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et le Munoceros crassilabrum, Lamk., loc. cit. j il- 5; Encycl., pl. 096, fig. 2, a, h Brocchi a nommé , dans sa Conchyliologie suiiapennine, pl. 4 , fig.
12 , Buccinum Munae/uintes , l'espèce qui se ti ouve fossile dans le Plaisantin. (U..H.,
* LICORNET. rois. Espèce du genre P»ason. F. ce mol. (B.)
LIGUA LA. bot. PHAN. Thunberg {Act. Hulm, , 1782 , p. a84) a établi ce genre qui appartient à la famille des Palmiers et à l'Hexandrie 1M0110gynie. Dans son Gênera Pahnaruin , Martius l'a ainsi caracléiisé : lieu 1 s scsilcs, hermaphrodites, enveloppées de plusieurs spathes incomplètes ; calice à trois divisions profondes ; corolle à trois pétales légèrement soudés ; six ctamincs réunies à la base en urcéole ; ovaire Iriloculairc surmonté d'un style simple e.t de deux- stigmates; drupe mouospernie; ejnbryon latéral Ce genre ne renfermequ'une seuleespèce que Rumph (Ilerb. Amb., 1 * t. 9) avait décrite el figurée sous le simple nom de Lie 11 al a ; Lamarck en a fait une espèce de Corjp/ta. Cette Plante (Licuala spinosa , Thunb.) a une tige courte et grêle , formée d'uu bois très-dur. Ses frondes sont terminales, palmcVs-radiécs , à pétioles épineux el à pinnules frangées. Elle croît dans les Indes - Orientales et principalement dans les Moluques.
LIDA- BOA Y A., bot. vh.ks. L'un des noms de pays chez les Malais à'Aloe fera, L., espèce du genre Aloès. (b.)
LIDBECK.IE. LUbecUa. .bot.
rii.\N. Genre de la famille des Synantliéi ées , Gorymbifères de Jussieu , el de la S\ ngénésie superflue , L. , établi par Bergius (Descri/>t. Pl. Cap. , p. 5o6, t. 5, f. 9) et adopté par Cassini qui lui attribue les caractères Joivans : iuvoluerc formé de folioles un peu inégales, disposées irrégulièrement sur trois rangs, appliquées, oblongues-lancéolées , coriaces, glabres et ciliées sur les bords ; réceptacle hérissé de poils inégaux ; fleurs du
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disque nombreuses , régulières, hermaphrodites , ayant un ovaire oblong, muni de côtes longitudinales et de deux bourrelets, l'un à la base, l'autre nu sommet , dépourvu d'aigrette, et surmonté d'un nectaire très-élevé, épais , cylindi aeé , sur lequel le style est articulé. Les (leurs de la circonférence sont disposées sur un seul rang , en languettes et neutres ; elles possèdent feulement un rudiment d'ovaire long et membraneux. Les botanistes ne se sont accordés ni sur les caractères de ce genre, ni sur sa composition. Leurs descriptions ne sont souvent qu'une suite d'erreurs copiées servilement les unes sur les autres, et ce que plusieurs ont nommé Lidbeckia oÛTail l'assemblage de quelques espèces sans affinités. Ainsi les (leurs de la circonférence ont été décrites comme femelles, l'involucre comme monophylle, lé îéccpiacle comme absolument nu , etc., etc.
L'organe nommé nectaire parCassini était généralement considéré comme un des articles du style qui était censé en posséder deux dont l'inférieur était plus court. En rectifiant ces erreurs, Cassini a placé dans le LidbcckiaA 'abord le JL. nectina/a , Berg., etlei. lubata. Willd. , qu'il a nommé L, qui/iqueluba.Ce genre avaitété confondu avec le Cotula par Linné.
Wdldènow admit sa distinction, mais il y réunit le Cotula turbinata , L., type du génie Cenia de Connnerson et de Jussieu. C'est un genre semblable que Lama1, ck, dans ses Illustrations des genres, constitua sous le nom de Lancisia autrefois proposé par Poulédéra pour une autre Plante du genre Cotula. Ce dernier nom a été encore appliqué par Pei soon au vrai Lidùeckia ; mais il en a séparé le Cenia.
Les Lidbeckies appartiennent à la tribu des Antliémidées de Cassini. Ce sont des Plantes herbacées, à tiges simples ou peu rameuses , à feuilles pinuatilides ou quinquélobées , et à Heurs imitant celles des Chrysanthèmes. Elles croissent au cap de Bonne- Espérance. (Q--n0
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LIDMEE. ma m. On ne sait quelle est l'Auiilope que le voyageur bhaw entend désigner sous ce nom. (b.)
* LIEBERKUIINE. Lieberkahna.
bot. phan. Genre de la famille des.
