‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 220 sur 232 · COPE · texte numérisé non relu

COPE

LYCORIS. Lycoris. annei.. Genre de l'ordre des Néréidées, famille des Néréides , section des Néréides Lycoriennes , établi par Savigny (Syst.

des Annelidcs , p. 12 et 20) qui lui donne pour caractères distinctifs :

trompe sans tentacules à son orifice; antennes extérieures plus grosses que les mitoyennes; première et seconde paires de pieds converties en quatre paires de cirres tcntaculaires ; des branchies distinctes des cirres. Les Lycoris s'éloignent de tous les autres genres de la même famille par la présence des mâchoires; elles partagent ce caractère avec les Nephlhys dont elles se distinguent cependant par l'absence de tentacules à l'orifice de la trompe.

Le genre Lycoris est un des plus naluiels de la classe des Annelides.

Tqutes les espèces qui le composent ont des caractères assez tranchés et que Savigny a fort bien fait ressortir. Leur corps est linéaire, plus ou moins convexe en dessus, à segmens très-nombreux; le premier des segmens appareils est plus grand que celui qui suit; la tête est peu convexe, rétrécie par devant et libre; la bouche se compose d'une trompe grosse à la base, et partagée en deux anneaux cylindriques , le second plus petit , et garnie sur l'un et l'autre de tubercules ou points saillans durs et cornés; les mâchoires sont cornées , avancées, dentelées, courbées en faulx et pointues. On voit quatre yeux très-distincts, noirs ou de couleur brune et placés latéralement deux en avant et deux en arrière. Il existe des antennes incomplètes; les mitoyennes sont courtes, filiformes, rapprochées et insérées devant le front , de deux articles , le second très-petit; l'antenne impaire manque, les extérieuics sont beaucoup plus grosses et un peu plus longues que les mitoyennes, comme urcéolées , insérera sous les côtés de la tète, également de deux articles, le second petit cl obtus; les pieds sont très-dissemblables ou de plusieurs soi tes; les premiers et les seconds ne sont point ambulatoires et se trouvent privés de soies; ils sont convertis en quatre paires de cirres tcntaculaires; les pieds suivans sont ambulatoires et les derniers ont la forme des stylets : les cirres tentacu-

566 LYC

Jaires qui sortent chacun d'un article distinct et qui s'insèrent au bord antérieur d'un segment commun formé par la réunion des deux premiers segmens du corps , sont allongés , sétacés , inégaux; les deux premières paires ont moins de longueur que les deux suivantes , et le cirre supérieur de chaque paire est plus long que l'inféi ieur ; les pieds ambulatoires ont deux rames séparées ; la rame dorsale pourvue d'un seul faisceau de soies , manque à la première et à la seconde paire; la rame ventrale est munie de deux faisceaux; les soies sont torses ou courbées à leur pointe, et garnies la plupart d'une barbe terminale; les cirres sont subulés , inégaux, et les inférieurs plus courts; les pieds stilaires consistent en deux filets sétacés et terminaux; les branchies se composent essentiellement, pour chaque pied ambulaioire de trois languettes ou branchioles charnues ; la première de ces languettes est située sous le cirre supérieur; la seconde sous la rame dorsale et disparaît avec elle; la troisième ou la plus inférieure , sous la rame ventrale. L'anatomie a fait voir que l'œsophage des Lycoris était accompagné de poches assez courtes et épaisses; elles manquent dans quelqués genres de la famille des Néréides. Les espèces de ce genre, connues sous le nom de Scolopendres marines , sont très-nombreuses ; Savigny en décrit plusieurs nouvelles : la Lycoris loruliîe, Lyc. lobulata, des côtes de l'Océan ; la Lycoris ppdopuyele, Lyc. podophylla; la Lycorisfolliculéf. , Lyc.

foUiculaia ; la Lycoris fardée , Lyc.

fucata , espèce de l'Océan ; la Lycoris nébuleuse , Lyc. nebula-, la Lycoris fauve , Lyc. fulva ; la Lycoris bougeatiu:, Lyç. rubida , du "Vovage de Péron. Savigny figure et décrit deux espèces nouvelles du golfe de Suez : la Lycoris Egyptienne, Lyc. Ar<gypiia, pl. 4, lig. i de l'Ouvrage d'Egypte; elle est commune dans la mer Rouge sous les Fucus, entre les racines des Madrépores , dans les interstices des pierres, cl elle

