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de la bouche cendré , le dessous des pieds bruns , et les oreilles rondes et de couleur brune. Sa longueur est de neuf pouces sept lignes. Celte espèce très-commune, et très-connue des chasseurs de Sibérie , n'avait échappé aux recheiches des naturalistes avant Pallas, que parce qu'elle habite les montagnes les plus cscaipées et les rochers les plus inaccessibles, choisissant toutefois des lieux boisés , humides/, et oii elle trouve en abondance de l'herbe. Ces Animaux vivent soit dans desteriiers qu'ils se creusent, soil dans les fentes des rochers, soit même dans des troncs d'Arbres. Ils vivent tantôt -deux ou plusieurs ensemble , tantôt, au contraire , seuls.
Vcis le milieu du mois d'août, ils préparent et font sécher avec grand soin pour leur provision d'hiver, de l 'bel ne et des feuilles qu'ils entassent ensuite', et mettent à l'abri , soit sous des rochers, soit dans des troncs d'Aibres. IL se réunissent ordinairement plusieurs pour ce travail, et proportionnent la quantité de leurs provisions au nombic îles individus (pii doivent s'en nourrir. Les tas qu'ils forment ainsi ont souvent la bailleur d'un huinme , et un diamètie de plus de huit pieds. Cel instinct admirable, ce soin -de l'avenir ont rendu ces petits Animaux célèbres dans toutes les contrées qu'ijs habitent. Au reste, il ai rive souvent que leur travail presque incroyable, et la peine immense qu'ils se sont donnée pour la préparation cl le transport d'une aussi grande quantité d'berbag.s, sont tout-à-fail perdus pour eux ; car ce» amas sont, à cause de leur hauteur, très- fréquemment découvert-, par les chassciirs qui vont à la recherche de la Zibeline, et fournissent alors à la nourriture de leurs chevaux.
L'Ogoton, JLi'pus Ogolona, Pall. , p- 5g; Lagomys Ogolona, Desm. , est généralement d'un gris pâle , avec les pieds jaunâtres et le dessous du corps blanc. Les oreilles sont ovales ; on remarque à leur base quelques poils blancs. Celle espèce , un peu
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plus grande que le Sulgan , se trouve particulièrement au-delà du lac Baillai , dans la Mongolie el dans les montagnes pierreuses de la Sélenga.
Elle sort rarement pendant le jour.
Son cri esl un sifflement très-aigu , qui se distingue très-facilement de celui du Pika et de celui du Sulgan.
Elle se nourrit d'ècorce d'Aubépine et de Bouleau, mais surtout de diverses Plantes qui croissent dans les sables , et d'une espèce de Véronique qui végète même sous la neige. Com- • me l'espèce précédente , elle fait des provisions pour l'hiver, formant des tas de forme hémisphérique d'un pied environ de hauteur. On en voit dès le mois de septembre une grande quantité ; mais au printemps , lors de la fonte des neiges, tous ont disparu, et il reste à peine quelques débris.
Ce petit Animal fait, dit Pallas , la principalenourritui e du ChatManul.
II a aussi pour ennemis diverses espèces d'Oiseaux de proie diurnes et nocturnes , et plusieurs petits Quadrupèdes carnassiers , comme l'Hermine.
Lagomys fossiles.
Cuvier (Oss. Foss. T. îv) a décrit divers ossemens fossiles de Lagomys trouvés dans les brèches osseuses de Corse et de Sardaigne. On a tiouvé dans les. prcmièi es un crâne ressemblant beaucoup à celui du Pika; cependant l'orbite du Lagomys fossile est plus grand et le crochet de la base antérieure de l'arcade zygomatique plus saillant. Dans celles de Sardaigne on a trouvé des dents et des portions de mâchoire annonçant une espèce plus grande que l'Ogolon , mais un peu moindre que le Pika et le Lagomys fossile de Corse.
Il était naturel de soupçonner qu'elle ne différait pas de celte dernière ensevelie dans une île voisine; mais il n'en est rien. Les partjÉs supérieures de la tète ne sont pas semblables, non plus que le tiou sousorbitaire ; et l'arcade zygomalique n'est pas inclinée de même.
Outre les Lagomys, on avait enco-
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re placé parmi les Lièvres quelques Animaux encore peu connus , et qui doivent être rapportés à des genres bien différens. Tels sont le Cuy , petit Animal du Chili , de la taille d'un petit \Rat, à queue presque nulle, qui aiiraitbien les deuls des Lièvres, mais qui n'a que quatre doigls aux pieds de devant , el qui en a , au contraire, cinq à ceux de derrière; le Pampa, qui paraît être, comme l'a reconnu Desmàrest, un véritable Agouti {V. Ciiloromys); et le Viscache, Quadrupède fort répandu dans l'Amérique méridionale, et qui n'a, comme le Pampa, que quatre doigts en avant et trois en arrière [V. Viscache). Enfin l'Hélamys du Cap a reçu le nom de Lièvre sauteur, et l'Alagtaga celui de Lièvre volant.
Le Lièvie des Indes paraît êlie le Gerbo ( F»; pour tous ces mots, Gerboise.), et le Lapin d'Aroé est le Kanguroo Filandre. ( y. Kangtjboo. )
(is.g. ST.-H.) LIÈVRE, moix. Nom vulgaire et marchand d'une fort grande Porcelaine , le Cyprœa testudinaria , L. (b.)
LIÈVRE DE MER. rois, moll.
On a indifféremment donné ce nom à des Poissons tels que le Blennius occellaris et le Cycloptère Lump, ainsi qu'aux grosses Aplysies. V. ces mots.
LIEVRITE. min. (Werner.) V. !
Fer calcahéo-siliceux.
LIGAMENT, zool. conçu. On appelle ainsi en analomie les parties g blanches , tendineuses el résistantes qui servent à unir les os entre eux et r à solidifier lès articulations. Ce mot a également été employé en conchy- L liologie pour désigner la partie qui réunit el maintient les deux valves \ des Conchifères. C'est dans ce dernier sens seulement que nous entendons ce mot. V. Coquille. (d..ii.) j
LIGAN. iNS. C'est une espèce d'A- F beille indéterminée de la grandeur de celles d'Europe , qui fait son nid dans les Arbres creux aux Philippines.
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* LÏGANS. n£PT. satjr. Le grand Lézard africain de quatre pieds de
I Ion s? mentionné par Barbet comme un manger délicieux pour les nègres ,
i est peut-èlre quelque Iguane, dont le nom serait une corruption de Léguan. (g.)
L1GAR. sicn.L. Nom donné par . Adanson ( Voy. au Sénég,, p. i 58, pl.
10, (ig. 6) à une Coquille du genre 'Turbo, Turritelle de Lamarck ; c'est I la Turritella terebra de cet auteur.
* L1GATULE. uoT. cuypt. Nom ] proposé par Bride] pour désigner en I fiançais son genre Desmatôdon qui m'a pas été adopté. V. Tmchôstomk.
LIGI1TF00TIE. Ligàtfootia. bot.
ipiian. Genre établi par l'Héritier {(Sertum Angl. , p. 4) pour la Lubelia itenella, L., Mant., ou Campa/iUla vtènella , L., Suppl. Ce genre diffère ides Campanules par les caractères esuivans : le calice est adhérent par sa Ibase avec l'ovaire, divisé supérieurement en cinq lanières ; la corolle test monopétale à cinq divisions très- | profondes , ce qui lait que la co-olle jparaît formée de cinq pétales ; les Staminés, au nombre de cinq, ont Heurs filets élargis et comme squamimilorines. L'ovaire est semi-infère, à ttiois ou cinq loges contenant un Hfland nombre d'ovules. Le style est tpmple , terminé par un stigmate à (trois ou cinq lobes étoiles. Le fruit eest une capsule couronnée par les IJobes du calice, à dois ou cinq loges cet s'ouvrant en trois ou cinq valves.
L'Héritier (lue. cit.) figure deux es- Ipèces de ce genre : Lightfootia uxicucteoides , t. -i , ou Lvbclia tcnella, L , ffiant. , qui croît au cap de Bonnel'Espérance , et Lightfootia sitbulata , U. 5 , également du Cap.