Synanthérées , Corymbifères de Jussieu , et de là S^ngénésie supeiflue, L., éta'oli par Cassini qui l'a ainsi caractéjisé : involucre composé de folioles#mbriquées , oblongues lancéolées, membraneuses et étalées dans leur partie supérieure; réceptacle plane et nu; calathide radiée ; fleurons du centre peu nombreux, hermaphrodites , ayant une corolle ordinairement labiée, a lèvre' intérieure profondément divisée en deux , et àlèvre extérieure divisée en trois au sommet ou jusqu'à la moitié ; fleurons de la circonférence femelles, ayant une corolle à tube long et à languette longue, large et terminée par deux ou trois dents. L<\s akènes sont très- allongés, amincis de bas en haut , surmontés d'une aigrette de poils nombreux, inégaux et très-légèrement plumeux. L'auteur de ce genre le place dans la tribu des Mutisiées entre les genres Leria et Leibnilzia dont il ne diffère que par de faibles caractères. Il est seulement compose des deux espèces suivantes : i° Lieberkuhna bracteata, Cass. , ou Perdicium piloselloides , Vahl , Jet. Soc\ nat. Hafn. T. il, p. 38, tab. 5 ; j° L. nadipes, Cass., ou Tussi/ago pumila , Swartz , J'ior. Ind. Occid., vol. 5 , p. i55o. Ce sont de petites Plantes herbacées dont la première est indigène des environs de Montévidéo et la seconde des hautes montagnes de la Jamaïque. (g..N.)
LIÈGE, bot. chim. Celle couche épidermoïde du bois d'une espèce de Cliène (V. ce mol) a été examinée chimiquement par Chevreul qui l'a traitée successivement par l'Eau et par l'AlcohoI. Indépendamment de plusieurs principes colorans,.de l'Acide gallique , des substances résineuses et de quelques Selsà'basede Fer et de Chaux , il y a découvert deux substances particulières qu'il a nommées
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i irine et Subériue. La première lislallise en petites aiguilles blanmes , offre quelques rapports avec la ire , mais s'en distingue essentiellement en ce que, mise dans l'eau bouilimte, elle se ramollit sans se liuuéicr et qu'elle se précipite au fond du use. Elle ne paraît pas susceptible iélre dissoute par l'eau de Potasse, ta Subériue e^t le tissu propre du liège. Par l'action de l'Acide nitrime , cette substance produit un ccide particulier qui a reçu le nom ;: Subérique. F. Acioe. (O..N.) (On appelle Liège des Antilles ou oîis de Liège, une espèce de Bom~ ux. V. Fromage». (b.)
ILIÉGE FOSSILE ou DE MON- AGNE. min. L'un des noms vulitires de l'Ashesté. (b.)
ILÏEN. reft. ont. Espèce du gen- Gouleuvre. V. ce mol. (b.)
'* LIEN -SIEN. bot. piian. V.
UiMFSIS.
ILIERNE. iîot. ni an. L'un des noms ikjgaires de la Clématite des baies.
1LIERRE. Hedera. bot. fiian.
cure placé par Jussien dans la failille des Caprifoliacées , mais qui urne le type d'un ordre naturel »u veau que nous avons nommé l'édéracées. V. ce mot au Suppléient. Ce genre offre les caractères uvans : le calice est turbiné, adhéut, terminé par cinq dents Irèsi-uries; la corolle se compose de mq pétales lancéolés , sessilcs , aux, étalés ou rabattus; les eialincs, au nombre de cinq, sont cessées; leurs antbères sont cordirrmes , obtuses, à deux loges. L'oirc est semi-iufère, à cinq loges ititenant chacune un seul ovule qui îît de la partie la plus supérieure la cloison et est renversé. Le style l: court, cylindrique, simple, terné par un stigmate à cinq lobes à iiine marqués. Le fruit est globui\ , charnu , pisil'orme , couronné rr les dents du calice , contenant iiq petits noyaux osseux et mono- .ermes. Ce genre se compose d'uu
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petit nombre d'espèces , envirou huit, dont une seule est partout commune en Europe; une autre vient des Canaries, une troisième de Ceylan, elles cinq autres ont été observées dans l'Amérique méridionale, particulièrement à la Jamaïque. Mais il est tiès-prohable que, parmi ces espèces, quelques-unes doivent être rapportées à un autre genre , et particulièrement à Y slialia.
Les espèces de Lierre sont, en général, des Arbrisseaux grimpans, à feuilles alternes, entièresou lobées , et à (leurs petites, blanchâtres , disposées en cimes ou en panicules. Parmi ces espèces , nous croyons ne devoir parler ici que de la plus commune.
Lierhe grimpant , Hetlera Hélix, L., Bull., t. 1 33 , Arbrisseau sarmenteux et grimpant, s'élevanl en s'accrochant sur les Arbres , les vieilles murailles et pouvant acquérir daus les provinces méridionale» de l'Europe une grosseur considérable. Aiusi, parmi ceux qui existent à la promenade dcl Prdto à Florence, on en trouve qui n'ont guère moins d'un pied de diamètre. Uory de Saint- Vincent nous dit eu avoir vu de presque aussi gros dans nos provincesseptentrionales , particulièrement contre un mur de jardin , sur la route de JBaycux à Porl-en-Bessin , côtes du Calvados ; il a remarqué qu'aucun Lichen ne croît sur l'écorce du Lierre , même des plus vieux individus.
C'est au moyen de petits suçoirs ou radicelles courtes et serrées , naissant de tous les points de la surface en contact avec les corps étrangers, que le Lierre s'accroche et s'élève sur les Arbres et les édifices. Ses feuilles sont alternes, pétiolées, d'une ligure très-variée. Ainsi ,.dles sont quelquefois cordiforines , entières : quelquefois à deux , trois ou cinq lohes plus ou moins profonds ; toujours selles sontglabies et luisantes. Leurs fleurs sont petites , vrrdalrcs , disposées en cimes ou ombelles simples. Les fruits sont globuleux , pisiloimes, ombiliqués , noirs ou jauucs suivant les variétés.