LYC

se loge dans un fourreau membraneux ; la Lycoris messagère , Lyc.

nunUa, v\, 4, fig. 5, Ouvrage d'Egypte. Elle est très-agile. Savigny ne lui » point vu de fourreau. Parmi les espèces connues, et que cet auteur rapporte au genre Lycoris , nous citerons : la Nereis pulsatoria , Montagu,Leach; la Nereis margaritacea , Leach ( Encycl. Brit. Suppl. T. I, p. 45i , tab. 26, fig. 5); les Nereis pelagica , incisa , fimbriata et ap/troditoides de Gmelin. La Nereis versicolor de Miiller^ora Kurin.,^. io4, tab. 6, lig. i-6) a beaucoup de rapport avec le genre Lycoris, et ne paraît en différer que par une antenne impaire exactement située entre les deux antennes mitoyennes. Cette organisation pourrait donner lieu, suivant Savigny, à une simple tribu.

(aud.)

LYCOSE. Lycosa. arachn. Genre de l'ordre des Pulmonaires , famille des Aranéides , section des Dipneumones, tribu des Citigrades , établi par La treille et adopté par Walkenaër et tous les entomologistes. Ses caractères sont : yeux disposés en quadrilatère aussi long ou plus long que large, et dont les deux postérieurs ne sont point portés sur une éminence ; première paire de pieds sensiblement plus longue que la seconde.

Ces Araignées ressemblent beaucoup aux Dolomèdes de Latreille ; mais elles en diffèrent par la manière dont les yeux sont placés sur le thorax, et par les pales dont la seconde paire est aussi longue ou plus longue que la première. Elles s'éloignent des Sal tiques et autres genres voisins par des caractères de la même valeur. Les yeux des Lycoscs forment un quadrilatère; ils sont dispo^e's sur trois lignes transverses : la première formée de quatre et les deux autres de deux. Les quatre derniers composent un carré dont le côté postérieur est de la lougueur de la ligue foi mee par les antérieurs , ou guère plus long ; les deux postérieurs ne sont point portés sur des tubercules comme ceux des Dolomèdes. La

LYC

lèvre des Lycoses est carrée , pliiS haute que large. La longueur de leurs pales va dans l'ordre suivant : la quatrième paire la plus longue J la première ensuite, la seconde et la troisième qui est la plus courte. Leur corps est couvert d'un duvet serré et leur abdomen est de forme ovale.

Les Lycoses courent hrès-vite; files habitent presque toutes à terre, ou elles se pratiquent des trous qu'elles agrandissent avec l'âge, et dont elles loitilient les parois intérieures avec une toile de soie , afin d'empêcher les éboulctnens. D'autrcss'établissent dans les fen!es des murs , les cavités des pierres , etc. Quelques-unes ( L.

Allodrome) y font un tuyau composé d'une toile fine, long d'environ cinq centimètres , etrccouvertàl'extérieur de parcelles de terre; elles ferment ce tuyau au temps de la ponte. Toutes se tiennent près de leur demeure et y guettent leur proie sur laquelle elles s'élancent avec une rapidité étonnante. Ces Aranéides passent l'hiver clans ces trous, et, suivant Olivier, la Lycose Tarentule a soin d'en boucher exactement l'entrée pendant cette saison. Les Lycoses sortent de leurs retraites dès les premiers jours du printemps , etellescberchent bientôt à remplir le vœu de la nature en s'accouplant : suivant les espèces et suivant la température du printemps, l'accouplement a lieu depuis le mois de mai jusqu'à la mi-juillet. D'après Clerck , les deux sexes de celle qu'il nomme monticola préludent par divers petits sauts. La femelle s'élant soumise, le mâle, par le moyen d'un de ses palpes , rapproche de son corps et un peu obliquement son abdomen; puis, se plaçant par derrière et un peu de côté , se couche sur elle , applique doucement et à diverses reprises son organe générateur sur un corps proéminent (que Clerck nomme trompe) de la partie sexuelle de la femelle, en faisant jouer alternativement L'un de ses palpes , jusqu'à ce que les deux individus se séparent par un sautillement très-preste. Les Lycoses pondent des ceui's ordinairement sphéri-

LYC 567

«[lies, et variant en nombre, suivant les espèces , depuis vingt à peu près jusqu'à plus de cent quatre-vingts.