Il y a encore plusieurs autres genrres JJghijbotla. Ainsi Scbreber a lait, !«ous ce nom , un genre de Rubiacées TOui doit être réuni au Ro/it/e/e/ia.
lUn autre genre JAgklfootia a été établi parSwarlz. Il est voisin du Proc- Ifia. Mais le genre de l'Héritier doit
seul retenir le nom du botaniste Ligblfoot, à cause de son antériorité.
Il sera donc nécessaire de donner un autre nom au gem e de Swai tz. (a. b.)
UGIE. Ligia. ciust. Genre de l'ordre des Isopodes, sect'on des Terrestres , famille des Clopoi t ides , établi par Fabricius aux dépens des Clopoites de Linné, et ayant pour caractères : antennes latérales ou apparentes , terminées par une pièce composée d'un grand nombre de petits articles; extrémité postérieure du corps ayant deux pointes fourchues j quatorze pales semblables, onguiculées, attachées par paiies aux sept premiers segmens du coips; queue composée de six segmens garnis en dessous de dix lames ou écailles disposées par imbrication sur deux iangs longitudinaux. Fabricius avait placé d'abord l'espèce la plus connue de ce genre avec ses Cymothua; et ce n?est que dans le Supplément de son Entomologie systématique qu'il l'en a distinguée. Quoi qu'il en soit, les Ligics sont faciles à distinguer des Aselles, des Idolécs , des Spbéroines, etc., par leuis antennes dont les inlei médianes sont très peu apparentes, tandis qu'elles le sont beaucoup dans tfius ces genres Elles s'éloignent des l'biloscies , des Cloportes et des Poi cellions , pap des caractères de la même valeur et par les appendices de l'extrémité postérieure du corps. La bouche des Ligics est composée d'un labre, de deux mandibules, d'une languette et de deux paires de mâchoires. Le labre, presque membraneux, en demi-ovale transversal, un peu voûté au milieu , est fi\é au bout uc l'extrémité antérieure de la tête , qui représente une espèce de surlabre ou de chaperon transversal. Les mandibules , qui sont crustacées , sont beaucoup plus épaisses à leur base, robustes, comprimées et brusquemeut arquées. Le côté interne de leur e\trémité est élargi , concave daus son milieu , avec la pointe supéneure comme écailleuse, noirâtre, et divisée en quatre dentelures obtura'
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ses. La mandibule gauche diffère de la droite par ses dentelures qui sont plus prononcées. La languette est .située immédiatement en dessous et dans l'cntre-déux des mandibules; elle se compose de deux pièces réunies en demi-cercle. Les deux mâchoires supérieures sont presque membraneuses, dirigées obliquement et convergeant ensemble; elles sont divisées jusqu'à la base en deux pièces allongées et étroites, presque linéaires, comprimées, et dont l'une supérieure et un peu plus interne; celle-ci es! plus petite et terminée par quelques longs cils réunis en faisceau pointu et dirigé brusquement en manière de crochet, vers l'extérieur de la bouche. Cette division représente, en quelque sorte, le palpe fia gel li for me des pieds-mâchoires des Crustacés Décapodes; l'autre division est écailleuse et dentelée à son extrémité supérieure, avec quelques cils au-dessous sur le bord interne. Les mâchoires suivantes sont membraneuses, en forme de valvules qui emboîtent la face postérieure des mâchoires précédentes, leur bout est arrondi et snns dentelures. Les deux piedsmâchoires sont membraneux, trèscomprimés , pareillement concaves sur leur face antérieure ou interne et divisés en six articles; le premièr est beaucoup plus grand , en forme de carré long , de sorte que les deux premiers articles étant contigus l'un à l'autre, et par une ligne droite, au bord interne, imitent une sorte de lèvre; leur extrémité supérieure et interne se prolonge comme une division labiale ; les autres articles composent, par leur réunion , une pièce triangulaire ou conique ; oblusémenl dentelée au côté interne, et munie extérieurement de quelques petites épines géminées ou ternées. On pourrait regarder cette pièce comme représentant un palpe inséré près de la base extérieure de la dilatation terminale de celte fausse lèvre. Telles sont les parties qui composent la bouche des Ligies; à l'exemple de Latreille, nous avons un peu insisté
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sur leur organisation parce que Fabricius n'avait' donné que des descriptions très-incomplètes de ces organes. Les Ligies ont la tête emboîtée dans une échancrure du premier segment du corps; elle est en forme de cône transversal. Les yeux sont assez grands, arrondis, concaves et composés d'un très-grand nombre de faceltes hexagones; les antennes sont îlacées sur une ligne transversale à a partie antérieure de la tête et près de la base du chaperon ; elles sont très-rapprochées et semblent partir d'une base commune ; les latérales ou extérieures sont sétacées , de la longueur de la moi t ie du corps dans l 'espèce commune , de six articles , la plupart cylindriques, dont les deux premiei s fort courts , et les trois derniers allongés ; le sixième ou le terminal est le plus long, composé, dans cette même espèce , de treize petits articles et terminé insensiblement en pointe. Les antennes mitoyennes s'insèrent au côté interne des précédentes , elles sont très-petites, filiformes , de deux arlicles comprimés, dont le dernier est obtus. Les segmens du corps sont beaucoup plus larges que longs , au nombre de treize j dans les derniers, l'angle antérieur se prolonge eu arrière , en manière de pointe ; les pâtes sont portées parles sept premiers segmens antérieurs ; elles sont insérées sur les côtés inférieurs du corps , et elles ont çà et là quelques petites épines ; elles sont composées de six arlicles dont le premier se dirige vers la poitrine et forme ensuite, avec le suivant , un coude ou un angle. Le dernier article des pâtes est écailleux , pointu au bout avec une petite dent au-dessous. Les dernières pâtes sont un peu plus longues et vont en arrière. Ce que l'on nomme la queue chez les Crustacés, est formé par les six segmens postérieurs ; ils sont plus courts que les précédons , excepté le dernier qui est presque carré, avec le bord postérieur arqué , arrondi au milieu, ëchancré et unidenté de chaque côlé; il donne alla-
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i clic à deux styles, plus ou moins longs, dirigés en arrière, et compo- : ses chacun d'une pièce comprimée , • tranchante sur les bords , et ayant . à l'extrémité deux pointes coniques, ; allongées et presque égales; l'inté- : rieure est seulement un peu pl.:s lon- | gue , et offre à son extrémité un très— ] petit article allant en pointe. Ou voit : sur la surface inférieure de chacun i de ces six segmens , deux feuillets i membraneux , transparens, qui sont i en triangle curviligne , et servent de 1 nageoires et de branchies. Les feuilllets de la paire supérieure sont plus jpetits. Les deux suivans , dans les i mâles, portent à leur hase interne <et inférieure , un appendice membraineux, long et linéaire. Quoique les ILigies soient très-communes sur nos icôtes , leurs mœurs nous sont encore iinconnues ; nous savons seulement (qu'elles fréquentent assez les embouchures des rivières et des fleuves, et (qu'elles se cachent sous les pierres (Ou les amas d'objets et de Plantes irejetées par la mer. filles se roulent ssur elles-mêmes ainsi que les Cloporttes , auxquelles elles ressemblent sous [beaucoup d'autres rapports; elles sont ttrès-agiles , grimpent avec facilité sur lies rochers et sur les constructions ■ maritimes dans les endroits hutrtides, «et si elles aperçoivent le moindre (danger elles se laissent tomber en irepliant lcuis pâtes sous le corps (qu'elles mettent en boule. L'e>pècc la plus commune sur nos "côtes et que l'on trouve aussi sur celles d'Lspafgne , est :
La Ligik océanique, L. océanien, IFabr., Latr. ( (Jrn. Crusfl et Ins.', ILeach.; Oniscus océaniens, Linn.;Cloiporte océanique, 01 iv. , Baster(Subst.
m, lab. i3, fig. 4); IJgia oceanica , IPcnnant (Zool. HislJ T. jv, lab. i8, tfrg. 'i). Antennes extérieures de moittié plus courtes que le corps, ayant Heur dernier segment composé de ttreize articles; styles de la queue à epeu près égaux entre eux, et aussi [Jongs que cette queue. Corps long da'cnviron un pouce , jaunâtre. On ppeut rapporter à ce genre, les Onis-
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eus assimilis, Linu., Baster.; Oniscus agi lis, Panz.; Oniscus kypnoi -uni , Gu- Vier, etc., etc. (g.)
