‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 221 sur 232 · LYE · texte numérisé non relu

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et Ins. T. 1, p. 256); le Ver luisant rouge, Geoff.: Lampyre rouge velue, Uegéer(Inst. T. iv,p.47). Il est noir; les bords latéraux du corselet et les élytres sont d'un rouge sanguin; elles ne s'élargissent pas sensiblement à leur extrémité comme dans le Lycus latissimus de Fabr. f. pour les autres espèces Latreillc, Olivier et Fabricius. (g.)

LYDA Lyda. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères établi par Fabricius, et auquel La treille a donné le nom de Pamphilius. ^.cemol. (g.)

LYDIENNE, min. La Pierre de touche ou de Lydie est quelquefois nommée simplement Lydienne. C'est une variété de Cornéenne. V. ce mot.

* LYDUS. Lydus. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, sectiou des Hétéromères, familledes ïrachélides, tribu des Cantharidies , établi par Megerle et adopté par La treille. (Fajn. Nat. du Règne Anim.) Ces auteurs ne donnent pas les caractères de ce genre. L'espèce qui lui sert de type est le Mylabris algincus de Fabricius ; son My labris trimaculatus appartient aussi à ce genre. (g.)

* LYELLIÀ. bot. crypt. {Mousses.) Robert Brown , dans les Actes de la Société Linnéeunede Londres, a créé ce genre très-rapproché du Dawsonia par la forme et la structure de la capsule , mais très - différent par son péristome. Il est ainsi caractérisé :

orifice de l'urne sans dents, fermé par un épiphragme dont le centre se sépare du bord élargi , et reste attaché à la columelle qui , en se raccourcissant , le tire en dedans. L'urne est convexe d'un côté , plane de l'autre , recouverte d'une coiffe , velue au sommet, et fendue latéralement. Le péristome est horizontal et fermé par l'opercule interne ou épiphragme. Ce genre ne renferme encore qu'une espèce particulière au Thibet. Elle a le port d'un Polytric, et forme des touffes hantes de trois ou quatre pouces. Elle a reçu le nom spécifi-

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que de crispa. Son port la rapproche du Polytrichum conturtum. (a. F )

LYGÉ. Ljgeum. bot. phan. Genre de la famille des Graminées et de la Triandric Monogynie , L., offrant plusieurs particularités dans son organisation et que le professeur Richard a le premier fait connaître d'une manière précise clans les Mémoires de la Société d'Histoire Naturelle de Paris (An vu, p. 28). Ce genre ne se compose que d'une seule espèce, Lygeum Spart uni, L., Rich., lue.

cit., t. 3. Cette Plante est vivace ; ses chaumes dressés, fermes, cylindriques, sont hauts d'un pied à un pied et demi , n'offrant généralement qu'un seul nœud, d'où part la dernière feuille; celles-ci rapprochées à la partie inférieure du chaume sont dressées et recourbées, linéaires , subulées et presque cylindriques; le sommet du chaume se termine par une enveloppe solitaire, foliacée, verdâtre , striée , longue d'environ deux pouces , amincie à sa partie supérieure , enroulée sur elle-même , laissant sortir les étamiues et les stigmates par son sommet. Cette enveloppe contient deux, très-rarement trois fleurs appliquées l'une contre l'autre dans toute leur longueur, couvertes à leur base de longs poils soyeux et blancs. Chaque fleur offre une glume à deux valves inégales, l'exléiieure embrassant l'intérieure, linéaire, lancéolée, très-aiguë, carénée, formant par sa hase avec celle de la seconde fleur un tube ovoïde ; la valve intérieure , une fois plus longue que l'externe, est étroite, aplatie, linéaire, bifide à son sommet et roulée sur les filets staminaux et le

ftistil. Le t;ibe formé par la base de a valve externe des deux fleurs est biloculaire , la cloison étant formée par la valve interne, dont les bords tapissent la face interne du tube.

Les étamiues au nombre de trois sont insérées tout-à-fait au fond du tube au-dessous de l'ovaire; leurs anthères longues de près d'un pouce sont étroites et prismatiques. L'o-

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vairc élevé par un très-petit support qui lui est commun avec les élamines, est fusiforme , très-petit et à peine distinct du style. Celui-ci est à peu près de la longueur des étamiues, terminé par un stigmate simple, subulé , qui se confond avec le style.

