tome ix
LYC . S&f pcllc en petit plusieurs de nos Conifères, (ad. B.)
* LYCOPODIACËES. bot. chypt.
Celte famille établie par Swartz et adoptéedepuispar tousles botanistes, n'est presque composée que du genre Lycopode.etdequelquesgenresqu'on en a démembrés. Tels sont les deux genres Tmesipleris et Psilotum{Bernhardia, Willd. }; on doit encore y rapporter, ainsi que l'a fait De Candolle, le genre Isoetes dont l'organisation a les plus grands rapports avec celle des Lvcopodes. Quant au genre Dufuurea de Bory de Saint-Vincent rapproché par Willdenow des Lycopodes , il a été reconnu depuis pour une Plante phanérogame, voisine de la famille des Joncées. Cette famille se trouverait donc composée de quatre genres ou de cinq, si on divisait le genre Lycopode, comme nous pensons que ce serait convenable , en deux genres fondés sur la structure des capsules. Ou pourrait distribuer ces genres ainsi :
f Capsules indéhiscentes.
Isoetks.
|f Capsules régulièrement déhiscentes.
Stacuygynandhum, Lycopodium, Taies ifteris , Psilotum.
La première section forme pour ainsi dire le passage aux Marsiléacées et surioul à la section des Salviniées {Salvinia et s/zo//a), dont ['Isoetes se rapproche par sa manière de croître, c! par ses capsules ou plutôt ses involucrcs indéhiscens; les derniers genres de la seconde section ont au contraire plus d'analogie avec les Fougères, et surtout avec les Ophioglossées.
Les LyOôpodiàcées sont principalement caractérisée^ par leurs capsules ilacces à l'aisselle des feuilles ou des u nctées, éparses ou formant des épis distincts; tantôt ces capsules, toutes semblables , renferment un grand nombre de séminules auxquelles étaient probablement mêlés danslcur premier développement les grains
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de pollen , ainsi que cela s'observe dans les involucres du Marsilea et du Pilularia ; tantÔL ces organes sont réunis dans des capsules de deux sortes , les unes ne renfermant que des grains de pollen , et les autres ne contenant que des scminules beaucoup plus grosses que les grains des premières : c'est le cas de i'Isoetes et du Slachy gy nandrum dans ces deux genres, et surtout dans le premier, il est à présumer que la fécondation a lieu après la dispersion des graines, comme cela a lieu dans le Salvinia et probablement dans Y Azolla- Du reste la structure ries graines est parfaitement la même dans Ylsoetes et dans les Slackygy nandrum , dans les uns et les autres elles sont sphériques, blanches, et présentent trois côtes rayonnant d'un même point. Dans les autres genres la ténuité des graines rend difficile de les observer; cependant on reconnaît toujours une forme un peu trigone qui paraîtrait indiquer également ces trois côtes. La structure dps tiges et des feuilles est la même dans toutes ces Plantes, si ce n'est que celles de Ylsoetes sont dépourvues de pores corticaux comme toutes les feuilles des Plantes submergées. La tige présente toujours les vaisseaux réunis en un faisceau au centre , et entourés d'une couche fort épaisse de tissu cellulaire plus dense vers la circonférence. La distribution géographique de cette famille est la même que celle que nous avons indiquée pour les Lycopodes en particulier; les deux genres Psilotum et Tmesipteris ne se trouvent qu'entre les tropiques ou à peu de distance de cette zone à la Nouvelle-Hollande et à la Nouvelle-Zélande d'un côté, etle Psilotum jusque dans les Florides de l'autre.
Un des faits les plus remarquables offerts par cette famille, mais qui n'a été observé, il est vrai , jusqu'à présent que sur une seule espèce, c'est la germination dicolylédone de ces Plantes; ce fait annoucé par lîrotero, vérifié par Salisbury qui en .'i donné une bonne figure (Trans. Soc. Liu-
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néenne, T. xn), a été remarqué sur le Lyc. dcnticulatuni; il tendrait à éloigner ces Plantes des Fougères et annoncerait peut-être, entre ces Végétaux et les Conifères , des rapports que leur port semblerait indiquer , et que quelques autres caractères paraîtraient faire ressortir; peut-être celte famille est-elle destinée à suivre le sort des Cycadées qui , d'abord confondues avec les Fougères , furent ensuite placées parmi les Phanérogames monocotylédones, et dont le célèbre Richard a si bien prouvé depuis les rappoits avec les Conifères.
Lycopodiacées fossiles. — Plusieurs auteurs ont indiqué comme appartenant à la famille des Lycopodiacées, des Végétaux dont les restes ont été trouvés dans différons terrains. Nous avons partagé cette opinion en rapportant à cette famille plusieurs Piaules du terrain houillier et quelques autres trouvées dans des terrains plus nouveaux. Eu effet , celte famille paraît une de celles qui s'est développée en premier sur la terre, niais avec des caractères assez différens de ceux qu'elle offre maintenant pour exiger une comparaison minutieuse , afin de donner quelque degré de certitude à celle détermination .
Examinons d'abord ceux de ces Végétaux qui se rencontrent dans la formation houillièie; c est dans ce terrain que cette famille paraît prédominer, et le nombre des espèces , ainsi que leur élat de conservation, nous mettra à même de les mieux caractériser.
Ou rencontre en grande quantité , dans les terrains bouilliers, et peutêlre plus particulièrement dans ceux' du nord de l'Allemagne, de la Belgique, de l' Angleterre et des Etals- Unis , des tiges cylindriques ou légèrement elliptiques lorsqu'elles sont perpendiculaires aux couches, loutà-fait planes lorsqu'elles sont parallèles à ces couches. Le diamètre de ces tiges ou de ces rameaux varie , probablement suivant les espèces et
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suivant la partie de la Plante, depuis quelques millimètres jusqu'à 5-6 décimètres. Lorsqu'on observe ces tiges clans les couches qui les renferment, on voit qu'elles sont toujours rameuses , le plus souvent diclioiomes , quelquefois pinnées. On en a mesuré , dans les mines des environs de Dusscldorf , qui atteignaient jusqu'à 70 pieds de long. Elles ne présentent d'articulation dans aucun point de leur étendue. Leur surface est couverte d'une écorce de charbon très-mince , très-régulière; l'intérieur est entièrement remplacé par de la roche , et ne conserve aucune trace de structure végétale; l'écoice offre des mamelons rhomboïdaux disposés en quinconce , vers La partie supérieure desquels on remarque une cicatrice d'insertion de forme variable , mais toujours plus large que haute et marquée d'un ou de trois points vasculaires. Telle est la structure des grosses tiges; elles paraissent se terminer intérieurement par plusieuis racines dichotomes. INous avons observé quatre racines disposées en croix sur une base de tige très-grosse des environs de Glasgow , que nous présumons appartenir à ce genre. Mais lorsqu'on rencontre des portions de rameaux plus jeunes , soit qu'ils fassent suite à ces liges , soit qu'ils soient isolés , on peut étudier avec plus de succès la structure de ces Plantes. Sur ces rameaux , on retrouve en plus petit la même organisation de l'écorce; mais en outre, on rencontre presque toujours une partie des feuilles qui s'inséraient sur ces sortes de mamelons; ces feuilles sont linéaires ou sétacées, plus ou moins longues, souvent courbées en faucille, très-aiguës , et traversées par une seule nervure moyenne; leur tissu paraît assezépais et coriace. Dans d'antres espèces , les feuilles ne semblent être que des sortes de tubercules courts et aigus , mais c'est le cas le pl us rare Ces Végétaux , que nous avions d'abord désignés sous le nom de Sagenaria, ont été nommés à la même époque par