LIGNEUX, bot. chim. Fourcroy donnait ce nom , que DeCandolle a proposé de remplacer par celui de Lignine qui est plus correct, à un principe immédiat formant la base de tons les corps Ligneux. Il est incolore, inodore, insipide, plus dense que l'Eau, en fila mens ou fibres trèsflexibles et d'une grande ténacité. Ce principe résiste à la plupart des a gens chimiques; il est parfaitement insoluble dans l'Eau soit à froid soit à chaud, dans l'Alcohol , l'Elher, les huiles fixes et volatiles. Les Alcalis et le Chlore, lorsqu'ils sont étendus de beaucoup d'Eau, ne lui font éprouver pre-.qu'aucune altération. Pour l'intelligence des phénomènes que ce corps présente lorsqu'il est soumis à l'action de l'Acide sulfuriquc1, de l'Acide nitrique et du Feu , il ëst nécessaire d'en connaître la composition. Selon Gay-Lussac et Thénard, le Ligneux du Chèue est formé :
d'Oxigène 4i , 78; de Carbone 62, 55; d'Hydrogène 5, 69; ou de Carhone 5a, 55, d'Hydrogène et d'Oxigène dans les piopo: lions nécessaires pour foi mer l 'Eau 47, 47. Cet le composition est très-analogue à celle del'Acido acétique ainsi qu'à celle de plusieurs autres principes végétaux ; mais pourtant quelle différence dans leurs propriélés physiques! Quoi de moins analogue en apparence que du bois et de l'Acideacétiquc! Pour expliquer cette différence de propriétés que présenleni des substances dont la composition est près pi'idenlique, Gav-Lussac a émis l'hypothèse , qu'un arrangement de particules différent dans les deux corps est la seule cause des propriétés qui les distinguent l'un de l'autre. Là théorie de Gay-Lussac sur la composition des corps organiques est aussi très-favorable à l'explication des changemens ou transformations que ces corps subissent par les agens chimiques. Eu" effet , si les éléinens qui composent les corps orgauiques
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sont en proportions telles qu'on puisse considérer ceux-ci comme formés d'Eau , d'Hydrogène carboné ou d'autres combinaisons binaires unies à du Carbone oa à d'autres corps simples ou combinaisons de corps simples , on conçoit que la plus Jégère soustraction ou addition d'une de ces combinaisons binaires devra faire varier la composition et les propriétés des corps organiques. C'est ce qui résulte des curieuses expériences de Braconnot de Nancy, relatives à l'action des Acides sur le Ligneux. En traitant à froid dans un mortier de verre, par l'Acide sulfurique concentré, du Ligneux pur tel que des vieux chiffons de toile de chanvre, ce chimiste a obtenu une masse mucilagiueuse tenace , exempte de matière charbonneuse et qui était soluble dans l'Eau. Après avoir neutralisé l'Acide par de la craie ou mieux par de la litharge , il a filtré , fait évaporer la liqueur, et le résidu était une substance à laquelle il a donné le pom de gomme artificielle , nom impropre, selon Chevreul , puisqu'elle ne produit point d'Acide saccholaclique. Cependant cette substance a entièrement l'aspect vitreux , le goût fade et inodore de la gomme arabique. Elle rougit la teinture de Tournesol , mais l'Acide qu'elle renferme n'est pas le sulfurique , puisque sa solution n'est pas précipitée par les Sels de baryte. Si l'on fait bouillir, pendant dix heures , la substance gommeuse en question dans l'Acide sulfurique étendu , on la transforme en sucre et en un Acide que Tliénai d présume être de l'Acide hyposull'urique uni à une matière organique , et que Braconnot a nommé végéto-sulfurique. Le sucre a une grande ressemblance avec celui de raisin. Il cristallise en petites lames réunies en globules ; sa saveur est fraîche et franche; il se dissout dans l'eau et dans l'AlcohoI bouillant, et se convertit en Alcohol au moyen de la levure; 100 parties de Ligneux donnent j i4,7 de sucre. L'Acide nitrique agit aussi à l'aide de la chaleur
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sur le Ligneux, de manière à pro- 1 duire une substance blanche qui 1 es- I semble à celle obtenue par l'Acide I sulfurique. La Potasse caustique, I chauffée avec le Ligneux , le ramollit I et le dissout presque instantanément; I et si l'on étend d'ean cette solution, I on peut en précipiter par l'Acide sul- I furique une substance que Braconnot I a nommée Ul mine' artificielle. Celle- I ci, après avoir été lavée et sécliée, est noiire comme du Jayet, très-fragile, peu sapide, inodore, insoluble dans l'eau froide , ujhis sobjble dans l'eau bouillante qu'elle colore en brun. Elle se conduit avec les bases Sfllifiables comme un Acide faible.
Le Ligneux, distillé dans une cornue, donne lieu à un dégagement d'eau , d'Acide acétique, d'huile empyreumatique , d'Acide carbouique , et d'Hydrogène carboné. Le résidu est 1 du charbon qui a la forme du Ligueux et dont la quantité est de 18 ( à 19 parties pour 100.
Les usages du Ligneux sont fort, importions dans l'économie publique.
C'est ce corps qui réuni en couches j nombreuses et concentriques dans ^ les Aibres dicolylédons , et en fi- { br.es disséminées dans les Monoco— lylcdous , constitue le bois propre à la confection des ouvrages de charpente, de menuiserie , etc. , etc. V.
Bois. Le Ligneux des Plantes herbacées , disposé en faisceaux longs, flexibles, faciles à séparer du lissu cellulaire adjacent , sert à fabriquer les cordes et les fils dont ou compose les tissus. J'. particulière- »
ment les mots Chanvre, Lin et <-< Piiormium. L'emploi secondaire de te ces tissus pour la fabrication du pa- » pier.cst tellement connu que nous k ne croyons pas devoir en parler ici. k Les singulières transformations dont t Braconnot a montré que le Ligneux « est susceptible augmenteront proba- j< blement un jour les avantages d$ l.
cette substance pour la société. (g..N.) t
* LIGNIDIUM. bot. crypt. {Cham- i pignons.) Ce genre établi parLink se ;• présente sous forme de conceptacles [
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gglobuleux portés sur une membrane félalée; ilssontsimples ,> membraneux, ■irrégulièrement déchirés, renfermant ddcs flocons adliérens , distincts des ssporidies ou séminales qui sonl réuîmies. Il est voisin des Pillocarpii/m , ïStro/igyliurn , Enteridium et Dipli- Utfcerium; il figure dans la série des MVlycétodéens , ordre des Gastiomyccictis. Deux espèces sont décrites par lies auteurs ; ce soin : i 0 Le Lignidium imuscicula que Fries a fait connaître idans ses Observations mycologiques cet qui forme sur plusieurs Hypnitm dde petites taches blauc-gi isàtres de (jquatre à six lignes rie large; 2° le kLignidium Jlavum qui est le t>pc du egenre (Link, lierai. Mag. â, p. 24, T. m, fig. .07); il naît sur le bois mort; sses conceptacles sont gris- jaunâtres à 11 extérieur ; les flocons intérieurs jaunies; les séminules brunes. (a. F.)
* LIGNINE, bot. CHIM. (De Canttàolle, Théorie Elém. de la Botanicque.) Syn. de Ligneux. /'. ce mot.
LIGNIPERUE. Lignipcrda. ins.
?Nom donné par Piillas {Spicilegia iZoologica) au liostiiche Tarière, f .
UBOSTIIICUI!. (G.)
