‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 120 sur 232 · V. NÉnioN. (b · texte numérisé non relu

V. NÉnioN. (b

LAUIY^. BOT. PHAN. V. LAU- RIER.

* LAUSA. bot. piian. Une espèce ou variété de Cocos dans Rumph.

* LAUTOiN. mam. r. Guenon Maure au mot Guenon.

LAUVINES ou LAVANGES.

géol. V. Avalanches.

LAUXANIE. Lauxania. INS. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères, tribu des Muscides , établi par Latreille et Fabricius, et ayant pour caractères : antennes plus longues que la tète, avec le dernier article plus allongé que les précédens et linéaire; cuillerons petits ; balanciers nuls ; ailes couebées sur le corps qui est peu allongé et arqué. Les Lauxanies diffèrent des Sépédons et des Loxocères , par des caractères tirés de la forme des antennes et de celle du corps : ils s'éloignent des Tétanocèrcs par des caractères de la même valeur. Le corps de ces Diptères est court , arqué en dessus, avec la tête comprimée transversalement ;

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leur abdomen est triangulaire el aplati ; le premier article de leurs antennes est plus long que le suivant ; elles ne sont point insérées sur la partie la plus élevée de [a tète; les ailes sont plus longues que le corps et courbées postérieurement. Ces Insectes habitent les bois; leui s larves elleurs habitudes nous sont inconnues. Fabricius en a décrit trois espèces , dont deux babitent l'Amérique méridionale, et la troisième les environs de Paris et l'Allemagne ; cette dernière est :

Le Lauxanie kufitarse , L. rufitarsis, Latr.,i. cy lindricornis , Fabr., Cocqueb. {Illustr. Icon. Ins., déc. 3 , tab, 24, fig. 4); il est long d'environ deux lignes, noir luisant, poilu, avec les ailes et les tarses d'un roux jaunâtre. (g.)

LAVANDE. Lavandula. bot.

riiAN. Genre de la famille des Labiées et de la Didynamie Gymuospei mie , L. , qui se compose d'un grand nombre d'espèces très-odoranles , généralement sous- frutesqRles , portant des feuilles entières ou plus ou moins profondément découpées , et des fleurs violacées , disposées en ëpis cylindriques et pédoncules. Ces fleurs offrent un calice tubuleux , strié, denté au sommet, accompagné d'une petite bractée arrondie ; la corolle est à deux lèvres, la supérieure émarginée, l'inférieure à trois lobes obtus; les etamines sont courtes et renfermées dans l'intérieur de la corolle. Plusieurs espèces de Lavandes croissent en France ou sont cultivées dans les jardins. Telles sont les suivantes :

Lavande oeftcinale , Lavandula vera , D. C. , Fl, Fr. , Suppl., 398. C'est un petit Arbuste d'un à deux pieds d'élévation, ayant sa tige frutescente à sa base et ses rameaux herbacés , grêles , pubescens et blanchâtres , portant inférieurement des feuilles opposées , scssiles , lancéoées , étroites , aiguës , pubescentes ; terminés supérieurement par un pédoncule nu , dont la partie supérieure est gai'ina de verlicilles très-rap-

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proches de petites (leurs violettes formant un épi cylindrique. Chaque verticille est accompagné de deux bractées obovales-obtuses , longuement mucronées. La Lavande est originaire des provinces méridionales de la France: elle est surtout très-commune en Espagne, où elle couvre de vastes espaces de terrains arides. On la cultive dans les jardins. Cette Plante a une odeur forte et camphrée ; c'est avec elle qu'on prépare l'eau spiritueuse de Lavande , principalement employée dans la toilette.

Lavande Spic, Lavandula Spica, D. C., loc. cit. Cette espèce ainsi que la précédente, bien distinguée par les botanistes anciens , avait été confondue par les modernes. Mais De Candolle a de nouveau prouvé qu'elles devaient être séparées. Elles ont l'une et l'autre le même port, mais la Lavande Spic se dislingue de la précédente par ses feuilles élargies au sommet et comme spathulées , par ses calices non cotonneux et par la forme de ses bractées. On la cultive également dans les jardins. Les parfumeurs de la Provence en retirent une huile volatile très-odorante, connue sous le nom vulgaire d'huile d'Aspic; elle est encore foi t commune en lispagne.