Le fruit est renfermé dans l'enveloppe :-palhiforme , qui se fend lougitudinalement ; il se compose du tube de Ja glume qui a augmenté , est devenu cartilagineux , offre deux loges chacune contenant un fruit. Ce tube, formé par les glumes, a été pris pour un péricarpe biloculaire, provenant d'un ovaire infère. Le Lygé Sparte est originaire des contrées méditerranéennes de l'Europe. (a. h.)

LYGEE. Lygœus. INS. Genre de l'ordre des Hémiptères, section des Hétéioptères , famille des Géocorises , tribu des Longilabres , établi par Fabricius, adopté par Lalreille et tous les entomologistes , et ayant pour caractères : deux ocelles ti ès-écartés entre eux ; antennes toujours filiformes, insérées sur les côtés de la tête dans la ligne qui va des yeux à la base ou au-dessous du bec. Tête non rélrécie postérieurement en manière de col, plus étroite que le corselet; ce dernier rétréci en devant , trapézoïde. Les Lygées ressemblent beaucoup aux Corées, avec lesquelles Fabricius a confondu quelques espèces.

Mais ces dernières Punaises s'en éloignent par la manière dont leurs antennes sont insérées. Les Néïdcs s'en distinguent très-bien par leurs antennes coudées : les Alydes de Fabricius diffèrent des Lygées parla forme étroite et allongée du corps; les Béryles ont les antennes coudées , les Myodoques s'en distinguent par la tête qui est rélrécie en arrière , et les Saldes par leur tête qui est transversale. Les antenues des Lygées sont oïdinairement filiformes, insérées à la partie inférieure des côtés de la tète et composées de quatre articles cylindriques; le bec est assez long, de quatre articles; il renferme un suçoir de quatre soies. La tête est pe->.

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titej elle porle deux ocelles saillans , écartés l'un de l'autre et places enlre les yeux qui sout petits. Le corps est en ovale allongé; le corselet est trapézoïdal , un peu rebordé avec les côtés extérieurs un peu arrondis. L'écusson est triangulaire , et les élytres dépassent l'abdomen et sont de la même largeur que lui. L'abdomen est composé de segmeus transversaux dans les deux sexes. Les pâtes sont simples, assez longues , avec des tarses de trois articles terminés par deux crochets et munis d'une pelote bilobée dans leur entre-deux. Le genre Lygée se compose d'un assez grand nombre d'espèces ; parmi celles des environs de Paris, nous citerons :

La Lygée Croix de Chevalier, L. equestris , Eabr.; L. Cime.v eqtt esiris, Linu. Longue de cinq ligues, rouge, à taches noires avec bipartie membraneuse des élytres brune tachetée de blanc. On trouve une autre espèce qui est très-commune et qui a été nommée L. apte rus , parce que, ordinairement, elle estsans ailes; très-rarement elle est munie de ces organes. (g.)

LYGEUM. bot. phan. V. Lige.

LYGINIA. bot. phan. (R. Brown.) Syn. du Schœnodorum de Labillardière. V. ce mot. (b.)

LYGISTE. Lygistum. bot. phan.

Ce genre de la famille des Rubiacées et de la Tétrandrie Mouogynic, L., fut établi par P. Browne {Pl. Jam.

i4a, t. 5, f. 2) et adopté par Swartzet Lamarck. Linné l'avait cependant réuni au Petesia duquel il diffère surtout par son fruit capsul'aire. Jussieu l'a rapporté au genre Nacibea d'Aublet, qui a encore pour synonyme le Manetia de Mutis et Linné. Indépendamment du Lygistum axillare sur lequel le genre a été établi , Lamarck (Illustr., p. a86) a décrit une autre espèce qu'il a nommée Lygistum spicatum, et qui , selon Kunlb, doit être placée parmi les Coccocypsilum. F. Nacibée et Coccocypsile.

LYGODIE. Lygodium. -rot. crypt.