LIGNITE, oéol. En parlant de la IHouille (/". ce mot), il ne nous a pas rparu possdde de séparer entièrement Irhistoirc de ce dernier combustible «le celle du Lignite ni dé celles de Il'Anthiacite et de la Tourbe, parce Mue toutes ces expressions, sans être ^syIlonymcs , ne désignent cependant, aà dire vrai, que des modifications, Été l'état charbonneux , auquel ont fpassé les substances végétales enfouies à des époques plus ou moins rreculécs , sous les couches dont la l'terrc s'est successivement enveloppée ddepuis l'existence des corps organisés. Pour le minéralogiste le Lignite mourrait être uniquement tout cliar- IJjon fossile, d'un noir plus ou moins ffoncé , quelquefois d'un brun clair , nhrûlant avec llamme, sans beaucoup dde fumée, sans se boursoufler et se pprendre en une masse , comme le font ila plupart des Houilles , sans se fon-
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dre et couler comme le font les Bitumes , répandant une odeur désagréable, acre et piquante, présentant essentiellement dans son tissu l'organisation fibreuse du bois, et laissant enfin pour résidu, après la combustion, une cendre pulvérulente , assez semblable, par son aspect et sa composition , à celle des Végétaux; quel que soit d'ailleurs le gisement du combustible , ainsi caractérisé ; le Lignite alors pouirait se rencontrer dans le même lieu , dans la même couche , dans la même masse avec de l'Anthracite, de la Houille et de la Tourbe; mais d'un autie côté , pour le géologue , qui tient moins compte des variétés de forme, de couleur, de propriété des substances , que de la place qu'elles occupent dans le sein de la terre , le Lignite pourrait être, au contraire, toutes matières charbonneuses quels que soient leurs caractères extérieurs, mais qui sont propres exclusivement à certains terrains , tandis qu'il regarderait comme Anthracite , comme Houille , comme Tourbe , des matières quelquefois semblables aux premières, et seulement distinctes par leur gisement ; il résulte de ces deux, manières de voir que le Lignite, considéré minéralogiqucment, serait toute autre chose que le Lignite considéré géologiquement, et que la même expression deviendrait commune à deux idées très-distinctes, inconvénient grave, auquel ou se proposerait impirfaitemeobde remédier, en distinguant l'espèce minéralogique de l'espèce géologique , si toutefois encore le mot espèce pouvait être ici employé pour ne signaler dans un cas que certains modes d'altération d'une même substance, et dans l'autre que les diverses circonstances de gisement de celte substance altérée de plusieurs manières ; nous sommes loin de penser que l'on puisse en agir ainsi , parce que nous croyons qu'on ne saurait trop attacber d importance à conserver aux mots, toujours la mène valeur, surtout dans l'élude des dillcrculcs branches de l'Hisloiie Na-
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turélle , qui sont trop intimement liées enlres elles, pour que le langage scientifique ne doive pas rigoureusement elre le même pour toutes. Or quelle parité , quel rapport d'idée pourrait- on établir entre ce que l'on appelle une espèce de Mammifère, d'Oiseau, de Plante, de Minéral , qui sont des corps finis et caractérisés parleur forme, leur organisation , leur composition , avec ce que l'on appellei a , par exemple , l'espèce géologique du Lignite qui comprendra la collection *de diverses nuances d'altération, subies par les Végétaux trouvés dans le sein de la terre, depuis telle couche jusqu'à telle autre couche presqu'arbilrah ement !
Ijes coupes, les divisions facilitent, il est. vrai , l'étude , mais la géologie est une science de généralités qui, comme la physiologie , repousse par sa nature l'emploi de toute nomenclature trop systématique; elle se compose essentiellement de faits et d'observations qu'il est plus nécessaire de coordonner et lier entre eux, qu'il n'est utile de les isoler , et qui ne peuvent, dans tous les cas , être distribués méthodiquement dans dr?s ordres , des genres et des espèces distinctes, comme on peut le faire pour des êtres et des corps nombreux, tels que des Oiseaux , des Insectes, des Plantes, des Minéraux, etc., qu'il s'agit de distinguer les uns des autres. L'inconvénient que nous venons de signaler, celui de prendre dans une Acception toute différente le mot Lignite , existe réellement , ainsi que l'on peut s'en convaincre en étudiant les ouvrages des minéralogistes comi parativement à ceux des géologues , et nous croyons que pour l'éviter il faut d'une part ne pas vouloir désigner sous ce nom une espèce minérale douée de propriétés et de qualités particulières, et par conséquent caractérisée d'une manière précise , et que d'une autre part on ne doit pas non plus comprendre sous cette dénomination , ol comme espèce géologique , tous les charbons fossiles qui se rencontrent dans certaines cou-
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ches de la terre exclusivement; en conservant au mot Lignite le sens consacré par l'usage , dans le langage habituel des géologues, quelqu'arbitraire , quelque peu philosophique qu'il paraisse, on ne s'expose pas du inoinsà donner des idées fausses, comme il peut arriver qu'on le fasse si l'on cherche à couvrir le vague qui ne peut être réellement dissipé , par une apparenced'exactitude et de précision qui n'est que trompeuse. Nous entendons,d'après cela, par Lignite, avecla pi upart des géologues : 1 ° les bois et les Plantes carbonisés dans le sein de la terre, qui ont conservé leur forme originelle ou au moins I organisation ligneuse, dans quelques formations qu'ils se rencontrent ; 2° les couches régulières , les amas constans ou accidentels de matière charbonneuse1, pureou mélangée, dont l'organisation végétale peut n'être plusaperçue dans toutes les parties, mais qui se rencontrent dans les terrains de formation postérieure à celle des terrains ho ii il I iers bien ca ractérisés ( V . Hou i ule). Quoique pouvant se rencontrer dans presque tous les terrains , chacune des diverses variétés principales de matière charbonneuse prédomine cependant dans des systèmes de couche dont l'âge est 'différent , et la distinction minéralogiqne des charbons de terre désignés d'après leurs caractères extérieurs^ leurs propriétés et leurs usages par les noms d'Anthracite , de Mouille , de Lignite et de .Tourbe , s'accorde assez bien, d'une manière générale , avec l'ancienneté de formation et les circonstances de gisement de ces variétés. Ainsi l'Anthracite appartient princi paiement aux plus anciens terrains de transilion; la Houille moins ancienne abonde dans les premiers terrains secondaires. Le Lignite, déjà commun dans les derniers de ceux-ci, paraît plus exclusivement propre aux terrains tertiaires dont les assises les plus modernes renferment !a Tourbe proprement dite. Voigt paraît êtrè le premier qui , sous le rapport géologique , ait cherché à faire bien res-
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((sortir l'accord de cerlains caractères (extérieurs des Lignites, avec leurs teiscmens , et qui ait proposé de lies séparer des Houilles proprement idiies. Celte distinction , bonne comune considération généiale, admise ipar Werner, qui désignait les Ligniites , sous le nom de lii aunkuhle , dont i il distinguait plusieurs variétés, adop- Itée et établie eu France, par D.ui- I buisson et Alex. Brongniart, est maintenant généralement reçue; ce dermier savant qui a fortement appuyé i sur la nécessité de la distinction, a proposé dernièrement, comme résultat de ses observations sur cet important sujet, de classer tous les gisemens de Lignites counus sous quatre types principaux que l'on désignerait, suivant lui, par les dénominations de : i° Lignite du Lias; 3° Lignite de l'île d'Aix ; 5° Lignite ; soissonnois; 4" Lignite supeificiel.
Le Lignite du Lias comprendrait non-seulement les bois fossiles carbonisés que renfeimcnt les couches i calcaréo-argileuses, inl'éi ieui esau Cali caire oolitliique , mais aussi ceux que i contiennent non moins fréquemment les dépôts de même nature qui séparent la grande formation des Calcai- . res du Jura en plusieurs groupes, ou qui la recouvrent, tels que les Argiles 'de Dives (O.v/urt clay), les Argiles i d'Hontli'ur (A immeric/ge clay). Le Lignite de cette période qui commence après le dépôt du Calcaire alpin et s'ari ê'.e à celui des sables ferrugineux et sables vei ts [Irun et Green Sand) 'exclusivement, se trouve le plusori diiiaireir.ent en fragmens disséminés • ou en petits amas qui sont visible- ;meut les débiis de Végétaux muiinicolylédones et dicotylédones, p.» nui [lesquels on a reconnu quelques feuillle.idc Fougères; presque toujours les i morceaux isolés et qui paraissent savoir été fracturés et hulottes avant Heur enfouissement sont pénétrés de -sulfure de Fer, et souvent leur surlacce est recouverte par de grande- Huîtres ou de petites Grypliées qui y «Adhèrent fortement. Les bancs soli- >;dcs de Calcaire marneux en reulcr-
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ment moins que les couches argileuses ; on ne connaît aucune exploitation importante de ce Lignite, dont les usages sont presque nuls.