Ces œufs, à leur naissance , sont libres; mais la mère les renferme bientôt dans un sac ou cocon circulaire , globuleux ou aplati , et formé de deux calottes réunies par leurs bords.

Ce cocon ou sac à œufs est toujours attaché au derrière de la femelle par les filières, au moyen d'une petite pelole ou d'un lien de soie. La femelle porte partout avec elle toute cette postérité future , et court avec célérité malgré cette charge. Si ou l'en sépare , elle entre en fureur, et ne quitte le lieu où elle a fait cette perte qu'après avoir cherché longtemps et être revenue souvent sur ses pas. Si elle a le bonheur de relrouver son cocon , elle le saisit avec ses mandibules , et prend la fuite avec précipitation.

Les œufs des Lycoses éclosent en juin et en juillet. Degéer,qui a beaucoup observé les Araignées, présume que la mère aide les petits à sortir de leur œuf, en perçant la coque. Les petits restent encore quelque temps dans leur coque générale; ce n'est qu'après leur premier changement de peau qu'ils abandonnent leur demeure et montent sur le corps de leur mère où ils se cramponnent; c'est surtout sur l'abdomen et sur le dos qu'ils s'établissent de préférence, en s'y arrangeant en gros pelotons qui donnent à la mère une figure hideuse et extraordinaii e. Par un temps serein et vers la mi-octobre , Lister a observé une grande quantité de jeunes Lycoses voltigeant dans l'air.

Pour se soutenir ainsi , elles faisaient sortir de leilf's filières , comme par éjaeiilation , plusieurs fils simples eu l'orme derayous de comètes, d'un éclat extraordinaire et d'un pourpre brillant. Ces petites Araignées faisaient mouvoir , avec rapidité et en rond au-dessus de leur tête, leurs pales , de manière à rompre leurs fils, ou à les rassembler en petites pelotes d'un blanc de neige. C'est, soutenues par ce petit ballon, que les jeunes Lyco-r

r>cs lyc

ses s'abandonnaient clans l'air et étaient transportées à des hauteurs considérables. Quelquefois ces lougs fils aériens sont réunis eu forme de cordes embrouillées et inégales, et deviennent un filet avec lequel ces Aranéides prennent de petites Mouches et d'autres Insectes île petite taille.

Le genre Lycose renferme un assez grand nombre d'espèces; il en est surtout une qui est très-commune aux environs de ïarente , et qui jouit d'une grande célébrité , parce que le peuple croit que son venin produit des accidens très-graves. Nous parlerons de ces prétendus accidens en traitant de cette espèce. Latreille divise ce genre ainsi qu'il suit :

I. Ligne antérieure des yeux pas plus large que l'intermédiaire.

■f Yeux de la seconde ligne trèssensiblement plus gros que les deux de ta ligne postérieure.

Lycose Tarentule , cosa Ta~ rentula, Latr. , Walck. ; Aranea Tarentula, Linn., Fabr., Albin. (Aran,, tab. 3g). Elle est longue d'environ un pouce, entièrement noire, avec le des.-ous de son abdomen rouge et traversé dans son milieu par une bande noire. Cette Araignée , étant très-célèbre , a été figurée par une foule d'auteurs , mais si mal, qu'il semble que plusieurs d'entre eux se spient plus à exagérer ses formes hideuses afin d'inspirer plus d'horreur

{)Our elle et d'accréditer, parce moyen , es absurdités qu'ils oui débitées sur les propriétés de son venin. Il serait •trop long de mentionner ici les noms des auteurs qui ont parlé de la Tarentule, et qui l'ont figurée. Nous dirons seulement que , selon les uns , son venin produit des symptômes qui approchent de ceux de la fièvre maligne ; selon d'autres , il ne procure que quelques taches érysipélateuscs , et des crampes légères ou des fourmilleinens. La maladie que le vulgaire croit que la Tarentule produit par sa morsure , a reçu le nom de Tarentisme, et l'on ne peut la guérir

LYC

qiie par le secours de la musique.