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Le Lierre, comme nous l'avons 'lit , croît naturellement dans toutes les contrées de l'Europe. Il se plaît de préférence dans les bois couverts et humides. Cet Arbrisseau, emblème de l'amitié , produit un fort joli effet dans les paysages. On le plante aussi fréquemment le long des murs, dont il cache la nudité par son feuillage toujours vert. Dans les contrées méridionales , et particulièrement dans le Levant, on extrait des vieux troncs de Lierre, au moyen d'incisions pratiquées à leur écorce, une substance grisâtre, gommo-résiueuse, connue sous le nom de Gomme de Lierre.
Les fruits du Lierre sont légèrement purgatifs ; quelques médecins en ont prescrit l'usage dans l'ictère, l'hyxlropisie. Les feuilles sont employées pour entretenir sur les cautères une fraîcheur agréable. (a. R.)
On a étendu le nom de Lierre à des Végétaux qui n'appartiennent pas à ce genre ; ainsi l'on a appelé •
Lierre aquatique ou d'eau , le Lemna trisulca. ^. Lenticule.
Lierre du Canada, le il/uts Toxicodendron , L .
Lierre a cinq feuilles , le Cissus quinquefulius , L.
Lierre terrestre, le Glécome.
f. ce mot. (b.)
LIEU. pois. L'un des noms vulgaires du Gade Pollack. F. Gade.(b.)
*LIEURE. bis. Syn. vulgaire du grand Coq de Bruyère. F~. Tétras.
(dr..z.)
LIÈVPtE. Lepus. maM. Ce genre, l'un des plus remarquables , des plus naturels et eu même temps des plus nombreux en espèces de tout l'ordre des Rongeurs, présente un caractère très-digne d'attention , et qui lui est propre, dans ses incisives supérieures au nombre de quatre; les inférieures sont, comme à l'ordinaire , au uombre de deux seulement. Il y a six molaires de chaque côté à la mâchoire supérieure, et cinq seulement à l'inférieure. Ces molaires, sans racines , sont à la supérieure, deux fois environ plus lar-
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ges que longues; l'antérieure est un peu moindre que les suivantes , et la postérieure est encore beaucoup plus petite; elles ont toutes leur couronne divisée en deux parties par une ligne transversale, excepté l'intérieuie qui présente seulement sur son bord plusieurs festons, et la postérieure qui est tout-àrfait simple. A la mâchoire ( inférieure , les molaires ont , comme à la supérieure , leur couronne divisée en deux parties; mais elles diffèrent en ce qu'elles sont aussi longues que larges. Les incisives sont longues, larges, aplaties en devant. Des quatre incisives de la mâchoire supérieure, les deux principales sont longues, fortes, divisées sur toute leur longueur par un sillon profond, en deux parties bombées dont l'externe est la plus large; enfin , taillées en biseau à leur l'ace postérieure. Les deux autres incisives sont beaucoup plus petites et placées immédiatement derrière les deux antérieur*, elles sont arrondies , mais un peu plus larges que longue*. Une aulie observation l'oit remarquable est celle de l'existence momentanée de six incisives chez les jeunes individus. « L»s Lapins , dit Geoffroy Saint-Hilaire (Système dentaire des Mammifères et des Oiseaux) , naissent et meurent avec quatre incisives, mais non pas avec les quatre mêmes.
Ils naissent avec la première et la seconde paire, puis, c'est-à dire quelques jours après, arrive une autre paire, une troisième paire de dents.
Ces nouvelles dents finissent par acquérir un volume, et par prendre .