Le Lignite de l'île d'Aix, ainsi nommé d'après le gisement bien constaté, sur les côtes de Bretagne, piès de Rochel'ort, de bois caihonisés en amas et même en couches dans les sables qui séparent le terrain ooliti— que de la Ci aie, réunirait naturellement tous les dépôts de la même époque, qui sont n ès abondans sur les côtes sud de l'Angleterre , notamment dans le sable ferrugineux d'HastingS, où le Lignite se trouve le plus fréquemment en bancs réguliers , considéi ables , qui alternent plusieurs fois avec ceux de Grès et d'Argile, à la manière des charbons de terre auxquels il ressemble par les caractères extérieurs, et par les exploita lions auxquelles il donne lieu. Ce Lignile est souvent accompagné de cristaux de Quartz hyalin qui tapissent les fis.Mires, et des cavités qui paraissent avoir été pi aliquées dans le bois dont il provient , par des larves ou des Vers marins, sont remplies de Silex Calcédoines. Le Fer : ulluré se (encontre avec lui de même qu'avec le Lignite du Lias, et l'on a recueilli notamment à l'île d'Aix, au milieu des amas de bois , et dans les couches sableuses et marneuses ui les enveloppent , des nodules 'une matière résineuse, brune ou d'un jaune orangé, qui, d'après l'analyse qui en a élé faite , parait contenir beaucoup moins d' Acide succinique, que n'en contient le succin des loi mations supérieures à la Craie»
Presque toutes les tiges reconnaissables dans le Lignite de l'île d'Aix, annoncent des Végétaux dicotylédones, dont quelques-uns au milieu de la masse charbonneuse ont élé changés en Silex. On a reconnu dans le même lieu de véritables J'utus; les lossiles caractéristiques sont marins ; mais ils se trouvent plutôt dans les couches supérieures au Lignite qu'avec celui-ci même; ce sont des Béleinnites, des Nautiles {N. triangu-
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laris), des Sphérulites , les Ichthiosarcolttes de Desmarest , les Gryphœa Aquila et Columba , le Pecten.
quinqi/ecusla/us , etc., et quelques ossemens qui paraissent avoir appartenu à des Reptiles et des Poissons.
Le Lignite soissonnois, postérieur a la Craie , mais antérieur au Calcaire grossier parisien et peut-être même en partie du même âge , appartiendrait presqu'exclusivemenl , d'après Brongniart , à l'époque de la formation de l'Argile plastique qu'il faut regarder comme la plus importante pour la production des Lignites, puisque le savant dont nous analysons dans ce moment les opinions particulières, croit devoir rapporter à la même époque , non-seulement toutes les couches carbonifères qui donnent lieu à de nombreuses exploitations dans les vallées de l'Aisne, aux environs de Soissons et de Laon, auprès de Château-Thierry, d'Epernay , etc.; tous les dépôts de combustibles charbonneux du bassin de Paris, et qui ont été découverts à Auteuil, à Marly , à Mantes' , à Dieppe , mais encore une grande partie des gîtes puissans de charbon de ,lerre , exploités depuis long-temps dans le midi de la France, comme de véritable Houille , tels que ceux des mines de Saint-Paulet près du Pont-Saint-Esprit, de Mimet, de Saint-Savourin , Gréasque , Gardannes, La Cadière , Fuveau , Peynier, Roquevaire, Martigues, etc., dans le déparlement des Bouches-du-Rhône , entre Marseille, Aix et Toulon, ceux des mines d'Etreverne en Savoie; tous les charbons exploités dans la grande vallée de la Suisse qui sépare le Jura des Alpes ; tels que ceux de Vernier, près Genève , de Paudex , de Moudon , pi ès Lausanne, de Saint-Saphorin , près Vevay, de Kœpl'nach près Horgen sur le lac de Zurich, d'OEnintreii , près du lac de Constance, etc., depuis qui font tous partie du grand amas de roches d'agrégation, connu sous le nom de Molasse, et dout la formation paraît en effet correspondre à celle de notre Argile plastique pari-
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sienne jusques et y compris peut-être ui celle de notre Gypse à ossemens.
Le Lignite soissonnois aurait donc f pour caractère principal de former «> souvent des couches puissantes qui f alternent avec des Grès, des Sables et k des Argiles, et de se présenter sur w une grande étendue, dans les ter- àt rains qui sont immédiatement supe'- re| rieurs à la Craie ; il est souvent trié— W langé avec ces Argiles et ces Sables , (j» de manière que l'on ne saurait recon- cil naître dans le tissu de toutes ses par- I1! ties une organisation végétale; il sem- dt ble être, au contraire , le plus souvent A: comme la plupart des Houilles , le G produit de la trituration de parties A charbonneuses qui n'auront été transportées et déposées qu'après cet- fii te opération'; il renferme du Succin à dans lequel l'Acide succinique est en cl quantité notable , du Mrllite , du Bi- q Uime pétrole, et parmi les Minéraux j proprement dits du Zinc et du Fer j sulfuré , du Gypse en cristaux , de la e Chaux carbonatée , de la Strontiane d sulfatée, du Silex àgatë, du Quartz | hyalin. Lts fossiles végétaux et ani- [ maux qui l'accompagnent sont très- j variés et Irès-abondans ; parmi les a premiers on n'a pas reconnu de Plan- f tes marines , mais des Plantes terres- ] très continentales ou marécageuses , < point de Fougères , ni de tiges ni de ( feuilles de Plantes semblable* à celles , qui caractérisent les véritables Houil- , les; les grands Végétaux y sont ordinairement croisés et couchés dans tons les sens; bien que dans plusieurs localités on cite des troncs d'Arbres volumineux qui ont conservé une position verticale. Les Animaux observés dans les divers gîtes de Lignite soissonnois, ne sont pas en moins grand nombre que les Végétaux.
\J Antliracotlierium de Cuvicr (Recherches sur les ossemens fossiles , T. m, p. 098), des os de Mastodontes et une tête de Castor , ont été trouvés , le premier dans les Lignites de Cadibona , et les autres dans le Lignite de Kœpl'nach , près Horgen sur le lac de Zurich. Les Mollusques re-
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lucillis se rapportent presque tous i des Animaux des eaux douces , et |iuclques-uns à des Animaux marins; ees uns et les autres se voient quelquefois mêlés dans les mêmes cou- :l:he>, tandis que d'autres fois des lits, uniquement remplis de Coquilles il'eau douce, alternent à plusieurs reprises avec des lits d'apparence imai me (Soissonnois). Parmi les Coipiilles d eau douce on a distingué cinq espèces de Planorbes , autant de PPàludines , des Pli\^es, des Mélanies, iies Ménalopsides , des Ncritincs , des Akncyles , des Cyi èncs , et parmi les □oquilles marines des Céritlie> , des .Wmpullaires , des Huîtres.
La dénomination de Lignite superfilcicl de Brongniart , serait réscivée ai tous les lïagmcns ou amas de bois charbonneux , plus ou moins altéré , qqui, sans avoir les caractères de la 'JTonrbc ( ce mot), seraient plus nmodernes que le Lignite soissonnois, fet même que tous les bancs solides ('des derniers dépôts d'eau douce des tterrains parisiens , ceux enfin qui !forit seulement partie des couches imeubles superficielles et dont les bois aaçcumulés dans Pile de Chatou , pi cs SSaint-Gcrmain-en- baye , ceux du lPort-à-l'Anglais sur les bords de la !5eine au-dessus de l'a ris , peuvent ildonuer un exemple: ces Lignilcs l'oriimeni des amas quelquefois considérables d'Arbres ciTtiers accumulés lies uns-sur les autres au milieu d'un lljmon sablonneux , qui renferme des (.Coquilles d'eau douce, des débris 'id'lnsectcs aquatiques et d'Animaux (terrestres , des fruits , etc., assez sein- Iblables à ceux qui existent maintemant sur le sol environnant, mais ^souvent aussi des ossemens de grands (Mammifères, dont les espèces ji existent plus sur ce même sol , circoust tance qui donne à ces dépôts un carraclère antédiluvien et qui autorise ià les regarder comme d'une origine «intérieure à l'état actuel du globe.