Lavande Stéciias , Lavandula Stœchas , L. Celte espèce croît dans les contrées méridionales de la France , dans les endroits pierreux et incultes; l'Espagne et les Canaries en sont couvertes. Elle y forme un Arbuste de deux à t;ois pieds de bauteur. Ses. feuilles sont persistantes, linéaires, étroites. Ses Heurs forment un épi ovoïde , dont les bractées , surtout celles du sommet, sont beaucoup plus grandes que les fleurs et colorées en violet.

On cultive encore dans les jardins les Lavandula pi/mata et L. multifida, dont les feuilles sont profondément découpées et mullifides. (a. «.)

LAVANDIÈRE, ois. Syn. de • Bergeronnette grise dans son plu-

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Minage d'été. V". Bergeronnette.

(DR..Z

LAVANDIÈRE, pois. Syn. de Galllionyme Lyre. V. Callionyme. (b.)

LAVANDOU. bot. ru an. (Liusccot.) Nom de pays du petit Galanga cdes boutiques. (b.)

LAVAJN'DULA. bot. puan. V. La-

1VANDE.

LAVANÈSE. bot. phan. V. Ga-

IÏ.ÉGA.

LAVARET. pois. V. Saumon, : sous-genre Ombre.

LAVATÈRE. Lavatera. bot.

ipiian. Genre de la famille des Mali vacées , et de la Monadelphie Polvan- < drie , établi par Linné , et ainsi cai ractérisé : calice intérieur divisé en i cinq folioles soudées par la base ; ca- 1 lice extérieur ou involucre composé ■ de trois ou six folioles soudées jus-

• qu'à leur milieu , ou , si l'on veut , : involucre monophylle, à trois ou six

• découpures peu profondes; corolle à •cinq pétales, cordiformcs , planes,

ouverts , plus grands que le calice et adhérens entre eux par la base ainsi qu'au tube siaminal; étamines nombreuses , à filets monade! plies inférieurement ; fruit multiple , composé de dix à vingt carpelles capsulaires , monospermes , disposés circulaircment autour d'un axe plus ou moins développé. Les Lavatères sont des Arbrisseaux ou des Herbes Irès-élevées , garnis de poils éloilés trèsnombreux, et à fleurs axillaires blanches ou rougeâtres. Dans son Prorfromus Syst. Fegetab. T. i , p. 458 , le professeur De Candolle en a fait connaître vingt-six espèces qu'il a disposées en quatre sections de la manière suivante :

§ I. Stegia. Cette première section était considérée dans la Flore Française, comme un genre distinct.

Le réceptacle ou l'axe du fruit se développe en un disque qui recouvie les ovaires. Des deux espèces qui la constituent, l'une d'elles [Lavatera trimestris, L. , Stegia Lavatera, D. C. , Fl. Fr.) est une Plante très-élégante,

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haute de trois décimètres , à feuilles alternes, pétiolées, presqu'arrondies , cordiformes , les supérieures très-anguleuses. Ses fleurs sont fort grandes , d'un rouge vif, quelquefois de couleur de chair , avec des raies pourprées. Elle croît dans les lieux chauds du bassiu de la Méditerranée, la Syrie , l'Espagne , quelques localités du midi de la Fiance , etc.

§ II. Olbia. Cette section a été élevée au rang de genre par Médikus et Mœnch. Le réceptacle du fruit, central, conique et saillant, la caractérise facilement. Elle se compose de quatorze espèces appartenant pour la plupart à la région méditerranéenne. Plusieurs croissent aux Canaries , et une seule [L. Julii) a été trouvée par Burchell au cap de Bonne-Espérance. Parmi les belles Plantes que renferme cette section, nous citerons :

i° le Lavatera Olbia , L., Arbrisseau d'un aspect charmant lorsqu'il est eu fleur et qui , sous ce rapport, convient à la décoration des jardins où il peut passer toute l'année en pleine terre. Ses tiges sont hautes de plus d'un mètre , et se divisent en rameaux longs, effilés, et garnis de feuilles alternes pétiolées, assez grandes , molles, blanchâtres et un peu cotonneuses; les inférieures à cinq, les supérieures à trois lobes dont celui du milieu e.->l fort grand et pointu. Les fleurs sont purpurines ou violettes, presque sessiles , et solitaires dans les aisselles supérieures des feuilles. Celte Plante croît dans le midi de l'Europe. 2°. Le Lavatera Tliuringiaca , L. ; sa tige est herbacée, droite, cotonneuse, hau'c de six à sept décimètres. Ses feuilles sont pétiolées , légèrement cotonneuses , les inférieures à cinq lobes , les supérieures à trois, dont celui du milieu est le plus long. Ses fleurs sont portées sur des pédoncules solitaires, deux fois plus longs que le péliole.