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{Fougères.) Le genre établi sous ce nom par Swartz dans son Synopsis Filicum , et à peu près à la même époque par Willdenow sous celui à' Hydroglossum , avait d'abord été confondu par Linné avec les Ophioglosses , dont il diffère cependant par une infinité de caractères, et depuis il l'ut distingué presqu'en même temps par plusieurs naturalistes. Ainsi Swartz le nomme Lygodium , Willdenow Hydroglossum , Cavanilles Ugena, Mirbel Ramoridia ; Richard , dans la Flore de Michaux, désigna une de ses espèces sous le nom de Cteisium , et bernhardi en forma ses genres Odontapieris et Gisopteris. Le nom de Lygodium éiant un des plus anciens, et ayant été établi dans un travail général sur la famille des Fougères , a été adopté par presque tous les botanistes. Les Plantes de ce genre sont toutes grimpantes , et elles diffèrent en cela de presque toutes les Fougères , car elles ne rampent pas sur les troncs des A.rbres à la manière de certains Polypodes et de plusieurs autres Fougères, mais elles ont leur racine en terre, et leur tige, réellement grimpante, s'entortille autour des Arbrisseaux et des Graminées. Les feuilles sout alternes , mais se bifurquent près de la base, de manière à paraître opposées au premier aspect; elles sont deux ou trois fois pinnées , à pinuules souvent cordiformes et pétiolées. Une espèce de l'Amérique septentrionale , le Lygodium palmaturn, a les feuilles simples et seulement divisées en plusieurs lobes; c'est elle qui a servi de type aux genres Rarnondia , Cteisium et Cistopteris. Dans les frondes fertiles le limbe de la feuille disparaît eu grande partie, tandis que la plupart des nervures se prolongen! en autant d'axes saillans qui portent sur leurs côtés une double rangée d'écaillés alternes, distiques, à l'aisselle de chacune de quelles se trouve une capsule. Ces capsules sont analogues à celles des Sc/iizea, des Anémia, etc. Elles sont ovoïdes et pourvues à leur sommet d'un large anneau élastique

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eu forme île calotte à stries rayonnantes. Toules les espèces de ce genre, à l'exception de deux, croissent entre les tropiques; elles sont particulièrement très-abondantes dans les Moluques ou elles couvrent quelquefois de grands espaces en s'enlaça nt aux chaumes des Graminées,; les deux espèces qui supportent un climat plus vigoureux sont : le Lygodiurn palmatum qui croît jusqu'en Pensylvanie, et le Lygodium japonicum qui habile la Chine et le Japon.

(ad. ji.)

LYGOTII1LES ou TÉNÉBRICO- LES. ins. Famille de l'ordre des Coléoptères, établie par Uuméril, et correspondant à la tribu des Ténébrioi:iles de Latreille. V. Ténébiuonites.

LYGOS. bot. ni an. Sous ce nom, appliqué autrefois par Dioscoride à la Plante que Linné a nommée V itex .Ignus-castus , Mentzel et Adanson ont propo-é un genre établi sur le Sjpafliùm Junceum , L. V. Genêt.

LYMEXYLON. Lymexylon. ins.

Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pen ta mères , famille des Scrricornes Malacodermes , tribu des Lime-Bois, établi par Fabricius aux dépens des Cantharis et des Melues de Linné, et ayant pour caractères :

palpes maxillaires beaucoup plus grands que les labiaux , pendans, très-divisés , et comme en peigne ou eu forme de houppe dans les mâles; mandibules courtes , épaisses; antennes simples, filiformes ou en fuseau, les articles du milieu étant un peu plus grands ; tous les articles des tarses entiers ; corps cylindrique , long, avec la tête presque globuleuse, inclinée , distinguée du corselet par une espèce d'étranglement ou un cou.

Les Lymexylons se distinguent des Cupes et des Rhysodes, par les palpes, qui dans ceux-ci sont peu saillans, semblables dans les lieux sexes et à articles simples; ils diffèrent den Hylccœtes par leurs antennes qui ne sont pas en scie comme dans cis derniers, et des Alractocères, parce que

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ceux-ci ont les élytres tronquées et courtes comme les Staphylins. Les larves des Lymexylons causent un grand dommage aux Chênes et aux bois de construction de la marine ; elles vivent dans l'intérieur du bois, le percent cl le sillonnent dans tous les sens. L'espèce de ce genre la plus connue et la plus nuisible est :

Le Lymexylon naval, L. navale, Fabr., la femelle; L. flavipes , Fabr., le mâle. Il est d'un fauve pâle, avec )a tète , le bord extérieur et l'extrémité des étuis noirs ; celte dernière couleur domine dans le mâle.

Cette espèce se trouve dans toute l'Europe sur le Chêne. (c.)

LYMNANTHEMUM. bot. piian.

Pour Limnanthus. r. ce mot. (b.)

LYMN'.EA. ■ ■!.!.. Pour Liinincea.

C'est à touque plusieurs auteurs ont écrit ce mot avec un Y, et il en est peu sur l'orthographe duquel on ait plus varié; voici les exemples qu'en rapporte Baslerot dans son intéressant Mémoire sur les Fossiles du sudouest de la Erance, inséré parmi ceux de la Société d'Histoire Naturelle de Paris : Lymnœa, Lamarck, Deshayes; Lu/meus , Sosvcrby , Brongniart ; Lyniiieus, Draparuaud, Brongniart , Défiance ; Lymneaj Sowerby , Blaiuville; Lymnœus, Cuvier , Bowdicb ; Lymnœus, iMoutl'ort ; Limnœa , Desmarcst , Férussac. C'est cette dernière manière, qui est la plus convenable. (D..H.)