Après avoir indiqué d'une manière générale quels sont les phénomènes ^géologiques de la distribution des manières charbonneuses plus nouvelles
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que la Houille , dans les divers strates d,e l'écorce de la terre , nous devons tracer quelques-uns des caractères principaux qui ont engagé les minéralogistes à reconnaître, parmi les Lignites , plusieurs variétés , dont les propriétés méritent d'être connues, parce qu'elles font rechercher ces variétés pour des usages dont quelques-uns sont très-importans pour les arts et l'agiicuiture. Ces principales variétés sont :
Le Lignite picifoume , PecIUolhle des Allemands, qui, comme l'indique son nom , a l'aspect luisant de la Poix ; la structure fibreuse du bois paraît à l'extérieur de quelques fragmens , mais le plus souvent cette structure a disparu et le Lignite ne présente plus qu'une masse compacte qui donne, en se cassant, des surfaces conchoïdes.; quelquefois il se divise en feuillets ou bien en fragmens pai allclipipédiques à la manière de quelques variétés de Houille dont il est difficile de le distinguer, d'autant plus que sa couleur est le noir luisant et qu'il brûle avec facilité et sans répandre l'odeur désagréable de la plupart des autres Lignites.
C'est cette variété que l'on exploite dans les mines de Provence , que nous avons, d'après Brongniart, rapportée au Lignite soissonnois, dans celles de la Suisse, dans les Ai dénués à Ruette , dans la vallée de l'Iun en Autriche , à Cadibona dans le golfe de Gènes , à Sarzane en Ligurie , etc. A cette même variété appartient le Jayet que sa dureté , sa couleur noire foncée, sa texture dense et homogène rendent susceptible de prendre un beau poli et d'être taillé sur une meule pour être transformé en objets d'ornemens, tels que des bo itons , des pendans d'oreilles , des colliers , des chapelets , des rosaires , etc., et en général des parures de deuil. Le Jayet se rencontre en fragment ou en nodules dans le Lignite piciforme commun , et peut-être avec toutes les antres variétés de Lignite, mais accidentellement; les exploitations des enviions de lloqucvnirc x
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Marseille et Toulon ; celles de Balestat cl'ins les Pyrénées, de Saint^Coloftibe, Peyral el la Bastide, sont, en France , celles qui fournissent le plus de Jayet au commerce , et qui en ont fourni une assezgrandequantitéà une époque où la mode faisait rechercher les bijoux de celle espèce. Les mines de Saint-Colombe qui ont employé jusqu'à 1 200 ouvriers , n'en occupent J>lus maintenant qu'environ i5o.
L'Espagne, la Saxe, la Prusse, ont des mines de Jayet dont on fait le même usage qu'en France. Quelques auteurs, et notamment Voigt et Brongniart , rapportent à la variété de Lignite picifprme, le Candel Coal ou charbon chandelle ries Anglais , quoique l'on assure que cette sous-variélé existe dans les couches des terrains houilliers île Newhaven ( V.
Houille compacte).
Le Lignite ternit , d'un noir plus ou moins foncé, mais toujours terne, répandant en brûlant une fumée épaisse et presque toujours acre et fétide, présente une structure , tantôt massive, tantôt schisteuse, mais rarement ligneuse ; il e>t le plus souvent en couches et souillé par des matières terreuses et des sables. Les exploitations de Sainte-Marguerite, près Dieppe ; la plupart des gîtes du Soissonnois, les mines de Piolenc , dans le déparlement de Vaucluse , de Leipsick en Allemagne, celles de Tœplilz et des environs de Carlsbad en Bohême, fournissent des exemples de cette variété de Lignite , dont les principaux usages sont de plusieurs sortes ; lorsqu'il est en masses solides , qu'il n'est pas par trop imprégné d'infiltrations pyriteuscs , il peut servir pour faire cuire la Chaux et pour toute opération analogue ; lorsqu'il manque de cohérence , et que les Pyrites qu'il contient se décomposent facilement à l'air, on l'emploie pour fabriquer des sulfates de Fer et d'Alumine; on le répand encore sur les terres pour les amender (Sainte-Marguerite, Soissonnois); une sous-variété qui est terreuse, pulvérulente , d'un brun noir, que l'on
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trouve principalement à Brulh, et qui dans le commerce est connue sous le nom de terre de Cologne , est employée dans les peintures grossières.
On distingue bien encore plusieurs autres variétés Sous les noms de Lignite fibreux, cvlindroïde, bacillaire, mais elles sont de trop peu d'importance sous les rapports géologiques et techniques, pour que nous devions nous arrêter à les décrire ici.
LIGNIVORES ou XYLO PEA- GES. iNS. Duméril donne ce nom à une famille de l'ordre des Coléoptèrés qui correspond à celle que Latreille nomme Longicornes. V . ce mot. (g.)
LIGNONIA. bot. puan. Le genre Paypayrola d'Aublet a reçu de Scopoli ce nouveau nom qui a été adopté par Rœmer et Schultes. Jussieu et Lamarck se sont contentés de modifier la dénomination primitive en celle de Payrola. F. ce mot. (g..n.)
LIGTU. bot. piïan. Nom de pays devenu scientifique pour désigner une espèce du genre Alstroemeria. , ce mot. (b.)
LIGULA. int. V. Ligule.
LIG UL AIRE. Ligularia. bot.
PHAN. Genre de la famille des Synanlhérées, Corymbifères de Jussieu, :
et de la Syngénêsie superflue, L., établi par H. Cassini (Bulletin de la Société Philom., septembre 1816) qui l'a ainsi caractérisé : involucre cylindracé, formé -'e folioles égales , disposées sur un seul rang, contiguës , libres, appliquées, oblongues, lancéolée- , aiguës au sommet, membraneuses sur les bords; à la base de l'involucre on observe une ou deux bradées linéaires subulées; réceptacle plane absolument nu; calathide radiée, dont les fleurons du centre sont nombreux , hermaphrodites , ceux de la circonférence sur un seul rang, en languettes et femelles; corolles des Heurs femelles portant à la base quelques longs filets qui sont des rudimens d'étaini-
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ices ; ovaires supportes par un léger lodilicellc , oblongs, striés , glabres , lourvus d'un bounelet au sommet , it surmontés d'une aigrette composée lue poils légèrement plumeux. Les Itjles ont leur partie supérieure et M face extérieure des stiginatophoves hérissées île papilles; les bourreects stigmatiques sont confondus en une seule masse, à l'exception de la >>asc où ils sont partagés par un léger îillon. Ce genre a été placé par son nuteur , dans la tribu des Adénostycécs, entre les nouveaux genres Sensrillis et Celmisia. 11 se distingue des ISineraria par La présence des bractées qui se trouvent à la base de l'involucre, par les é ta mines i udinienaaires de ses fleurs femelles, et par tes caractères du style. L'espèce que !]assini considèie comme type <!e ce mou veau genre , est le Çineraria aibivica , L. Celle Planle ci oïl en Sibéi ie, lia us le Levant et sur les montagnes iJe l'L'uropc australe. Cassini soupçonne en outre que le Cùicraria cas- )n'ca de Marschall est une seconde sspèce de Ligularia.
Un autre genre de Plantes a été norme sous le nom de Ligularia par iDuval (Plantes grasses du jardin lï.Alençon, p. u). 11 avait pour type ee Saxifraga sarmentosa , Willd. ; mais Haworth ne l'a considéré , avec
uste raison , que comme une section Il u genre Saxifrage. V. ce mol.
Rumpb s'était autrefois servi du mot Ligularia pour désigner la Plance nommée par Linné Euphurbia ne-
iifulia. (G..N.)