en s'approchant de très-près et pai derrière de la première paire , une direction qui provoque et qui décide 1s chute de la dernière paire intermédiaire. La chute de celle-ci ne se fail toutefois point sans un engagement sans une sorte de lutte. Les dem paires de dents sont momentanémen en présence; il y a coexistence, durant quelque temps, des dents qu vont tomber et de celles qui arrivai pour en prendre la place. LesL rpin ont donc six incisives durant une pc
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te période qui est de deux à cinq ujrs. Dans ce moment de leur exisaice, ils ajoutent ainsi à bien d'autis rapports qu'ils ont avec les Kanitroos , un caractère de plus , le l'ême nombre de dents incisives. »
ILes membres antérieurs, plus grêles i beaucoup plus courts que les posuieurs , sout terminés par cinq iiiigts armés d'ongles robustes , assez Migs et un peu aiqués; le troisième )i)igt est le plus long; le pouce , qui voit vers le bas du métacarpe, et pose par sur le sol , est très-petit ; Wn ongle est d'ailleurs semblable à illui des autres doigts. Les membres intérieurs sont tétradacty les. Tous les )oigls dans toute leur étendue, et èênie la plante et la paume, sont couvris de poils comme le reste du inrps , caractère remarqué par les idciens , et qui a valu à une espèce M genre le nom de Disypode. La iijcue, ordinairement très-velue, est uuitc, et même quelquefois, comme nez le Tapeti , presque nulle. Les '•cilles, presque nues en dedans et ouvertes de poils ras en dehors , sont èès-mobiles et très-grandes-; la lèvre ippérieure est entièrement fendue sur ligue médiane, et l'intérieur de bouche est recouvei t de poils , cakclère bien remarquable, et q :i n'a us échappé non plus à Aristole et ux anciens. Les yeux sont assez irands et latéraux , et les narines sont Xfoites, plus laiges en dehors qu'en «dans; on voit à leur partie supé- •eure un repli transvers.il qui peut , n s'abaissant, recouvrir leurs orices. Il y a généralement de six à ilix namelies, et elles sout les unes pecuralcs, les autres abdominales. Le il ièvre et le Lapin en ont l'un et l'aurredix, dont quatre seulcinent sont l'ectorales. Les diverses parties du mal alimentaire sont trè .-développes, et le cœcu m a surtout ud vomie considérable; il est plusieurs )>is aussi grand que l'estomac, et sa ùivilé e>t divisée par une valvule spinale qui correspond à des élrangle- Mcns assez nombreux. INous ne parlons pas ici des organes génitaux du
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mâle, déjà décrits dans l'article Génération de noire savant collaborateur Dumas. Nous remarquerons seulement que la verge est dirigée en arrière comme cela se voit aussi chez beaucoup d'aulresRongeurs; legland est tantôt cylindrique comme chez les Lièvres proprement dits , et tantôt mince et recourbé en alêne , comme chez les Lagomys. Mais nous devons arrêter un peu plus long-temps notre attention sur les organes femelles. Le corps de l'utérus est séparé en deux cornes fort allongées , dont chacune a son orifice particulier dans le vagin ; ou plus exactement, et comme l'a dit Geoffroy Saint- Hilaire, le corps est petit, rudunentaire , à peu près nul ; tandis que les cornes ont au contraire acquis un développement Considérable. Sous ce rapport , comme le remarque ce naturaliste, les orgaues sexuels de l'espèce humaine et ceux du Lapin sont aux deux bouts de l'échelle. Le corps de l'utérus est en effet très-volumineux, et les cornes sont très-rudimentaiieschez la femme. Cette disposition de la matrice chez les femelles de ce genre explique très-bien comment la supci létation est possible chez elles, c'est-à-dire comment elles peuvent concevoir lorsqu'elles sont déjà pleines. Aristote, qui avait connaissance de ce fait , dont il parle dans plusieurs passages, en avait même cherché une explication. La femelle du Dasypode, dit-il , est sujette à la superfétation , à cause de la grande abondance du sperme du mâle, abondance qui se manifeste par la quantité de poils dont il est couvert.
f LiÉvnrs proprement dits , Lepits.
Le genre Lièvre , si l'on en sépare quelques espèces, les Lagomys, qui doivent former un genre à part , que nous décrirons à la fin de cet article, forme l'un des genres les plus naturels de l'ordre des Rongeurs. On rctrouveconstamment chez eux , nonr seulement les caractères principaux, mais même beaucoup d'autres qui n'ont qu'une importance bien secon-
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claire, el particulièrement ceux" de coloration. Toutes les espèces sont d'un gris roussâtre tiqueté ; l'œil se trouve toujours compris dans une tache, le plus souvent blanche, mais toujours plus pâle que les parties environnantes. Nous désignerons pour ah réger, sous le nom de tache oculaire, cette tache dont nous aurons à parler dans la description de chaque espèce. La queue est toujoui s blanche en dessous, le dessus étant noir , si ce n'est dans quelques espèces comme chez le Lapin d'Amérique , et dans l'espèce à laquelle nous donnons le nom de Lièvre à queue rousse.
A l'exception de la gorge qui est ordinairement de la couleur générale ducorpsou decelledes membres antérieurs, le dessous du corps est ordinairement blanc, les oreilles sont tou-
!" ours noires à leur extrémité. Le péage est très-fourni et se compose de
Eoils soyeux et laineux fort abondans.
a plus grande partie de la tête n'est couverte que de poils soyeux; la nuque el le derrière du col n'ont au contraire que des poils laineux , trèscourts et doux au toucher : cette partie, dont l'étendue est variable, est géuéralemcnld'une couleur uniforme et différente de celle des parties voisines.
l'eu d'espèces sont aussi fécondes que celles de ce genre. Susceptibles d'engendrer dès la première année, les femelles ne portent que trente jours environ et mettent bas plusieurs petits qu'elles allaitent pendant trois semaines. Ces petits naissent couverts de poils , et , contre l'opinion des anciens , les yeux ouverts.
Plusieurs espèces se creusent des terriers plus ou moins profonds ; et toutes sont des espèces nocturnes. Nous n'insisterons pas sur leur timidité qui «est devenue proverbiale, et que notre inimitable La Fontaine a si bien peinte : timidité qui tient probablement à l'extrême susceptibilité de l'appareil de l'audition. loutle monde connaît également l'extrême agilité de ces Animaux et leur grande facilité pour le saut. Au reste ils sa-
vent aussi émployer la ruse pour éviter la poursuite du chasseur et dérouter les Chiens. On en a vu souvent, par exemple, se réfugier au milieu d'un troupeau de Brebis , comme s'ils savaient n'avoir rien à en redouter. Certaines espèces de ce genre ha-, biteut les bois et la plaine; d'autres les montagnes et les pays sablonneux.