Quelques auteurs ont poussé l'absurdité jusqu'à indiquer les airs qu'ils croient convenir le plus aux Tarentolati : c'est ainsi qu'ils appellent les malades. Samuel Hufenreffer , professeur d'Dlm , les a notés dans son Traité de3 Maladies de la peau. Baglivi a aussi écrit sur les Tarentules du midi de la France ; mais on est bien revenu de la frayeur qu'elle inspirait de son temps, et aujourd'hui il est bien reconnu que le venin de ces Araignées n'est dangereux que pour les Insectes dont la Tarentule fait sa nourriture. Cette espèce se trouve dans l'Italie méridionale.

Il existe dans le midi delà France une espèce de Lycose qui diffère très-i peu de celle que nous venons de décrire, et qu'Olivier a confondue avec elle; c'est le Lycosa Melanogasier de Latreille (JL Tarenlula Narbonensis, Walck.). Elle est un peu plus petite que la précédente, et en diffère surtout par son abdomen qui est tout noir en dessous , et dont les borda seulement sont rouges. Chabrier (Soc. Acad. de Lille, 4ecah.) a public des obseï valions curieuses sur celle espèce.

f-f- Lesquatreyeux postérieurs presque de même grandeur.

Lycose Allodrome, L.Allodroma% Latr., Walck. (Ifisl. des Aranéides, fasc 1 , tab. 4 la femelle), Clerck (Aran. Suec, pl. 6, t- a). C'est la plus grande des environs de Paris. Son corseleL cl son abdomen sont d'un rouge mélangé de gris et de noir. Les pâtes sont anuelées de rouge et de noir.

IL Ligne antérieure des yeux plus large que l'intermédiaii e.

Lycose Pirate, L. F7/y7//'c<i, Walck.; Clerck (Aran. Suec, pl. 6, tab. 4 le nulle,, et tab. 5 la femelie ). Corselet verdàlrc, bordé d'un blanc très-vif; abdomen noirâtre , entouré de chaque côté d'une ligne blanche avec six points blancs sur le dos. Elle paraît avoir des rapports avec lesDolomèdes

LYC

aquatiques, et court sur la surface de l'eau sans se mouiller. F. pour les autres espèces Walckeuaer, Latreille, Olivier, Clerck , etc. (g.)

LYCOSTAPHYLLON. bot. fhan.

(Cordus.) C'est-à-dire Raisin de Loup.

Syn. de T-'iburnum Opulus , L. P~.

Viorne. (b.)

* LYCOSTOMDS. pois. C'est-àdire Gueule de Loup. L'un des noms de l'Anchois dans l'antiquité, (b.)

LYCTE. Lyctus. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères ; section des Tétramères, famille des Xylophages, tribu des Trogos>itaircs , établi par Fabricius et adopté par Latreille qui lui donne pour caractères : antennes de la longueur du corselet et de la tête, ayant la massue composée de deux articles ; mandibules saillantes; corps étroit et allongé. Ces Insectes ont été confondus avec les Ips par Olivier, et avec les Ditoma par llerbst. Les Lvctes, tels qu'ils sont adoptés ici , différent des Ditomes par les antennes qui, dans ceux-ci , sont plus courtes que la tête et le corselet , et par les mandibules qui sont cachées ou peu découvertes dans ces derniers. Ils s'éloignent des Colydies, des Trogossiles , des Merix et des Latridies , par les antennes qui , dans ces genres, ont la massue composée de trois ou quatre articles. Les Lyctes sont des Insectes de petite taille , et le genre se compose de peu d'espèces. Ces Coléoptères vivent dans le bots sec , et on les trouve sous les écorces et sous les éclats des pièces abandonnées ou travaillées. Dejean ( Cal. des Col., p. îoô) en mentionne quatre espèces, toutes d'Europe ; la plus commune à Paris et celle qui sert de type au genre, est :

Le Lycte canaliculé, L. canaliculatus, Fabr.; Ips oblongus , Oliv.

(Col, t. a, no 18, pl. 1, fig. 3). Cet Insecte est long d'une ligne et demie à deux lignes ; son corselet est presque aussi long que large , dentelé sur les bords et marqué au milieu d'une fosseUc allongée ; il est d'un brun roussâtre , pubescent ; les élytres sont

LYC 569

cle la même couleur et ont chacune neuf à dix lignes élevées. (g.)

