TOME IX
LIN 4.i5
incluses, avec une cinquième rudimenlaire; anthères à lobes écartés ; stigmate obtus; capsule ovée , déhiscente par le sommet. Ce genre se compose d'un très- grand nombre d'espèces dont la plupart sont indigènes du bassin de la Méditerranée.
Uuelques-unes croissent dans l'Amérique septentrionale et dans les régions tempérées de l'Amérique méridionale. Ce sont des fiantes herbacées ou rarement ligneuses, à feuilles alternes: les inférieures quelquefois opposées ou verlicillées. Les fleurs sont assez élégantes , accompagnées de bractées, dispo-ées en épis, ou solitaires dans les aisselles des feuilles. On en trouve de toutes les couleurs; mais le plus souvent elles sont jaunes, et paifois blanches, bleuâtres ou légèrement purpurines. Parmi celles qui sont li ès-répainiues en France, nous citerons, comme espèce fondamentale, la Linaire vulgaire, Linaria iiilgaris, Laink. , ou Jnthirrinum Linaria. L. Elle a des feuilles lancéolées , linéaires el une tige dressée : les Heurs foiment de beaux épis de fleurs jaunes qui terminent les tiges. Ce fut sur cette Plante que Linné observa le phénomène intéressant de la régularisation des fleurs, phénomène qu'il désigna sous le nom de Pélorie. F. ce mot. Mais cet accident (si toutefois l'on doit nommer ainsi l'état normal de la fleur) se présente bien plus fréquemment sur la \ Linaria spuria qui croît abondamment dans les champs cultivés de l'Europe. Si , quelque temps après la moisson , on observe les fleurs de cette espèce, on en trouve une giande quantité qui offrent tous les intermédiaires entie la fleur personnee et la fleur parfaitement régulière, et cela souvent sur le même individu. Il semblerait que ce phénomène est déterminé par les altérations que la Plante a subies de la part des hommes par les travaux de la culture, ou de celle des Animaux qui broutent et mutilent cette Linaire jusque près de sa racine.
Mœnch a constitué sous le nom