Elles se nourrissent toutes de diverses substances végétales , el chacun sait combien le goût de leur chair varie suivant la nature de celles-ci. Les individus qui vivent sûr les bords des étangs, dans les plaines basses et dans le fond des bois , de mê ne que ceux qu'on élève en domesticité, ne valent ordinairement pas ceux qui habitent les montagnes, les lisières des bois ou les vignes. Les Grecs et les Romains faisaient grand cas de la chair de ces Animaux ; les Orientaux l'estiment au contraire fort peu, et elle était même défendue dans la loi de Moïse qui supposait possible chez eux la rumination. Le commentateur d'Arislote , Camus, a donné comme des preuves de cette proposition , la ressemblance qui existe entre les organes de la génération des Lièvres et ceux des tthrainans , et l'existence en Norwège de Lièvres cornus. On à en effet plusieurs fois prétendu avoir vu, et on a été jusqu'à figurer de prétendues cornes de Lièvres. Mais une chose plus remarquable , est l'idée d'un Allemand qui a été conduit dans ces derniers temps à croire que le Lièvre devait ruminer , par l'opinion qu'il avait, que le coecum est une poche destinée à un genre particulier de rumination. Cette singulière opinion le porta à faire des observations sur des Lapins, et il aurait vu ces Animaux rendre des déjections d'une nature particulière qu'ils reprenaient ensuite pour les remâcher et les avaler de nouveau.
Les espèces qui composent le genre des Lièvres proprement dits , présentent tous les caractères que nous avons indiqués , et se distinguent particulièrement des Lagomys par leurs longues oreilles , par leur queue , par
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longueur de leurs membres de dere , par l'imperfection de leur elauule, cl par l'espace sous-orbitairc ecé en réseau dans le squelette. Ces pièces sont très-nombreuses , et rtvent, à cause de leur grande rcsmiblance, diflicilcs à distinguer. Ou uine généralement le nom de Laus à ceux qui ressemblent à no- Lapin par leurs oreilles un peu foondies et plus courtes que dans le lté du genre. Les autres conservent iinom de Lièvres.
Lie Lièvre commun , Lepus ti- Hus , L. , est l'espèce la plus conee de celte première section. H se uuve dans presque toute l'Europe mpérée, et même, dit-on, dans Kiè-Mineure et dans la Syrie. Il est néralement fauve roussatre , avec ddessous du corps blanc; la 'partie eerne du membre postérieur est un roux moins vif et quelquefois tsàue gris; le membre antérieur, ccol , la poitrine, les joues claut-att It traire roux. Les oreilles, variées de ux, de noir, de fauve et de blanc , lit blancbes à leur partie externe et m. res à leur extrémité. Le dessous de lèteest blanc; la tache oculaire est r.nche ou blanchâtre, et va de la 166 de l'oreille à la narine; la nues et le dessus du col sont d'un ux plus ou moins vif: la queue, tneheen dessous, noire en dessus,
longue de trois pouces environ, i voit assez fréquemment des Lièss entièrement blancs par l'effet de nmaladie albinc. Cette espèce, qui
se creuse pas de terriers , vit :iilaire ; et. comme le remarque . Cuvier ( dans son article Lièvre,
Dictionnaire des Sciences Natu- IJés ) , « c'est peut-être à cet insect que l'on doit attribuer la Iilé dont jouit son espèce entière, (disque le sociable Lipin est demi partout domestique. » Nous ne yous pas devoir parler de la chasse I Lièvre que tout le mon de connaît, )i|ui se trouve décrite partout ; nous Marquerons seulement qu'on déiiit annuellement un nombre contérablc de ces Animaux, et que
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l'espèce est cependant toujours extrêmement nombreuse.
Le LtÈvnu a queue housse, Lepus ruJicaudatuH , N. Nous nommerons ainsi une nouvelle espèce envo\ éc tout récemment du Bengale parle célèbre voyageur Duvaucel , et qui ressemble beaucoup au Lièvre commun. Elle se distingue néanmoins très-facilement par sa queue plus longue, et rousse en dessus au lieu d'être noire , par sa tache oculaire moins prononcée et sa joue d'un roux très niélangé de noir, par son poil beaucoup plus uide, et par sa laille un peu moins considérable. Le Muséum nS possède de cette espèce qu'un seul individu dont les oreilles sont en mauvais état; nous avons seulement pu reconnaître que la tache noiie de leur extrémité est assez étendue. Ses mœurs nous sont entièrement inconnues.
Le Moussr.L, Lepus nigricollis, Fr. Cuv. , Dict. des Se. Natur. Le dessus du corps est roux tiqueté , avec les flancs , les cuisses , la portion la pl us antérieure et la portion la plus postérieure du dos, d'un gris pareillement tiqueté, en sorte que la partie rousse se trouve entourée de gris ; la queue, blanche en dessous, est d'un gris un peu brunâtre en dessus. Le membre antérieur est roux en dehors; la gorge et la partie inférieure de celui de derrière , sont d'un roussatre clair. Le dessus de la tête est roux tiqueté; le de.-sous étant blanc, comme celui du corps, et les joues grises. L'oreille, blanche à sa base, est roussatre par derrière , avec son extrémité d'un brun noirâtre. Enfin , le dessus du col et la nuque sont d'un noir brunâtre, cette tache se prolongeant sur le milien du dos , et formant presque un collier entier.