LYCURE. Lycurus. bot. piian.

Le professeur Kunth {In Humb. Nov.

Gen. i,p. i4i) appelleainsi un genre nouveau de Graminées et de la Triandrie Digynie, L., auquel il donne les caractères qui suivent : les fleurs sont disposées en épi ; les épillets sont géminés , uniûores; l'un est hermaphrodite et pédicellé , l'autre mâle ou neutre , est presque sessile , de la même forme et de la même structure que le premier , mais plus petit. La lépicène se compose de deux valves oblongues, membraneuses, concaves, inégales, l'Inférieure un peu plus longue, bi ou plus rarement triade,, ayant ses divisions terminées par une arête; la supérieure acuminée et aristée , quelquefois bidentée ; l'arête naissant entre les dents. La glumeest formée de deux paillettes lancéolées , acuminées , concaves , membraneuses , presqu'égales ; l'inférieure aristée , fa supérieure mutique. Les élamines sont au nombre de trois, ayant des anthères linéaires. L'ovaire est surmonté de deux styles portant chacun un stigmate en foi me île pinceau.

Le fruit est nu. Ce genre a le port du F/ilcum; mais il se rapproche beaucoup de {'(Egopogon, dont il diffère par la structure de ses Ueurs.

Il se compose de deux espèces ; l'une , Lycurus Phleuides , Kunth , loc. cil. , tab. 45 , a son chaume dressé et ses arêtes li ès-longues ; elle croît dans les lieux tempérés du Mexique.

L'autre , Ljcurus V halaroides ,Kun th , loc. cit., a ses chaumes ascendans , ses aiètes de la longueur des glumes et des paillettes ; elle croît dans les lieux monlueux auprès de Valladolid daus la province de Mechoacan au Mexique. (a. r.)

LYCUS ou LYQUE. Ljcus. ins.

Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des.

Serricorncs, division des Malacodcrmes , tribu des Lamp} rides, établi par Fabricius, et ayant pour caractères : antennes très-rapprochées à leui

57c> LYC

baseet très-comprimées ; lètc rétrécie et prolongée en devant en forme de museau; palpes maxillaires beaucoup plus longs que les labiaux; bouche très-petite; corps étroit et allongé ; élytres ayant leur extrémité postérieure très-élargiedans plusieurs espèces exotiques, surtout dans les mâles; corps mou , étroit et allongé.

Les Lycus ressemblent beaucoup aux Omalyses , aux Lampyres et aux Téléphores ; mais ils en diffèrent essentiellement par la partie antérieure de la tète qui est en forme de trompe , tandis qu'elle est simple dans ceux-ci.

Ils ont en général le corps oblong , déprimé et la tête inclinée; leur corselet aplati et leurs élytres flexibles , quelquefois réticulées etsouveul trèsdilatées postérieurement. On rencontre ces Insectes sur les fleurs; ils en retirent les sucs avec leur bouclie avancée en trompe qu'ils enfoncent dans les corolles.

Les Coléoptères qui composent ce genre ont été confondus par tous les entomologistes avec' les Lampyres et les Téléphores. Fabricius les en a séparés , et leur a donné le nom de Lycus qui avait été appliqué par quelques auteurs grecs à plusieurs êtres différens. Hésyclius l'a employé pour désigner une espèce d'Araignée ; Athénée l'emploie pour une espèce de Poisson ; Aristote l'applique à un Oiseau, et Homère appelle ainsi le Loup. Les Lycus forment un genre composé d'une cinquantaine d'espèces, dontle plus grand nombreappartientaux pays chauds del'ancien etdu nouveau continent; on en trouve une espèce aux environs de Paris. Sa larve est très-noire, linéaire, trèsaplatie , avec le dernier anneau rouge en forme de plaque , ayant à son extrémité deux espèces de cornes cylindriques comme articulées et arquées en dehors; elle a six pâtes, et se trouve sous les éeorces du Chêne.

C'est :

Le Lycus sanguin , L. sanguineus, Fabr., Latr. (Hist. Nat. des Crust. et des Ins. T. ix, p. 87 , pl. 75 > f- 6 )"> /-y eus rufipeniiis , Latr. {Gen. Crust.

Page 1