de Ca- ■ rabos , à l'espèce de Langouste la plus l commune de nos mers ; c'est celle • que les Latins nommèrent Locusta.

Belon , Rondelet et Gesner l'ont mentionnée sous ce dernier nom. De-

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là , l'origine du mot de Langouste par lequel on désigne dans notre langue cette espèce. La treille a préféré employer ce mot pour désigner ce genre, que celui de Palinure qui n'est que la traduction littérale du nom assez impropre que Fabricius a donné à ce genre. Les Temelles de Langoustes que l'on trouve dans nos mers, portent depuis le mois de mai jusqu'en août; leurs œufs , que l'on nomme corail, sont disposés dans l'intérieur de leur corps en deux masses allongées, de la grosseur d'un tuyau de plume et d'un très-beau rouge; ils se dirigent, eu divergeant, vers deux ou vei tures situées, une de chaque côté, vers la base des pâtes intermédiaires; ces œufs sont très-petits en sortant du corps de la mère , mais ils croissent insensiblement pendant une vingtaine de jours qu'ils : -tuent, ni attachés aux feuillets du dessous de la queue ; ce temps écoulé, elle les détache tous ensemblede leur enveloppa , et on les trouve souvent fixés contre des rochers , ou errans et abandonnés aux courans ou aux vagues. Ce n'est qu'une quinzaine de jours après que ces œufs éclosent. Suivant Aristote, la femelle replie la partie large de la queue pour comprimer ses œufs au moment où ils sortent de son corps , et elle allonge les feuillets inférieurs afin qu'ils puissent les recevoir et les retenir. Après cette dernière ponte , elles en font une seconde en se débarrassant totalement de leurs œufs; alors elles sont maigres et peu estimées , et l'on ne recherche que les mâles. L'accouplement a lieu au commencement du printemps. Aristote décrit aussi les mues qu'il avait très-bien observées, et il dit qu'elles se Tont au printemps et quelquefois eu automne.

Les Langoustes abandonnent nos côtes vers la fin de l'automne ou au commencement de l'hiver, et alors elles gagnent la haule mer et vont se cacher dans les fentes des rochers à de très-grandes profondeurs. Elles vivent de Poissons et de divers Animaux marins, et parviennent, au

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bout de quelques années, à la 'longueur d'un pied. Ces Crustacés peuvent vivre très-long-temps, et s'ils parviennent à se réfugier dans quelques lieux peu favorables à la pêche , ils atteignent une grosseur très-considérable. D'après Risso , les mâles vont à la recberche de leurs femelles en avril et en août ; dans l'accouplement , les deux sexes sont face à l'ace, et se pressent si fortement, qu'on a de la peine à les séparer , même hors de l'eau. Sur les côles de INice on pêche ce Crustacé avec des nasses. On met dans des paniers , des pâtes de Poulpes brûlées , des petits Poissons , des Crabes , etc. , on les descend pendant la nuit dans des endroits rocailleux oii les Langouslcs se plaisent beaucoup, et on prend, le lendemain matin, celles qui sont dedans. On fait une grande consommation de ces Crustacés sur nos tables, el on les envoie dans l'intérieur et à Paris où. ils sont très-recherchés. Pour les faire voyager, on les fait cuire , sans quoi ils se gâteraient en route. En i8oi , Latreille a débrouillé (Annal, du Mus. d'Hist. Nalur. de Paris, 17e cahier) le chaos qu'offraient à l'égard des espèces les ouvrages antérieurs.

Olivier ( Encyclopédie Méthodique, art. Palinurb) a encore jeté quelque lumière sur ce genre qui se compose de huit à neuf espèces : la principale et celle qui est la plus commune en France , est :

- La Langouste commune, Palinurus vulgaris, Latr. ; Pal. Locusta , Oliv. ; Pal. quadricornis , Fabr. , Leach {Malac. Brit., ôo); Langouste , Belon ; Pal. Langouste , Bosc. Elle est grande , rougeâti e , avec le test hérisse de piquans , garni de duvet , et armé, à sa partie antérieure, audessus des yeux , de deux dents trèsfortes , avancées , comprimées et dentelées en dessous ; la queue est tachetée ou ponctuée de blanc jaunâtre; les segmens ont un sillon transversal et interrompu. Les pieds sont entrecoupés de jaunâtre el de rougeâtre.

K-, pour les autres espèces, Latreille et Olivier [loc. cit.) (g.)