Celte espèce, de la taille d'un gros Lapin , â été découverte au Malabar par Leschenault. Elle habile aussi plusieurs autres parties de l'Inde, et particulièrement Java , d'oii elle a été envoyée par Duvaucel et Uiard.
Le Li iivHE d'Egypte , Lepus .T.gyry tius , GcofF. St.— Hil . Cette espèce est presque entièrement fauve en dessus;
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son pelage est seulement tiqueté en quelques endroits , comme sur la tèle; la gorge, la poitrine et les membres sont aussi de cette couleur. Le dessous du corps, de la tête et de la queue est blanc ; la queue est noire en dessus; les oreilles sont d'un roux brunâtre, avec leur extrémité noirâtre; le dessous des doigts est brun, et la tache oculaire , qui va de l'oreille à la narine , est d'un fauve trèsclair. Celte espèce, de la taille du Lapin, mais dont les oreilles sont proportionnellement plus longues que chez le Lièvre lui-même, a été découverte en Egypte par Geoffroy Sain t-Hila ire.
Le Lièvre du Cap , Lepus Capensis , L. Quoiqu'il ait été réuni à L'espèce précédeute par G. Cuvier et par Desmaiesl, nous croyons cependant avec Geoffroy Saint-Hilaire et Ff. Cuvier, qu'il doit en être distingué. Il est généralement d'un gris un peu roussâtre , avec la gorge et les ineinbi es roux, et le dessous des pieds brun. Le dessous du corps et de la queue est blanc ; le tour de l'œil et le dessus de la tête n'étant que blanc roussâtre: le dessus du col est grisâtre ; le bout du museau est roussâtre , et l'oreille d'un gris brun piqueté de roussâtre , avec l'extrémité noire; la queue est noire en dessus. Celte espèce, de la taille du Lièvre, est trèsremarquable par ses oreilles et ses membres extrêmement allongés. Dclalaude en a rapporté du Cap plusieurs indivi.lus.
Le Lièvre des rochers , Lepus sa.ratilis , F. Cuv.,Dict. des Se. Na t., a la même patrie et à peu près les mêmes proportions que le précédent; niais sa taille est un peu moindre. Il est roussâtre en dessus, gris roussâtre sur les membres, gris sur les flancs et la gorge; le dessus du col est d'un roux vif, ainsi qu'une portion des oreilles dont l'extrémité est noire, avec la partie interne d'un gris piqueté de noir et de fauve; la tète est aussi à peu près <!c cette couleur ; la tache oculaire est d'un gris cendré; le dessous de la tête , du
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corps et de la queue est blanc; le' dessus de la queue est noir , et le dessous des pâtes est brun. Delalande , qui a découvert au Cap cette belle espèce, et qui l'a rapportée au Muséum, nous a appris qu'elle est rare ,j et vit dans les montagnes.
Le Lièvre variable, Lepus va-* riabilis, Pall. , c>t uue des espèces les plus remarquables à cause des changemens de couleur qu'il subit selon les saisons. En hiver , il est entièrement blanc, avec le bout de l'oreille noir , et les deux couleurs de son pelage sont alors précisément celles qui se retrouvent chez presque; toutes les espèces qui blanchissent en hiver, comme sont 1 Hermine parmi les Mammifères jleLagopède et le Tétras des Saules parmi les oiseaux. En été, il est en dessus d'un gris fauve, avec les membres d'un roux pâle uniforme , la gorge d'un blanc roussâtre,, et le dessous du corps , de la tête et; delà queue entièrement blancs. L'o- ' reille est blanche à sa partie externe, avec le bout noir et le bord jaune ,etle; tour de l'œil est blanc; la queue ,J blanche en dessous , est noire enj dessus. Un fait qu'il est important de remarquer , est la manière irrégulièrë dont les changemens périodiques de couleur paraissent s'opérer; les uns étant déjà en partie blancs sur lej corps, taudis qu'ils sont encore rouxj , sur les pâtes, et réciproquement; d'où, il résulte que ces Animaux présentent sous le rapport de leur coloration, une multitude de variations. Cette espèce, dont la fourrure d'hiver est assez répandue dans le commerce, mais n'est pas très-estimée, habite tout le nord de l'Europe , ainsi que les Alpes et le Groenland. Pallas, qui a donné une excellente histoire de cette espèce (F~. Glires) , ditqu'on ne trouve pas de Lièvres variables conservant en été leur pelage blanc. Il paraît cependantqu'il en existerait dans le Groenland. Le même naturaliste a au contraire trouvé en Russie une variété qui ne blanchit en hiver que fort incomplètement; c'est celle qu'il a désignée sous le nom de Lepus hybiïclus.
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jjC LTÈvnF. glacial, Lepus 'glar.