Celte espèce est indigène de l'Europe méridionale. Dm ville l'a également recueillie aux environs d'Odessa. \jc Lavatera acerifolia est encore une très-jolie espèce de celte

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section ; elle croît naturellement à Ténérift'e , et on la cultive avec assez de facilité dans les jardins de botanique.

§ III. Axolopiia. Le réceptacle se termine en autant de crêtes membraneuses qu'il y a de carpelles au fruit. Cette section ne renferme que trois espèces dont la plus remarquable est le Lavatera marilima , figuré par Cavanilles {Dissert. 2, t. 3a, f. 5). Cette Plante croît sur les rochers de la France méridionale et de l'Espagne.

§ IV. Anthema. Sous ce nom, Médikus a encore fait un genre distinct, mais ce n'est qu'une simple section caractérisée par son réceptacle petit, fovéolé , non saillant, ni développé en forme de crêtes.

Cinq espèces , essentiellement méditerranéennes , c'est-à-dire , indigènes des îles ou du littoral de la Méditerranée , constituent cette section. On distingue , parmi ces Plantes , la Lavatera arborea. Cette espèce a une tige arborescente , des feuilles anguleuses, pliées, un peu cotonneuses , des Heurs portées sur des

Ïiédicelles axillaires plus courts que e pétiole. Elle sort des limites géographiques que nous avons assignées aux Plantes de cette section, car on prétend qu'elle se trouve aussi en Angleterre et aux Canaries.

Deux espèces ( Lavatera lanceolata, Willd., et Lav. tripartita, D. C.) ne sont pas assez bien connues pour être exactement classées. (g..N.)

LAVÉNIE. Lavenia. bot. puan.

Espèce linnéenne de f^erbesina devenue type du genre Aâenostemma de Forster, pour lequel Swarlz a voulu rétablir l'ancien nom de Lavenia. V.

Adénostème. (e.)

LAVER, bot. riiAN. (Lonicer. ) Syn. d'<E/ia/it/ie fislulosa. (Dodœns.) Syn. de Cresson et de Sium Latifolium,ïj. (b.)

LAVES, tvitn. Ce nom, tiré du mot allemand laufeit (couler), s'applique en général à toutes les substances minérales en masse qui onléprouvé l'action des feux volcaniques, et

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sont sorties de la terre en se répandant à sa surface sous la forme de çourans embrasés. Il désigne, non une roche particulière, mais un ensemble de roches provenant d'un même mode de formation et ayant entre elles des rapports remarquables décomposition et de structure. Nous ne les considérerons ici que sous le point de vue minéralogique , c'est-àdire relativement aux caractères spécifiques qu'elles empruntent, soit de la contexture , soit de la nature de leurs parties composantes, et nous renvoyons à l'article Volcans pour tout ce qui lient à leur histoire géologique , aux causes des éruptions , à la vitesse et à la grandeur des courans, à la fluidité et à la chaleur des Laves , enfin à l'origine encore problématique des matières altérables par le feu qu'elles renferment accidentellement.

D'après un beau travail de Cordier sur la nature des substances volcaniques , les Lavrsnesont composées que d'un très-petit nombre de subs tances minérales, formant un tissu de grains ou cristaux microscopiques que caractérise la présence constante du Fer titané. Les autres principes essentiels sont le Feldspath et le Pyroxène. L'Amphibole y est très-rare.

Quelques Minéraux s'y montrent accidentellement, en cristaux isolés et fort nets; tels sont l'Ampiiigène, l'Ôlivine, le Mica, etc. Les diverses sortes de contexture des Laves rappellent presque toutes leur formation par voie de fusion ignée ; les principales sont les contextures cellulaire, vitreuse, porphyroïde , amygdalaire et variolaue. Suivant Cordier, les substances volcaniques peuvent se rapporter à huit types généraux de composition, dont chacun fournit deux espèces dans lesquelles le Feldspath et le Pyroxène prédominent chacun à leur tour. De-là deux grandes divisions dans le tableau méthodique de ces substances : les Laves feldspathiques et les Laves pyroxéniques. Chacune de ces divisions se partage en deux groupes, composés-

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l'un des roches non altérées, l'autre ide celles qui ont subi une décomposition ou altération quelconque.

1er type. Laves composées exclusivement tle cristaux microscopiques, entrelacés , d'un égal volume , réunis -par juxtaposition et offrant des va- .xuolcs plus ou moins rares.

Lave feldspath. Lcucostine.

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