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Strenberg, Lepidodendron , nom que nous sommes portés à adopter. Si nous compaions ces Végétaux à ceux que nous connaissons actuellement , nous ne trouverons que deux familles avec lesquelles ils aient de nombreux rappoits; ce sont les Lycopodiacées et les Conifères. Us s'éloignent des premières par la grandeur, des secondes par un caractère plus important, l'absence d'accroissement en diamètre , accroissement qui eût détruit les traces des insertions des feuilles sur les tiges, bien long-temps avant que ces tiges eussent pu acquérir un diamètre de 5 à 6 décimètres. Ils diffèrent encore des Conifères par leur divisiou dichotome , mode de divi* sion qu'on n'observe dans aucune Plante de celte famille , et qui est au contraire si commune dans les Lycopodes ; du reste , la forme et la disposition des feuilles s'accordent également bien avec l'une et l'autre famille; en effet, nos Plantes fossiles ont des feuilles toiit-à-l'nit semblables d'une part à celles des Araucaria d'Amérique , et de l'autre à celles des Lycupodiu/n verticillalum , ulicij'oLium , etc.
Deux autres caractères nous font encore pencher pour l'affinité avec les Lycopodiacées : i° la manière dont les tiges de ces Végétaux sont remplies d'une roche semblable à celle qui les environne , peut faire présumer qu'elles étaient fistuleuses ou composées intérieurement d'un tissu cellulaire très— lâche qui s'est détruit promptement. Si on examine les tiges des Lycopodcs vivans , et p irticulièrcment des espèces à tiges épaisses et dichotomes , on verra qu'ellesconsistcnt en uue écorec d'un tissu cellulaire très-dense , plus ou moins épaisse , et en une cavité assez targe, au centre ou sur les côtés de laquelle se trouve un axe cylindrique formé par un faisceau de vaisseaux. On conçoit qu'il peut avoir cxislédcsespèces , dont la tige, beaucoup plus grosse , présentât une cavité beaucoup plus grande, qui aurait été remplie par la roche envi-
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ronnante. Il est au con traira irèsdifficile de concevoir comment l'intérieur d'une tige pleine et ligneuse comme celle d'un Pin ou de tout autre Arbre de la famille des Conifères aurait pu se détruire et être remplacée par une substance étrangère , sans que l'écorce, beaucoup moins dense, qui l'entoure, se fût détruite en premier; aussi ne trouvons-nous aucun exemple de ce mode de pétrification dans les bois évidemment dicolylédons. Le dernier fait qui nous porte à admettre ces Végétaux pour des Lycopodiacées , consiste dans la disposition des feuilles de quelques Plantes de ce genre ap-
fiartenant également au terraiu kouilier. Dans ces échantillons , les feuilles sont distiques et alternativement plus grandes et plus petites, absolument comme dans certains Lycopodes , tels que le L. flabeUatum.
Si après avoir ainsi comparé les organes de la végétation décès Végétaux avec ceux des Lycopodes , uous cherchons parmi les autres débris de Végétaux fossiles du même terrain ceux qui pourraient se rapporter à leurs organes de fructification , nous trouverons deux sortes de fruits ,
3 ni, malgré leur giande différence c forme, nous paraissent appartenir à des Végétaux de cette famille.
Les premiers sont des fruits comprimés , presque lenticulaires, cordiformes à la base , qui ont , avec les coques bivalves des Lycopodes, la plus grande analogie , et qui n'en diffèrent également que par une taille beaucoup plus considérable , différence qui s'accorde avec celle que nous avons observée dans les tiges. Les seconds sont des cônes ou épis formés d'écaillés imbriquées, écailles qui paraîtraient creuses ou composées de deux écailles soudées comme celles des Araucaria, et renfermer dans leur intérieur une coque probablement membraneuse et remplie de graines nombreuses; structure qui est pour ainsi dire intermédiaire entre celle des Lycopodes à épis et celle tic \' Isoetcs, et qui , d'u-
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ne autre part , a une grande analogie extérieure avec celles des cônes des y/raucaria . mais qui nous paraît en différer essentiellement par la forme et la disposition de la substance renfermée dans les écailles , qui ne paraît pas être une seule graine régulière et compacte comme celle des Conifères, mais une agglomération de séminules dans une coque, comme on l'observe dans les Lycopodiacées.
Tels, sont tous les caractères qui, réunis , nous portent à regarder les Végétaux du terrain houillier qu'on a désignés sous le nom de Lepidodenilrou comme des Lycopodes arborescens , et à nous éloigner en cela de l'opinion de Rhode qui les rearde comme des Cactus, et de celle e Marti us qui les nomme Lychnophoiites, et les admet pour les analogues du genre de Composées du Brésil , qu'il a nommé Lyc/mophora.
Il serait trop long de développer tous les caractères qui les distinguent de ces Végétaux; la description que nous avons donnée de ces Fossiles suffira pour que tout botaniste puisse voir combien ils s'éloignent de ces diverses familles.
Ces immenses Végétaux paraissent bornés au terrain houillier, peut-être en renconlre-t on quelques-uns dans les terrains de transition , et par conséquent à une époque un peu antérieure au dépôt de la Houille, mais ils ne paraissen t pas a voirpersisté plus tard que cette grande formation.
Dans les terrains plus nouveaux, on retrouve quelques Plantes qui peuvent encore se rapportera la famille des Lycopodiacées , mais alors ces Végétaux ue dépassent plus la taille de ceux que nous voyons encore sur la terre, et leur nombre est beaucoup moius considérable. Quant aux Plantes fossiles des Schistes bitumineux de AJausfeld que plusieurs auteurs ont regardées comme des Lycopodes fossiles, nous ue saurions partager celte opinion. Dans ces Fossiles, les feuilles sont disposées sans ordre; elles sont minces ou charnues, mais n'ont jamais l'aspect coriace de
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celles des Lycopodes ; enfin, on n'y voit aucune trace de nervures, caractères qui nous portent à les considérer plutôt connue des Algues voisines des Caulerpa à feuilles imbriquées, telles que le Caulerpa Lycopodioides, que comme desLycopodes.
(ad. b.)
LYCOPO DITES, bot. crypt. V.
LYCOroDIACÉES FOSSILES.
LYCOPODIUM. bot. phan. y.
Lycopode.
LYCOPSIDE. Lycopsis bot.
piian. Genre de la famille des Borraginées et de la Pentandric Monogynie, Caractérisé par un calice tubuleux à cinq divisions, une corolle monopétale inl'undibulilbrme , avant le tube grêle cl recourbe en arc, le limbe à cinq lobes et l'entrée du tube garnie fie cinq appendices convexes et connivns. Ce genre se coinpose d'un petit nombre d'espèces ayant absolument le port des Buglosses, dont il ne diffère que par la courbure du tube de la corolle, qui est droit dans les Buglosscs. Ce sont des Plantes herbacées , annuelles ou vivaces; hérissées de poils comme la plupart des autres Borraginées , et portant des fleurs violettes , disposées en grappes terminales.
L'espèce la plus commune dans nos climats est le Lycopsis aix-ensis, L. , qui croît partout dans les champs incultes et sur le bord des chemins.
Elle fleurit pendant la plus grande partie de la belle saison. Aux environs de Naplcs elle est remplacée par le Lycopsis bullata de Cyrillo, qui en diffère surtout par ses feuilles offrant un grand nombre de bullosités blanchâtres , et par ses fleurs plus grandes, (a. b.)
LYCOPUS. bot. ni an. r. Ly-