LIGULE. Ligula. int. Genre de \Vers intestinaux de l'ordre des Cescoïdes. Caractères : i° ayant le développement complet, corps aplati, continu , très-long , parcouru sur ses :leux laces par un sillon longitudinal ::t médian ; point de tète ni d'organes génitaux visibles; u" après I entier léveloppement , corps aplati, conli- 111 , très-long; tête munie île deux 1 ossettes latérales très-simples ; ovaires formant une ou deux séries longitudinales , avec des lemnisques sail-
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lans (organes génitaux mâles) situés sur la ligne médiane. Pallas confondait ces Animaux avec les Tœnias, et Linné avec les Fascioles. L'organisation des Ligules est d'une extrême simplicité. Lorsque l'on examine celles qui vivent dans les Poissons, ou , d'après l'hypothèse de Rudolpbi, celles dont le développement n'est pas complet, il semble que l'on ait sous les yeux une bandelette d'Albumine coagulée, dont la surface plus ou moins i idée est parcourue sur cliacunc de ses faces par un sillon longitudinal et médian. Que l'on dissèque cette masse , qu'on la soumette à la macération , qu'on (in examine des portions minces au inicrcfscope , quelques recherches que l'on puisse faire, on ne trouve toujours qu'une substance blanchâtre , assez firme, sans fibres, vaisseaux ou oiganes quelconques. Cependant les Ligules, même en cet état , sont des Animaux vivans dont les mouvemi'iis sont trèssensibles. Lorsqu'on les met dans l'eau , elles se meuvent de diverses laçons cl nagent à la manièi e de Sangsues. La portion que l'on regarde comme la tête est en général plus épaisse et plus pointue que la postérieure ; on ne peut y apercevoir rien qui ressemble à des suçoirs ; les plis y sont plus réguliers que sur le reste du corps ; les bords sont épais, plissés, et souvent ondulés. Même dans cet état, les Ligules parviennent à de grandes dimensions; on en a observé de plus de trois pieds de long et d'un demi-pouce de large. L'organisation de ces grands individus n'était pas plus apparente que dans les plus petits.
Il n'est pas rare de trouver dans les intestins des Oiseaux aquatiques des Ligules absolument semblables à celles des Poissons , c'est-à-dire dont la structure n'est pas plus complexe; souvent aussi elles présentent, dans une étendue plus on moins grande , une série d'ovaires liès-distincls. Ces ovaires ont la forme d'un petit sac et sont placés très-près les uns des aulres sur une ou deux rangées Ion-
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gitudinales qui occupent loujouis le centre du corps; chaque ov;iire paraît communiquer à l'extérieur par une petite ouverture, et toutes ces ouvertures sont placées du même côté. Rudolphi a observé sur le Ligula sparsa , un petit corps cylindrique sortant par l'ouverture dechaque ovaire. Il le regarde comme l'organe génital mâle. On distingue facilement la présence des ovaires dans les Ligules, par une ligne brune longitudinale plus apparente du coté où sont placées les ouvertures de communication avec l'extérieur. Du côté opposé, on aperçoit ordinairement sur la ligne médiane, une bandelette très-éti oite ; un peu saillante , limitée de chaque côté par un petit sillon. Ses œufs sont ovalaircs, de couleur brune, et très-nombreux. La plupart des Ligules des Oiseaux sont marquées antérieurement de lignes transversales, rapprochées, régulières; quelques Ligules paraissent véritablement articulées dans cette partie; le reste du corps est ou irrégulièrement ridé, ou tout à- fait lisse.
Bremsera observé sur une Ligule trouvée dans le Cormoran commun ( Ligu/a interrupla) une lêle distincte oii l'on remarquait une fossette linéaire sur chaque côté; ces fossettes ressemblaient à celles des Bothriocéphales solides et noueux; la tête était très-mince, presque triangulaire et aiguë en avant. Nous avons trouvé dans le même Oiseau une Ligule qui offrait également à son extrémité antérieure deux fossettes linéaires. C'est la seule espèce oii l'on ait encore remarqué ces organes. Si l'on excepte les ovaires et les suçoirs de l'extrémité antérieure , la structure des Ligules des Oiseaux est la même que celle des Ligules des Poissons. Ces seules différences d'organisation entre les Ligules des Poissons et celles des Oiseaux, la circonstance d'habitation constamment dans l'abdomen chez les Poissons , dans l'intérieur des voies digestives chez les Oiseaux aquatiques ; de plus , une observation singulière relativement aux Bothrio-
céphales solides et noueux ( V. ces \ espèces) , ont porté Rudolphi à avan- |; cer que les Ligules étaient destinées ! par la nature à passer une partie de i leur vie dans les Poissons; que là, elles étaient entièrement dépourvues |B d'organes génitaux, et par conséquent tl infécondes; que, parvenues dans les ^ voies digestives des Oiseaux qui s'é- j taient nourris de Poissons affectés de j Ligules , elles y prépaient un nou- „ veau degré d'acci oissement , leurs organes génitaux se développaient, et qu'elles pouvaient alors se multiplier , par germes. Cette hypothèse , quoique fondée sur des faits d'observation -j exacte, paraît fort étrange, et, si elle e-t l'expression d'une loi de la nature relative à ces êtres, c'est une nouvelle singularité ajoutée à toutes celles que nous présentent les Vers |' intestinaux. Il paraît certain égale- .
ment que les Ligules des Poissons, , arrivées à une époque de leur exis- " tence , sortent de l'abdomen de ces \ Animaux en s'insinuant entre les 1 muscles du dos et en perforant la ',' peau.
L'on a dit que l'on a vu des Ligules ' encore vivantes dans des Poissons bouillis et servis sur table; c'est une exagération d'observateurs superficiels et peu scrupuleux. Il n'y a pas d'êtres vivans qui puissent résister à l'action piolongée de Peau bouillante.
D'ailleurs, la vie des Ligules est assez fugace; elles ne lardent pas à mourir lorsqu'on les placi dans l'eau à une température modérée. Les Ligules ont été li ouvées dans l'abdomen des Poissons qui vivent passagèrement ou habituellement dans l'eau douce, et particulièrement les espèces du genre Cyprin. On les trouve également dans les voies digestives des Oiseaux aquatiques et piscivores. On a trouvé une Ligule dans les intestins grêles d'un Veau marin nourri depuis quelque temps avec des Brèmes. Il existe diins un lac du royaume de Naples nommé Lago fuciiiu , une espèce de Cyprin voisin du Barbeau , et que l'on nomme dans le pays Lasca et Lascagna. Ce Poisson contient assez
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néquemment des Ligules rnpportées itili Ligula simplicisslma par Rudol- >!)hi; on uomine ces Vers Macaroiini Matti. On les mange avec délices.
Les espèces de Ligules sout peu idombreuses et assez difficiles à distinguer euti e elles. Leurs différences ppécifiques ne consistent guère que llaus la position des ovaires, pour i-elles qui en sont pourvues. Quant inX autres , Rudolphi les réunit louées sous le uoin de Ligula simplicisiima. (e. d..l )
* LIGULE. Ligula.coyicn. Lamarck UVait d'abord donné le nom de Donalille, el ensuite celui d'Ans pliidesme i un genre que Montagu {Test. Brit.
M. 22) avait antérieurement établi cous le nom de Ligule; il était juste, loar l'antériorité, de conserver celui Ile Montagu i c'est ce que Férussac a l'ait dans ses Tableaux systématiques.
£è genre , sur lequel Férussac a don- :oé quelques détails à l'article Am- Midesmi: de ce Dicliounaire , a été 'Macé par cet auteur dans la famille Iles Maclracées , à l'imitation de LamarctË. Blamvdle , en faisant une £Oiis-division des Lucincs, aurait dû uussi en rapprocher les Erycines qui •»nt , avec elles , beaucoup d'analogie; mais on voit d'après la citation des ligures faites par Blainville, qu'il connaissait peu ce genre, puisqu'il (•envoie à la planche 283 , fig. 1 , a , )) , c , de l'Euc\clopédie , qui présente .ia Lucine lactée de Lamarck, laquelle test le type du genre Luripes de l'oli. ILali cille , dans son dernier ouvrage, <oin de conlondie les Aniphidesmes tvec un autie genre, en fait une famille à part sous le nom d'Amphidcsnites. Il y joint, avec quelque réi'ierve , les genres Listera, Lyonsia 1 Cryptodon de Turton. Cette nourelle famille de Latreille est la huilièmedc la première section du qua- ) rième ordre.