: Us, , Suppl. au Voy. du Cap.
rrry. iNous ne connaissons celte escce que par la Faune américaine de iirlan , qui la caractérise ainsi :
Liage blanc ; oreilles noires à l'exrmilé , plus longues que la têle ; :glcs toi ts , larges et déprimé». Les .mes sont d'un gris blanchâtre, et
femelle met bas huit pelils à la i-s. Celle espèce , à laquelle on doit M.t-êtie rapporter le Lièvre variais du Groenland, habite également celte contrée.
ILe Tolaï , Lepus Tolai , Pal 1 .
dus empruntons à Pallas les détails ne nous allons donner sur celte esvce encore peu connue. Elle ressemée beaucoup, pour la taille et les iopoi lions , à notre Lièvre et au itcvi e variable; mais sa tète est plus ulongue, plus comprimée, plus . ioilc Le dos et la tète soul mêlés !! gris et de brun pâles, le dessous h corps étant blanc, et le des. ous du ii'1 jauuâtic. Les oreilles ont le bord itpjéiienjr noir, et les membres sont mulâtres; la queue est noire en desns ei blanche en dessous. Le Tolaï unservc eji biver le même pelage :
uulcmenl ses couleuis deviennent i us pâles dans celle saison. Il babile : Sibérie , la Mongolie , la Ta i tarie ,
se trouve jusqu'au Thibet. Il diffèli beaucoup du Lièvre variable par '.s habitudes. Quand, par exemple, 11 lui fait la chasse, il court droit savant lui , et ne tarde pas à se réfu- * er , soit dans des fentes de rochers , mit dans d'autres cavités. Le Lièvre .niable fait, au contraire, de noinireux détuuis, fuyant à la manière te notre Lièvre. Le Tolaï , nommé >trr Cuvicr Lapin de Sibérie, tient en 'uclquc sorte le milieu entre la sec- "on des Lièvres el celle des Lapins, cous passons maintenant à l'histoire ee celie-ci.
ILe Lapin ordinaire, Lepus Cuniulus , L. Celle espèce, originaire l'Espagne, mais maintenant répan- 'ttie dans loutes les parties ch-uides nu tempérées de l'Europe , et presque artout où le» Européens ont formé
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des élablisscmens , est généralement d'un roux-grisâtre tiquelé, avec les pâtes et le derrière du cou roux , et le dessous du corps, de la tête et de la queue blanc. Les oreilles , grisâtres eu dehors , sont en dedans d'un roux tiquelé ; elles ont un liséré noir à la partie supérieure. Le Lapin, quoique fort semblable au Lièvre parles couleurs de son pelage, est une espèce bien distincte, et dont les mœurs sont même très-différentes. Sa fécondité est plus grande encore, el il élève ses petits dans un terrier qu'ilsc creuse. Les pelils ne sortent que lorsqu'ils sont déjà Irès-forls et tout-à-fail en étatdese suffire à eux-mêmes. Alors même ils s'en éloignent fort peu , et se font un nouveau terrier près de celui oii ils sont nés. Le Lapin a été partout réduit en domesticité; aussi l'espèce présente— ttélle un nombre considérable de variétés. On trouve des individus gris, de blancs , de noirs etdejaunes. Chez d'autres individus , ces diverses couleurs se trouvent mélangées. On nomme Lapin riche une variété remarquable par sa couleur d'ardoise plus ou moins foncée , et Lapin d'Angora une autre variété dont le poil est très-long et ti ès-doux.
Le Lapin des sables , Lepus arena~ nus, N. Nous nommerons ainsi une nouvelle espèce découverte par Delalande dans le-; sables du pa\s des Hottenlols : elle est en dessus d'un gris-cendré tiqueté , avec les membres , la gorge , les lianes , le tour de l'œil et le bout du museau roux. La tache du dernière du cou est grise et fort petite; le dessous de la tête est ' d'un blanc roussâtre, et le dessous du corps est blanc; la queue, pareillement blanche en dessous , est noire en dessus. Les oreilles sont de même couleur que chez le Lapin , seulement avec une tache noire plus étendue à son extrémité. Cette espèce, d'un quart plus petite que nôtre Lapin , ressemble beaucoup, par les .couleurs de son pelage, au Lièvre du Cap, dont elle diffère au contraire beaucoup par ses formes.
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Le Tapeti , Azzara , Lepus Bras-iliensis , L., a le dessus du corps varié de roux et de noir , le derrière iJu col d'un roux vif, le dessus de la (ête et les oreilles d'un roux brunâtre, la joue d'un roux noirâtre, et la tache oculaire fauve. La poitrine est ioussatre ; le dessous de la tête est blanc , et cette couleur se prolonge en tache jusqu'au-dessous de l'oreille ; le dessous du corps est aussi de cette couleur. Mais le caractère le plus remarquable est l'extrême brièveté de la queue , qui paraît nulle et se confond avec le poil des cuisses. Cette espèce, de la taille de notre Lapin des Sables, habile l'Amérique méridionale. Elle vit dans les bois , etse 1 éfugie sous les troncs d'Arbres, saus se creuser de terriers.