LYMNE. pots. Espèce du genre Raie. K. ce mot. (b.)

* LYMNIAS. ini-.? polyp.? Le genre, formé sous ce nom par Oken qui se borne à lui assigner pour caiactères : corps pourvu de deux rames et contenu dans une loge opaque et mince , paraît appartenir aux Rotifercs. Le savant professeur d'Iéna n'en cite qu'une espèce qu'on trouve parmi le Cératophyllcs. ' (u.)

LYMNOEUS. moll. (Monlfort.)

Pour L'unnœa. V. Lymnjea. (b.)

LYMNOKEE. Lymnumi. ACAL.

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Genre do Médusaires établi par Péron et Lesueur dans leur division des Méduses agastriques pédonculées et tentaculées. Ils lui donnent pour caractères : des bras bifides, groupés à la base du pédoncule et garnis de suçoirs nombreux en forme de petites vrilles. Ce genre n'a point été adopté. 1 Cuvier le réunit aux Rhizoslomes , et Lamarck aux Dianées. V. ces mots.

* LY MNORÉE . Lymnorea . polyp .

Genre de l'ordre des Àctinaires daus la division des Polypiers sarcoïdes.

Caractères : polypier fossile , en masse irrégulière , sublobée ou presque globuleuse, adhérent par sa base, présentant en dessous une sorte de tégument membraniforme, peu épais, irrégulièrement plissé en travers et ondulé; dans son intérieur un lissu spongieux , grossier, très-serré et finement lacuneux; à sa surface supérieure de gros mamelons de même tissu que l'intérieur, plus ou moins nombreux et saillans , percés à leur sommet d'un oscille peu profond, arrondi ou fendu en étoile. L'espèce unique qui constitue ce genre n'est pas très-rare dans certaines localités du Calcaire à Polypiers des environs de Caen ; elle est entièrement calcaire , mais non changée en Spath; sa grandeur est peu considérable (de cinq ou six lignes à un pouce et demi). Sa forme varie considérablement ; il n'y a peut-être pas deux individus semblables; tantôt elle se présente en masse presque globuleuse , le tégument inférieur est alors peu étendu; tantôt elle est presque digitée et le tégument la recouvre jusque près des mamelons ; on trouve entre ces deux extrêmes tous les intermédiaires. L'espèce d'enveloppe extérieure ou tégument membraniforme est, comme tout le reste, entièrement calcaire, très-peu épais-, sans aucunes porosités, irrégulièrement plissé en travers; il embrasse intimement le tissu spongieux intérieur ; sur quelques échantillons il semble s'interrompre , puis reparaître par zones; on voit dans ces espaces

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le tissu intérieur à nu. On peut se faire une idée de celui-ci en le comparant à la substance spongieuse des os , mais il est beaucoup plus serré , les vacuoles sont plus petites , les fibrilles et lamelles courtes et presque conduentes; en dessus cette structure lui donne un aspect poreux ; mais en l'examinant attentivement, on s'aperçoit que ces porosités n'ont rien de régulier. La forme extrêmement variable desLymnorées et la présence d'une sorte de membrane extérieure avaient porté Lamouroux à croire que ces Polypiers étaient mollasses , charnus et contractiles ; aussi les a-til rangés dans l'ordre des Polypiers Aclinaires. Cette opinion nous semble peu soutenable; il faudrait d'autres preuves pour faire admettre la pétrification calcaire de corp^ lout-àfait charnus; il faudrait que ces Animaux eussent été saisis, englobés , pénétrés instaulanément parla gangue qui les entoure; on les trouverait en place sur les corps oii ils étaient attachés ; taudis qu'ils sont toujours confusément mêlés avec des Polypiers ou autres corps marins plus ou moins cassés par le déplacement. Ils sont quelquefois couverts de Serpules , de plaques de Polypiers encroûtans de la famille des Escharres, de petites Coquilles et spécialement de l' Ostrea terebratuloides , Defr. Lamouroux pensait que cette sorte de tégument membraniforme que l'on remarque à lfî surface des Lymnorées était analogue à l'enveloppe extérieure des Actinies et propre h remplir les mêmes usages. Un examen attentif des Lymnorées détruit bientôt cette supposition. D'ailleurs on peut également remarquer que la surface inférieure de quelques Polypiers lamellifères vivans ou fossiles présente une apparencede membrane calcaire plissée transversalement; nous avons vu cette disposition sur des Aslrées qui avaient produit des expansions latérales ; la -urface inférieure de ces expansions offrait , d'une manière trèsmanifesle , cet aspect membraneux dont nous parlons? Quant à la forme