Lamarck décrit seize espèces d'Aintbhidesmes, desquelles il faudra tetrancher quelques-unes qui sont des •jticinesou qui appartiennent à d'aunes geures. Férussac a fait voir à
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l'article Ampiiidesme que les Amphidesmes lactée et lucinale de Lamarck étaient une seule et même Coquille, la Tellitia lactea de Linné , qui se trouve encore dans le genre Lucine sous le nom de Lucina lactea. L' Ampiiidesme douacile a la plus grande analogie, quanta la charnière, avec la Croisatclla glabrata; elle devrait donc se placer plutôt avec elle qu'avec les autres Amphidesmes. Sowerby, dans sou Gênera, a manifesté une Opinion différente, c'est-à-dire qu'il a piacé et l' Ampiiidesme douacile, et la Crassalclla glabrata dans le genre h] ry ci ne auquel elles servent de type. Cette opinion , que nous n'adoptons pas , prouve cependant l'analogie de ces deux Coquilles. Il est à présumer, d'après cela , que les autres espèces ont besoin d èti e examinées avec une nouvelle attention , puisque dans les six premières trois doivent en être ôlées. Les Amphidesmes ont beaucoup d'analogie avec les Erycines ; nous pensons même qu'il sera convenable de les réunir lorsqu'un plus grand nombre d'espèces vivantes d'Erycines seront venues à la connaissance des zoologistes. La principale différence entre ces genres, c'est que dans les Erycines le ligament interne est placé entre les deux dents cardinales , tandis que dans les Amphidesmes ou Ligules les dents cardinale^ sont placées à côté de la fossette. Voici les caractères que Lamarck assigne à ce genre : coquille transversc, inéquilatérale , subovale ou arrondie, quelquefois un peu bâillante sur les côtés; charnière ayant une ou deux dents el une fossette étroite en gouttière pour le ligament intérieur ; ligament double, un externe court , un autre interne fixé dans les fossettes.
Ligule panachée, Ligula variegala, A ' mphidestna variegata, Lamk., Anim. sans vert. T. v , p. 4go , u° 1 ; Amphidesma Oariegatum , Sow. ( The Gênera of lîecent and Fossil S/iells, 9" cahier, fig. 1 ) ; Tellina , Encyclop. pl. 291 , fig. 5. Coquille ovale, oblongue, mince, peu convexe, d'un
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blanc pourpré ou violàtre, présenlani des taches de rouge brun , irrégulières, comme écrites; toujours unetnentstiviée transversalement; les stries sont très-fines et se perdent vers les brochets qui sont petits, à peine ssillans. Eu dedans, cette Coquille offre une grande tache d'un rouge brun foncé qui diminue insensiblement vers les bords qui sont; lisses; Il y a sur chaque valve deux dents cardinales fort petites; l'impression du manteau a une échancrure très-, p rotonde comme dans les Tellines , et sur le côté postérieur on remarque un pli sinueux comme dans ce dernier genre. (d..u.)
LIGULE. Ligula- bot. PiÛAN. On donne ce nom , dans les Graminées , à la petite lamelle ou languette qui naît du sommet ou bord libre de la gaine de la feuille. Quelquefois la Ligule est formée par des poils. Ce petit organe fournit assez souvent d'excell'ens caractères pour distinguer certaines espèces. (a. r.)
* LIGULËE (corolle), bot. phan.
Cette sorte de corolle s'observe dans la famille des Synanthérées ; c'est quand la corolle inonopétalè commence par un tube et qu'elle va ensuite en s'élargissant et formant une languette plane et latérale, comme dans toutes les Chicoracées et dans les fleurs de la circonférence dans les Radiées; la fleur qui offre une semblable corolle est appelée un demifleuron, (a. R.)
LIGURITE. min. Viviani a remarqué uue substance verte, transparente, à cassure vitreuse, disséminée daus une Roche talqueuse des bords de la Stura, en Ligurie. Celte substance , d'après l'examen qu'en a fait Vauquelin , ne serait qu'une modification du Titane silicéo-calcaii e.
Elle est formée, suivant Viviani , de Silice , 57,45 ; Alumine , 7,36 ; Chaux, 2.r),5o; Magnésie , 2,56; CKidedeFer , 5,oo; Oxidede Manganèse, o,5o. Elle est plus dure que la Chrysolithe orientale, et sa pesanteur spécifique est de 3,4g. (g. del.)
LTG
LIGURIUS. min. (Exode, chap.
28, vers. 19.) L'une des douze pierres qui ornaient le rational du grandprêtre Aaron, et que l'on croit être la même chose que le Lyncurius. V.
ce dernier mot. (g. del.)
LIGUSTICUM. bot. phan. V. Li-
VÈCHE.
LÏGUSTRO T DES . bot. phan. (Linné.) Syn. de Volkamérie. V. ce mot.
LIGUSTRUM. bot. phan. r.
Troène.
LIGDUS. moll. (Montfort.) V.
Ruban, Agathine et Hélice.
LIKENEE. ins. V. Liciienée.
LILACEES. bot. phan. Ventenat (Tabl. Kègn. Végét. , 2, p. 3o6) appelait ainsi une famille naturelle de Plantes qu'il formait avec les genres de la famille des Jasminées ayant le fruit capsulàire. Tels sont les genres Nyclanihes , IMac , Fontanesia, Fraxinus. Mais celte famille ne diffère par aucun caractère des Jasminées. V. ce mol. (a. r.)
LLLjEA. bot. phan. F. Lilée.
LILAK. bot. phan. Pour Lilas. F~.
ce mot. (b.)
* LIL ALITEE, min. f. Lépido-
LITHE.
LILAS. Syringa, L. bot. phan.
Z</7ac, Tourn. Genre de la fa mille des Jasminées et de la Diandrie Monogynie , L. , qui se compose d'un petit nombre d'espèces, mais qui toutes sont des Arbrisseaux d'un port élégant que l'on cultive dans les jardins , surtout à cause del'odeur suave que répandent leurs fleurs. Les Lilas ont leurs feuilles opposées, entières, pétiolées, dépourvues de stipules; leurs fleurs violettes tendres, disposées en grappes rameuses ou en tfurses redressés. Leur calice est monosépale , turbiné , à quatre dents très-courtes ; leur corolle est monopétale, légulièrc, hypocratériforme , à tube allongé , un peu ren lié dans sa partie supérieure, à limbe offrant quatre lobes étalés et obtus, et
légèrement concaves. Les étamiues , hu nombre de deux, sont sessilcs llans la partie supérieure du tube , qu'elles ne dépassent pas. L'ovaire ?ist à deux loges contenant chacune iJeux ovules pendans. Le style est • impie, terminé par un stigmate profondément biparti et à divisions linéaires et subulécs. Le fruit est une capsule allongée , comprimée , à deux coges contenant chacune une seule graine plane et s'ouviant en deux t/alves naviculaires , emportant chacune la moitié de la cloison.
Lilas commun , Syringa vulgaris , lii» Cet Arbrisseau élégant , q\ie nous cultivons en si grande abondance Mans nos jardins, est originaire île la °erse et du Levant. Il l'ut introlluit vers i56a en Allemagne par ilugier-Ghislen de Busbecq, ambassadeur de Ferdinand Ier , empereur d'Autriche, auprès du sultan Soliunan II. Ce fut Matlbiole qui , dans ■ es Commentaires sur Dioscoride, en oarla pour la première fois et en Uonna la première figure. Le Lilas •oeut s'élever à une hauteur de dix à idouze pieds et quelquefois même au- Uelà. Ses feuilles sont opposées, péùolées, coi diformes , aiguës, trèsmtières, glabres sur leurs deux faces.
..-.es (leurs sont d'une, couleur violette Extrêmement claire, nuance que l'on llésigne sous le nom de couleur lilas.
I&llcs forment fies thyrses dressés , uniques , composés d'un très-grand nombre de (leurs serrées , et elles épandent une odeur extrêmement unve. On a des variétés à (leurs ron- :;eàtrcs et d'autres à (leurs d'un blanc irès-pur. Quelquefois les feuilles ront variées de blanc ou de jaune.
Jet Arbiisscau ne craint pas les iroids les plus rigoureux de nos climats. Il est cxtrémeincnt rustique et lient presqu'également bien dans "outes les espèces de terrain et à toutes les expositions. Ses (leurs s 'épanouissent en général dès les prcmieis nours du mois de mai , et sont dans moire climat l'annonce du printemps.
On multiplie le Lilas par tous les procédés possibles ; ainsi par graine ,