LqLapin d'Amérique, LepusAmerîcciïMs, Grael.; L. Hudsonius, Rail., habile l'Amérique septentrionale, et ressemble beaucoup au précédent par les couleurs de son pelage; mais il en diffère par sa queue longue environ de deux pouces, et roussâtre en dessus ; et par ses membres plus allongés. Ses oreilles, qui sont aussi plus longues, sont roussàtres et lise— rées de noir, et ses pales, surtout les postérieures , en grande partie blanches. Sa taille est d'ailleurs égale à celle du Tapeti avec lequel il a été confondu parplusiëursauleurs, et par Cuvier lui-même. Plusieurs naturalistes ont dit que cette espèce blanchit en hiver; selon Warden , elle devient seulement blanchâtre, au contraire de son Varying-Hase qui devient entièrement blanc.
Le Lapin t>e Virginie , Lepus Virginianus, Harlan, Faun. Amér., p. 196. C'est ce même Varying- Hase de Warden. Harlan le caractérise ainsi : brun - grisâtre en été, blanc en hiver, avec le tour des yeux de couleur fauve-rougeâlre dans tous les temps. Les oreilles et la tête sont presque de même longueur, et la queue est très-courte. C'est , dit Harlan, probablement de celte espèce que parle Lewis dans sa Notice des Animaux du pays du Missouri, lors-
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qu'il dit qu'une espèce de Lièvre Variable existe communément dans la baie d'Hudson , la province de New- York, la Virginie, la Pensylvanie,.' etc. ( y. Journal de Ph. et de Métfl de Boston, t. 11 , p. 2.) Au reste , le: Lapin de Virginie nous est encore trop imparfaitement connu , pour que nous ne conservions aucun doute surson existence réelle , comme espèce distincte.
Lièvres fossiles.
On a trouvé dans la caverne de Kirkdale quelques os appartenant à une espèce de ce genre, et particulièrement un calcanéum , quelques os du métatarse , une portion de mâchoire inférieure , ele Ces fragmens viennent d'une espèce très-voisine de notre Lièvre , si ce n'est de notre Lièvie lui-même. ( V. Cuv. , Oss.
Foss. , T. v ). On a trouvé aussi dans les brèches osseuses de Cette, de Gibraltar et d'Uliveto près de Pise(/^. Cuv., Oss. Foss, T. iv), plusieurs osseinens appartenant aussi à ce genre. Ainsi on a trouvé dans celles de Gibraltar une mâchoiie venant d'une petite espèce de Lapin; dans celles de Cette , un grand nombre de fragmens venant, les uns d'une espèce de la taille et de la foi me de notre Lapin sauvage, les autres d'une espèce d'un tiers plus petite; et enfin, dans celles d'Uliveto, une' mâchoire qui ne présente, comme une portion des ossemens de Cette, aucune différence avec notre espèce commune ; « ce qui , au reste , comme le remarque l'illustre auteur des Recherches sur les Ossemens fossiles, ne prouve pas davantage pour un lieu que pour l'autre une identité d'espèce. »
ff Lagomys ou Pika , Lagomys.
Pallas a le premier distingué des Lièvres proprement dits tes trois petits Animaux qui constituent ce genre; et il en avait formé ( G lires , p. a 8), sous le nom de Lcpores ecaudati, une section à part, dont Cuvier »
l'ail depuis avec raison un genre sous
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mom de Lagomys. Leurs princiiiux caractères sont d'avoir les oreil- 55 petites , les jambe.-, à peju près égas3, le trou sous-orbitairc simple, les aîvicules presque complètes , et la jaeue nulle. Le sillon de leurs grands incisives supérieures, est beau-ii'up plus prononcé encore que chez 5S Lièvres , de sorte que chacune telles paraît double. Les molaires , uniine Fr. Cuvier l'a constaté, ne unt qu'au nombre de Cinq de chaiue côté, à chaque mâchoire, la esnt postérieure des Lièvres venant «manquer. Au reste , nous avons dit wmbien elle est petite et de peu (.importance dans ce genre lui-mèlee. Lnlin la dernière molaiie inlcicure n'a sa couionne formée que i.une seule surface elliptique, sans meun sillon, et les membres sont uus courts que chez les Lièvres, jjus les Lagomys ont été trouvés i. Sibérie.
ILe Suxgan , Lcpus pusillus , Pâli., //.,p. ôi ; Lagomys pusillus, Des m.
unis déci ivons celle espèce ainsi que *> suivantes d'après l'allas. Sa taille tt de six pouce-, neuf lignes, cl son liage très- doux , très -fourni , ti csmg , est mélangé de brun et de gris, iec l'extrémité des pieds d'un jaui Ire paie, le dessous dn corps d'un «ne sale , et la goi ge , les lèvres et niez tout-à-fait blancs. Les oreilles oeu près triangulaires sont bordées I blanc. Ce petit Animal vit soiitaiet si retiré qu'on le prend très- Oicilemenl , et qu'il est même très ire de le voir, malgré les cris aigus I l'il fait entendre au coucher et au | 'er du i-oleil , et quoiqu'il décèle [Hsi sa présence. Il habite le plus roivent la lisière des bois , et se nouripai liculièrement îles fleurs, des milles et de l'écorce du Cj/isus supijs, du Robhiia frulescens et du Ce- ■sus pumila, ainsi que du Pommier itvage.
LLe Pika., Lepus alpi/ius , l'ail., ùr. , p. 45 ; Lagomys alpinus, Uesm . , | généralement roux-jaunâtre avec ^elques longs poils noirs ; le dessus (corps est d'un fauve pâle , le tour