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excessivement variée des Lymnorées que Lamouroux attribuait aux divers états ou se trouvaient ces Polypiers lorsqu'ils avaient été saisis, ou peut objecter qu'un graud uonibre de Polypiers pierreux actuellement vivans dans les mers offrent cette particularité. La plupart des Polypiers fossiles des environs de Cnen , bien reconnus par Lamouroux lui-même pour avoir été de nature pieireuse, sont daus ce cas. Plusieurs Millépores de cette localité se présentent sous des aspects tellement diversifiés et bizarres, que l'ou ne pourrait croire qu'ils appartiennent aux mêmes espèces , si l'on ne trouvait tous les intermédiaires enlre les formes les plus opposées. Si les remarques que nous soumettons sur ce genre sont fondées, les Lymnorées ne doivent point rester parmi les Pol\ piers Actinaires ; mais à moins de les rapprocher des Milléporées avec lesquelles elles n'out toutefois que fort peu d'analogie , nous ne connaissons point de l'olypicrs avec lesquels on puisse les réunir. A la vérité, en comparant attentivement les Lymnorées avec les corps pétrifiés que Lamouroux a décrits et ligurés comme des Eponges dans son Gênera Pulypariurum , on trouve entre eux lc^ plus grands rapports île structure; mais les Lpouges pétrifiées n'out point l'enveloppe membraneuse plissée des premières , et si celles-là ont de la ressemblance avec quelques Eponges vivantes, les Lymnorées ne paraissent plus se rapporter à cellesci. L'espèce rapportée à ce genre a été nommée Lym. mamillosa.

LYMPHE, zool. chim. Liquide diaphane, incolore ou très-légèi ement coloré en rose, un peu visqueux, essentiellement albumineux, d'une saveur un peu salée, contenu dans un système particulier d'organes nommés V ;ai*seaux lymphatiques. V- les mots Vaisseaux, Gikcueation et Sécrétion. Examinée au microscope, la Lymphe offre les mêmes globules que ceux qui composent le sang ; ils sont seulement un peu plus petits et non

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revêtus d'une enveloppe colorante.

Ce fluide, abandonné à lui-même, se comporte d'une manière analogue au sang; il se partage en deux parties :

l'une est du sérum, et l'autre un caillot formé de filameus rougcàtres , ressemblant à des arborisations vasculaires. Cependant la chaleur et les Acides ne coagulent pas ce fluide, et il ne verdit le sirop de violette que lorsqu'il est concentré, firandc et Chevreul ont fait l'analyse de la Lymphe du Chien1- Le premier de ces cbimistes ia regardait comme de l'eau tenant eu dissolution un peu d'Albumine , du chlorure de Sodium avec des traces de Soude. Chevreul l'a trouvée composée, sur 1000 parties, de : Eau, 926, 4; Fibrine, oo4, 2; Albumine, 071, o ; caibonatc de Soude, 001, 8; chlorure de Sodium, 006, 1 ; phosphates de Chaux et de Magnésie, et carbonate de Chaux, 000, 5.

A l'égard de ce qu'on a nommé improprement LYMrjiE dans les Végétaux , V. SÈVE. (G.-N.)

LYNCEE. Lynteué. daûsr. Genre de l'ordre des Lophyropodes , famille des Ostracodes de Latreille (Fam.

Nat. du Piègn. Anim.), établi par Millier, et ayaut pour caractères: deux yeux distincts ; des antennes simples, velues ou en pinceau; huit pâtes. Ce genre, qui est intermédiaire entre les Cypris et les Daphnia, puisqu'il a la tête des uns et la queue des autres, s'éloigne des premiers par les antennes qui sont au nombre de quatre dans ceux-ci et parles pieds, et des seconds par l'œil qui est unique. Le corps des Lyncées est airondi , comprimé, renfermé ainsi que celui des Daphnies dans un test plié en deux, imitant les deux battans d'une coquille bivalve dont le centre , qui forme une ligne saillante sur le dos , représente la charnière. La tête est plus ou moins séparée du corps par une échancriire du test en dessous. Les ■veux sont placés au-devant l'un de l'autre, et non dans une ligne transvcise au corps de l'Animal ; il y a

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