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LANGOUSTINES. Palinuri.

cnusT. Tribu de l'ordre des Décapodes, famille des Macroures, établie par Latreille ( Fam. Natur. du Piègn. Anim. ) qui eu avait fait une famille dans ses autres ouvrages.

Cette tribu, telle qu'il l'adopte (loc.

cit.), a pour caractères : tous les pieds presque semblables , à tarses coniques ; aucun d'eux ne se terminant par une main parfaitement didactyle; les antennes latérales sont sétacées, longueS* t épiueuses. Cette tribu ne renferme que le genre Langouste.- V. ce mot. (g.)

LANGOUZE. bot. fhan. Nom vulgaire , à Mascareigne, du Cardamome de Madagascar , qui croît aussi dans celte île. (b.)

LANGRAYEN. Ocypterus. ois.

(Cuvicr.) Genre de l'ordre des Insectivores. Caractères : bec court , conique , arrondi , comprimé à la pointe , un peu élargi à la base; mandibule supérieure inclinée vers l'extrémité qui est un peu échancrée ; base du bec entourée de soies fortes et longues ; narines placéesassezprèsde la base du bec, ovoïdes , ouvertes ; pieds courts ; quatre doigts , trois en avant, l'intermédiaire plus iong que le tarse, les latéraux inégaux, l'externe uni à l'intermédiaire jusqu'à la première articulation; l'interne seulement à l'origine; ailes assez longues , dépassant quelquefois l'extrémité delà queue; les trois premières rémiges étagées , les quatrième, cinquième et sixième les plus longues.

L'histoire particulière de ces Oiseaux est encore fort obscure; aucun des voyageurs qui eût pu nous la procurer ne s'en est occupé, et tout ce que uous en savons se borne à des faits qui sont communs aux Oiseaux de plusieurs autres genres, et particulièrement aux Hirondelles. Sonnerat dit qu'elles se rapprochent aussi des Pies-Grièches par le courage et même la témérité qu'elles mettent dans l'attaque et la défense contre des Oiseauxd'unelailleeld'une force bicu disproportionnées à la leur. Les

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...aiigrayens sont habilans de l'Inde tde l'Océanique.

Langrayen a ventre blanc , ))cypterus leucogaster, Valeqcicnues, Mém. du Mus. T. vi, pl. 7, tig. 9; Uianius leucorky nchus , Gmel.; L-auius Dominicanus , Gmel. ; KesOnà*rl:lie de Manille, Buflf. , pl. cnlunt. 9 , iig. î. Parties supérieures brunes ; èètc et cou ardoisés? rémiges et recirices d'un gris ardoisé en dessus, >Haucliâtres en dessous; parties inférieures blanches; queue faiblement bourchue ; bccljleu; pieds noirâtres.

ICaille , six pouces. De Timor et Manille.

Langrayen jmuN , Artainus fusrus, Vieiil. Front bordé de noir; blumage généralement d'un gris remiDTUni, plus clair sur la poitrine et .•es parties inférieures, à i'exceplion Iles rémiges qui son! noires; queue ;çrisc en dessous et tel minée île blanc ,iale sur les rectrices latérales; bec îblcuâtre, noir à la pointe; pieds uruns. Taille, six pouces et demi.

ZcUe espèce pourrait bien être la même que la suivante.

Langrayen enfumé , Ocypitrus l'uscatus , Valcne. , Méin. du Mus. lT.vi,pl. 9, (ig. 1. Plumage d'un <>run enfumé ; jou.es noiiàlres; rémi- [05 et rectrices d'un bleu ardoisé ; ectrices caudales noires; extrémité lues barbes internes des deuxième, rroisièmeel quatrième lectrices, blan-

hc , ce qui tonne eu dessus une jaudeletle blanchâtre; bec bleu; lieds noirs. Taille, six pouces trois -gnes. DesMoluques.

Langiiayen gkis , Ocypierus ci/ieceus , Valenc. , Mém. du Mus. T. vi, lll. g, Iig. 2; jirlamus cinereus , Vieiil. Parties supérieures d'un gris llcuâlrc; tête grise; joues noires; lémiges ardoisées , d'un blanc grisàvc en dessous , n'altcignant pas l'exrrémité de la queue qui est arrondie;

ectrices noires , terminées de blanc à ^exception des deux intermédiaires ; Parties inférieures d'un brun tiès-

lair ; bec bleu , noir à la pointe ;

lieds bruns. Taille , sept pouces trois ~gnes. De Timor.

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